tamaculture

Books & The City 2009 : dernier rappel !

28 avril 2009

A tous les Aventuriers Littéraires : il reste encore quelques petites places pour la deuxième édition de Books and the City, comme le rappelle Emeraude sur le site dédié : Books & The City !

Alors n'hésitez plus : les inscriptions seront officiellement closes le 1er mai.

Pour les inscrits : vous avez dûs recevoir un email concernant le dîner ; dans le cas contraire, manifestez-vous !

A bientôt,

Tamara

Les enfants du néant, Olivier Descosse

26 avril 2009

François Marchand est un ancien psy converti au métier de "profiler" à la suite du décès tragique de sa femme. Quand un cadavre est retrouvé dans la région d'Avignon, découpé en morceau et privé de visage, il est appelé sur les lieux pour aider la police locale. Il fait équipe avec Julia Drouot, une jeune flic locale. Les choses se compliquent lorsqu'une autre victime est retrouvée, cette fois à Grenoble, elle aussi atrocement mutilée, puis encore une autre en région parisienne… On a donc affaire à un tueur en série particulièrement habile et qui ne s'attaque qu'à des adolescents : François Marchand va mettre toute son énergie et ses neurones en action pour tenter de démasquer le coupable.

J'ai été agréablement surprise : je me suis complètement laissée prendre par le suspense et le rythme soutenu de ce thriller français. Je n'avais pas du tout deviné dans quelle direction l'auteur nous emmenait (d'ailleurs, il nous balade pas mal !) et les raisonnements psychologiques m'ont parus parfaitement crédibles. Seule la fin est tirée par les cheveux, mais bon, cela ne m'a pas dérangée plus que cela. En deux mots, le récit est très prenant et les crimes vraiment tordus, le tout dans un environnement de violence effrayant car il s'appuie sur la réalité…

Ca m'a donné envie de lire les précédents polars d'Olivier Descosse, un auteur que je ne connaissais pas avant de lire cet opus !

L'avis de Cuné, complètement opposé au mien !

Ed. Michel Lafon, avril 2009, 435 p.

500

23 avril 2009

Aujourd'hui est un jour spécial : voici mon 500ème billet ! A cette occasion, je laisse la parole à mon blog (n'en prend pas l'habitude, Cher Petit, ceci reste exceptionnel !) :

"Coucou,

Enfin, je peux m'exprimer ! Je suis bien heureux d'être étoffé de 500 (cinq cents) billets. 500, c'est rond et ça commence à faire sérieux. Je peux me présenter aux copains le torse bombé de fierté et vous dire : que cherchez-vous ? Des bons polars pour l'été ? Pas de problème ! De la littérature japonaise ? J'en ai en stock ! Et plus encore, si affinités : je vous dévoilerai mes coups de coeur !

J'aimerais évoquer ma plus grosse rubrique (en tout bien, tout honneur). Il s'agit des Potins & Jeux… Il faut dire que ma Maman-Auteur est plutôt bavarde à l'écrit et de nature joueuse… Alors, mon premier souhait est qu'elle fasse un effort pour lire plus et moins papoter !

Et mon second souhait, maman-(h)auteur, c'est que tu penses à mon bloganniversaire : tu as loupé mes 3 ans en mars Glurps ! D'ailleurs, tu pourrais aussi t'occuper de me rhabiller, parce que cela fait trois ans que je porte la même bannière, c'est la te-hon dans la cour de récré… Blush

Quant au 3ème voeu (ils vont toujours par trois, c'est bien connu), je voudrais que tu mettes fin à mon régime ! Il fut un temps où tu me nourrissais tous les jours ou presque, et là je me serre la ceinture depuis des mois… j'ai peur que la source se tarisse et de finir au cimetière des blogs sous-alimentés !

Merci, Chère Maman-Bloggeuse.

Ton blog qui t'aime. Innocent

Tamaculture"

Et voilà. Soyez généreux ! Donnez la parole à vos enfants, ils vous planteront un couteau dans le dos !!! Pfff. Allez, c'est reparti pour 500 billets ! (qui sait ?!)

Tamara

Passe le livre à ton voisin !

22 avril 2009

C'est l'heure du grand nettoyage de printemps ! Loula a pris une initiative PALesque : Passe ton livre à ton voisin, qui consiste à :

-Choisir un livre qui nous fait envie parmi la sélection d'un autre blogueur.
-Proposer à son tour une sélection de trois titres que l'on n'a plus envie d'avoir sur nos étagères.

