tamaculture

Mamma Mia, Phyliida Lloyd

29 septembre 2008

Après trois mois sans pouvoir aller au cinéma, mon retour dans les salles obscures fût une réussite !

D'abord, je remercie Fashion et Stéphanie qui se sont SACRIFIEES (n'ayons pas peur des mots) pour revoir ce film pour la (respectivement) 3ème et 2ème fois, et ce dans une salle à écran-de-télé avec une ambiance molle comme une huître au soleil (séance de l'après-midi en troisième semaine…).

A part cela, MAMMA MIA est un film jouissif, bourré de bons acteurs (et BEAUX, ce qui ne gâtent rien) tels que Meryl Steep, Pierce Brosnan, Colin Firth et la jeune Amanda Seyfried (jeune mais aussi belle, sourire Colg*te et qui chante superbement, pff, la vie est vraiment trop injuste ;-) )…

Pour les poisssons rouges qui vivent dans un bocal (comme moi, salut les amis), je résume l'histoire : dans un hôtel charmant mais un peu délabré, sur une magnifique île grecque (qui donne envie de faire ses valises sur le champ), une jeune fille (Sophie) va se marier (à Sky, tu parles d'un nom à coucher dehors… à la belle étoile). Sa curiosité insatiable l'amène à découvrir et à lire le journal intime de sa mère célibataire (Donna). Elle découvre qu'elle a trois pères potentiels (et pas un qui lui ressemble, soit dit en passant) et décide de les inviter en cachette à son mariage, histoire de faire une sacrée surprise à sa mère et à son fiancé (qui n'en demandaient pas tant).

Cette comédie musicale est entraînante (je me demande comment j'ai réussi à ne pas me mettre debout sur mon siège pour danser sur Dancing Queen & Cie…), drôle, émouvante, à la fois légère (par son scénario) et profonde (comment se construire lorsque l'on ignore ses origines, où se trouve le juste équilibre de la relation mère-fille ?, se découvrir homosexuel après 40 ans : faut-il absolument faire son coming out en plein mariage ? …).

Bref, un film à voir… et à revoir, n'est-ce pas, les filles ?!! (parce que les garçons sont bizarrement moins enthousiastes. Quelque chose contre ABBA, messieurs ?). Le CD de la BO est disponible, en attendant la sortie en DVD.

PS 1 : restez jusqu'à la fin du générique ! Rires garantis et costumes époustouflants !

PS 2 : Pierce Brosnan chante comme une casserole… une rutilante casserole en cuivre que j'aimerais bien accrocher dans ma cuisine !

PS 3 : ah non, désolée, je ne peux pas faire de pub ici. Et puis, les copines et moi, on préfère la OUI ;-)

PS 4 : plein de billets ont déjà paru sur les blogs littéraires (comme quoi, les lecteurs sont aussi des gens normaux qui vont au cinéma voir des films légers comme des plumes de boa), mais je n'ai guère le temps de les ajouter, sorry ! (Mamma mia, my baby you're a singing king… la la la… !)

Terre de rêves, Jirô Taniguchi

28 septembre 2008

Après Le journal de mon père et Le Sauveteur, je continue ma découverte du dessinateur japonais Jirô Taniguchi.

Terre de Rêves raconte cinq histoires. Les quatre premières nous invitent chez un couple de quadragénaires dans un pavillon de la banlieue de Tokyo.

Dans la première partie, ils nous parlent de Tam-Tam, leur vieux chien de quatorze ans. Il a accompagné une grande partie de leur vie, et maintenant que la sienne tire à sa fin, ils sont là pour lui, jusqu'au bout, malgré les difficultés et la fatigue que cela implique. C'est une histoire qui serrera le coeur de tous ceux qui ont déjà perdu un animal de compagnie…

Ensuite, arrive le gros chat persan dont personne ne veut car il est trop vieux : un an, tout de même !! Il s'avère que c'est une chatte, et le couple ne peut résister à son malheur : il l'adopte et l'appelle Boro ("en loques") en raison de sa fourrure grise qui ressemble à un vieux chiffon… Il n'est pas facile pour ce félin de croire enfin en sa bonne étoile, mais elle finit par adopter ces deux humains (chacun sait que les chats n'ont pas de maîtres !).

La troisième histoire est aussi touchante que les deux précédentes : l'arrivée de chatons bouleverse la vie de la maisonnée, y compris celle de Boro… Sera-t-elle une bonne mère ?

