Mon ange, Guillermo Rosales
J'avoue être débutante en littérature cubaine, et ce livre issu du Lotobook (Marie) m'a permis d'en découvrir une infime parcelle.
Présentation de l'éditeur (extrait) :
"Livre échangé sous le manteau, longtemps introuvable dans sa langue d'origine, Mon ange a été instrumentalisé par les Cubains des deux rives afin de le réduire à un sommaire règlement de comptes. L'histoire de sa publication serait simplement romanesque, si son contenu n'était dramatiquement testamentaire."
C'est un livre-choc sur la misère et l'indigence d'une certaine population "pas comme les autres", souvent des Cubains qui ont tant bien que mal émigrés dans le sud des Etats-Unis. De pauvres hères seuls au monde, des "fous", des marginaux, un nain, des vieux, des révoltés contre le régime communiste cubain… il ne faut parfois pas grand-chose pour finir dans un "boarding home" à Miami.
William Figueras, écrivain cubain narrateur de ce récit, est conduit par sa tante dans ce boarding home, une sorte d'asile pour pauvres plus ou moins dérangés (parfois pas du tout). Il raconte sa vie au milieu des miséreux, volés par le directeur du centre, tabassés et volés encore, parfois violés par l'horrible gérant alcoolique, Arsenio. Des situations qui vous serrent le coeur… Mais on est pris aux trippes par l'histoire, le rythme des phrases et le ton du narrateur rendent l'émotion palpable, et pour ma part, je n'ai pas pu abandonner cette noirceur, car quelques lueurs d'espoir viennent s'y glisser, parfois, notamment avec l'arrivée de Francine…
Ce n'est pas là une lecture idéale pour Noël… quoique, c'est une bonne occasion de penser à tous les gens qui n'ont pas la chance d'avoir un sapin, des cadeaux, ni même un toit ou des gens qui pensent à eux durant cette période de fêtes… A vous de voir, mais c'est un livre de la collection Babel, déjà un plaisir en soi !
Biographie de l'auteur
Né à La Havane en 1946, Guillermo Rosales s'est donné la mort à Miami en 1993. Il est l'auteur d'un autre roman publié, lui, à titre posthume et de quelques nouvelles inédites.

Je pense à tous ces gens qui sont dehors par ce froid et malheureusement je pense que cela n’ira pas en s’arrangeant.
Oh c’est triste tout ça.
22 décembre 2007 | #
@Bellesahi : je le crains aussi, hélas…
Si seulement on pouvait demander au Père Noël d’offrir un toit à tous ces malheureux, ce serait magique !
22 décembre 2007 | #
“quelques lueurs d’espoir” malgré ton billet et celui que Pollac avait écrit,je ne me sens toujours pas prête à lire ce texte …
23 décembre 2007 | #
Même si c’est très noir je le note : il faut savoir ovrir les yeux même sur ce qui dérange…
Bon dimanche !
23 décembre 2007 | #
@Cathulu : peut-être à une autre période… ?
@Papillon : merci, à toi aussi !
23 décembre 2007 | #
Je le note, ce sera l’occasion pour moi aussi de faire connaissance avec la littérature cubaine.
Peu importe que ce ne soit pas un livre pour Noël: je n’aurais, de toute façon, pas le temps de l’acheter et de lire avant mardi
23 décembre 2007 | #
@Anne : bon raisonnement !
23 décembre 2007 | #
Ce livre avait aussi été un choc pour moi ! Surtout en sachant que l’histoire est quasiment autobiographique !
23 décembre 2007 | #
@Cathe : moi aussi, il m’a marquée, et pour la même raison que toi !
24 décembre 2007 | #
je note ce livre, et tout comme papillon je dirais qu’il faut savoir ouvrir les yeux ! en tout cas tu en as très bien parlé, merci.
il est très joli ton blog avec cette neige qui tombe! bravo!
oh j’ai failli oublier
et je te souhaite une bonne fin d’année!! ” Bon Bout d’An” comme on dit chez moi.
26 décembre 2007 | #
@Boo : merci ! l’expression est très rigolote ! Bon Bout d’An à toi aussi !!!
27 décembre 2007 | #
J’ai déjà lu un autre billet sur ce livre, allant tout à fait dans ton sens (flûte, je ne sais plus où je l’ai lu !). J’avais même fait une petite note sur ma LAL précisant que c’était un livre dur !
27 décembre 2007 | #
[…] Guillermo Rosales Mon ange […]
9 janvier 2008 | #