Si ce livre pourvait me rapprocher de toi, Jean-Paul Dubois
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"Paul Peremülter est écrivain. A la fin de son 13ème livre, déçu par son travail et toute une vie d'homme assis, il entreprend un périple qu'il voudrait simplement excentrique. Mais ce voyage va le conduire au plus profond de lui-même, dans la forêt obscure de ses origines. C'est dans ce monde magique et étouffant qu'il découvrira ce qu'on lui avait toujours caché, ce qu'il n'aurait jamais dû savoir." (présentation de l'éditeur)
Pour qui aime les choses carrées et logiques, la charpente ce roman est parfaite : le premier chapitre s'intitule "Le début" et commence un premier janvier, sous la neige. Il s'achève par un dixième chapitre fort justement dénommé "La fin" !
Le contenu est moins mathématique. Le narrateur est un homme dans la force de l'âge, écrivain mais non auteur à succès, qui se réveille un jour divorcé, sans enfant et avec l'envie de quitter sa ville (Toulouse) et son immobilisme pour partir à l'aventure et "vivre enfin". Après un court séjour en Floride, où il se fait employer comme chauffeur puis comme pilote d'une barque à touristes dans les Everglades (marais sauvages), il se rend au Canada, dans la région québécoise où se rendait son père pour pêcher deux fois par an, jusqu'à ce qu'il y trouve la mort il y a longtemps de cela.
Plus qu'un voyage, c'est une introspection que vit Paul (le narrateur), et une découverte post-mortem de son père. Tout le récit est une réflexion sur la vie, sur ce qu'on en fait et sur le jardin secret que chacun entretient à sa manière.
L'aspect réel du voyage tient bien sûr une grande place, et j'ai pris grand plaisir à me balader dans les Everglades ou sur les lacs canadiens, entourés de forêts abritant ours et orignal (bien que la pêche et la chasse ne soient ni ma tasse de thé, ni celle, d'ailleurs, du narrateur !).
C'est un livre solitaire et sensible, qui nous entraîne dans des aventures inattendues particulièrement éprouvantes, et provoque des réflexions personnelles intéressantes. Il m'a bien plu ! Et c'est seulement après ma lecture que j'ai fait le rapprochement avec le Jean-Paul Dubois de Vous plaisantez, Monsieur Tanner : le style n'est pas le même, il n'y a pas la légèreté et l'humour (bien qu'il n'en soit pas dénué, mais en plus discret) du second dans Si ce livre pouvait me rapprocher de toi.
Extrait :
"C'est à ce moment-là, je crois, que je décidai de partir pour un voyage dont j'ignorais la destination et la durée. J'étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s'il le fallait, creuser les flancs de la terre."
C'est un livre que j'ai reçu lors du Lotobook : merci à Catherine D. !
Ed. de l'Olivier, 1999, 211 p.

Pour l’instant je n’en ai lu qu’un seul de l’auteur « Hommes entre eux » et qui m’avait bien plu, il faudrait que je retente l’expérience avec un autre et celui-ci est très tentant !
2 février 2009 | #
@Florinette : moi aussi, je pense lire d’autres titres de cet auteur !
3 février 2009 | #
Les evergledes, j’y étais la semaine dernière (la preuve ici : http://ceciledequoide9.blogspot.com/2009/02/appelez-moi-cecile-dundee-what-of-nine.html ) et si vous voulez avoir une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, j’ai publié aujourd’hui (vendredi 13/02) un lien vers un album photo consacré à Miami et à ses environs (mais ces photos là ne sont pas de moi)
13 février 2009 | #