Et puis, un jour, une petite nièce de douze ans débarque à l'improviste : elle a fugué parce que sa mère va se remarier et que cela ne lui plaît pas… Un séjour chez sa tante et son oncle vont faire le plus grand bien à cette adolescente un peu perdue.

La cinquième histoire de ce manga est à part : elle présente un homme qui a pour passion la montagne. Lorsqu'il se marie, sa femme, inquiète, lui fait promettre de renoncer à sa passion. Après la naissance de deux enfants, elle voit que son mari n'a jamais oublié son amour des grands sommets, et l'autorise à partir une dernière fois en expédition. Cette nouvelle annonce Le Sauveteur, qui reprend le même thème de la montagne et de l'ivresse des sommets.

J'aime les dessins simples et appliqués de Jirô Taniguchi. Ses histoires sont profondément humaines, souvent avec une part d'autobiographie, et celles-ci ne dérogent pas à la règle. Un vrai moment de plaisir !

Ce manga a été publié par Casterman en 2005 dans le sens occidental de lecture.

Soleil couchant, Osamu Dazai

24 septembre 2008

Ce mois-ci, le thème du Club des Théières nous conviait à lire un roman / une BD / un manga dont le titre comporte un phénomène météo. Ni une, ni deux, me voilà plongée dans ma PAL pour trouver un livre approprié… Et ouf ! J'ai déniché un livre issu du Lotobook (ou comment faire d'une pierre deux coups) avec Soleil couchant d'Osamu Dazai (merci à Celia).

Pour cette édition du Club, personne n'a triché sur le thème ni lu qu'à moitié son bouquin (il faut dire que nous étions en équipe réduite) et c'était assez éclectique. Stéphanie nous a par exemple parlé de poésie (entre autres !!!) avec un minuscule recueil mais qu'elle a compensé par un manga (tous deux lus dans les transports en commun la menant au Club, si ce n'est pas faire ses devoirs "à l'arrache", je ne m'y connais pas ;-) ). Et Bébé Books a été sage comme les images du livre qu'il a présenté Noir sur Blanc, un super livre pour les nouveaux-nés.

J'avoue que ce que j'ai préféré, dans le roman que j'ai présenté, c'est la biographie de l'auteur qui précède le premier chapitre (cf. au pied de ce billet) !

"Les gens du Soleil couchant" est une expression inventée par Osamu Dazai pour désigner l'aristocratie japonaise sur le déclin, et elle a été reprise jusque dans les dictionnaires.

Voici l'histoire : "une femme de l'aristocratie nippone doit quitter pendant la guerre son hôtel particulier de Tokyo pour aller vivre modestement dans un petit chalet de montagne". Elle vit avec sa fille, Kazuko, une jeune femme de vingt-neuf ans, divorcée pour cause d'adultère… qu'elle a commis avec un artiste. Le frère de Kazuko, Naoji a combattu dans le Pacifique et a fini opiomane. Lorsqu'il revient dans la maison de sa mère, celle-ci est mourante et lui ne pense qu'à courir les femmes et à se saoûler, en puisant dans les dernières ressources de la famille.

Pourtant, la mère n'en veut pas à ses enfants, elle reste exemplaire de dignité dans la maladie et une mère aimante au pardon facile. C'est la dernière grande dame de la famille, pense Kazuko. L'intérêt de ce récit réside dans l'étude de la société japonaise juste après la Seconde Guerre Mondiale. En plein bouleversement, les repères sont perdus et les moeurs évoluent brusquement…

J'ai trouvé dans ce roman des détails intéressants sur la vie de la haute classe japonaise à cette époque. En revanche, l'histoire n'est pas vraiment passionnante, il s'agit de la photographie d'une famille et non d'une saga familiale à rebondissements. En quelques semaines à peine, on entre dans cette famille puis on se retire à pas feutrés lorsque prend fin la vie de la mère.

Un détail qui m'a marqué : l'emploi répété du verbe "sourdre"… à remettre au goût du jour pour briller en soirée !

Biographie d'Osamu Dazai :

"Né en 1909 dans une riche et puissante famille du Japon, Osamu Dazai a mené jusqu'à sa mort une vie folle et desespérée. Morphinomane, tuberculeux et alcoolique, il tenta plusieurs fois de se suicider. Auteur d'une excellente nouvelle, La femme de Villon, parue en 1947, puis de ses deux romans principaux, Soleil couchant et Le disqualifié, il avait commencé un autre roman à épisodes sous le titre anglais de Good Bye. En 1948, il réussit enfin à se tuer en se jetant dans les eaux débordantes du barrage Tamagawa, à Tokyo."

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