tamaculture

Girls, Joshua & Jonathan Luna (t.1 à 4)

30 mars 2009

Dans la lignée de mon précédent billet, voici une série incontournable en termes de suspense et d'étrange

Les habitants de Pennystown, petite commune isolée des Etats-Unis, mènent une vie paisible et routinière. Un soir, le jeune Ethon Daniels, qui tient la caisse de la supérette, croise une femme muette et entièrement nue au milieu de la route déserte. La femme le séduit et c'est là que commencent les faits étranges : durant la nuit, elle se met à pondre des oeufs

Rapidement, les habitants découvrent qu'une immense sphère transparente a recouvert leur village et qu'ils sont coupés du reste du monde… et surtout, coincés à l'intérieur avec des tueuses !

Je ne veux surtout pas en dire trop, mais sachez que cette bande dessinée est fantastique ! Le scénario est digne de Stephen King, la tension monte et des clans se forment (comme toujours en huis clos)… C'est véritablement haletant et angoissant (j'en ai fait des cauchemars, mais surtout parce que j'imaginais la suite avant de pouvoir lire le tome suivant). Il est question de clones, d'une mystérieuse boule lumineuse dans un champ de maïs, des incompréhensions entre les hommes et les femmes, de fécondation… Bref, un sujet très moderne et sanglant, avec un crescendo dans la violence (âmes sensibles, s'abstenir) qui sert à parfait escient l'ambiance effrayante et presque animale qui règne sur les 4 tomes de cette série. Mon conseil : mieux vaut être sûr de tous les avoir sous la main une fois le premier commencé !

Tout est fatal, Stephen King

27 mars 2009

Ça vous dirait de vivre votre propre autopsie ? De rencontrer le Diable ? De vous suicider de désespoir dans les plaines enneigées du Minnesota ? De fuir la police en compagnie de Dillinger ? De devenir assassin via Internet ou de trouver la petite pièce porte-bonheur qui vous fera décrocher le jackpot ? (dixit l'éditeur)

Après avoir dévoré les bouquins du King de la SF durant mon adolescence, après avoir été tenue en haleine durant plusieurs années avec la longue et époustouflante saga de La Tour Sombre, j'avais quelque peu ignoré mon ex-compagnon de vacances d'été. En tombant sur Tout est fatal à la médiathèque, je me suis dit qu'une petite cure de jouvence ne me ferait pas de mal…

Comme Minuit 2 et Minuit 4, il s'agit d'un recueil de nouvelles fantastiques, effrayantes et donnant le loisir à notre imagination de galoper à tombeau ouvert ! Certaines nouvelles avaient un petit goût de "déjà-vu" (c'est d'ailleurs le titre d'une nouvelle), comme L'Auto-virus dont le procédé avait été utilisé précédemment par l'auteur (un tableau vivant). Ce que j'aime, c'est la diversité des personnages. On y trouve des bandits (La mort solitaire de Jack Hamilton), une femme de ménage dans un hôtel casino (Petite Chansseuse), un couple en instance de divorce (Déjeuner Au Gotham Café), un prisonnier politique (La Salle d'Exécution).

Ma nouvelle préférée est sans conteste Les Petites Soeurs d'Elurie, dans laquelle on retrouve Jack le pistolero (cf. La Tour sombre) qui est sauvé des morts-vivants par des nonnes, les Petites Soeurs d'Elurie… qui ne sont pas tout à fait ce qu'on pourrait croire… Ahhh, j'aurais aimé qu'elle continue sur un roman entier parce que j'y ai retrouvé le style et la magie de la plume de Stephen King comme dans ses meilleurs livres (mes préférés sont Ca et Marche ou crève).

Ici, les nouvelles sont précédés ou suivies d'un commentaire de l'auteur qui explique le contexte de l'écriture ou la naissance de l'idée développée dans la nouvelle. Pas inintéressant, ma foi ! De toutes façons, si j'aime Stephen King c'est parce que son imagination et la mienne sont sur la même longueur d'ondes : ce qu'il écrit me fai(sai)t peur et j'aime ça !

