tamaculture

Qui comme Ulysse, Georges Flipo

29 octobre 2008

Grande amatrice de voyages et de nouvelles, un recueil réunissant les deux avait de fortes chances de me séduire… Et je n'ai pas été déçue par Qui comme Ulysse (rien que le titre embarque déjà le lecteur, il n'y a plus qu'à larguer les amarres).

Direction : l'Inde, pour commencer. Des touristes, il en existe de toutes sortes. Hélas, lorsque l'on part en voyage organisé, on court le risque de tomber sur le genre lourd, triomphant, envahisseur et qui fait honte à tout le groupe. Mais y en aura-t-il un pour trouver à redire à ces comportements insupportables ?

Autre destination, même type de touristes sans morale. En Thaïlande, ce sont les très jeunes filles qui sont leurs victimes. "Tourisme sexuel", voilà bien une expression horrible et qui ne devrait pas avoir de sens.

Nocturne et Un éléphant de Pattaya sont deux nouvelles qui font réfléchir sur notre façon de voyager. Pour ma part, c'est billet d'avion + sac à dos et vive l'aventure !

Lorsque l'on est exilé et sans le sou, on peut voyager à moindre frais : il suffit de concocter de bons petits plats de notre pays natal et de fermer les yeux. Les souvenirs olfactifs feront le reste, comme pour Ulises, l'Argentin. La nouvelle éponyme du recueil m'a interpellée : il semble qu'en France, nous préférions les nouvelles "à chute", c'est-à-dire avec un rebondissement final qui vous laisse pantois ou vous tiraille le coeur. A la réflexion, c'est tout à fait mon cas !

Georges Flipo mêle dans Qui comme Ulysse des voyages et des histoires émouvantes ou révoltantes. L'ïle Sainte-Absence est une histoire très touchante faite de rêve, de poésie et d'une tragique réalité. D'autres ont pour objet l'écriture, et même le blog !

Moderne, certes, ce recueil l'est. Mais aussi terriblement humain, avec tout ce que l'humanité compte de déchets mais aussi de générosité et de diversité. Alors je ne puis que vous recommander de vous laisser bercer par la jolie plume de l'auteur et de vous envoler vers d'autres horizons.

Les avis de (on est tous d'accord, pour une fois !) : Cuné, Keisha, Laure, Papillon, Martine, Kiki , Kathel, Cathulu , Fashion, Cathulu, Amanda, LVE, Le Bibliomane, Lou et Keisha

Le blog de l'auteur.

Special thanks : à Amanda, pour ce livre qui a voyagé à travers un département !

Intérieur Nord, Marcus Malte

24 octobre 2008

Grâce à la pétillante Amanda (merci Miss Meyre !), j'ai pu à mon tour découvrir la plume de son récent coup de coeur littéraire, Marcus Malte.

Intérieur Nord est un recueil de quatre nouvelles, dont l'univers est couvert d'un voile de tristesse, empreint d'une mélancolie fataliste sur des vies qui auraient pu prendre un chemin lumineux et heureux, mais qui ont loupé le coche.

Cependant, l'écriture douce et touchante de Marcus Malte ne fait pas de ces destins des histoires glauques. Sa plume nous emmène par petites touches d'une fausse apparence à la réalité plus douloureuse, à laquelle on s'attend parfois grâce aux indices disséminés ici et là par l'auteur.

On entre dans le monde intérieur d'hommes blessés, auxquels la Mort a volé un être cher, quand ce n'est pas la dureté de la Vie qui les a privé d'une mère.

Ces textes font cheminer notre pensée vers des thèmes d'actualité (dont certains sont tabous) : la folie passagère, le désespoir auquel peut conduire la solitude, la mort assistée, la quête de ses origines ou bien encore comment remplacer la Justice lorsqu'elle n'est pas efficace… Pas très réjouissant, pensez-vous ? Détrompez-vous, l'auteur a su manier les mots pour ne pas blesser, ne pas choquer, mais amener le lecteur a faire preuve d'empathie pour ces âmes écorchées.

