Jour de fête à l’hospice, John Updike
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Dans un hospice situé aux confins du New Jersey et de la Pennsylvanie, le calme de l'existence est rompu, comme chaque été, par une fête, qui est aussi l'occasion d'une traditionnelle vente de charité (et donc d'un contact avec le monde extérieur). Dès le matin les vieillards s'affairent à leurs préparatifs, malgré la menace d'un gros orage, qui finalement éclate. (extrait de la présentation de l'éditeur)
Quand on est (très) vieux et coincé entre les quatre murs d'un hospice de campagne, même s'il y a une cour ou un jardin, la routine et l'ennui sont des compagnons indésirables qui ne vous lâchent pas d'une semelle. Les pensionnaires sont donc sollicités pour participer à l'organisation d'une fête annuelle à laquelle sont conviés les "gens de l'extérieur". Chacun met la main à la pâte : les uns installent les tables dehors, les autres font des patchworks ou des gâteaux pour les vendre aux visiteurs.
C'est cette journée particulière qui nous est racontée à travers les yeux de quelques personnages au caractère bien trempé. Hook, le doyen de 94 ans, ancien instituteur, n'a pas la langue dans sa poche. Il "surveille" les effronteries du jeune Gregg (70 ans) et essaie de calmer les ardeurs malveillantes de celui-ci. De leur côté, Conner, le nouveau directeur de l'établissement, et son adjoint Buddy essaient tant bien que mal de mettre un peu d'ambiance et d'entrain à cette fête gâtée par le mauvais temps et de nombreux petits tracas (une perruche envolée, un livreur démolisseur, un orchestre incomplet, et surtout, des vieux râleurs qui n'en finissent plus de le critiquer malgré sa bonne volonté…).
Petite précision : on est dans les années cinquante ! Jour de fête à l'hospice est en effet le premier roman de John Updike (1932 – 2009), qui a connu ensuite le succès et les récompenses littéraires avec ses séries Bech et Rabbit (pas lues).
Un roman intéressant par sa mise en lumière d'un lieu et d'une époque, certes révolue mais j'ai comme un doute sur le fait que les choses soient totalement différentes dans les maisons de retraite aujourd'hui… Une bonne dose de psychologie et une plume acérée donnent un coup de jeune à ce récit !
Ed. Robert Laffont, 273 p., juin 2009 (1958 pour la première édition américaine)

Je regarde juste ta conclusion car il est dans ma PAL !
9 juillet 2009 | #
@Cathulu : je suis curieuse de voir ce que tu en auras pensé. Pour résumer, j’ai trouvé ce roman plutôt bon (analyse de la société bien menée), mais je ne le conserverai pas dans ma bibliothèque (manque d’intrigue) !
9 juillet 2009 | #
J’ai tellement eu de mal avec les aventures de “Rabbit” (en fait, j’en garde un souvenir assez mauvais alors que bon, je n’avais pas détesté tant que ça… j’ai d’ailleurs abandonné l’idée de lire la suite) que j’ai un peu peur de récidiver avec l’auteur. Mais ça semble très différent…
9 juillet 2009 | #
Ce livre me semble remplie d’humour, mais surtout très original.
9 juillet 2009 | #
pourquoi pas ? en général j’aime bien leurs parutions
10 juillet 2009 | #
@Karine : jamais lu le Rabbit… D’après l’éditeur, la série a l’air d’avoir rencontré un grand succès. Comme quoi, faut pas se fier aux rumeurs !!
@GeishaNellie : je ne dirais pas “rempli d’humour”… Quelques notes d’humour pimentent le récit.
@Amanda : je ne me souviens pas avoir déjà lu dans cette collection… ce qui ne veut pas dire que je n’ai rien lu !
10 juillet 2009 | #
C’est marrant, je viens juste de le lire, j’ai publié un article à son sujet il y a quelques jours ! Je me suis un peu plus ennuyée que toi, dirait-on…
10 juillet 2009 | #
@Neph : on peut dire en effet que ce n’est pas palpitant… mais bon, j’y ai trouvé mon compte, quelque part !
13 juillet 2009 | #