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La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel

31 mars 2008

Voulez-vous embarquer pour un beau voyage aux saveurs de l'Asie ? Ouvrez donc La petite fille de Monsieur Linh.

Monsieur Linh est un vieil homme. Une guerre a ravagé son pays, toute sa famille a péri et il doit embarquer sur un cargot de réfugiés vers une autre contrée. Il n'emporte qu'une valise légère, contenant quelques vêtements, une photographie jaunie et un peu de terre de son pays. Et dans ses bras, sa petite-fille âgée de quelques semaines à peine, le seul trésor qui lui reste.

Dans le pays d'accueil, tout effraye Monsieur Linh. Tout va vite, les voitures, les gens… Pis : il fait vraiment froid et il n'y a pas d'odeurs naturelles. Le dortoir où on l'a installé avec d'autres familles compatriotes n'est guère convivial. Heureusement, un jour qu'il promène sa petite-fille, il fait une rencontre sur un banc. Et malgré la barrière de la langue, avoir un ami, ça change la vie. 

Que dire de plus, sinon que j'ai adoré ce roman ? Philippe Claudel est de ces merveilleux auteurs qui vous prennent au piège dès les premières lignes. Des mots envoûtants, qui frappent votre esprit, une histoire au goût d'ailleurs, qui titille vos papilles et votre imagination, des personnages terriblement réels, qui vous touchent directement au coeur, et un véritable sens du récit, qui ne vous laisse ni vous ennuyer, ni deviner la fin… Et quelle fin… *soupir*

Comme j'ai déjà laissé transpercer sur son blog mon admiration inconditionnelle pour l'auteur, je ne vais pas en rajouter… Mais vous avez sans doute compris mon message très subjectif : lisez l'excellent roman que voilà !

Special thanks : à Amanda pour ce prêt.

Le Livre de Poche, 184 p.

Quand la souris n’est pas là…

30 mars 2008

 … Mister T., qui d'ordinaire fait semblant de ne pas aimer mon chat, en profite pour lui faire des gros câlins !

 

Court, noir, sans sucre – Emmanuelle Urien

28 mars 2008

Après mon enthousiasme pour La Collecte des monstres et grâce au livre voyageur de Fashion victim, j'ai découvert cet autre recueil de nouvelles d'Emmanuelle Urien.

Encore une fois, je me suis souvent fait surprendre par le dénouement des histoires. Dans la première, Assistance technique, qui met en scène une femme au comportement pour le moins étrange, j'ai envisagé deux ou trois scénarios qui se sont avérés totalement faux. Bah, ne s'improvise pas nouvelliste qui veut ! (D'autres chutes sont plus faciles à deviner.)

Jardin secret vous fera peut-être, comme moi, frissonner d'horreur (mais j'aime ça !).

Histoires de femmes et d'hommes confrontés à la violence ou à la mort, destins tragiques de sans abris vus sous l'angle d'un rêve ou d'une personne compatissante, âmes expirant leur dernier souffle de vie… Ce ne sont pas là des sujets légers, il est vrai !

Ces nouvelles font le même effet qu'un espresso : elles sont fortes, brûlantes, concentrées, dérangent presque… mais ça fait du bien et réveille à coup sûr un esprit langoureux ! Cette jeune femme sait décidément parfaitement doser la mesure entre cynisme et horreur, à petites touches d'humour et de mots divinement cruels.

A tous les amateurs du genre, n'hésitez pas ! Ma préférence reste à La Collecte des Monstres, mais j'ai déjà hâte de lire les prochains textes sortis de l'imagination d'Emmanuelle Urien !

Ed. L'être minuscule, 118 pages à déguster à petites gorgées (13).

Les avis de :  Flo ; Cathulu ; Fashion victim ;  ClarabelFlorinette et de Bladelor (qui n'a pas accroché) et … (vous pouvez laisser vos liens dans les commentaires, bien sûr !)