Chaque récit est précédé d'un poème qui aiguise l'appétit pour la nouvelle qui le suit. J'aime bien celui-ci :

"Si mon enfant tu sors ce soir
Prends ton manteau dans le couloir
Et prends mon amour pour escorte
Car il se peut que cette porte
Derrière laquelle ton pas décroît
Ne soit pas celle que tu crois."

Un musher, un jardinier, un représentant, un ange pleureur, une colonne de bar (j'hésite à employer "pilier" pour une femme !)… Voilà quelques-uns des personnages que vous croiserez dans ce livre que je vous laisse le soin d'apprécier à sa juste valeur. De mon côté, je m'en vais découvrir ses autres oeuvres, je sens que je vais me régaler.

Et pour finir sur une note d'espoir : "La nuit, on peut imaginer le monde qui va renaître. On peut imaginer qu'il sera meilleur." (extrait p. 67).

Ed. Zulma, 2005 et réédité en octobre 2008, 140 (trop courtes) pages.

L’homme de la toundra, Jirô Taniguchi

21 octobre 2008

Après Le Sauveteur, Le journal de mon père et Terre de rêves , me voici de nouveau en compagnie de Jirô Taniguchi pour partager six épopées. Trois d'entre elles se passent en haute montagne, un lieu cher au coeur de l'auteur et que l'on retrouve régulièrement dans ses oeuvres.

Ainsi, L'Homme de la toundra doit-il affronter à deux reprises un gigantesque ours, reconnaissable à son oreille unique. Lors de leur première rencontre, l'ours lui a pris son fils. Trois ans plus tard, l'Homme prendra-t-il sa revanche ? Et le cas échéant, à quel prix ?

Dans Le Grand Ouest blanc, deux hommes traversent le pôle avec un curieux chargement, tiré par six chiens de traineau. Six ? Non, cinq. Puis quatre… Les loups rôdent et la faim les rend impitoyables. A moins que la louve rousse n'intervienne… Trop tard ?

On accompagne Jack London dans une de ses péripéties. La recherche de pépites d'or en plein blizzard est une entreprise vouée à l'échec. Un vieil indien du peuple des montagnes aide Jack et ses compagnons à trouver une porte de sortie, mais reste à savoir s'ils voudront suivre le sage conseil du vieil homme à la recherche du Grand élan blanc.

Après la montagne, la mer. Un petit garçon, loin de sa mère malade, est en vacances chez son oncle, au bord de la mer. D'abord timide, il est apprivoisé par les enfants du village et apprend à nager. Cela suffira-t-il à le sauver lorsque l'embarcation sur laquelle sa cousine l'a emmenée pour pêcher des coquillages chavire en mer ?

Retour à la mer est une superbe histoire sur les derniers jours de Dick, une très vieille baleine, et la légende du cimetière des baleines.

Un seul récit se déroule en ville, et plus précisément dans Les appartements Shôkarô. Un jeune mangaka (dessinateur de manga) raconte l'année qu'il a passée dans un lieu un peu étrange, où les voisins ne manquent pas d'originalité.

Mon impression sur ces histoires ? Elles sont fabuleusement dépaysantes, vous embarquent dans des paysages extrêmes, des aventures terribles où des hommes doivent affronter la Nature hostile… mais alors, il y a beaucoup trop d'animaux qui meurent à mon goût, cela bouleverse ma pauvre petite âme sensible ! Que voulez-vous, je n'y peux rien si j'aime les ours, les loups, les chiens, les baleines et que sais-je encore ?!!!  ;-)

Quant aux traits des dessins, ils sont toujours aussi fins et réussis que dans les trois précédents albums que j'ai lus de Taniguchi. Alors, à vous de voir, selon votre sensibilité, si celui-ci vous tente !

Lotobook : one year later…

17 octobre 2008

Amis Lotobookers (ou Lotoboocoeurs !),

Vous vous souvenez peut-être qu'il y a un an pile poil (ou Pile PAL, si j'osais !), j'ai eu la surprise et l'immense joie d'être la gagnante du Lotobook - premier tirage chez Stéphanie.

Alors il est grand temps que je me retourne sur ma PALotobook et que je fasse un bilan.

Où en suis-je des 78 livres reçus ?