A lire le soir, avant de s'endormir, dans une maison sombre et isolée pour plus d'effet !

Herman, Lars Saabye Christensen

25 mars 2009

Du haut de ses onze ans, Herman n'a pas la langue dans sa poche. Sa vision du monde et les questions qu'il se pose en désarçonnent plus d'un. Son père arrive-t-il à voir l'Amérique quand il conduit sa grue ? Ruby, sa camarade de classe, a-t-elle vraiment des nids d'oiseaux dans sa tignasse rousse ? Quand, un jour, sa mère l'emmène chez le médecin, le constat est sans appel : Herman est atteint d'une maladie rare [...]. (extrait de la présentation de l'éditeur)

Je coupe délibérément la fin de la quatrième de couverture qui en dit un peu trop. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il s'agit une histoire très touchante qui met en scène un petit garçon à l'imagination débordante et au parler particulier (il dit "on" au lieu de "je" par exemple). Fils unique, il s'entend bien avec ses parents, rend régulièrement visite à son grand-père alité. Lorsqu'un jour, on découvre qu'il a une maladie rare, tout le monde change d'attitude à son égard, et cela va bouleverser ses pensées et son attitude, y compris vis-à-vis de lui-même.

Je craignais lire une histoire triste, qui s'appitoie sur un enfant malade… mais en fait, c'est tout le contraire ! Herman est drôle et sensible et le lecteur ne peut pas avoir pitié de lui. C'est un récit très vivant (raconté au présent) qui nous replonge en enfance (chocolats chauds, Zorro et méchancetés dans la cour au programme…). Parfois, on oublie combien les enfants sont intelligents et "ressentent" tout ce que les adultes essaient de leur cacher. Eh bien, Herman nous rappelle à l'ordre (il met par exemple son médecin et l'infirmière dans l'embarras en énonçant leur liaison haut et fort pendant une consultation !). Il donne des surnoms très drôles aux gens qui l'entourent (comme "La Caisse des Consignations") et joue avec les mots. On voit aussi combien des parents peuvent être déboussolés face à la maladie de leur enfant et que ce n'est vraiment pas évident de communiquer avec un petit garçon fragilisé qui se ferme comme une huître.

Merci à Finette de m'avoir offert ce livre lors du swap scandinave (décembre 2007), la plume de Lars Saabye Christensen m'a fait sourire et m'a offert quelques heureux moments d'une lecture chaleureuse et émouvante.

Le faste des morts, Kenzaburô Ôé

22 mars 2009
Les trois nouvelles qui composent Le faste des morts appartiennent à la première période littéraire de Kenzaburô Ôé. Il avait alors une vingtaine d'années, et était à peine plus âgé que les personnages qu'il met en scène. Ces jeunes, et moins jeunes, antihéros, confrontés à une situation extrême, réelle ou métaphorique, subissent la violence sous ses diverses formes : la mort, la nausée, la mauvaise foi, la manipulation, la culpabilité. Dans une morgue, une maison de redressement, une famille en décomposition, un lycée ou un groupuscule d'extrême droite, les rapports de force, l'humiliation, la fascination et la domination sexuelle et politique règnent et brouillent l'univers mental des jeunes antihéros. (présentation de l'éditeur)

Autant le dire d'emblée : je n'ai pas aimé ces nouvelles ! Autant j'ai bien retrouvé le style d'écriture japonaise que j'apprécie, autant le sujet abordé dans ce recueil m'a laissé de glace. C'est d'ailleurs le cas de le dire, puisque la première nouvelle se déroule dans la morgue d'une université de médecine. Mêlant détails peu râgoutants et ambiance glauque au possible, ce récit met en avant deux jeunes gens, un garçon et une fille, qui pour des raisons d'argent viennent aider le responsable de la morgue à trimbaler des cadavres d'une cuve à une autre. Pouah ! L'ambiance est oppressante et je n'avais qu'une envie : en sortir !

