tamaculture

Eté, Edith Wharton

28 janvier 2009

Le thème du Club des Théières de ce mois-ci nous incitait à choisir un titre parmi la liste groupée des Tops 5 de chaque membre. J'ai choisi Eté, un livre reçu lors du Lotobook, qui est justement un chouchou de Stéphanie.

"La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat du petit village de North Dormer, en Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, au pied des montagnes, rythmée par les heures qu'elle passe à dépoussiérer et ordonner la minuscule bibliothèque municipale. Un jour de début d'été, elle voit apparaître dans ce bout du monde un jeune architecte, Lucius Harney, venu dessiner des croquis d'habitats traditionnels de la région. Très vite, elle s'éprend de lui… Admirablement construit, ce court roman des espoirs et des cruautés de l'amour est également une description impitoyable de l'oppression exercée parla "normalité" sociale contre les aspirations de l'individu. Été, quoique fort chaste, traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante. Un roman très en avance sur son temps qui, lorsqu'il fut publié en 1917, créa un véritable scandale. On alla jusqu'à le comparer à Madame Bovary, qui était précisément le livre préféré d'Edith Wharton."(présentation de l'éditeur)

J'ai franchement apprécié cette histoire qui commence par l'envol d'un chapeau un jour d'été et se poursuit dans les méandres de l'âme d'une jeune femme qui a d'autres aspirations que la vie étriquée que lui réserve le petit village isolé dans lequel elle vit avec son vieux tuteur. L'ambiance des lieux est parfaitement retranscrite, on s'imagine bien les voisins espionnant les moindre faits et gestes de Charity, et faisant bon usage de leurs langues de vipères, les habitants de la montagne, plus semblables à des bêtes qu'à des êtres humains… L'amour prend dans ce roman plusieurs formes : amour chaste d'une jeune vierge, amour charnel (tout juste effleuré, si j'ose dire, à tel point que pendant plusieurs chapitres, je n'étais pas sûre que Charity et son amant fasse autre chose que prendre le thé dans leur refuge…), et aussi, amour teinté de haine et de jalousie du vieux tuteur…

J'attribue un bon point de plus à ce roman pour sa fin, qui n'est pas celle que l'on attend…

Et la plume de l'auteur, moderne pour l'époque et surannée aujourd'hui, m'a suffisamment séduite pour me donner envie de découvrir d'autres de ses romans, comme Les beaux mariages, recommandée par Stéphanie.

Remarque : Edith Wharton n'est pas britannique mais américaine : elle est née à New-York mais a vécu longtemps en France et y est décédée (aparté pour les participants à Books & the City 2 : sa tombe se trouve à Versailles et non au Père Lachaise, vous n'aurez pas à la chercher !). Elle a reçu la Légion d'Honneur (pour son action durant la Première Guerre Mondiale).

L'avis de : Florinette (pour l'anecdote, j'avais écrit dans les commentaires que j'aimerais bien découvrir Edith Wharton et que je notais ce titre… C'était le 23.01.2007 ! Deux ans pour rayer un titre de ma LAL ! Au suivant !)

Elles se rendent pas compte, Boris Vian

23 janvier 2009

De Boris Vian, j'avais lu ("comme tout le monde", allais-je presque écrire), L'écume des jours, étudié au collège ou lycée. Et depuis, rien, malgré l'oeuvre prolifique de ce fascinant personnage. Heureusement que Co (sans blog mais elle va peut-être craquer cette année !) est passée par là (merci encore, miss !).

Présentation de l'éditeur :

"Que Gaya s'apprête à en épouser un autre, Francis, son ami d'enfance et amoureux d'occasion, aurait peut-être pu l'admettre à la rigueur. Mais que le fiancé lui fournisse de la drogue, non ! Surtout qu'il appartient à une drôle de bande, ce fiancé. Et qu'en plus il n'aime pas les filles. Et là, ça devient carrément louche. Parce qu'elle est d'une famille très riche, la petite Gaya. Alors il fonce, Francis. Beaucoup de bagarres, pas mal de sexe, quelques morts. Il faut ce qu'il faut : sans ça, elles se rendent pas compte ! Un " Vernon Sullivan " percutant, qui classe sans conteste Boris Vian parmi les classiques du polar noir."

