Les vies privées de Pippa Lee, Rebecca Miller
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Dur, dur, le mois de décembre ! On court partout, il fait un froid de canard laqué, la nuit – cette traîtresse ! – nous accueille au lever et s’abat sur nous alors qu’on n’est même pas sorti du bureau… Bon, il est temps de trouver des solutions :
a) si vous avez une cheminée : allumez un bon feu, enfouissez-vous dans votre vieux fauteuil avec un plaid et un thé brûlant, et passez au c)
b) si vous n’avez pas de cheminée : remplissez une bouillotte, sautez sous votre couette, calez deux bons gros oreillers et passez au c)
c) dans tous les cas, lisez ce roman :
Pippa Lee est une femme encore d’énergie, la cinquantaine épanouie et une parfaite épouse qui prend soin du foyer et de son époux (leurs deux enfants étant adultes, ils ont quitté le nid). Celui-ci, Herb, a trente ans de plus qu’elle, et il décide qu’il est temps que le couple vende ses actifs mobiliers et immobiliers pour aller s’installer dans un de ces villages ensoleillés pour 4ème âge où l’on trouve tout sur place : centre commercial, coiffeur, et bien sûr, médecins…
Les voilà donc dans leur nouvelle maison de Marigold Village Seniors (sic). Herb n’abandonne pas encore tout à fait son métier d’éditeur (de renom) et se rend chaque jour dans un petit local aménagé en bureau. Pippa s’ennuie et ce nouvel environnement la perturbe plus qu’elle ne veut bien l’avouer : elle fait des crises de somnambulisme plutôt étranges. L’une d’elle l’amène à faire la connaissance du fils paumé de sa plus proche voisine et une certaine attirance les amène à se raconter leur vie. On découvre alors le passé plutôt chaotique et trouble de Pippa, qui sous ses airs de mère et femme parfaite, cache bien des secrets.
Si je vous conseille ce roman, c’est parce qu’il recèle une bonne dose de chaleur humaine tout en évitant un sentimentalisme à l’eau de rose. Au contraire, cette Pippa donne la pêche et son parcours plein d’embûches et de retournements de situations permet d’expliquer ce qu’elle est devenue et sa relation difficile avec sa fille. L’auteur analyse avec une légèreté apparente teintée d’humour certains vices de la société américaine : le culte de la femme parfaite et de la réussite professionnelle, notamment. C’est l’histoire d’une femme très attachante qui permet à bon nombre d’entre nous de vivre pendant quelques heures une autre vie par procuration !
NB : n’ayant pas vu l’adaptation cinématographique de ce roman sortie il y a quelques semaines, je ne m’avancerai pas sur le sujet !
L’avis de : Cathulu
Ed. Seuil, octobre 2009, 290 p.

En plus, la neige est annoncée !
16 décembre 2009 | #
j’ai une cheminée, un plaid, et ce sera café pour moi
) et je note le roman donc
16 décembre 2009 | #
Je l’ai vu, le film, et j’ai bien aimé ! Mais du coup pas très envie de lire le livre, vu que c’est l’auteur qui réalise, je suppose que c’est très fidèle…
16 décembre 2009 | #
Moi j’ai pas vraiment aimé le film (et pas lu le livre mais ça m’a l’air tentant): ce qui est dommage dans le film c’est qu’on ne comprend pas ce que la relation entre Pippa et le fils des voisins peut avoir de choquant vu que les acteurs robin wright et keanu reeves ont le même age…! Ah ces castings hollywoodiens!
Bon je vois que le moral résiste bien au froid chez vous jeunes gens!
16 décembre 2009 | #
@Cathulu : cerise sur le gâteau ! Dommage, à Paris, elle ne tient jamais une journée entière…
@Amanda : ok, j’accepte ta déviance liquide !
@Papillon : je crois savoir qu’en effet, l’adaptation est très fidèle ! Je verrai sans doute le film en dvd dans quelques mois, j’aurai sûrement oublié une grande partie du livre d’ici là (c’est l’avantage d’une mémoire sélective !).
@Alise : je te confirme que dans le livre, on comprend tout de suite qu’outre la différence d’âge (pas si choquante si on regarde les 30 ans d’écart de Pippa et son mari), il s’agit du fils d’une voisine qui se rapproche de ce qu’on pourrait appeler une amie, du coup, c’est très gênant pour Pippa d’être attirée par le fils de cette dernière. Et oui, on résiste !
16 décembre 2009 | #
Je le lirai avec un café bien bouillant. J’ai commandé des Damart, ça compte ?
17 décembre 2009 | #
@Stephie : oui, un Damart, je ne l’ai pas mentionné mais c’est parfait !
17 décembre 2009 | #
J’ai vu le film, et même si il ne m’a pas emballé plus que ça, il ne m’a pas coupé l’envie de lire le roman, au contraire, je me dis qu’il doit apporter cette profondeur manquant aux personnages dans l’adaptation!
17 décembre 2009 | #
@La Nymphette : en effet, les personnages du roman sont assez « fouillés » et l’aspect pyschologique y tient une grande place, tu ne devrais pas être déçue sur ce point, donc !
18 décembre 2009 | #
J’ai bien aimé le film, le personnage de Pippa est très touchant, et j’ai bien envie de lire le roman maintenant, tentateuse!
19 décembre 2009 | #
je l’ai noté mais il n’est pas encore à la bibliothèque
20 décembre 2009 | #
J’avais bien envie de voir le film, et puis finalement je n’y suis pas allée… Le roman me tente bien, et c’est vrai que par ce temps on a besoin de livres comme ça
20 décembre 2009 | #
J’ai entendu dire beaucoup de bien sur l’adaptation, et également sur le livre. Pauvre dame de 50 ans dans un foyer… mais s’il y a plein de chaleur humaine, pourquoi pas!
20 décembre 2009 | #
Joyeuses fêtes de fin d’année !
26 décembre 2009 | #
@Fashion : Bah, et moi j’ai envie de voir le film, alors balle au centre !
@SD49 : alors patience…
@cocola : ça se laisse lire sans faim !
@Karine : je ne qualifierai pas Pippa de « pauvre dame », tu verras pourquoi !
@Bellesahi : merci, à toi aussi, m’dame !
26 décembre 2009 | #