Comme promis il y a un mois, voici le premier des quatre livres que j'ai reçus en juin dans le cadre du Jury Fnac Rentrée littéraire 2008 et dont je parlerai chaque vendredi du mois d'août.
J'ai choisi de vous les présenter dans l'ordre où je les ai lus, qui – fruit du hasard – correspond à un ordre croissant d'intérêt. Voici donc le livre que j'ai le moins aimé.
Quatrième de couverture :
Dans El Hadj il y a un wagon qui n’ira plus nulle part, il y a une petite fille aux allumettes, il y a une cité, des assassins, un feu qui vient du ventre et embrase tout. Dans El Hadj il y a Dieu et les hommes. Dans El Hadj il y a surtout El Hadj… et El Hadj ne veut pas oublier.
Mamadou Mahmoud N’Dongo nous dévoile ici les secrets d’une âme torturée par sa propre mémoire, alimentée et corrompue par la noirceur d’une mémoire collective dont les traces l’entourent comme une fatalité. Une descente aux enfers au style dépouillé à l’extrême pour le second roman de l’auteur de Bridge Road.
Mon avis :
El Hadj plonge directement le lecteur dans l'univers froid et sans pardon du banditisme parisien. Il met en exergue la complexité de s'échapper de la vie de voyou lorsque l'on n'a, comme le héros, connu qu'elle. Riche en dialogues et en action, ce roman est comme un coup de revolver : rapide et efficace.
Mais si le dur passé du personnage principal (El Hadj) est évoqué à plusieurs reprises, j'aurais aimé en savoir davantage : son profil reste un peu trop flou pour que l'on s'y attache. Par ailleurs, je me suis perdue dans le grand nombre de personnages secondaires.
Quand à la plume de cet auteur sénégalais que je découvrai avec son second roman, elle m'a parue ici trop froide (ce qui peut se justifier par le contexte du récit), presque trop simple, pour réellement me séduire.
Ce fut donc une lecture rapide et sans déplaisir mais qui ne restera sans doute pas longtemps dans ma mémoire…
Extrait :
"J’arrêtais le film et posais le cendrier, en me disant qu’elle n’avait pas tort, qu’il était temps que je réfléchisse à un moyen pour me sortir de là… J’étais devenu suspect, le doute avait fait son apparition, ce qui équivalait à une sanction, j’étais sous surveillance… Il me fallait prendre une décision, avant qu’on le fasse pour moi. Vu le temps que j’ai passé dans la communauté, je sais qu’elle n’a pas été faite pour se protéger des autres, mais pour empêcher les nôtres de nous quitter…"
A paraître : le 25 août 2008
Editions du Rocher – Le Serpent à Plumes
Pas de rajout à ma LAL aujourd’hui chouette!
Et oui, faut t’habituer maintenant y’a que lui qui interesse
Gros calinous à bébé
1 août 2008 | #
je pense que je vais passer.
merci et bonne journée
2 août 2008 | #
Je passe aussi!! Vivement vendredi prochain pour la prochaine note de lecture!!
2 août 2008 | #
@Anne : je transmets les calinous à Bébé Books… Je ne suis même pas jalouse, na !
@Kesalul : de rien ! Il y aura tant de livres tentateurs à la rentrée… autant faire le tri dès à présent !
@Chiffonnette : merci de ton passage ! et suspense pour le prochain…
2 août 2008 | #
Je l’ai lu moi aussi mais mon billet est programmé pour la date de sortie du livre ! En tout cas, je peux dire que moi aussi, je me suis perdue dans les personnages, entre leur nombre, les noms, les surnoms, les diminutifs …
2 août 2008 | #
Il y a tellement de trucs à la rentrée littéraire… que je vais passer sur celui-ci! Merci du tuyau!
2 août 2008 | #
@Joëlle : logique ! Et tu me rassures, j’avais peur d’être un peu « molle de la ciboulette » mais en fait non, il y a tout simplement trop de personnages dans ce roman !
@Karine : you’re welcome !
4 août 2008 | #
Bonjour Tamara
C’est étonnant, la multiplicité des noms ne m’a pas du tout gênée et j’ai vraiment beaucoup aimé de roman noir de noir. Je te mets en lien pour mon billet de demain.
26 août 2008 | #
Je n’ai pas été aussi déçue que toi par ce livre. Je l’ai trouvé plutôt bien écrit… froid, cassant même… en revanche, je ne partage pas la même vision que l’auteur sur les banlieues.
27 août 2008 | #