Hum. 14 livres lus seulement (13 chroniqués ici et un tout juste terminé), soit environ 18 % (pour les matheux qui hantent ce blog). Gloups, on ne peut pas dire que ce soit brillant. Mais pour ma défense (au cas où l'un des Lotobookers envisagerait de m'attaquer en justice pour Livre Non Lu dans les Délais Décents Impartis – art. L – 146 ter du Code des Lecteurs), il faut préciser que :

;-)  mon entourage m'offre des livres (Noël, anniversaire, cadeaux de voyages…). Je ne peux décemment pas me fâcher avec amis et famille, j'essaie donc de lire aussi ces livres en priorité ;

;-)  des éditeurs ou  font des offres alléchantes auxquelles j'ai la faiblesse de ne pas résister (ou rarement), avec des délais imposés pour les critiquer ;

;-)  des copines bloggeuses me prêtent des livres (bon, j'avoue, à ma demande… à croire que j'aime augmenter la difficulté de mon challenge Réduc'PAL) ;

;-)  j'étais membre du jury pour le Prix FNAC avec 4 livres à lire et noter sur une période de 3 semaines ;

;-)  j'ai emménagé près d'une médiathèque extrêmement bien fournie et je m'aventure à emprunter des BD et mangas (raisonnable, je suis, comme dirait le commissaire Montalbano) ;

;-) j'ai mis au monde un petit être charmant, certes, mais qui m'occupe une très grande partie de la journée.

Ouh là, on dirait un Complot Intergalactique visant à m'empêcher de tuer ma PAL !!!

Et dire que je n'ai pas acheté de livres (sauf des cadeaux) depuis des mois !!!

Je vais donc continuer à piocher dans ma PALotobook, d'autant qu'elle recèle des trésors et des mystères que j'ai hâte de découvrir…

Rendez-vous dans un an pour vérifier que j'ai bien progressé ! (objectif : 50 % … je ne suis pas timorée mais réaliste ! :-) )

Echo park, Michael Connelly

15 octobre 2008

Michael Connelly fait partie de mes auteurs de polars favoris depuis longtemps. J'ai retrouvé dans Echo Park l'inspecteur Harry Bosch avec autant de plaisir que s'il était un vieil ami (si j'avais un ami à Los Angeles, cela dit, je lui rendrais visite plus souvent).

Comme dans Cold case (série tv), Harry doit se replonger dans une enquête vieille de treize ans. En 1993, une jeune femme, Marie Gesto, disparaît à la sortie d'un supermarché. On retrouve ses vêtements et bottes d'équitation dans sa voiture, mais d'elle, pas de trace. Harry était chargé de l'enquête à l'époque, mais elle n'a jamais abouti, à sa grande frustration.

2006 : un tueur en série s'accuse du crime de Marie Gesto… entre autres. Il souhaite négocier ses aveux contre un allègement de peine. Mensonge ou réalité ? C'est à Harry Bosch de déterminer s'il a laissé passer l'occasion, il y a treize ans, de mettre sous les verrous un dangereux individu et de l'empêcher par là-même de commettre d'autres meurtres.

Ce qui est bien, avec Michael Connelly, c'est qu'il saupoudre ses romans de questionnements psychologiques qui sonnent juste. Ici, Harry doit se remettre en question, avec toutes les conséquences que cela suppose (replongera-t-il dans l'alcool, lui qui a si longtemps lutté contre ses démons ?). Et il y a toujours des femmes, bien sûr. Sa coéquipière, Rider, blessée lors d'une reconstitution et Rachel, amante occasionnelle qui lui donne un coup de main officieux dans cette affaire.

Le suspense ne correspond pas au schéma classique : "crimes-qui est le tueur ?" mais réside dans le fait de savoir comment l'inspecteur va se dépatouiller d'une vieille affaire et des magouilles politiciennes qui s'enchevêtrent autour d'elle.

Un bon cru, croyez-moi !

Empire USA, t.1 & t.2 – Desberg

12 octobre 2008

Dargaud a eu l'idée originale de disséminer mille exemplaire du premier tome de la série "Empire USA" dans la capitale. Grâce à Alexandre de Tribeca (que je remercie au passage), j'ai pu découvrir les deux premiers sur les six que va compter la série.