Le site de l'auteur

Chéri Bibi, t.3 – Bertho & Boidin

26 mars 2008

Après Fatalitas et Le Marquis vient de paraître le dernier tome de la bande dessinée Chéri-Bibi : Cécily.

Bertho et Boidin achève leur adaptation de l'oeuvre de Gaston Leroux par un volume à la hauteur des deux premiers. Un dessin soigné, ambiance très XIXème s., des couleurs chaudes… Car la violence est omniprésente, entremêlée d'amour, bien sûr…

Chéri-Bibi, forçat évadé du bagne où il avait été envoyé après une condamnation (injuste) pour meurtre, rentre en France. Mais nul ne va le reconnaître, puisqu'il a pris les traits du Marquis, l'époux de Cécily. Or cette dernière déteste son mari. Chéri-Bibi, toujours amoureux fou de son amour de jeunesse, va devoir reconquérir Cécily avec son nouveau visage et les défauts du Marquis en prime.

Parallèlement, Chéri-Bibi, heureusement secondé de son fidèle La Ficelle, doit faire face à des intrigues politiques et à des jalousies d'admirateurs de Cécily… De sanglantes scènes seront la preuve que malgré les apparences, Chéri-Bibi n'a rien perdu de sa combativité…

Cécily n'est pas tendre, mais s'achève comme il se doit… Fatalitas !

 

Premières miniatures, Fédor Dostoïevski

25 mars 2008

J'ai quelques penchants pour la littérature russe, et notamment pour Dostoïevski, dont j'ai lu il y a plusieurs années déjà Crime et Châtiment et L'Idiot

Cet alléchant et court recueil de nouvelles m'étant littéralement tombé dans la main au Salon du Livre cette année, je n'ai pu résister à me replonger dans l'univers sombre et délectable de l'auteur.

Quatre nouvelles, publiées entre 1847 et 1848, composent Premières miniatures.

Un roman en neuf lettres entame avec brio le quatrain. Il s'agit d'une correspondance entre Piotr Ivanovitch et Ivan Pétrovitch, deux "amis" qui ont manifestement quelques comptes à régler… Cette compilation de mauvaise foi, de flatterie et de ruses, le tout enrobé de bonnes manières, est jouissive ! Et rira bien qui rira le dernier.

Polzounkov est le portrait d'un "petit homme risible" qui raconte, devant un auditoire moqueur, une vilaine entourloupe dont il a fait les frais. Joute oratoire, entre conte et réalité, Polzounkov finit par rire de lui-même avec son public.

Le voleur honnête est la nouvelle qui se rapproche le plus des romans que j'ai lu de Dostoïevski. Cette nouvelle raconte la rencontre de deux hommes dont l'un, Astafi Ivanytch, vient en aide à l'autre, Emélian Ilitch, et devient dépendant de cette relation. Un récit opposant des valeurs de justice et d'honnêteté, face à un vol expliqué, à défaut d'être totalement excusé, par la misère et la boisson… Une réflexion intéressante qui sera développée dans Crime et Châtiment vingt ans plus tard.

Un sapin de Noël et un mariage m'a moins plu : un hôte de marque, vilain et faux jeton, fait des calculs sur son futur mariage avec une petite fille dont la dot s'avère très prometteuse… Un court texte sur l'horreur du mariage forcé, à la limite de l'indécence (même si le mariage n'aura pas lieu avant les seize ans de la jeune fille). Heureusement, autres temps, autres moeurs pour beaucoup d'entre nous !

Quant à la plume de ce Maître russe, elle me plaît toujours autant ! C'est un style au goût délicieux de thé russe : classique sans être vieillot, percutant et imprégné d'humour (parfois sous-jacent). J'en redemande (ça tombe bien, il me reste des dizaines de titres à me mettre sous la dent !).

