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Le faste des morts, Kenzaburô Ôé

22 mars 2009
Les trois nouvelles qui composent Le faste des morts appartiennent à la première période littéraire de Kenzaburô Ôé. Il avait alors une vingtaine d'années, et était à peine plus âgé que les personnages qu'il met en scène. Ces jeunes, et moins jeunes, antihéros, confrontés à une situation extrême, réelle ou métaphorique, subissent la violence sous ses diverses formes : la mort, la nausée, la mauvaise foi, la manipulation, la culpabilité. Dans une morgue, une maison de redressement, une famille en décomposition, un lycée ou un groupuscule d'extrême droite, les rapports de force, l'humiliation, la fascination et la domination sexuelle et politique règnent et brouillent l'univers mental des jeunes antihéros. (présentation de l'éditeur)

Autant le dire d'emblée : je n'ai pas aimé ces nouvelles ! Autant j'ai bien retrouvé le style d'écriture japonaise que j'apprécie, autant le sujet abordé dans ce recueil m'a laissé de glace. C'est d'ailleurs le cas de le dire, puisque la première nouvelle se déroule dans la morgue d'une université de médecine. Mêlant détails peu râgoutants et ambiance glauque au possible, ce récit met en avant deux jeunes gens, un garçon et une fille, qui pour des raisons d'argent viennent aider le responsable de la morgue à trimbaler des cadavres d'une cuve à une autre. Pouah ! L'ambiance est oppressante et je n'avais qu'une envie : en sortir !

Hélas, la seconde nouvelle ne pas donné envie de poursuivre : dans une maison de redressement, les jeunes détenus s'adonnent à des perversions entre eux et sur les animaux. Tout pour me faire fuir, là encore !

Enfin, j'ai survolé le dernier récit qui décrit le désespoir d'un adolescent malheureux au sein de sa famille (laquelle ne pense même pas à lui souhaiter son anniversaire). Petit à petit, il va trouver refuge dans un groupe politique d'extrême droite… Je n'ai pu aller au bout, tant les attitudes et faits décrits m'exaspéraient !

Fait rare mais pas inexistant : j'ai fait un total rejet d'un livre de littérature japonaise ! Pas contre l'auteur, que je découvrai, mais en raison du thème de la jeunesse désespérée au mental troublé qui agit de façon plus que déraisonnée.
C'est un livre reçu lors du Lotobook (merci à Lamia qui n'est pas responsable de mon rejet de ces nouvelles !)

4 commentaires »

  1. Lilly says

    Je n’ai jamais été tentée par cet auteur et en plus je n’aime pas trop les nouvelles…
    Sinon, il te reste beaucoup de livres du lotobook à lire ? :mrgreen:

    23 mars 2009 | #

  2. Tamara says

    @Lilly : bon, ce livre n’est définitivement pas pour toi ! Et oui, il me reste pas mal de livres du Lotobook à lire… mais je progresse bien ces temps-ci ! :wink:

    23 mars 2009 | #

  3. Jonx says

    On sent bien le sens du devoir qui t’a poussé à lire ce bouquin. Vu les sujets abordés :twisted:

    24 mars 2009 | #

  4. Tamara says

    @Jonx : bah oui, je me suis un peu forcée à poursuivre parce que c’était un livre offert et que d’habitude, j’aime bien les nouvelles + la littérature japonaise… Pas de chance, je n’ai pas du tout accroché à celui-là ! :sad:

    24 mars 2009 | #

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