La trilogie new-yorkaise, Paul Auster
//php wikiovote(); ?>
Dans le cadre de la lecture commune organisée par Sylire et Lisa, pas de Brooklyn Follies pour moi mais un autre titre de Paul Auster, Trilogie new-yorkaise. En fait, j'avais déjà lu la première des trois histoires : Cité de verre il y a un an et demi, et j'ai saisi l'occasion de finir ce roman… (comme quoi, tout arrive !)
Revenants est une étrange histoire d'enquête, ou l'histoire d'une enquête étrange, au choix. "L'affaire semble relativement simple. Blanc voudrait que Bleu file un dénommé Noir, qu'il le tienne à l'oeil aussi longtemps qu'il le faudra" (extrait, première page du récit).
Bleu est détective privé. Un client quelque peu mystérieux (puisqu'il ne souhaite avoir de contact que par boîte postale interposée) lui demande d'observer un individu et lui a loué un appartement faisant face au logement du type à surveiller. Il n'y a pas de limite temporelle à l'enquête demandée. Intrigué, Bleu accepte le marché après quelques hésitations. Et jour après jour, semaine après semaine, il observe minutieusement tout ce que fait Noir, sa cible. Mais contrairement à toute attente, Noir ne semble pas avoir une vie passionnante. Il lit, écrit, fait ses courses… Combien de temps le pauvre détective privé tiendra-t-il en se torturant les méninges pour trouver un sens à sa mission ?
Ce récit commence comme un polar mais se transforme peu à peu en questionnement métaphysique. Tous les personnages portent des noms de couleurs, ce qui donne un côté à la fois absurde et amusant à l'histoire. J'ai été complètement happée par l'intrigue sortie de l'imagination de Paul Auster. A la fois simple et complexe, à la fin ouverte et laissant place aux supputations du lecteur, Revenants m'a beaucoup plu, même si j'avoue ne pas avoir compris le choix du titre.
La Chambre dérobée est l'histoire de deux amis d'enfance. L'un d'eux, Fanshawe est doué pour l'écriture. L'autre, le narrateur, a un profil ordinaire, sans singularité. Après avoir perdu de vue son ami Fanshawe, il reçoit un jour une lettre de sa part. Celui-ci lui annonce sa disparition et l'investit d'une mission : aller trouver sa femme Sophie et examiner les manuscrits qu'il a laissés derrière lui. Selon leur valeur, ces manuscrits pourront être détruits ou envoyés à des éditeurs potentiels.
Le narrateur trouve rapidement un éditeur emballé par l'oeuvre de Fanshawe, et voilà que le disparu devient un auteur à succès ! Mais beaucoup de questions s'ensuivent : pourquoi Fanshawe a-t-il souhaité s'éclipser de sa vie, abandonnant femme et enfant derrière lui ? Pourquoi a-t-il choisi son ami d'enfance pour le remplacer ? Est-il réellement possible d'emprunter la vie d'un autre ?
Ce récit tourne autour de personnages très particuliers. Les liens de la famille, de l'amitié, de l'amour se mêlent jusqu'à former un noeud inextricable. C'est une fiction palpitante qui tourne autour de l'écriture et où une odeur de mystère plane jusqu'au bout du roman.
Pourquoi une trilogie de récits apparemment sans rapport, alors ? Eh bien, non seulement ils se déroulent tous à New-York, mais en plus, plusieurs indices les relient : le fameux (et tout aussi mystérieux que celui d'Agatha Christie) détective Quinn de Cité de verre est mentionné dans La Chambre dérobée, de même qu'un cahier rouge à spirales… D'autres fausses coïncidences sont parsemées dans les trois fables, mais je vous laisse le soin de les dénicher (et à la fin du roman dans l'édition Babel se trouve une lecture de Marc Chénetier qui propose une analyse intéressante du monde pseudonyme de Paul Auster).
L'univers austerien est vraiment particulier. Paul Auster a une plume envoûtante doublée d'un don extraordinaire pour conter des histoires farfelues que le lecteur gobe avec délectation, je me réjouis donc d'avoir encore plusieurs de ses livres dans ma PAL !

Pas mon préféré des Auster mais c’est vrai qu’il a une plume vraiment envouhante.