Punition : une heure de colle pour Babel : alors que j'étais en train de lire ce livre, la première partie s'en est subitement décollée ! Je ne sais pas si le stand d'Actes Sud ressortait de vieux stocks (édition de 2000) ou si je n'ai pas eu de chance, mais bon, ce n'est pas très agréable de voir tomber en loques un livre neuf tout juste acheté ! Furious

Ed. Actes Sud – Babel, 110 p.

Bord de mer, Véronique Olmi

24 mars 2008

Présentation de l'éditeur

"Elle vit seule avec ses deux petits garçons et pour la première fois les emmène en vacances. Cette escapade doit être une fête, elle le veut, elle le dit, elle essaie de le dire. Ensemble ils vont donc prendre le car, en pleine nuit, sous la pluie. Les enfants sont inquiets : partir en période scolaire, partir en pleine semaine, partir en hiver à la mer les dérange. Mais demain tout ira bien, demain ils seront heureux. Demain il fera beau et ils verront la mer. Dans une langue âpre, empreinte de poésie, de tendresse et de révolte, Véronique Olmi compose une histoire simple et bouleversante. Car ce roman est un véritable cri – dérangeant, terrifiant, déchirant."

"Un premier roman réussi, lourd et pesant, asphyxiant, dans lequel Véronique Olmi (dramaturge) brosse le sinistre et sordide portrait d'une femme déchirée, acculée, minée par ses angoisses. Céline Darner"

Amanda avait prévenu : "l'atmosphère est d'une tristesse palpable, on la touche du doigt, on s'y enfonce, on plonge dans cette détresse humaine qui vous enveloppe comme un brouillard opaque et humide".

Ce n'est pas un livre facile ni anodin. Il faut être prêt à prendre ce car de nuit, glacial et sans confort, avec cette femme qui a réuni ses maigres économies pour emmener ses deux petits garçons voir la mer. Il faut accepter que le rêve se transforme en cauchemar sordide. Il faut vouloir avaler les phrases brutales, tristes et se laisser envahir par un sentiment de pitié, d'impuissance et de compassion.

Mais une fois que l'on a accepté le contrat, on est ébloui par l'histoire que Véronique Olmi nous raconte, sans fioritures et sans pincettes. On voyage dans la tête d'une maman désespérée mais aimant ses enfants, jusqu'au bout… de la nuit ? de l'espoir ? Voilà un récit fort que je ne pense pas oublier de sitôt. 

Les avis de :  Laure, Anne

éd. Actes Sud, Babel, 122 p.

Il y a longtemps que je t’aime, Philippe Claudel

22 mars 2008

Une jeune femme trentenaire vient chercher sa soeur aînée à l'aéroport de Nancy. Elles ne se sont pas vues depuis plus de quinze ans. Renouer des liens va prendre du temps… Et justement, le film de Philippe Claudel s'en accorde, du temps.

Il y a longtemps que je t'aime est un film qui ressemble à l'écrivain Philippe Claudel. C'est un film sur une famille brisée par un drame, dans laquel non-dits et fausses vérités ont envenimé la situation, au point que la soeur aînée, Juliette, a été presque complètement effacée de l'existence de Léa, sa jeune soeur. En dépit de sa dureté, l'histoire est terriblement humaine et belle.

Comme dans Le Café de l'Excelsior, on y trouve un grand-père aimé. Comme dans La Petite Fille de Monsieur Linh*, de très jolies petites filles vietnamiennes. L'aînée a des répliques enfantines percutantes ! Comme dans Le Rapport de Brodeck, on sait qu'il s'est passé quelque chose de terrible, mais les éléments ne seront donnés qu'au compte-goutte au spectateur. Il faut prendre le temps de savourer chaque moment avant de comprendre toute l'ampleur du drame qui s'est joué quinze ans plus tôt. Et bien sûr, les livres sont omniprésents tout au long de l'histoire, remparts contre l'extérieur, amis lorsque l'on ne peut plus parler. Dommage que l'on ne voit pas les titres (à part Sylvie) !

