Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig
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Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. (présentation de l'éditeur)
Ce fut une véritable joie que de retrouver la plume si riche et distinguée de Stefan Zweig. Dans ce très court roman, le narrateur recueille le récit d'une vieille femme dont une journée a marqué la vie entière, alors qu'elle avait quarante-deux ans. C'est un récit émouvant qui met en scène une pratique particulièrement choquante à l'époque où elle se déroule : une femme agit impulsivement et décide de se donner à un homme qu'elle connaît à peine.
La passion du jeu, l'addiction et la déchéance qu'elle entraîne, la séduction par des mains d'homme (l'auteur décrit admirablement ce long passage), la fascination d'une femme, le mensonge, la déception, sont des éléments qui font de cette histoire un parcours à la fois unique et pourtant semblable à d'autres. Le style stefanois en fait tout le charme et donne un ton délicieux et un suspense à ce récit féminin imbriqué dans celui du narrateur masculin. Encore un texte à lire absolument !
Du même auteur, j'ai lu (et adoré) : Le joueur d'échecs ; Amok ; La confusion des sentiments
Ed. Stock, 2002, 139 p.

Je suis ravie de voir que tu fais partie des fans de Zweig! J’en suis aussi! J’ai lu Le joueur d’échecs, Clarissa, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Lettre d’une inconnue avec grand plaisir ; j’ai La confusion des sentiments dans ma PAL.
15 mars 2009 | #
J’ai lu Zweig au lycée (à part un livre lu il y a un ou deux ans). Sa plume est unique et je pense que je lirai tous ses romans un jour.
15 mars 2009 | #
Zweig est le seul auteur « classique », disons décédé avant la 2e moitié du XXe siècle, que je lis avec plaisir. Mais je ne savais pas qu’il était de Saint Etienne…
16 mars 2009 | #
@Kali : alors moi, il faut que je rajoute Clarissa dans la mienne, je ne connais pas ce titre !
@Lou : c’est bien mon intention aussi !
@Cécile : Saint Etienne, en Autriche, oui oui !!
16 mars 2009 | #
Je l’ai beaucoup aimé aussi. La plume de Zweig m’emporte à chaque fois!
17 mars 2009 | #
@Karine : je n’ai jamais été déçue à ce jour, loin de là !
17 mars 2009 | #
Et dire qu’il est dans ma LAL depuis un bon bout de temps !! Bon mercredi ensoleillé Tamara !
18 mars 2009 | #
@Florinette : dans ta LAL, seulement ? Rhôo, il faut vite qu’il saute dans ta PAL !!!
Et oui, enfin du soleil pour tout le monde, profitons-en bien !!
18 mars 2009 | #
C’est drôle, je n’ai pas apprécié plus que ça. J’ai trouvé la construction un peu décousue, et au final, je n’en retiens pas grand-chose. J’ai adoré Le joueur d’échecs, mais depuis, je vais de déception en déception. Zweig a un style spécial auquel on adhère ou non.
23 juin 2009 | #
[...] Vingt-quatre heures de la vie d’une femme [...]
23 février 2010 | #