Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
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Dommage que je ne me souvienne jamais du nom de cet auteur ni de ses titres alambiqués, parce que, franchement, il vaut le détour !
Dans Extrêmement fort et incroyablement près, on fait la connaissance d'Oskar, un petit New-Yorkais de neuf ans qui n'a pas la langue dans sa poche. Particulièrement intelligent mais surtout extrêmement sensible, il découvre par hasard dans le placard de son papa, décédé peu de temps auparavant, une petite clé dans une enveloppe qui porte l'inscription : Black. Muni de ce seul indice, Oskar va tenter de découvrir quel mystère son père dissimulait ainsi dans sa penderie. Le voilà parti en pérégrinations à travers la Big Apple, tâche d'autant plus ardue pour un enfant de son âge qu'Oskar fuit tout ce qui peut ressembler à un métro, un bus ou même un pont…
D'une incroyable sensibilité, ce récit au petit air "policier" nous entraîne dans l'univers déformé et plein de secrets d'un enfant très attachant, à l'imagination fertile qui lui permet d'inventer mille objets farfelus très drôles. Parallèlement s'immiscent des chapitres sur la rencontre en Allemagne de sa grand-mère et de son grand-père, lequel ne parlait pas mais communiquait en écrivant de courtes phrases dans un cahier. Petit à petit, on découvre l'histoire pas banale de cette famille. Je ne souhaite pas en dire plus sur les circonstances de la disparition du papa, laissant au lecteur le soin de découvrir quel événement l'auteur aborde dans ce livre…
Le ton est assez particulier puisque qu'il s'agit soit de pensées et paroles d'enfant, soit des bizarreries d'un homme sans parole, mais dans tous les cas, c'est un langage très vivant auquel on s'habitue vite. Quand à la forme, elle n'en est pas moins originale : de drôles de photos illustrent le récit (pages du cahier du grand-père, chat qui tombe par la fenêtre, trou de serrure…).
J'ai vraiment apprécié l'originalité de Jonathan Safran Foer : j'ajoute donc à ma LAL le célèbre Tout est illuminé.
Ed. Seuil, Points, 2006, 462 p.

J’ai envie de me laisser tenter depuis quelques années mais j’ai un peu peur que ce soit difficile d’accès, d’après certains commentaires lus ici et là… Bon, ton billet me rassure un peu !
21 juillet 2009 | #
J’avais bien aimé ce livre moi aussi. J’avais juste trouve les passages relatifs aux grands-parents un peu trop longs.
21 juillet 2009 | #
Je l’ai lu l’an dernier : j’ai bien aimé, même si ce n’est pas une œuvre qui se laisse facilement apprivoiser.
21 juillet 2009 | #
pareil, j’en garde un bon souvenir, pas imperissable, mais agréable
21 juillet 2009 | #
Ça fait des années que je pense à l’acheter et le lire, et jamais sauté le pas, je ne sais pas pourquoi…
21 juillet 2009 | #
Je n’ai jamais lu cet auteur mais cela fait un moment que ce roman-là me fait de l’oeil. Je le note pour le tenter à l’occasion !
21 juillet 2009 | #
@cocola : difficile d’accès ? Ah non, je n’ai pas eu cette impression !
@ICB : ce n’est pas faux !
@Leiloona : il y a quelques pirouettes à travers le temps qui peuvent dérouter mais cela ne m’a pas dérangée plus que cela…
@Amanda : c’est déjà pas si mal ! J’espère en garder un souvenir tout court !!!
@Jo Ann : moi non plus, je ne sais pas !!
@Caroline : disponible au prêt chez moi !
21 juillet 2009 | #
Je l’ai beaucoup aimé ce roman, avec son style si particulier. J’ai aussi « Tout est illuminé » dans ma pile.
31 juillet 2009 | #
J’en garde un souvenir superbe et fort. Vraiment un roman phare pour moi !
31 août 2009 | #