Hélas, la seconde nouvelle ne pas donné envie de poursuivre : dans une maison de redressement, les jeunes détenus s'adonnent à des perversions entre eux et sur les animaux. Tout pour me faire fuir, là encore !

Enfin, j'ai survolé le dernier récit qui décrit le désespoir d'un adolescent malheureux au sein de sa famille (laquelle ne pense même pas à lui souhaiter son anniversaire). Petit à petit, il va trouver refuge dans un groupe politique d'extrême droite… Je n'ai pu aller au bout, tant les attitudes et faits décrits m'exaspéraient !

Fait rare mais pas inexistant : j'ai fait un total rejet d'un livre de littérature japonaise ! Pas contre l'auteur, que je découvrai, mais en raison du thème de la jeunesse désespérée au mental troublé qui agit de façon plus que déraisonnée.
C'est un livre reçu lors du Lotobook (merci à Lamia qui n'est pas responsable de mon rejet de ces nouvelles !)

Valse avec Bachir, Ari Folman

17 mars 2009

Vingt ans après la première guerre du Liban (début des années 80), un ancien soldat part à la recherche de ses souvenirs perdus. Il va interviewer ses anciens compagnons et d'autres protagonistes de l'époque (journaliste, etc.) qui le mèneront à comprendre quel a été son rôle dans les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila.

J'avais entendu le plus grand bien de ce film, et il est vrai que la forme est plutôt originale : on suit ce soldat (qui est le réalisateur du film) et on découvre en même temps que lui les témoignages qu'il recueille sur son passé. Le rythme est un peu trop lent à mon goût, cependant.

Au-delà de l'histoire à laquelle je n'ai pas vraiment accroché (le thème de la guerre… et surtout cette très complexe guerre du Liban, mêlant guerre civile de religion, puis enjeux stratégiques internationaux (Israël, Syrie…)), j'ai trouvé des qualités indéniables à ce film. D'abord, l'animation intègre plusieurs techniques (dessins, photos retouchées, images de synthèse et que sais-je encore ?) qui donnent un rendu remarquable. Ensuite, la BO est très sympa (je fais mon coming out : j'AIME la musique des années 80 !) et permet d'alléger un peu la gravité du thème du film. Enfin, les bonus sont vraiment intéressants : j'ai particulièrement apprécié les explications d'un professeur libanais de Sciences Po qui sont claires et permettent de mieux comprendre ce qui s'est passé. Il y a également une rediffusion d'un journal télévisé d'Antenne 2 qui montre le désastre des camps : j'ai été très surprise de voir que les images sont très crues, on voit des maisons complètement démolies et des cadavres, presque sans commentaire. Il me semble que les JT d'aujourd'hui ne passent plus ce genre de reportage aussi cru (et criant de vérité).

Un bon point aussi pour le joli coffret de ce DVD incluant 10 planches de la BD du même nom sortie aux éditions Casterman.

Au final, ce n'est pas un film d'animation à mettre en toutes les mains (et surtout pas pour les enfants, c'est violent), mais il a le grand mérite de mettre en exergue les atrocités d'une guerre et les traumatismes qu'elle a entraînés, tout cela sans prise de position, avec un ton neutre apaisant.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig

15 mars 2009

Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. (présentation de l'éditeur) 

Ce fut une véritable joie que de retrouver la plume si riche et distinguée de Stefan Zweig. Dans ce très court roman, le narrateur recueille le récit d'une vieille femme dont une journée a marqué la vie entière, alors qu'elle avait quarante-deux ans. C'est un récit émouvant qui met en scène une pratique particulièrement choquante à l'époque où elle se déroule : une femme agit impulsivement et décide de se donner à un homme qu'elle connaît à peine.