Autres faits remarquables : les tomes vont tous paraître cet automne, évitant aux aficionados une longue période de manque… Et comme il s'agit d'un projet collectif, les dessinateurs se succèdent : Griffo, Mounier, Reculé…

Enfin, une bande annonce est en ligne, idée originale pour présenter une BD ! Empire USA_video

Mais venant au coeur du sujet : de nos jours, aux Etats-Unis (vu le titre, je ne vous apprend rien !), des terroristes menacent de faire exploser des bombes chimiques dans plusieurs points stratégiques. A quelques heures de l'échéance qui va bouleverser le pays, un seul homme, Jared, peut encore arrêter le processus de destruction. Hélas, cet homme est au bord du suicide…

Autant le dire d'emblée : je n'ai pas complètement accroché au scénario, qui n'a plus rien d'original depuis qu'il a été exploité jusqu'à la racine après les attentats du 11 septembre 2001. Cela sent le réchauffé de la série 24 H (dont j'ai vu toutes les saisons), avec ses points forts (suspense, action) mais sans le charisme d'un Jack Bauer et les musiques dramatiques ou le tudu-tudu des téléphones de la CTU qui contribuent à son succès.

Les dessins sont assez satisfaisants et la différence entre les deux tomes n'est vraiment pas flagrante malgré le changement de dessinateur.

Je ne me suis pas ennuyée mais je n'irai sans doute pas jusqu'à acheter les tomes suivants. Cette série peut sans doute plaire à bon nombre de lecteurs adeptes de BD d'action telles que XIII, Largo Winch, etc. , à condition d'être tolérant sur le thème qui pêche par son manque d'originalité.

L'avis de : Fashion (qui a davantage aimé)

3 = 11

10 octobre 2008

Aujourd'hui, Bébé Books a trois mois (comme le temps passe vite !).

Et une PAL de 11 livres* !

Il va s'en dire que je n'en ai acheté AUCUN.

Alors MERCI à toutes les Tatas et au Tonton qui ont rempli sa bibliothèque !

*Dont un en anglais, parce qu'on n'est jamais à l'abri d'avoir un bébé bilingue, sans le savoir ! ;-)

PS : en fait, bébé a déjà feuilleté plusieurs livres, mais l'avantage à cet âge, c'est que la même PAL peut durer des mois voire des années ! C'est en réalité une PALAR : Pile A Lire et A Relire !!

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

9 octobre 2008

J'ai peur.

Peur de ne pas être à la hauteur de ce prodigieux roman épistolaire.

Comment une succession de courriers peut-il nous faire plonger dans une histoire, aimer des personnages comme des amis de longue date jusqu'à nous écrier, en tournant la dernière page : "OH NON !!! Pas déjà !" et penser à ces personnes créées de toutes pièces pendant plusieurs jours encore après avoir refermé le livre ?

Cela reste un mystère. Mais c'est ce qui va vous arriver si lorsque vous ouvrirez Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

Juliet Ashton a fait ses débuts de chroniqueuse littéraire pour un journal pendant la Seconde Guerre Mondiale et a connu un succès certain. Un an après la Victoire des Alliés, Sidney Stark, son éditeur, a rassemblé ses chroniques dans un livre. Juliet fait une tournée à travers le Royaume-Uni pour en faire la promotion et cherche une idée pour son prochain roman. C'est alors qu'elle reçoit un courrier d'un habitant de Guernesey (île anglo-normande non épargnée par la guerre), qui désire trouver des livres de son Auteur Chouchou© Charles Lamb.

Cette lettre contient une allusion incompréhensible à un cochon rôti à l'origine de la création d'un club littéraire sur l'île. Il n'en faut pas plus pour éveiller la curiosité de Juliet, et c'est le début d'une correspondance avec cet insulaire, puis, chemin faisant, avec tous les membres du cercle, qui lui racontent l'occupation allemande de l'île. Et voilà que l'Idée de nouveau roman va germer dans l'esprit de Juliet…

Ce roman est extraordinaire parce qu'il mêle les atrocités de la guerre, les épreuves de l'après-guerre (tickets de rationnement, villes défigurées…) et les petits bonheurs du quotidien tels que recevoir un bouquet de fleurs d'un inconnu, apprivoiser un enfant, découvrir un paradis terrestre, se faire analyser les bosses de la tête… Un autre point à souligner : en dépit du nombre de personnages, on ne s'y perd jamais ! Ils ont tous quelque chose d'attachant, mais j'ai une faiblesse pour Isola, parce qu'elle m'a fait rire.

