Notre mère la guerre, Maël & Kris
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Cette Première Complainte nous plonge sans ambages dans l’atrocité de la Première Guerre Mondiale. Août 1914 : les cloches carillonnent et appellent les hommes à la guerre.
Quelques mois plus tard, au cœur de l’hiver, dans un petit village entre Reims, Châlon-sur-Marne et Verdun. Le front n’est qu’à quelques kilomètres, et les soldats sont nombreux à venir s’abreuver (avant ou après le combat) dans les quelques bistrots. Et puis, une femme est retrouvée assassinée avec sur elle, une lettre de son assassin. Un soldat est déclaré coupable et il est fusillé sans plus de cérémonie (il faut “montrer l’exempleâ€). Mais quelques temps plus tard, une seconde femme, puis une troisième, sont retrouvées mortes avec le même modus operandi dans ce secteur.
C’est à qu’intervient le lieutenant de gendarmerie Vialatte. Il doit retrouver le coupable des meurtres dans un contexte épouvantable : les soldats n’aiment pas voir venir fouiner un porteur d’uniforme qui ne combat pas, sans compter que mener une enquête dans les tranchées dans des conditions climatiques très difficiles est loin d’être une partie de plaisir…
J’avoue de pas être fan des dessins de Maël mais je reconnais qu’’ils rendent justice au récit, les couleurs sombres ou ocres (à l’image de la couverture) rendent parfaitement l’ambiance sordide de l’époque.
A recommander à ceux qui s’intéressent à cette période et aux récits de guerre ou aux fans des auteurs !
Ed. Futuropolis, septembre 2009, 64 p.