J'ai énormément aimé me plonger dans l'univers loufoque de ce roman qui mêle intrigue policière, comédie de moeurs et nostalgie des années 60 (euh, pour ceux qui les ont connues ;-p ), époque à laquelle les filles s'appellent des "souris"… Et où les garçons sont tous prêts à jouer le chat ! Tous, non, en fait, puisque dans ce polar, la communauté homosexuelle est en bonne place. Trafic de drogue, belles voitures, déguisements, revolvers et cadavres animent le récit et l'on ne s'ennuie pas une seconde !

Le style de Vernon Sullivan, alias Boris Vian, fait un peu penser à celui de San Antonio… Le récit est au présent, ce qui lui donne un rythme effréné et confère au lecteur l'impression de vivre l'action en même temps que Francis, le narrateur. Ce dernier a un langage très vivant et un humour décapant qui font de ce récit un moment de plaisir gredin !

Je pense replonger prochainement dans l'oeuvre riche et variée de Boris Vian, puisque ces retrouvailles ont été très réussies.

Extrait (p. 35) :

"J'empoigne le sac de Gaya. C'est une jolie feinte. Et je fonce vers l'escalier. Il faut autre chose que trois lopes pour venir à bout du petit Francis.

Ouais. Seulement, sur l'escalier, il y a un nouveau genre de malabar.

Un type horrible. Il est roux, il a le crâne en pointe ; il est velu, il a l'air d'un ours ; il pèse au moins deux cents kilos et il est très méchant ; ça se voit à ses petits yeux de cochon enfoncés dans son lard."

Ed. Le Livre de Poche, 123 p. réédition d'août 2007.

Books & the City… le retour !

21 janvier 2009

Souvenez-vous l’année dernière :

Books and the City (video… à ne pas lancer si vous êtes au boulot !)

Une idée folle avait surgit dans la tête de quelques bloggueuses : organiser un jeu de piste dans Paris, un jeu de piste littéraire, un jeu de piste amusant, érudit, drôle, loufoque, réfléchi… Aussitôt dit aussitôt fait, nous lancions les invitations et attendions les premières inscriptions avec anxiété.
 
Quelques mois plus tard, des litres de thé, de café plus tard, des heures de réflexion intense plus tard, près de 50 personnes nous rejoignaient pour une journée pluvieuse, joyeuse, heureuse. Après avoir arrêté des étrangers dans la rue, avoir cogité longuement dans le métro ou à la terrasse d’un café pour les plus paresseux, s’être grimés en héros de la littérature sous l’œil ahuri des passants, avoir piétiné et erré longuement dans un cimetière, parcouru la capitale, nos participants repartaient heureux et nous repartions épuisées des étoiles et des rêves plein la tête…
 
Envie de recommencer, de refaire, de replonger ou de découvrir ?
 
Cette année, Books & the city aura lieu le Samedi 6 juin 2009. Le jeu durera toute la journée et sera suivi d’un dîner.
 
Comme l’an dernier, nous vous demandons une participation financière de 8 euros (dotation des prix, frais d’impression des marques page, kit de départ). Toute l’organisation est assurée bénévolement par les blogueuses parisiennes impliquées.
 
Pour vous inscrire, envoyez un email sur la boite :
booksandthecity@droledeclub.com dès que vous pensez pouvoir venir pour réserver votre place. Dans le mail, n'oubliez pas d'indiquer :
1) 
prénom et nom
2) adresse email
3) si vous serez accompagné(e)
  (donnez alors le nom et l’adresse mail de votre ami(e))
4) si vous participerez au dîner

Le nombre de participants est limité à 45. Un accompagnant par inscrit maximum, le jeu est réservé en priorité aux blogueurs littéraires, aux participants de l’an dernier, aux personnes recommandées.

Les inscriptions en ligne seront closes le 1er mai. Les équipes seront constituées avant le 6 juin, donc il est impératif de s'inscrire avant. ;-)
 
Vous pourrez suivre, sur le blog
http://booksandthecity.hautetfort.com/ toutes les informations concernant l’organisation de cette journée.
 
 
Alors, n’attendez pas et bloquez la date du 6 juin sur vos agendas !

Billet rédigé par la pétillante Amanda

En aparté : je ne trouve plus le temps de bloguer, chers Lecteurs, entre le boulot et la première dent de bébé Books… mais j'espère que c'est temporaire et que je reviendrai bientôt régulièrement !

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