J'ai choisi un Ken Follett (La Marque de Winfield) chez Lilly, donc je vous propose trois livres (dont deux que que je n'ai pas lus) de ma PAL :

 

 

Tatiana de Rosnay, Elle s'appelait Sarah

Si quelqu'un ne l'a pas encore lu, je l'ai en double (ici, le poche).

Mon billet ici (un coup de coeur 2007).

Harry Crews, La Foire aux serpents

Le camping de Mystic s'engorge de touristes accourus des confins de la Géorgie pour ne rien manquer de la foire aux Crotales douzième édition : les combats de chiens, la chasse aux serpents et la très affriolante élection de Miss Mystic à Sonnette. Les serpents sont ici à la fête, mais ils ne seront pas les seuls à cracher leur venin. On vous aura prévenus…  

 

Ingrid Thobois, Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés

Composé par une jeune femme de vingt-cinq ans, ce premier roman sensible et ténu est le récit d’une passion double: pour un pays et pour un homme. Il est imprégné des mille couleurs et odeurs de l’Afghanistan, terre violente et envoûtante où l’amour peut germer.

PS : premier arrivé, premier servi ! ;-)

 

Nouvelles de Pétersbourg, Nicolaï Gogol

18 avril 2009

Cet auteur manquait (entre autres !) à ma culture dans le domaine de la littérature russe. Gogol a un style qui ne dépare pas avec ceux de Dostoïevski, Tolstoï et Tourgueniev.

Le recueil que j'ai choisi regroupe plusieurs nouvelles qui avaient été écrites et publiées séparément du vivant de Nicolaï Gogol, et ont été regroupées ensemble parce qu'elles ont pour point commun de toutes se dérouler dans la ville de Pétersbourg.

Cela commence avec La Perspective Nevski. Deux jeunes gens se promènent sur la Perspective Nevski (leurs Champs-Elysées). Chacun d'eux "flashent" sur une jeune femme, brune pour l'un, blonde pour l'autre, et ils se séparent pour filer leurs belles. Le personnage masculin principal n'est pas aussi chanceux qu'il le croit : il imagine que sa dulcinée est une grande dame, qu'elle court les bals et les réunions en haute société, mais hélas pour lui, la réalité est tout autre. Que cela ne tienne, ses rêves embellissent sa vie mais ses insomnies vont bientôt le conduire à la folie…

Cette histoire est très forte et, en faisant appel au "trucage" du rêve pour faire croire à la réalité, l'auteur induit le lecteur en erreur et celui-ci tombe de haut quand il découvre la triste situation du héros malheureux… Le texte est parsemé de traits d'humour et de petites phrases jubilatoires ("il vit d'un seul coup tant de vieillards et de demi-vieillards en frac constellé de décorations"… j'aime l'image des demi-vieillards !!!), et les descriptions des femmes sont pleines de charme :

"Et les manches de dames que vous croiserez sur la Perspective Nevski ! Ah, quel ravissement ! Elles ressemblent un peu à deux ballons captifs, tels que la dame s'envolerait soudain si son mari ne la retenait au sol ; car soulever une dame en l'air est aussi facile et agréable que de porter aux lèvres une coupe pleine de champagne" (p. 48)…

"Elle s'assit, sa poitrine se soulevait et s'abaissait sous la fine fumée de la gaze ; sa main (Seigneur, cette main merveilleuse !) tomba sur ses genoux, serra sa robe vaporeuse, et la robe sous cette main sembla exhaler une musique, et sa douce teinte lilas accusait encore davantage l'éclatante blancheur de cette main." (p. 65)

La seconde nouvelle, Le Portrait,  m'a moins plu. Elle met en scène un tableau sur lequel figure le portrait d'un personnage charismatique, aux yeux envoûtants et diaboliques. Ce tableau semble d'ailleurs porter malheur à ses propriétaires successifs… Une fois encore, Gogol fait appel aux rêves pour entraîner le lecteur dans un univers effrayant et la folie l'emporte encore. Il y a donc redondance avec la première nouvelle, ce qui devait être moins apparent lorsqu'elles ont été publiées à distance l'une de l'autre devient évident et un peu lourd dans un même recueil, le procédé étant quelque peu éculé.