L'interprétation de Kristin Scott Thomas (Juliette) et d'Elsa Zylberstein (Léa) est formidable, et les autres acteurs ne sont pas en reste. Ils desservent le film avec une justesse et une intensité remarquables, au point que l'on n'a pas envie de les quitter à la fin du film, tellement on s'y est attaché.  J'ai bien aimé les yeux bruns de chien battu du capitaine Fauré (Frédéric Pierrot)…

Et les musiques qui accompagnent les 1h55 de l'histoire sont très bien choisies, émouvantes sans être envahissantes. Le générique de fin de Jean-Louis Aubert a ma préférence.

Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, il faut vous précipiter dans la salle de cinéma la plus proche et voir ce film, surtout si vous aimez l'auteur Philippe Claudel : le réalisateur ne vous décevra pas, son film est une réussite.

Monsieur Philippe Claudel, ON VOUS AIME ! Kiss

Signé : Fashion victim, Stéphanie, Emeraude et moi

(je ne dirai pas qui a pleuré comme une madeleine à la fin, d'autant qu'une deuxième madeleine n'était pas loin derrière ! Moi je n'ai pas pleuré. En tout cas, pas au cinéma. C'est à peine si quelques larmes ont réussi à s'échapper lorsque je suis arrivée chez moi… Aaah, quel beau film !).

* critique à venir, puisque le hasard a fait que j'ai justement lu ce roman hier… Ahhh, quel livre ! Quel auteur ! Smile

Le garçon en pyjama rayé, John Boyne

22 mars 2008

Il ne faut jamais dire "jamais", la preuve : je vous présente un livre "jeunesse" ! Et je viens de découvrir en cherchant de l'info sur l'auteur qu'il était irlandais. Si j'avais su, mon livre pour la Saint Patrick eût été tout trouvé ! (mais je râle pour le plaisir, comme d'habitude, car ma première rencontre avec Colum McCann fut très agréable).

Ce livre a reçu de nombreux prix et a été traduit en 17 langues, vous en avez peut-être entendu parler, contrairement à moi. Mais justement, mieux vaut aborder ce livre l'oeil curieux et le doigt alerte, sans savoir de quoi il s'agit exactement.

Je peux juste indiquer qu'il s'agit de l'histoire de Bruno, un petit garçon de neuf ans, qui vit dans une grande maison de la capitale avec sa grande soeur et ses parents. On y croise aussi quelques domestiques et beaucoup de visiteurs qui viennent voir son papa. Un jour, au grand désespoir de Bruno, toute la famille doit déménager pour la campagne…

Le sujet du livre est dur mais abordé de manière à ce que des pré-adolescents puissent le lire sans difficulté et se retrouver dans le jeune héros curieux en mal d'amis. En tant qu'adulte, j'ai deviné assez vite, grâce aux indices linguistiques donné par l'auteur, où il voulait nous mener. Et je me suis dépêchée de me "blinder" psychologiquement, devinant que la fin ne serait pas un "happy end" à l'américaine… Je ne sais pas si le jeune lectorat peut en faire autant, mais ce roman est fait pour eux : le style est clair, les chapitres assez courts, et le récit leur fera découvrir certains faits qu'ils ne doivent pas ignorer. Je recommande seulement que cette lecture soit partagée avec un adulte (professeur ou parent) car des explications sont souhaitables et des émotions devront sans doute être exprimées.

Ed. Gallimard Jeunesse (Folio Junior) : 204 p. A partir de 12 ans.

Special thanks : merci, Emeraude, de m'avoir envoyé ce livre lors du Lotobook n°1 ! Je comprends pourquoi il t'a marquée.

NB : Le garçon en pyjama rayé fait actuellement l'objet d'une adaptation cinématographique américaine : Boy in the Striped Pajamas, par Mark Herman. La date de sortie en salle n'est pas encore connue.