La passion du jeu, l'addiction et la déchéance qu'elle entraîne, la séduction par des mains d'homme (l'auteur décrit admirablement ce long passage), la fascination d'une femme, le mensonge, la déception, sont des éléments qui font de cette histoire un parcours à la fois unique et pourtant semblable à d'autres. Le style stefanois en fait tout le charme et donne un ton délicieux et un suspense à ce récit féminin imbriqué dans celui du narrateur masculin. Encore un texte à lire absolument !

Du même auteur, j'ai lu (et adoré) : Le joueur d'échecs ; Amok ; La confusion des sentiments

Ed. Stock, 2002, 139 p.

Tirage au sort : Negrinha

13 mars 2009

Le jeu-concours pour gagner un exemplaire de la touchante BD Negrinha est clôturé. Comme à l'accoutumée, c'est Bébé Books qui a choisi (au hasard de ses mains potelées) l'heureuse (je présume !) gagnante parmi les 7 participantes.

Seules des filles ont joué, en effet, et avec brio puisque toutes ont su répondre à la question : "Comment se nomme le mont sur lequel est érigée la statue du Christ rédempteur qui protège les cariocas ?"

La réponse est : le mont Corcovado.

- A présent, Bébé Books, veux-tu bien dévoiler le nom de la gagnante ?

- Dada !

- Euh, tu es sûr ? Essaie encore !

- Baba !

- Bon… maman va traduire pour les lecteurs ! Il s'agit de :

JO ANN

On dirait que le vendredi 13 t'a porté chance, Jo Ann.  :-)

Toutes mes félicitations, tu devrais recevoir ta BD la semaine prochaine !

PS : un bout de papier a été maltraité (fondu dans de la bave) durant ce tirage au sort. Paix à son âme de papier.

Fanta Guitar Hero & combos

11 mars 2009

On a beau aimer lire, parfois, il est bon de se divertir autrement (qui n'a jamais connu la fameuse et redoutable "panne de lecture" ?!).

Connaissez-vous le jeu de console Guitar Hero ? On a un pseudo instrument de musique dans les mains (guitare, batterie ou micro) et on doit appuyer sur des touches de couleurs qui représentent des notes. C'est très fun, même pour ceux qui ne jouent d'aucun véritable instrument !

Eh bien sur le site www.fanta.fr on peut jouer à un jeu dérivé de Guitar Hero mais adapté à l'ordinateur ! Et mieux encore, à partir de 40.000 points, on participe au tirage au sort pour gagner une console de jeux (au choix, Wii, X-Box ou PS3) !

 

Je m'éclate bien à la batterie, j'avoue ! Mais je fais un meilleur score à la guitare (mon record est d'environ 125.000… et le vôtre ?).

Et comme je ne suis pas égoïste, je donne deux combos (vous saurez ce que c'est en jouant) que j'ai trouvé : AGRUMES et SEKITORI !

PS : non, mon blog n'est pas sponsorisé par Fanta, je suis naturellement accro à ce jeu ! ;-)

Negrinha, J.C. Camus et Olivier Tallec

10 mars 2009

Rio de Janeiro, 1953. Maria, métis de 13 ans, est élevée comme une jeune bourgeoise blanche de Copacabana. Or sa mère, qu’on prend pour sa bonne, est noire, analphabète, femme de ménage… Et prête à tous les sacrifices pour que sa fille ne vive pas l’injustice de la négritude. Mais on n’échappe pas si facilement à sa condition. La vie de Maria est bouleversée quand un jour elle pénètre dans la favela où vit le reste de sa famille.

Cette BD présente tout en finesse et en justesse la dure situation des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) dans les années 50. On voit combien il est difficile de sortir des favelas lorsque l'on y a grandi, et combien l'intégration dans la population plus aisée est compliquée… surtout lorsque l'on n'est pas blanc de peau.