La plume à quatre mains (j'essaie de visualiser l'image, en vain, et vous ?!) est une réussite et le ton délicieux : des lettres succulentes de drôlerie, de finesse, d'anecdotes improbables, d'histoires touchantes, des hommages à Oscar Wilde, Jane Austen et Agatha Christie, que demander de plus ?

Je ne désire pas en dire trop - même si l'envie ne me manque pas – pour vous laisser découvrir les trésors qui se cachent dans ce divin tas d'épluchures de patates… Sachez seulement que c'est un roman à respirer à pleins poumons, à dévorer, à serrer contre soi pour qu'il vous réchauffe le coeur.

Les avis unanimes de : Clarabel, Fashion, Emjy, et encore Jean Noublie

PS : je me joins au charter affrêté spécialement pour les lecteurs en partance pour Guernesey ! Cette île a l'air magnifique.

PS bis : Mary Ann Shaffer est décédée avant la publication de son roman, qui était hélas le premier. Dur de s'en consoler.

Extraits :

P.21 : (Juliet) "Je sais que j'ai de la chance d'avoir trouvé à me loger à Londres, mais je préfère geindre que de dénombrer mes bonheurs".

P.97 : (Adelaide, une vieille fille jalouse !) "Ce soi-disant cercle littéraire est un scandale. Il est des gens cultivés et bien élevés à Guernesey qui se refuseraient à participer à cette mascarade (même si on les y invitait). Je ne connais que deux individus respectables dans ce groupe : Eben Ramsey et Amelia Maugery. Ses autres membres sont un chiffonnier, un aliéniste déchu qui boit trop, un porcher bègue, un valet de pied qui se prend pour un lord, Isola Pribby, une sorcière qui, de son propre aveu, distille et vend des potions de son cru, et deux ou trois énergumènes ramassés en chemin. On devine aisément à quoi ressemblent leurs "soirées littéraires"."    HA HA HA, j'adore !!! Spéciale dédicace à mon cher Club des Théières !

On s’y fera, Zoyâ Pirzâd

7 octobre 2008

La présentation de l'éditeur étant fort attirante, j'ai accepté de lire ce roman pour Le Livre de Poche (que je remercie) en échange d'une critique. Voyez plutôt :

"A travers le destin d'Arezou, une femme iranienne, active et divorcée, écartelée entre sa mère et sa fille, trois générations s'affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit. On la suit au bord du rire ou des larmes, espérant avec elle profiter enfin d'une certaine beauté de la vie. Dans un roman d'une richesse et d'une vigueur exceptionnelles, Zoyâ Pirzâd brosse à la fois le portrait d'une société pleine de contradictions et celui d'une femme passionnante, aussi drôle et attachante qu'une héroïne de Jane Austen."

Oui, vous avez bien lu : on y fait référence à Jane Austen. Voilà pourquoi je suis tombée de haut (enfin, disons d'un mètre, soit la distance séparant mon popotin du sol) : je m'insurge ! Je n'ai trouvé aucun point commun avec la romancière anglaise que l'on affectionne tant, et dont le nom est utilisé à des fins marketing (comprenez à mauvais escient).

Cette histoire est centrée autour d'Arezou, une femme de 41 ans qui vit en Iran. Elle a repris l'agence immobilière de son père, est divorcée et sa fille, Ayeh, fait sa crise d'adolescence, soutenue dans ses caprices par sa grand-mère. Cette dernière, Mah-Monir, a une forte personnalité : dotée d'ancêtres respectables, elle se complaît dans un rôle de Reine Mère qui ne laisse pas grande place à sa fille.