Un sens à la vie, Dominique Bourgon

21 mars 2008

Grâce à l'opération "Masse Critique" de Babelio, j'ai reçu le premier roman de Dominique Bourgon, gardienne d'immeuble dans une cité de Belfort (NB : il n'y a AUCUN rapport avec L'Elégance du hérisson de Muriel Barbery).

J'ai eu un peu peur au début : l'écriture morcelée en petits bouts de phrases, presque en énumération, me rebutait. Mais cela s'arrange au fil des pages, et j'ai outrepassé ce petit défaut passager pour me concentrer sur le fond de l'histoire.

Ou plutôt des histoires. Car l'auteur présente des tranches de vie entremêlées, les destins croisés des gens de la cité. Qui peut rester insensible aux terribles conditions de vie de ses habitants ? La pauvreté engendre bien des maux et des souffrances : chômage, violence, malnutrition, haine, alcoolisme et même folie

Ces récits sont indubitablement poignants, d'autant que l'on sait qu'ils retranscrivent la réalité pour des millions de personnes. Les pages concernant des enfants sont particulièrement inconcevables et révoltantes.

Parfois, les personnages reviennent à plusieurs reprises, d'autres fois, ils n'apparaissent que le temps d'un témoignage. Mais à chaque fois, les mots touchent leur cible, tels une flèche décrochée en plein coeur du lecteur. 

On devine aisément que Dominique Bourgon a vécu de telles scènes dans sa vie de gardienne d'immeuble : lire son "roman" nous fait plonger dans la vie cruelle mais réelle d'une cité, avec tout ce qu'elle comporte d'horreur mais aussi d'humanité. Hélas, je n'ai pas trouvé trace de bonheur, et si peu d'espoir, si peu…

Un grand merci à Babelio et au Seuil – Arte éditions de m'avoir offert ce livre, dur mais indispensable…

196 pages, paru en janvier 2007.

Voyage : ce livre ne doit pas rester planqué dans ma bibliothèque ! Je l'enverrai volontiers à la première personne qui se manifestera !

Les avis deCathulu et de Cuné

Le combat ordinaire, T.4 – Manu Larcenet

20 mars 2008

C'est avec un peu de tristesse que j'ai refermé le dernier tome de cette série qui a fait mon bonheur depuis que je l'ai découverte en janvier (cf. les tome 1, 2 et 3).

Notez bien que j'ai attendu 11 jours après la sortie officielle de Planter des clous (le titre de ce quatrième volume) avant de l'acquérir, bel exploit, non ? Wink

Evidemment, je l'ai lu le soir même, faut pas pousser mémé dans les orties, non mais !

Marco, toujours photographe et un brin déprimé, est l'heureux papa d'une petite fille. Mais ô, surprise, il ne s'attendait pas à voir son vocabulaire se réduire à un seul mot : "NON !". Pas facile, le métier de parent… mais c'est aussi la source de beaucoup de joies !

Du côté du chantier naval, c'est la crise. Les ouvriers se mobilisent pour tenter d'éviter le rasage des hangars. Ils font appel à leur ami Marco pour tenter de médiatiser leur combat…

Beaucoup d'autres choses sont à découvrir dans Planter des clous, notamment l'explication du titre, et un passage très sombre (et en même temps réaliste !) sur la politique actuelle française. Ah, et puis, surtout, je note enfin le retour d'un félin dans cette série, je quitte donc les personnages sereine !

Voilà une bande dessinée à la fois simple (il n'y a pas de "héros") et profonde (quant aux sujets abordés), attendrissante et intimiste, souvent amusante et parfois mélancolique… Un graphisme travaillé qui donne l'impression de pureté, de belles couleurs et le style très personnel de Manu Larcenet comblent mes goûts côté dessin.

Je décerne par conséquent au Combat Ordinaire le Prix d'Excellence de Tamaculture – section BD ! Innocent

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