Negrinha est une charmante adolescente, ouverte sur le monde, un peu naïve, même. Alors que ses amies ont des bonnes noires, elle a une maman noire. Et cette différence ne lui fait pas honte, alors qu'elle choque ses amies lorsqu'elles découvrent la situation. La mère de Negrinha est croyante et travailleuse, elle veut le meilleur pour sa fille et ne compte pas sa peine. Elles forment un duo touchant et débordant d'amour, malgré les différends qui les opposent sur certains sujets, comme le petit vendeur de cacahuètes…

Les vignettes de cette bande dessinée ressemblent à des tableaux, la technique utilisée ressemble à de la peinture à l'huile (je ne m'y connais pas suffisamment pour en dire plus, mais le rendu est vraiment chouette).

J'ai été émue et emballée par la lecture de Negrinha, et vous en recommande chaudement la lecture, qui est fort dépaysante puisqu'elle est parsemée de termes portugais (un lexique fort utile se trouve à la fin de l'ouvrage).

Et j'ai le plaisir de vous proposer de jouer pour gagner un exemplaire de cette BD avec les éditions Gallimard Jeunesse et l'agence Supergazol (pour la France métropolitaine uniquement). La règle est simple :

1. Répondez à la question suivante : "Comment se nomme le mont sur lequel est érigée la statue du Christ rédempteur qui protège les cariocas ?"

2. Envoyez-moi votre réponse par email uniquement (cliquez sur "CONTACT" sous la bannière de mon site) avant le vendredi 13 mars 2009 à 20h13.

3. Un gagnant sera tiré au sort et recevra un exemplaire de Negrinha offert par Gallimard Jeunesse (collection Bayou, 102 p. – janvier 2009).

A vous de jouer !

Les amants du Spoutnik, Haruki Murakami

3 mars 2009

Présentation de l'éditeur :

"[Le narrateur] est amoureux de Sumire, mais celle-ci n'a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l'orbite de la solitude. Jusqu'au jour où Sumire disparaît… Les Amants du Spoutnik bascule alors dans une atmosphère proprement fantastique où l'extrême concision de Murakami cisèle, de façon toujours plus profonde, le mystère insondable de l'amour.  

Ceux qui n'ont jamais lu cet auteur-culte au Japon découvriront une langue limpide, fluide, presque éthérée, une manière diaphane de raconter une histoire en semblant effleurer les choses et les êtres. Jusqu'à ce qu'un incident, un souffle, brouille la surface et nous entraîne vers les profondeurs indéterminées de l'onirisme." Pierre Sorgue, Télérama

Mon avis :

Cela m'a fait grandement plaisir de lire à nouveau ce fantastique (au sens propre comme au figuré) auteur japonais. D'autant que la littérature et l'écriture tiennent une grande place dans ce roman, puisque Sumire, la jeune fille dont le narrateur est amoureux tout en étant son meilleur ami, a cessé ses études à la fac pour écrire. Elle noircit des pages entières mais le tout donne un fil décousu qui passe à la corbeille. Un jour, cependant, tout va changer : elle tombe amoureuse d'une femme mariée qui lui offre un emploi de secrétaire.

Il me semble que c'est le premier Murakami que je lis qui ne se déroule pas entièrement au Japon. Les Amants du Spoutnik nous offrent un voyage d'affaires en Italie et en France, avant de s'achever en Grèce, dans une île peu touristique qui donne envie de s'y réfugier immédiatement, ne serait-ce le mystère qui y rôde…

Je suis très admirative de l'art avec lequel Haruki Murakami construit ses récits : d'une situation ordinaire, il nous fait basculer sans que l'on s'en rende compte dans un univers parallèle propre à ses personnages. Son écriture est fluide et envoûtante, ses mots précis et percutants, ses idées très originales, son monde empreint de poésie et de fantastique. C'est tout simplement un délice, que l'on peut déguster sans hésiter pour découvrir cet auteur.

Extraits de la prose de Sumire :

"A travers l'écriture, je renouvelle quotidiennement l'affirmation de mon existence."

"La compréhension n'est jamais que la somme des malentendus."

NB : c'est un livre Lotobook (merci à Camille) !

Ed. 10-18, 2004, 271 p.

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