Chroniques de Mudfog, Charles Dickens
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C'est à une véritable pantomime de la vie quotidienne de la petite ville de Mudfog que nous convie Dickens, dans un ouvrage où le grotesque des situations le dispute au comique le plus ébouriffant : des avatars de la destinée de M. Tulrumble qui, d'humble charpentier devenu maire, se prend pour le nombril de l'univers ; des préparatifs de la réunion de Mudfog pour l'avancement du monde à son ordre du jour : faut-il créer des maternelles pour les puces laborieuses ? Ne devrait-on pas remplacer les membres de la force publique et les magistrats par des automates ?… (présentation de l’éditeur)
Ce que j’en dis : la passion de Cuné pour le grand Charles, soutenue par l’amour ancien que lui porte Fashion, a réveillé en moi l’envie de lire d’autres romans du fameux écrivain britannique que Le Petit Chose (veuillez excuser l'effet des bulles de champagne !) David Copperfield lu au collège et dont je garde un vague souvenir de noirceur et de tristesse, et évidemment Le drôle de Noël de Scrooge que j’ai lu il y a quelques années remis au goût du jour par la sortie du film de Disney.
Je suis tombée par hasard chez Gibert sur Les Chroniques de Mudfog qui ont une couverture rigolote et l’avantage d’être peu épaisses ! (J’ai parfois de drôles de critères pour choisir des livres). Ces quelques chroniques m’ont permis de retrouver l’humour si savoureux de Dickens, mais quelques redondances dans les récits m’ont quelques peu gâché mon plaisir (je recommande donc de ne pas lire ces histoires d’une traite) et les “Quelques commentaires relatifs à un lion” m’ont laissée dubitative. Cela dit, doté d’une préface de Pierre Gripari fort intéressante, ce petit recueil reste un apéritif agréable avant d’attaquer les plats de romans plus consistants de l’écrivain !
Ed. Privat / Le Rocher, 2006, 193 p.
