Tout contre, Marie-Florence Gros
Voilà une histoire à double sens. Il y a Andréa, jeune femme cadre qui s’ennuie dans un bureau sans mission : elle avance. Et puis de l’autre côté, il y a Nestor, 37 ans, journaliste : lui recule.
Dans une sorte de mystérieux imbroglio temporel, ces deux personnages se rencontrent, alors que Nestor se fait renverser par un véhicule et qu’Andréa, qui vient d’emménager à l’étage du dessous, a perdu son camion de déménagement et se retrouve avec un seul carton, pas le plus utile ma foi : il est rempli de livres de cuisine (sans les casseroles, là voilà bien avancée !).
C’est un univers étrange dans lequel j’ai eu du mal à m’immiscer, parce que je ne comprenais rien à ces bizarreries et incohérences. Quelques indices distillés ici et là, et puis, des pages intitulées “La vraie histoire de M.V. extrait note x” viennent à nouveau m’embrouiller. Petit à petit, les fils se démêlent, et enfin, on comprend ! Quel soulagement !
Mais même en pleine interrogation, je n’ai pas eu envie d’abandonner ce roman. L’écriture est fraîche, musicale (l’auteure est parolière et interprète, ce qui transparait dans son texte), et puis, c’est une jolie histoire d’amour… Quelques individus étonnants gravitent autour du couple : Julien le fleuriste, Ernest Dumoulin qui sait beaucoup de choses, Alphonse le SDF, Renée la vieille voisine peintre… par petites touches, ils viennent mettre des couleurs dans le tableau. Tout comme quelques objets presque mythiques : l’énorme boîte de Banania en métal et ses 5 kg de thé parfumé, les innombrables pots d’épices chez Nestor, les tulipes…
Le tout forme un “sympatypique” premier roman : hardi dans sa construction et très imagé, il se lit donc avec un œil interrogateur et l’autre œil bienveillant !
PS : j’aime la couverture !
Ed. Héloïse d’Ormesson, fév. 2010, 174 p.

La couverture est très chouette en effet mais je ne sais pas si ça va suffire à me faire lire ce livre bizarre !
21 janvier 2010 | #
J’aime beaucoup la couverture moi aussi et pourtant je n’ai pas envie de lire ce bouquin. Je ne saurais pas trop dire pourquoi…
6 février 2010 | #
@Papillon : bizarre mais sympathique, au final ! Il faut aimer se laisser mener dans des chemins de traverse !
@La plume et la page : ne te force pas, alors ! Tu as sûrement de quoi faire, déjà !
6 février 2010 | #
Je suis aussi très attirée par la couv’. Mais j’ai recensé ma PAL hier, ça fait peur :oops:, donc j’attendrai…
7 février 2010 | #
@Canel : je peux le comprendre !!!
7 février 2010 | #