1 novembre 2008 | #
Je garde un très bon souvenir de cette trilogie, car tous les thèmes favoris de Paul Auster y sont représentés et même si parfois l’on se perd un peu en route, car l’auteur adore jouer au chat et à la souris avec le lecteur, il arrive quand même à le rattraper au tout dernier moment, c’est un vrai génie ça m’dame !
1 novembre 2008 | #
@deliregirl1 : lequel est ton préféré ?
@Florinette : c’est vrai que c’est un auteur-joueur !
1 novembre 2008 | #
J’ai les deux premiers sur ma pal, va falloir que je me lance !
1 novembre 2008 | #
C’est avec cette trilogie que j’ai découvert Paul Auster et j’ai de suite été emballée,mais il faudrait que je les relise pare qu’ils se sont un peu effacés de ma mémoire..
Ce qui est amusant et typique de Paul Auster c’est que dans celui que j’ai lu pour le blogoclub, Mr Vertigo, il y a encore un personnage qui se fait appeler Quinn à un moment…
1 novembre 2008 | #
Je ne peux qu’être ravie par tes avis
) et j’ai à nouveau accroché à mort, même si je reste quand même plus attachée à « Cité de verre » qu’aux deux autres titres.
Comme Pap’ j’ai découvert PA avec cette trilogie et j’avais été de suite accro. Je l’ai relue il y a deux ans environ (me souviens plus exactement
Là je suis plongée dans « Man in the dark » son dernier opus qui sort en France en janvier. Intéressant et très typé même si je reste encore marquée par son précédent roman « Dans le scriptorium » qui n’avait malheureusement pas soulevé l’unanimité (alors que je m’étais absolument régalée à chaque page !)
Je vais lire d’autres compte-rendus
1 novembre 2008 | #
Tiens, il ne me tentait presque pas, ce livre… et voilà que je change preeeesque d’avis!! Je suis bien intriguée en tout cas!!
2 novembre 2008 | #
Tu as un peu le même ressenti que Lisa sur cette trilogie mais tu parais un chouia plus enthousiaste tout de même…
2 novembre 2008 | #
Comme toi, j’ai adoré cette Trilogie new-yorkaise… euh, non, « bilogie » puisuqe je n’ai encore lu que les deux premiers ! Je me délecte à l’idée de lire le troisième.
2 novembre 2008 | #
@Praline : il le faut absolument, c’est beaucoup moins glauque et sanglant que Queffelec !
@Papillon : j’ai hâte de découvrir ses autres romans !
@Flo : je me doutais bien que Paul ferait sortir le loup du bois, hé hé ! Merci de ton comm’ et à bientôt sur un prochain billet austerien !
@Karine : tu me fais presque… non beaucoup rire !!!
@Sylire : oui, j’ai lu son avis et je crois que j’ai davantage aimé qu’elle…
@Kathel : ah tiens, toi aussi tu la lis par « bouts » ?!! Cool, je me sens moins seule !
2 novembre 2008 | #
Ce qui me rassure à la lecture de ton commentaire, c’est apparemment j’ai tout bien compris comme si je l’avais lu en français! C’est le dernier des récits qui m’a le plus emballé, mais j’avoue que le tout premier ne m’a pas mis dans un bon état d’esprit pour lire la suite…
3 novembre 2008 | #
@Lisa : hi hi… Mais tu as le mérite d’avoir lu la VO, bravo, je ne m’y serais pas risquée !! (d’ailleurs, je ne lis guère que des comics en anglais).
3 novembre 2008 | #
J’avais eu énormément de mal avec ce livre que j’avais abandonné vers la moitié … pas le bon moment, pas le bon état d’esprit … mais j’y reviendrai un jour
3 novembre 2008 | #
@Joelle : c’est vrai qu’il demande un peu de concentration, on peut s’y perdre facilement ! Mais je pense que ça vaut le coup de le retenter… Bonne 2ème chance !
3 novembre 2008 | #
Un bien bel article (un beau blog d’ailleurs) sur un livre de Paul Auster que j’ai adoré.
« Revenants » est l’un des meilleurs récits que j’ai pu lire de cet auteur.
29 novembre 2008 | #
@Julien : merci de ton mot sympathique ! Il me reste encore tant à découvrir de P. Auster que je ne peux pas encore comparer ses oeuvres…
30 novembre 2008 | #
[...] Paul Auster La Trilogie new-yorkaise (2/3 et 3/3) [...]
1 janvier 2009 | #