tamaculture

Tirage au sort Dimitri Bogrov

28 février 2009

Une fois encore, merci aux joueurs qui ont tenté leur chance au jeu-concours pour gagner la BD Dimitri Bogrov. Vous étiez 6 participants (+ un retardataire après le tirage ! ;-) )… et à 20h30 vendredi soir, Bébé Books a tiré au sort le nom de :

Morwenna !

Félicitations Mo ! Tu recevras ton exemplaire de cette BD historique pleine d'amour la semaine prochaine ! Pourvu qu'elle te plaise ! :-)

 NB : ce billet aurait dû être publié vendredi soir mais un problème technique m'empêchait d'accéder à mon blog, désolée pour ce petit inconvénient !

Le Proscrit, Sadie Jones

28 février 2009

Présentation de l'éditeur :

Dans cette petite ville du Surrey, au sud de Londres, pendant les années cinquante, tout le monde va à l'église, joue au tennis et fête Noël dans l'insouciance et l'alcool ; les jobs s'obtiennent au cours de conversations de quelques minutes au coin du feu, et les jardiniers sont aux petits soins pour les massifs de fleurs des riches demeures victoriennes.

Mais cette façade hypocrite et fragile se fissure à partir du jour où le petit Lewis Aldridge, âgé d'une dizaine d'années, assiste, impuissant et terrifié, à la noyade de sa maman adorée, libre d'esprit et anticonformiste. Privé du réconfort d'un père à peine revenu de la guerre, homme froid, autoritaire et accablé par le veuvage, Lewis se rétracte dans la douleur et sombre peu à peu dans le doute, la solitude, l'automutilation, puis la délinquance… En 1957, quand il sort de prison où il vient de passer deux ans pour avoir incendié l'église de Waterford, il n'a que dix-neuf ans… Son retour chez son père, remarié et peu pressé de revoir son fils, fera non seulement exploser sa famille, mais une communauté tout entière…

Mon avis :

L'histoire, étalée de 1945 à la fin des années cinquante, raconte la quête de rédemption de Lewis et les barrières sociales et douleurs morales qui l'empêchent d'y parvenir. Ce premier roman est fondamentalement dur. Lewis, qui est donc le personnage principal, est un petit garçon rongé par le chagrin, qui veut se faire aimer de son père alors que ce dernier préfère l'ignorer et l'envoyer en pension. L'adolescent qui émerge n'a pas guéri de cette blessure. D'ailleurs, il s'en inflige d'autres en se mutilant les bras avec des lames de rasoir, ce qui lui procure un plaisir malsain et obsédant. Il est violent, boit, et ne sait comment se sortir de son enfermement mental. C'est un personnage complexe qu'on ne peut ni aimer ni vraiment détester, car il est fragile et on a envie de l'aider et qu'il s'en sorte. Une jeune voisine, Kit, voit aussi la lumière qui est en Lewis et n'aura de cesse de l'admirer et de le défendre envers et contre tous.

C'est un roman qui dépeint une petite communauté anglaise des années 50 avec un grand talent. On voit les mesquineries, les règles de voisinage, la méchanceté des gens. Les personnages paraissent réels, avec plus de failles que de qualités. La plupart jouent un double jeu, ayant l'air de n'avoir rien à se reprocher alors qu'en fait, c'est tout le contraire. Les scènes sont décrites avec minutie, ce qui contribue là encore à rendre le récit très vivant. Une fois le livre refermé, les personnages ne nous quittent pas pour autant. Un livre fort, une auteur à suivre, pour sûr !

Le réalisateur John Madden a décidé d'en faire un film (book trailer).

NB : j'ai lu ce livre pour le Club des Théières (virtuel) de février sur le thème : un livre, un film !

Les avis de : Cuné, Clarabel, Fashion, Amanda, Lily, Laurence

Dimitri Bogrov, Marion Festraëts & Benjamin Bachelier

24 février 2009

Aujourd'hui, je vous propose un peu d'histoire… Nous somme en 1911, en Russie. Quelques années après la répression des évènements de 1905 (tentative de révolution avortée), les cercles anarchistes, anti-tsaristes et socialistes sont encore très actifs.