L'histoire du Nez est au contraire, très originale. Le narrateur interpelle d'ailleurs l'auteur dans la nouvelle en lui faisant par exemple remarquer combien le sujet qu'il a choisi est tiré par les cheveux… C'est plutôt amusant, ma foi ! En voici le résumé (éditeur) :

L'assesseur de collège Kovaliov se réveilla d'assez bonne humeur. Il s'étira et se fit donner un miroir dans l'intention d'examiner un petit bouton qui, la veille au soir, lui avait poussé sur le nez. À son immense stupéfaction, il s'aperçut que la place que son nez devait occuper ne présentait plus qu'une surface lisse ! Tout alarmé, Kovaliov se fit apporter de l'eau et se frotta les yeux avec un essuie-mains : le nez avait bel et bien disparu !… Il s'habilla séance tenante et se rendit tout droit chez le maître de police. » Kovaliov retrouvera son nez à la suite d'aventures fort étranges. Et si, conclut Gogol, « ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'un auteur puisse choisir de pareils sujets », « vous aurez beau dire, des aventures comme cela arrivent en ce monde, c'est rare, mais cela arrive ».

Le recueil s'achève avec Le Journal d'un fou (où l'on voit page après page un homme sombrer dans la folie, au point de perdre la notion du temps et de faire écrire des chiens), et Le Manteau, où un scribouillard d'un quelconque ministère met toutes ses économies dans l'achat d'un nouveau manteau qu'il se fait voler.

La plume de Nicolaï Gogol est assez dense, précise, fait appel à un langage plutôt soutenu (et parfois vieillot) mais n'est pas désagréable du tout. Je ne sais pas si j'aurais le courage d'entamer un gros pavé, mais j'ai bien digéré ses nouvelles !

Rêveurs, Knut Hamsun

16 avril 2009

Je ne cours pas après les livres primés, ni après les auteurs récompensés, bien que certains le méritent sans doute. Et c'est bien le hasard (alias belle-maman) qui a mis ce Prix Nobel de littérature entre les mains : Knut Hamsun est norvégien et a obtenu son prix en 1920 (ces deux éléments ne m'auraient pour sûr pas fait choisir spontanément ce compagnon de métro, vu que son nom signifie tout de même "soleil de jambon" Ô-o ).

Rêveurs a été publié en 1904 (l'auteur avait alors 45 ans et une petite dizaine d'ouvrages à son actif, dont le plus célèbre, semi-autobiographique, s'intitule Faim).

Nous sommes (perdus) dans un petit village norvégien auquel on accède par bateau, et encore, lorsque le temps le permet. Ove Rolandsen est un homme "inventif, imprévisible et surtout rêveur. Il est accordé à la nature et au rythme des saisons. Il est épris de l'amour et fasciné par les femmes, que ce soit la toute jeune Olga ou sa fiancée, la gouvernante, personne de tête, ou l'épouse du pasteur. Mais ce sera devant la fille de Mack, le grand commerçant, qu'il perdra la tête, et peut-être ne sera-t-elle pas insensible à ce diable d'homme, sauvage, hâbleur, bagarreur et musicien.
Mack, le seigneur des lieux, personnage plus familier dans le monde hasmunien, inquiet de sa réputation d'homme riche, n'hésitera pas à récompenser le voleur de son coffre, à condition qu'il avoue son forfait, montrant ainsi sa puissance et sa grandeur d'esprit."
 (source).

Tous ces personnages se tournent autour, s'épient comme on peut le faire dans un village qui offre peu de distractions et où l'arrivée d'un nouveau pasteur (même intérimaire) et de sa femme sont un événement. Ove Rolandsen n'est pas précisément un personnage attachant, tout volage et buveur qu'il est ; l'intrigue, centrée autour d'un vol, n'est pas haletante, et cependant, il règne une ambiance dépaysante et fraîchement surannée qui ne déplaira pas aux lecteurs à l'affût de curiosités. 

Ed. Points, sept. 2008, 136 p. 

Essai non transformé

14 avril 2009

Après plusieurs lectures réussies, j'ai buté sur ce livre co-écrit par un auteur de thrillers, Eric Giacometti, et un journaliste sportif, Karim Nedjari : Tu ne marcheras jamais seul.