Si le roman permet d'apprécier la vie des femmes iraniennes – et encore, seulement dans une classe sociale plutôt aiséele fond m'a paru quelque peu superficiel. Arezou se comporte presque comme une gamine, n'osant pas avouer qu'elle fréquente un homme à sa mère ni à sa fille, et les relations avec son prétendant sont aussi timides que s'il s'agissait d'un premier amour ! J'ai trouvé la jeune fille et la grand-mère assez imbuvables… Autrement dit, je ne me suis attachée à aucun des personnages, et c'est sans doute pour cette raison que je me suis ennuyée la plupart du temps. J'ai tout de même apprécié les passages où Arezou lit le blog de sa fille (action répréhensible, naturellement. Sauf lorsqu'il s'agit de savoir ce que son propre sang raconte sur notre compte !).

Par ailleurs, de nombreux termes persans sont utilisés au cours du roman, et le lexique à la fin du livre n'est pas complet (pourquoi les éditeurs n'utilisent-ils pas systématiquement les notes de bas de page, tellement plus pratiques ? Cela coûte-t-il plus cher ???! Si un éditeur me lit (ha, ha, on ne sait jamais !), qu'il n'hésite pas à me donner une explication, merci).

Cela dit, l'écriture n'est pas désagréable, même si je ne lui ai pas trouvé un charme particulier. Les scènes de vie quotidienne font ce roman, il manque, à mon goût, une trame de fond plus solide que la charmante romance qui s'y trouve.

Je crois cependant qu'il faut rappeler le contexte de ma lecture, qui ne m'a pas aidée à apprécier ce roman : je sors d'un excellent livre (Là où les tigres sont chez eux), et il est extrêmement difficile de passer derrière*. Dommage pour On s'y fera, moi, je ne m'y suis pas faite. Si quelqu'un veut se faire son propre avis, je me ferais un plaisir de lui envoyer ce roman (euh… en Europe de préférence ;-) ).

Les avis de : Cathulu et Brize (que je partage) et de Clarabel (bien plus enthousiaste)

* que le bon Peuple ne s'apitoie pas sur mon sort plus longtemps, j'ai à présent trouvé mon bonheur dans un tas d'épluchures de patates… à suivre.

Mes dinosaures !

4 octobre 2008

Emeraude et Papillon (on dirait le début d'un livre pour enfants !) m'ayant gentiment taguée, me voilà à la fois flattée et bien embêtée… Je dois choisir 7 blogs que j'aime visiter : mais il y en a tant ! Je vais donc un peu (si peu !) tricher en rendant hommage à mes "dinosaures", c'est-à-dire les premiers blogs de lecture que j'ai découvert au printemps 2006 et qui m'ont donné envie de sauter le pas dans la blogosphère… Merci à :

Dinausaure n°1 : Cuné (en plus, c'est son anniversaire aujourd'hui, vive les bulles !)

Dinausaure n°2 : Clarabel (parce que de l'une à l'autre, il n'y a qu'un clic !)

 

Dinausaure n°3 : Cathulu (j'aime beaucoup ce pseudo)

Dinausaure n°4 : Alinéa (peu de livres mais beaucoup de ragondins et de martini, alors on lui pardonne)

 

Dinausaure éteint (mais peut-être qu'à partir d'un fossile, on prélèvera l'ADN pour le faire renaître de ses cendres) : Flo

Et puis, parce qu'il faut laisser la place aux jeunes (blogs, bien sûr, que les Demoiselles ci-dessus ne s'offusquent point !), sont nés cette année :

Uncoindeblog (Delphine, on t'a reconnue !)

La Mer à lire de Lucile

Mais le blog que j'apprécie astronomiquement, c'est bien sûr LE TIEN, oui, là, toi qui me lit ! D'ailleurs, j'en profite pour te dire combien je t'aime, que le design de ton blog est "trop d'la balle" et que tu écris mieux que Picasso, c'est dire…

(toute ressemblance avec un mail de marketing d'éditeur que vous avez reçu ou recevrez un jour est purement forfuite, naturellement, ici, y a une vraie personne derrière l'écran, j'te jure, lecteur, voici la preuve recopiée : Y8R )

Tamara

(je signe si je veux, d'abord. On n'est pas à l'abri d'un usurpateur !)

Page suivante »

Sky sponsored by Aviva Web Directory