Dimitri Bogrov, jeune avocat issu d'une famille bourgeoise, les a fréquenté dans sa jeunesse, mais il a pris de la distance depuis ses études de droit. Un jour, il fait la connaissance dans un train d'une jeune femme "qui fume comme un vieux cosaque et boit son thé comme une chatte". Jolie et mystérieuse, elle a l'air de savoir ce qu'elle attend de la vie. Elle quitte le train sans laisser son nom mais son livre : L'unique et la propriété, où elle a noté : Loulia Aleksandrovna.

Très motivé, le coeur battant, Dimitri part alors à sa recherche, aidé de ses amis. Hélas, la belle a de mauvaises fréquentations…

C'est un récit politique sur un fond d'histoire d'amour, un genre assez différent des BD que je lis d'habitude… et qui m'a bien plu, je l'avoue. Les dessins de Benjamin Bachelier ont une touche particulière, dans les tons rouges – qui font penser aux couleurs politiques du peuple russe – et bleus pour le froid, la neige , la nuit où se passe l'histoire. Cette dernière est d'ailleurs inspirée de l'histoire familiale de l'auteur, Marion Festraëts, et l'on trouve à la fin de l'ouvrage plusieurs explications sur les termes et personnages de l'époque. Qui a dit que les BD n'étaient pas instructives ?!! ;-)

Et bonne nouvelle, si cette BD vous tente, vous pouvez en gagner un exemplaire ! (uniquement pour la France métropolitaine). Je réexplique la règle du jeu :

1. Répondez à la question suivante : "Les cent-noirs étaient-ils des nationalistes pro-tsar ou des révolutionnaires de gauche ?" (au pire, vous avez une chance sur deux, hein, petits ignorants !! hihi, je n'en savais rien non plus avant de lire la BD, je vous rassure !)

2. Envoyez-moi votre réponse par email uniquement (cliquez sur "CONTACT" sous la bannière de mon site) avant le 27 février 2009 à 20h07.

3. Un gagnant sera tiré au sort et recevra par l'intermédiaire de l'agence Supergazol un exemplaire de Dimitri Bogrov offert par Gallimard Jeunesse (collection Bayou, 112 p. – janvier 2009).

Que la chance soit avec vous !

PAL au régime !

22 février 2009

Depuis plusieurs mois, j'ai mis ma PAL au régime. Plus d'achats de livres (ou alors, seulement à offrir), et le Père Noël a été briefé dans le même sens et m'a déposé des DVD au pied du sapin.

Ce matin, j'ai décidé de vérifier l'efficacité de ce régime drastique… Eh bien, je suis ravie : ma PAL ne compte plus que : (tada !)

111 livres

(dont 54 prioritaires et 57 "pour plus tard"…). 

PAL mal, n'est-ce pas ?! ;-)

Allez, avouez, la vôtre en compte combien ? (vous avez le droit de changer de pseudo si la honte vous tenaille… Pas vrai, F., S. et autres C. !!! :mrgreen:  )

And the winner is…

20 février 2009

A 20h09 s'est clôturé le jeu du Réveil du Zelphire

Les cinq participants avaient tous des bonnes réponses : l'auteur, Karim Friha, était fan dans sa jeunesse (euh, il n'a que 28 ans !) d'Astérix, Gaston Lagaffe et de Batman, entre autres…

Bravo et merci à tous les joueurs.

 

Et sous l'oeil attentif de l'huissier, Mister T., l'innocent Bébé Books a tiré au sort à 20h30 :

MELCOUETTES !

Félicitations, tu recevras dans quelques jours ton exemplaire du Réveil du Zelphire des éditions Gallimard Jeunesse… BONNE LECTURE, j'espère qu'elle te plaira autant qu'à moi.

Le réveil du Zelphire, t.1 – Karim Friha

17 février 2009

Tome 1 – D'écorce et de sève

Voilà une fort sympathique BD qui nous emmène dans un monde imaginaire, au XIXème siècle. Les citoyens de la République de Béremhilt sont côtoyés sans le savoir par des Zelphires… des individus comme vous et moi, à cette petite différence près : ils ont développé chacun un pouvoir parfois incontrôlable. Sylvan, l'un des héros de cette histoire, se transforme en homme-arbre dès qu'il est en colère ou effrayé (il "bourgeonne" même chaque matin… heureusement, cela fait rire sa fiancée !), et un autre petit héros a la chance de pouvoir contrôler les insectes !