Paris, 2009. Il y a quelque chose de pourri au royaume du foot. D'abord ce mystérieux fonds d’investissement international qui rachète le Stade de France à prix d'or pour lancer un nouveau club parisien… et qui semble vouloir étendre son emprise au monde entier. Et surtout cette série noire qui frappe, les uns après les autres, les joueurs de foot les plus célèbres. Qui assassine ces stars du stade ? Un psychopathe ? Et pourquoi ? En tous cas, on l'a baptisé "Le Buteur"… car il a pour spécialité  d'exécuter ses victimes à coups de pieds dans la tête ! De Paris à Londres en passant par Barcelone et Saint-Pétersbourg, traqués par un tueur implacable, Alexis Santangelo, journaliste sportif fana de foot et Eve Delesterre, ex inspectrice de la Brigade Financière totalement allergique au ballon rond, sont contraints de faire équipe ensemble pour trouver la vérité au fur et à mesure que disparaissent les plus grands joueurs mondiaux… (présentation de l'éditeur)

Le journaliste dont on suit les déplacements, Alexis Santangelo, n'a pas la carrure d'un Mikael Blomkvist (Stieg Larsson) et le scénario est loin d'être aussi passionnant que les aventures du Suédois susmentionné pour qui n'a pas un fort intérêt pour le football. Je ne suis pas donc entrée dans ce thriller au style sportif, qui baigne dans un terrain footballistique à chaque page (entre les joueurs, les journalistes sportifs, le rachat de club, les supporters… jusqu'au meutrier qui se fait appeler le Buteur et shoote dans la tête de sa victime !) : ce fut, par-dessus tout, la cause de mon désintérêt (le carton rouge est tombé page 96).

Lecteurs de France et de Navarre, si ce livre vous intéresse, manifestez-vous dans les commentaires ou par email (cf. CONTACT sous la bannière), le premier sera servi !

Ed. Michel Lafon, fév. 2009, 301 p.

La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna

11 avril 2009

Lorsque j'ai vu le mot "grammaire" dans ce titre, associé à la mention "de l'Académie Française" qualifiant l'auteur, j'ai pris peur et j'ai enfoui ce livre au fond de ma PAL… De mauvais souvenirs d'école avaient ressurgi ! Cependant, j'avais tort…

Derrière ce livre au titre effrayant se cache un joli conte qui se lit vite et surtout, avec un plaisir d'enfant. C'est l'histoire d'une petite fille de dix ans, Jeanne, rêveuse et aimant les mots. Alors qu'elle se trouve dans un navire à destination des Etats-Unis avec son grand frère Thomas, un accident se produit et le bateau fait naufrage. Par chance, les deux enfants sont indemnes et échouent sur une île accueillante : c'est une île où vivent les mots. Comment, vous ne le saviez-pas ? Les mots vivent, se marient et divorcent… Lisez donc ce petit roman si vous ne me croyez pas !

Erik Orsenna a semble-t-il voulu nous faire partager son amour pour les mots, et c'est plutôt réussi avec cette histoire mignonne et agréablement illustrée, à la fois instructive et ludique et faisant appel à l'imagination, dans l'esprit de St Exupéry, Raymond Queneau et Henri Salvador (pour la "chanson douce"). De quoi faire une pause entre deux pavés ou agrémenter une panne de lecture… mais il ne faut pas en attendre plus, vous n'allez pas devenir des bêtes en grammaire après lecture (dommage) !

Merci à Valérie pour ce livre Lotobook qui m'a permis de découvrir l'auteur que je ne connaissais jusqu'alors que de réputation (et qui ne me fait plus peur, désormais ;-) ).

Ed. Le Livre de Poche, jan. 2003, 135 p. (A partir de dix ans selon moi).

Un torse dans les rochers, Helene Tursten

9 avril 2009

Au cours d'une promenade avec son chien, une dame fait une macabre découverte (le suspense n'est pas à son comble, vous avez déjà lu le titre) : un torse est donc retrouvé au milieu des rochers, à moitié rongé par les mouettes et mordu par le chien. Nous sommes en Suède, à Göteborg, et l'inspecteur de police Irène Huss va être en charge de résoudre ce crime. Un superbe tatouage asiatique figurant sur le reste du cadavre lui permet de remonter une piste jusqu'au Danemark, à quelques centaines de kilomètres de là. Mais le meurtrier ne va pas se laisser faire et les têtes commencent à tomber (au sens propre) dans l'entourage de l'inspectrice…

C'est une enquête policière très dépaysante puisqu'elle se déroule dans les pays nordiques, entre Göteborg et Copenhague : on découvre d'ailleurs tout au long de l'enquête les plats locaux (bien consistants) et les bières les accompagnant. Même si les plats ne me faisaient pas envie, cela colore agréablement le récit… d'autant plus que la partie "meurtres" est particulièrement atroce (pourtant, je ne suis pas novice en lecture de thrillers). On a affaire à un nécrophile sadique (ou sado-nécrophile, au choix), et les cadavres sont retrouvés sans organes internes, démembrés et avec des muscles et attributs sexuels manquants… Bref, il faut avoir l'estomac bien accroché pour suivre ce récit riche en événements !

