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Histoire de Lisey, Stephen King

29 octobre 2009

Histoire de Lisey Moi, Tamara, fan de Stephen King depuis des années, suis au regret de vous faire part de mon abandon d’un de ses romans : L’histoire de Lisey.

Je ne sais pas pourquoi, à peine engouffrée dans les premiers chapitres, la sauce n’a pas pris.

Cette histoire de veuve d’écrivain célèbre qui, deux ans après la mort de son mari, se met à ranger ses affaires, ne m’a pas séduite du tout. Une sœur un peu fofolle vient s’immiscer dans le tableau, l’allusion répétée à un mystérieux long corps tigré, bof, ça m’a fait l’effet d’une auto-parodie de S. King, et ce, au bout de 40 pages à peine !

Bien entendu, j’en étais fort marrie quand je me suis souvenue (HA ! Ma mémoire serait-elle en train de se régénérer ?!) que Cuné avait parlé de sa déception, il y a quelques mois, à la lecture d’un S. King. Après vérification, il s’agit bien du même !

J’ai donc décidé de m’épargner une désillusion totale et je laisse planer sur l’un de mes vieux auteurs favoris le doute d’un roman "moins réussi". Sans regret, parce que c’était un livre emprunté à la médiathèque !

Voici la présentation de l’éditeur, pour faire bonne mesure :

Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. Â sa mort, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers laissés par Scott, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu’il fréquentait… Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l’amour. Un chef-d’œuvre.

Ed. Albin Michel, août 2007, 566 p. (et Livre de Poche en sept. 2009).

La pitié dangereuse, Stefan Zweig

27 octobre 2009

Pitie dangereuse A la veille de la Première Guerre mondiale, le lieutenant Anton Hofmiller, jeune officier pauvre, en garnison dans une petite ville autrichienne, est pris de pitié pour une jeune infirme riche, Edith de Kekesfalva. Il lui rend visite pratiquement tous les jours, pour la distraire, bien que la vue de ses pauvres jambes paralysées et le bruit de ses béquilles le rendent mal à l’aise. Le père de la jeune fille lui est tellement reconnaissant de donner quelques instants de bonheur à sa fille unique que le lieutenant se sent presque obligé de venir au domaine de Kekesfalva. Pourtant, il se sent mal à l’aise vis-à-vis de ses camarades militaires, qui le raillent sur ses absences et ne comprennent pas qu’il s’intéresse à une jeune fille handicapée.

Pris entre ses bons sentiments et son dégoût, le jeune officier s’enfonce dans le mensonge et va jusqu’à faire croire, avec la complicité du médecin de la famille, qu’Edith pourra peut-être remarcher un jour en suivant un nouveau traitement à l’étranger.

Hélas, il ne s’aperçoit pas que sa pitié l’a conduit à faire naître chez la jeune fille deux émotions difficilement contrôlables : l’espoir et l’amour.

Avec une habileté psychologique rare et un sens aigu de la narration, Stefan Zweig analyse aussi bien les sentiments confus d’un jeune homme obéissant soucieux du qu’en dira-t-on que l’âme d’une jeune fille amoureuse qui sait qu’elle ne peut être aimer en retour à cause de son infirmité, et qui cache son mal-être par une autodérision d’adulte ou des crises de mauvaise humeur enfantines.

L’histoire se déroule peu de temps avant l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et l’auteur dénonce à travers son récit les défauts de la société autrichienne de l’époque : militarisme, antisémitisme et forte inclinaison à suivre les préceptes sociaux bien établis. Coïncidence ? La Pitié Dangereuse a été publié pour la première fois en 1939…

Un roman fort, psychologiquement subtil et (est-ce utile de le préciser ?) très bien écrit. Tout simplement incontournable.

Ed. Grasset, 2002, 383 p.

Vous voulez rire ?!

24 octobre 2009

Valerie Lemercier Après des mois sans avoir vu un seul spectacle comique, voilà que j’en ai vu deux en moins d’un mois. Mais à un moment donné, rire devient nécessaire pour se sortir d’une routine et de la grisaille !

La silhouette noire et longiligne de Valérie Lemercier squatte la scène de l’Olympia depuis un mois. Elle incarne une série de personnages divers et variés, allant de l’attaché de presse un peu fofolle à la fillette d’une psy, en passant par une mère de famille nombreuse et catholique ou un paysan un peu trash lorsqu’il raconte à son fils sa vie intime avec sa femme qui vient de mourir…

J’ai trouvé que les sketches étaient vraiment inégaux. Sur la douzaine que le spectacle en comporte, trois ou quatre m’ont fait rire, les autres sourire, sans plus (celui parodiant Question maison était une bonne idée mais à mon avis mal exploitée), et deux ou trois m’ont paru sans intérêt, mauvais ou un peu trop vulgaires (il y a des limites à l’humour pipi-caca qu’il faut savoir ne pas franchir…).

Le spectacle est un peu court (1h15) mais j’en garde globalement un bon souvenir : d’une part, ça fait du bien de sortir (dit la jeune maman), d’autre part, Valérie Lemercier excelle dans les rôles de bourgeoise, catholique coincée et elle a une mécanique d’écriture bien rôdée. Si ça vous tente, dépêchez-vous : c’est la dernière ce soir !

 

Jerome Commandeur Je ne connaissais qu’un ou deux sketches de Jérôme Commandeur (vus sur internet) et c’est avec confiance que j’ai accompagné Mister T. à la Comédie de Paris, une petite salle de spectacle située à Pigalle. Et j’ai apprécié l’entrée en matière personnalisée de Jérôme Commandeur, qui fait justement allusion à la situation géographique de la salle et prévient les spectateurs qu’ils se sont trompés s’ils pensent ouvrir leur braguette avant la fin du spectacle !

D’emblée, l’homme met les spectateurs à l’aise, il raconte des histoires comme si on était ses potes, et en plus, ses récits sont très drôles. Jérôme Commandeur incarne tour à tour une secrétaire du Conseil Général (plus vraie que nature !!!), un camionneur qui forme un jeune stagiaire au restau d’autoroute Chez Brigitte, et il joue son propre rôle dans des aventures “rocambolesques” à l’île d’Yeu avec l’écolo espagnole qui lui colle aux basques…

Sincèrement, on s’est marré du début à la fin (soit environ 1h25), j’ai même ri comme une baleine Laughingà un moment donné et j’ai eu peur de ne pas pouvoir m’arrêter (je ne sais plus à quel sujet… il va falloir que j’y retourne !). Cerise sur le gâteau, Jérôme Commandeur a vraiment un charmant sourire et parfois il avait du mal à se retenir de rire à ses propres bons mots, c’est dire ! Il a également le sens de l’autodérision, ce qui fait la joie des spectateurs.

Je vous recommande donc très fortement d’aller l’applaudir (si, par hasard, vous passez par Pigalle Open-mouthed) avant le 16 janvier 2010 !

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