Sylvan fait la connaissance du Professeur Wernes, un drôle de petit bonhomme au nez rouge, baroudeur et savant intéressé par les plantes, tout comme Sylvan. Ils se rendent dans une région éloignée où l'on dit qu'un lac miraculeux guérit tous les maux… C'est le début d'une aventure mouvementée dans laquelle on croise l'horrible Graves et ses deux fils, dictateurs et tueurs en puissance qui veulent anéantir tous les Zelphires, sauf une…

Une histoire d'amour, des aventures trépidantes et d'étranges personnages, la lutte du Bien contre le Mal, des traits d'humour et un récit très bien construit, voilà de quoi vous allécher, non ? Selon moi, cette BD peut séduire à la fois les adultes et les enfants (à partir de 9-10 ans).

Le tout est publié dans une collection au format original et agréable (plus petit et plus épais que le format traditionnel), dirigée par Joann Sfar (c'est tout dire) : la collection Bayou, aux éditions Gallimard Jeunesse.

Et grâce à ces dernières, je vous propose de participer à un jeu-concours dont voici la règle simplissime :

1. Répondez à la question suivante : "De quel(s) héros l'auteur, Karim Friha, était-il fan dans son enfance ?" (plusieurs réponses seront acceptées)

2. Envoyez-moi votre réponse par email uniquement (cliquez sur "CONTACT" sous la bannière de mon site) avant le 20 février 2009 à 20h09.

3. Un gagnant sera tiré au sort et recevra par l'intermédiaire de l'agence Supergazol un exemplaire du Réveil du Zelphire offert par Gallimard Jeunesse.

Bonne chance à tous !

Le site de l'auteur (où vous pouvez voir plusieurs planches), qui sera notamment en dédicace au Salon du livre de Paris le mois prochain.

Les cafards, Jo Nesbo

15 février 2009

Un somptueux couteau thaïlandais enduit de graisse norvégienne est retrouvé planté dans le dos d'un ambassadeur scandinave. L'homme est mort dans une chambre de passe à Bangkok. Près de lui, une valise au contenu sulfureux : de quoi nuire, de quoi faire très mal… A peine revenu d'Australie, Harry Hole repart pour l'Asie, ses usages millénaires, ses secrets et sa criminalité dont il ignore tout. Toujours aussi cynique, intimement blessé, l'inspecteur venu d'Oslo va se heurter de plein fouet à cette culture ancestrale en pleine mutation.[...] (présentation de l'éditeur)

Ce second volume des enquêtes de l'inspecteur Harry Hole tient ses promesses. Tout en respectant la "recette" de L'homme chauve-souris, à savoir un meurtre à l'étranger et la difficile enquête d'un policier norvégien plongé dans une culture très différente de la sienne, dont il doit déchiffrer les codes pour progresser, il comporte quelques originalités qui m'ont à nouveau séduite. On rencontre des personnages peu classiques dans ce genre de littérature (une femme flic américaine parlant thaï et aux cheveux rasés, une jeune fille handicapée douée pour la natation) et la culture thaïlandaise est suffisamment bien décrite pour qu'on imagine bien les lieux. D'ailleurs, l'impression que j'ai de Bankok ne me donne pas envie d'y circuler ! Harry est toujours alcoolique mais essaie de ne pas approcher une bouteille de trop près, quitte à trouver un autre dérivatif… et ses blessures personnelles sont loin d'être guéries.

Bref, un polar de fort bon cru, avec un enquêteur qui s'accroche à son boulot pour ne pas sombrer complètement, des affaires qui s'entrecroisent pour mieux mystifier le lecteur, et un final sans concessions. Puisque c'est comme ça, je compte bien lire les suivants !

Special thanks : à Bladelor pour ce Kdo du Sexy Men Swap (bien que la couverture n'ait rien à voir avec le schmilblick !)

Un lieu incertain, Fred Vargas

5 février 2009

Extrait :

"- Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire. Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez votre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
– Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les pointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
– Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
– Eh bien elles veulent entrer tout de même, et toute leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
– Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
– Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête."