L'inspecteur Irène Huss est mère de jumelles de seize ans, est marié à un chef cusinier et a un chien du nom de Sammy qui a fait des petits (voilà un autre problème à résoudre pour Irène…). Cet aspect familial contrebalance les journées bien chargées passées au commissariat et allège un peu le récit. Irène n'est pas une inspectrice de choc mais une femme qui a choisi un métier à risque, et elle fait de son mieux pour garder un peu de temps pour sa famille.

Pour en venir aux aspects qui m'ont moins plu, les personnages – hauts en couleurs - sont assez nombreux, si bien que je confondais un peu les inspecteurs suédois et danois. Mais le plus gros hic, c'est que j'avais deviné très rapidement qui était l'assassin (et sur 413 pages, ça fait un peu long d'attendre que le voile soit levé (vraiment dans les deux derniers chapitres), heureusement que le rythme est bien soutenu). En effet, l'auteur insiste à un moment sur la description d'un personnage lambda qui n'a normalement aucune importance et dont on entend plus parler par la suite, donc excusez-moi, Madame l'Auteur, mais c'est un peu gros pour des lecteurs de polars assidus… Il aurait fallu que ce soit une fausse piste pour embrouiller le lecteur (ce que j'espérais et m'a fait continuer ma lecture… mais non, j'avais hélas raison).

Comme Helene Tursten est très connue en Suède et qu'il y a déjà 7 romans avec l'inspectrice Huss (je ne sais pas si celui-ci est le premier traduit, cela me semblerait logique), je ne serais pas contre lire la suite (car Irène est ma foi plutôt sympathique) pour voir si l'auteur saura mieux brouiller les pistes la prochaine fois !

Ci-gît l'avis de Cathulu.

Ed. Michel Lafon, oct. 2008, 413 p.

Chaque chose, Julien Neel

6 avril 2009

Voilà une bande dessinée formidable : j'aimerais beaucoup vous faire partager mon admiration pour ce récit à la fois drôle et très émouvant mettant en scène un enfant et son père.

Un petit garçon passe des vacances inoubliables avec son papa, qui est magicien. Des années plus tard, le papa magicien est gravement malade et le petit garçon n'en est plus un. Les deux récits s'entremêlent et se répondent étrangement, forment une aventure dont les super-héros sont des gens ordinaires.
Une vision généreuse du monde – jamais mièvre -, un optimisme – malicieux – servis par un style ludique. En lecteur assidu de Perec et de Queneau, Julien Neel apporte un soin talentueux à la structure de ses histoires.
Chaque chose en est la brillante illustration où, de manière singulière et sensible, il aborde le thème de la filiation.

Vous connaissez peut-être l'auteur, Julien Neel, qui a fait la série jeunesse des Lou. Pour ma part, je le découvre avec Chaque chose, et j'ai maintenant envie de lire d'autres de ses bandes dessinées tellement celle-ci m'a emballée. Les dessins sont vraiment très chouettes (j'adore la façon dont il dessine le héros enfant) et j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises en découvrant certaines scènes (dont le costume du papa pour son boulot d'été…). Mais il y a aussi un côté triste à cette histoire, puisqu'elle commence avec un coup de téléphone de l'hôpital qui annonce à un homme que son père a eu une attaque et qu'il se trouve entre la vie et la mort. Tout cela se déroule sur un ton d'une sensibilité profonde et prouve que les gens "normaux" aussi peuvent être des héros de BD aussi intéressants que Superman ou les X-Men. J'ai d'ailleurs pensé au Combat ordinaire de Manu Larcenet, c'est vous dire si j'ai aimé.

L'alternance des récits "actuel" et "enfance" se fait sans heurt et l'on ne perd absolument pas le fil, tout est très fluide et l'on passe de la même façon des rires aux larmes (bon, j'exagère un peu pour les larmes). C'est une véritable réussite sur le thème des relations père-fils qui ne peut pas décevoir, j'en suis certaine. A vos LAL, prêts… notez !

Ed. Gallimard Jeunesse, collection Bayou (dans laquelle je pioche les yeux fermés), nov. 2006, 100 p.

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