tamaculture

Elisa, Nathalie Ferlut

25 février 2010

Elisa Eté 1988. Rachel, son petit copain Daniel et leur meilleure amie Elisa vont au lycée pour voir les résultats du baccalauréat, qu’ils ont passé un mois plus tôt.

Un an plus tard. Les trois jeunes gens ont été séparés. Rachel, élève brillante et ambitieuse, est partie faire ses études à Paris. Daniel se contente de bière, de joints et d’un job dans un magasin de disques. Elisa a pensé faire du théâtre, et puis la raison et l’influence de sa mère, au chômage, l’ont emporté : elle se retrouve dans une école de commerce.

Et c’est là que le Destin choisit cruellement sa victime : c’est Rachel, dont l’avenir palpitant semblait tout tracé, qui meurt dans un accident de voiture. Elisa s’en veut, Elisa se disperse, Elisa s’écroule en même temps que le mur de Berlin. “Je m’en fous” dit-elle à propos de tout. Mais au fond, c’est une jeune fille attachante et une battante : après quelques tâtonnements, elle saura ce qu’elle veut, Elisa.

J’ai mis un peu de temps à entrer dans l’univers au crayonné légèrement flou de cet auteur, et au final, cette histoire sur la difficulté à sortir de l’adolescence et à prendre en main son destin m’a interpellée, d’autant que les personnages sont plutôt sympathiques et qu’en 112 pages, on a le temps de se sentir proches d’eux !

Et puisque l’histoire se termine à Berlin, je m’en vais voir* ce qu’elle est devenue, Elisa…
Bis bald !

* si mon avion passe au travers des grèves, bien sûr… Je réclame un peu de pitié pour une pauvre Parisienne exténuée !

Critiques et infos sur Babelio.com

Ed. Delcourt, “achevé d’imprimer en décembre 2010” dit mon exemplaire, c’est donc un collector venant tout droit du futur !!!, 112 p.

Conte crépusculaire & Brûlant secret, Stefan Zweig

22 février 2010

Stefan Zweig romans et nouvelles Nous célébrons aujourd’hui un triste anniversaire, celui de la disparition prématurée de ce grand auteur viennois que fut Stefan Zweig. Comme je suis en admiration devant sa plume depuis que je l’ai découvert, je me suis empressée de m’inscrire au Challenge Ich liebe Zweig lancé par Caro[line] et Karine, et je profite de ce jour particulier pour éditer mon premier billet de l’année (NB : j’aurais dû publier ce billet ce matin si j’avais eu le temps de l’écrire durant le week-end, but nobody’s perfect!).

J’ai choisi deux nouvelles qui abordent un thème cher à Zweig : le moment où l’on quitte le monde de l’enfance pour entrer dans celui bien plus terrible des adultes.

Dans Conte crépusculaire, le narrateur se trouve dans une pièce assombrie par l’arrivée prochaine de la nuit. Il se remémore une histoire. Un beau jeune homme de quinze ans portant (hélas) le prénom de Bob dîne parmi de nombreux convives dans un château en Ecosse. L’air est empesé et Bob décide d’aller s’aérer un peu et de profiter du superbe clair de lune de cette nuit d’été. Brusquement, il aperçoit une sorte de feu follet dans le sous-bois. La forme blanche l’enserre, lui caresse les cheveux et l’embrasse passionnément. Lorsque Bob reprend ses esprits, l’inconnue est déjà loin… Naturellement, son cœur s’emballe et il décide de retourner sur les lieux de l’incident le lendemain soir, et surtout d’éclaircir le mystère de l’identité de cette amoureuse nocturne. Au château séjournent entre autres trois de ses cousines…

Outre le style formidable de Stefan Zweig – sur lequel je ne reviendrai pas, puisqu’il écrit remarquablement bien, c’est un fait ! – cette nouvelle publiée en 1911 se caractérise par deux procédés : il s’agit d’un récit enchâssé (que l’auteur utilisera souvent), et il a ajouté ici un effet de zoom qui permet au lecteur de visualiser la scène comme au cinéma. Evidemment, les émotions sont exacerbées puisqu’il s’agit d’un premier amour et de la fin de l’adolescence d’un jeune homme. Voyez comme l’écriture est troublante :

“Quelques jours encore, et le voici qui marche seul, avec peine cependant ; il se rend pour la dernière fois cette année, sous le berceau multicolore des arbres qui se balancent dans le vent et parlent d’une voix plus forte et plus rude que pendant ces trois tièdes nuits d’été. Tristement, l’adolescent s’y achemine. Il lui semblre qu’un mur sombre se dresse, invisible, en cet endroit ; derrière ce mur, déjà noyée dans le crépuscule se trouve son enfance et devant lui un pays inconnu et dangereux.” Red heart

Zweig jeune  Brûlant secret aborde le même thème de l’enfance qui s’envole mais de façon différente. Edgar, un jeune garçon de douze ans, est en voyage de santé dans une station des Alpes autrichiennes, avec sa mère, une femme de belle allure mais à l’air distant. Edgar fait la connaissance d’un baron séducteur qui s’ennuie et décide de séduire la mère en devenant l’ami du fils. Quand ce dernier s’aperçoit de la tromperie de l’adulte, ses illusions d’enfant se brisent en mille morceaux, il n’a plus confiance en personne.

Cette nouvelle est divisée en quinze chapitres dynamiques et très intenses : les scènes se succèdent à un rythme soutenu et le changement de point de vue y contribue largement. En découvrant le mensonge des adultes qu’il admirait et aimait, le jeune garçon est complètement bouleversé et se révolte. Cette crise marque la fin de son enfance… Mais Zweig aborde également d’autres sujets à travers ce récit : le sadisme de l’homme, la passion du jeu (comme dans Vingt-Quatre Heures de la vie d’une femme), et même l’homosexualité (thème qui sera développé dans La Confusion des Sentiments).

Logo Stefan Zweig

Encore une fois, Zweig m’a emportée dans son univers littéraire incroyable avec ces deux nouvelles, publiées en 1911 dans un recueil avec deux autres sous le nom de Première Expérience (Erstes Erlebnis).

Rendez-vous le mois prochain pour la suite de ma chevauchée zweigigantesque !

 

Déjà lus, dans l’ordre de mes découvertes :

Le joueur d’échecs

La Confusion des sentiments

Le recueil Amok contenant La lettre d’une inconnue et La Ruelle au clair de lune

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Destruction d’un cœur

La Pitié Dangereuse

Ed. Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.

 

Attention les yeux, billet éblouissant !

19 février 2010

Heure Hot – 3 !!!

Ce soir, on va voir Valentine's day avec les copines !!!

Autant dire, un véritable Nid à Beaux Gosses !

C'est là où une 2ème paire d'yeux pourrait être utile… Cool


*** ATTENTION CHASSE GARDEE ***

 J'ai toujours aimé les barres de chocolatEric Dane is mineBeau gosse, vous avez dit beau gosse ?Wet Patrick

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