J'ai éprouvé un véritable plaisir à retrouver le commissaire Adamsberg et ses acolytes de la brigade parisienne. Un meurtre horrible (bonjour les détails de la scène du crime !) s'est produit dans la banlieue parisienne. Parallèlement, dix-sept chaussures anciennes sont retrouvées devant un vieux cimetière londonien. Le hic est qu'elles contiennent des pieds… Comment Adamsberg va-t-il se sortir de ces mystères ? Ca, vous le saurez en lisant le bouquin, je ne vais pas faire le travail à votre place, non mais !

Les inspecteurs et simples policiers sont dépeints avec toutes leurs manies qui font leur charme (Danglard boit du vin blanc comme du petit lait, une autre cache de la nourriture dans tous les recoins de la brigade, un troisième souffre de narcoleptie et a sa pile de coussins adéquate…), et on en apprend encore de belles sur la vie personnelle d'Adamsberg.

Comme dans Les bois éternels, des éléments frôlant le paranormal se produisent dans Un lieu incertain (les titres, d'ailleurs, sont dans le même esprit)… Je ne suis habituellement pas fan de cet univers. Pourtant, ici, un indice nous permet de découvrir le coupable avant qu'il ne se dévoile (bien sûr, je ne l'ai pas découvert, c'est pour cela aussi que j'aime cet auteur !). Seule Fred Vargas pouvait me réconcilier avec le monde des vampires ! Je crois que des fans de Vargas ont été déçus par cet opus, le jugeant par trop fantaisiste et confus.

Eh bien, moi, au contraire, je l'ai beaucoup aimé. Plog !

Ed. Viviane Hamy, juin 2008, 383 p.

Si ce livre pourvait me rapprocher de toi, Jean-Paul Dubois

2 février 2009

"Paul Peremülter est écrivain. A la fin de son 13ème livre, déçu par son travail et toute une vie d'homme assis, il entreprend un périple qu'il voudrait simplement excentrique. Mais ce voyage va le conduire au plus profond de lui-même, dans la forêt obscure de ses origines. C'est dans ce monde magique et étouffant qu'il découvrira ce qu'on lui avait toujours caché, ce qu'il n'aurait jamais dû savoir." (présentation de l'éditeur)

 Pour qui aime les choses carrées et logiques, la charpente ce roman est parfaite : le premier chapitre s'intitule "Le début" et commence un premier janvier, sous la neige. Il s'achève par un dixième chapitre fort justement dénommé "La fin" !

Le contenu est moins mathématique. Le narrateur est un homme dans la force de l'âge, écrivain mais non auteur à succès, qui se réveille un jour divorcé, sans enfant et avec l'envie de quitter sa ville (Toulouse) et son immobilisme pour partir à l'aventure et "vivre enfin". Après un court séjour en Floride, où il se fait employer comme chauffeur puis comme pilote d'une barque à touristes dans les Everglades (marais sauvages), il se rend au Canada, dans la région québécoise où se rendait son père pour pêcher deux fois par an, jusqu'à ce qu'il y trouve la mort il y a longtemps de cela.

Plus qu'un voyage, c'est une introspection que vit Paul (le narrateur), et une découverte post-mortem de son père. Tout le récit est une réflexion sur la vie, sur ce qu'on en fait et sur le jardin secret que chacun entretient à sa manière.

L'aspect réel du voyage tient bien sûr une grande place, et j'ai pris grand plaisir à me balader dans les Everglades ou sur les lacs canadiens, entourés de forêts abritant ours et orignal (bien que la pêche et la chasse ne soient ni ma tasse de thé, ni celle, d'ailleurs, du narrateur !).

C'est un livre solitaire et sensible, qui nous entraîne dans des aventures inattendues particulièrement éprouvantes, et provoque des réflexions personnelles intéressantes. Il m'a bien plu ! Et c'est seulement après ma lecture que j'ai fait le rapprochement avec le Jean-Paul Dubois de Vous plaisantez, Monsieur Tanner : le style n'est pas le même, il n'y a pas la légèreté et l'humour (bien qu'il n'en soit pas dénué, mais en plus discret) du second dans Si ce livre pouvait me rapprocher de toi.

Extrait :

"C'est à ce moment-là, je crois, que je décidai de partir pour un voyage dont j'ignorais la destination et la durée. J'étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s'il le fallait, creuser les flancs de la terre."

C'est un livre que j'ai reçu lors du Lotobook : merci à Catherine D. !

Ed. de l'Olivier, 1999, 211 p.

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