Obsalhis ou l’imprévu, Odile Jolivet
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Cachée pour être découverte, blottie entre Obole et
Obscène, la lumière jaillit entre les lignes du dictionnaire.
Certains la nomment Obsalhis.
Voilà un autre recueil publié aux éditions Bénévent dont je vous ai parlé récemment. Il est toutefois d'un ton très différent de celui des Buveuses de thé.
Ici, seize courtes nouvelles vous interpellent, vous dérangent par leurs sujets ou leurs chutes, ou vous font sourire.
Des sujets difficiles sont évoqués en quelques pages : c'est loin d'être un exercice facile.
Et pourtant, Odile Jolivet parvient à faire sortir des émotions chez le lecteur, que ce soit de la colère, de la gêne ou de l'interrogation (certaines pages restent énigmatiques).
Un non-voyant dont les enfants se moquent, un homme qui meurt d'amour en couleurs, un autre dont le rêve meurtrier devient réalité, et d'autres dont les illusions accrochées à une femme ou à la sonnerie du téléphone s'envolent…
Voilà quelques-uns des personnages que vous croiserez dans ces pages.
Et, parfois, un texte plus léger prête à sourire : savez-vous ce que cela fait d'être un escargot ? Ou bien un nuage ? Voilà mes deux nouvelles préférées dans ce recueil.
Malgré la noirceur de la majorité des textes, j'ai apprécié cette lecture, en grande partie grâce à un style énergique et aux mots choisis avec amour – on le ressent – par l'auteur, mots empreints d'images et de poésie.
Je conseille cette lecture à ceux que des nouvelles courtes et le non attachement aux personnages ne dérangent pas ! Et à ceux qui voudront découvrir cette auteur-artiste (la couverture est une peinture à l'huile de l'auteur !).
Extrait de Nuages (p.50) :
"Fantôme crénelé, esprit volatile aux crêtes éphémères, faufilés dans les montagnes souples et agiles, tu fais fi de l'altitude et des distances. Ombrelle géante, évanescente, tu deviens soudain ombellifère. Tu te dissous, groupé, uni, disjoint, statique et lourd, chargé et mobile, empilé et dégradé, en espaliers.
Certains s'auréolent d'un halo. Crème d'une glace à l'italienne, oeuf à la neige aérien, lit d'amour si tendre, par trop fragile, barbes à papa moelleuse. Voulez-vous les attraper ? Ca arrive ! Mais fugitifs, sitôt saisis, ils se défont, présence jamais enclose."
PS : tiens, je me dis que dans cet extrait, j'aurais mis un "s" à moelleuse, pas vous ?
Ed. Bénévent, mars 2008, 117 p.

C’est très poétique cet extrait, on a envie d’y retourner picorer des petites phrases ça et là.
Quant au S, c’est plutôt à « barbe » que je n’en aurais pas mis vu que tout ce qui précède est au singulier !
2 juin 2008 | #
@Moustafette : oui, ce recueil regorge de belles images et de fantaisie, c’est très plaisant !
Pour la barbe : tu n’as pas tort !
3 juin 2008 | #
ben là, au contraire, l’extrait ne me motive pas
ma lecture du jour était certainement trop aux antipodes
3 juin 2008 | #
Bonjour ! c’est étonnant moi c’est la couverture du livre qui m’attire ! J’adore !
Ok pour le s à moelleuse…
4 juin 2008 | #
@Stéphanie : comme quoi, des goûts et des couleurs…
4 juin 2008 | #
j’ai lu ce recueil et j’ai été emballée par son originalité, on navigue entre légèreté et profondeur, sérieux et fantaisie… je l’ai acheté sur le site de la fnac, il est aussi sur amazon
5 juin 2008 | #
Ecriture agréable en effet… pourquoi pas ?
9 juin 2008 | #
@Thaïs : oui, la couverture est très chouette !
@Jacquemin : merci de cet avis confortant le mien ! C’est vrai qu’on peut sans problème le commander.
@Lou : fonce !
9 juin 2008 | #
j’ai rencontré hier cet auteur au festival du livre de Mouans Sartoux, elle sera aussi présente au festival du livre de Roquebrune cap martin, le premier week-end de décembre:lol:
6 octobre 2008 | #
Bon pour un moment de lecture magique ,là où on laisse libre court aux images et aux REVES …. BONHEUR!!! FELICITATIONS « a son auteur , un p’tit frère , une p’tite soeur pour bientot ?:mrgreen:
28 juin 2009 | #
SUPERBES NOUVELLES PLEINES DE SENSIBILITE ET DELICATESSE
28 juin 2009 | #
CE RECUEIL LAISSE présager des récits plus longs qu ej’atends avec impatience:wink:
28 juin 2009 | #
et le départ comme une prémonition d’une planète surchauffée et abimée par l’homme n un nouveau départ vers ANDROMEDE
10 mars 2010 | #
2 juillet 2011 | #