Strawberry shortcakes, Kiriko Nananan
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Voilà mon premier shôjo ! Autrement dit, ma première lecture d'un "manga pour filles" (merci, Clarabel, de m'avoir initié au genre !).
Contrairement à sa couverture rose bonbon, ce "Millefeuille à la fraise" est loin d'être une histoire à l'eau de rose. Il s'agit en fait de quatre jeunes filles de Tokyo, toutes insatisfaites de leur vie. Tôko et Chihiro partagent un appartement en colocation. La première est dessinatrice, elle travaille chez elle et a un certain succès, mais elle a mal vécu sa rupture amoureuse avec son petit ami et elle souffre de crises de boulimie. Chihiro est une belle jeune fille qui ne s'épanouit pas du tout dans son travail et étouffe son petit ami de ses projets pour leur couple. Sa pire crainte est de devoir retourner chez ses parents, à la campagne, et elle subit donc sa vie tokyoîte contre vent et marées.
Riko est une idéaliste, une jeune fille pleine de rêves dont le plus cher est de tomber amoureuse ! Elle se sent seule et sa vie vide sans petit ami. Heureusement, manger du maïs grillé dans le parc lui procure quelques joies !
Enfin, Akiyo est plus mûre, elle travaille comme prostituée mais d'un autre côté, elle n'ose pas avouer à Kikuchi, son meilleur ami, qu'elle est amoureuse de lui, et cela la rend dingue !
Je ne sais pas si ces jeunes filles sont représentatives de la jeunesse japonaise actuelle, mais je ne l'espère pas, parce qu'elles sont bien tristes, ces quatre héroïnes ! Je comprends qu'elles passent les affres de la post-adolescence et que ce n'est pas toujours facile, mais cette lecture n'est pas très joyeuse, à vrai dire j'ai été moyennement emballée.
En fait, les planches sont très souvent des gros plans, sans beaucoup de détails, et je n'ai pas trop aimé ce style. Cela m'a paru trop épuré par rapport à d'autres mangas que j'ai pu lire.
Quant aux histoires, je n'ai pas réussi à me sentir concernée et à entrer dans l'univers de Tôko, Chihiro, Riko et Akiyo… Dommage !
Conclusion : je préfère les mangas pour garçons, comme Monster, ou encore les mangas tout public comme l'excellent NoNonbâ !!!
L'avis enthousiaste de Clarabel

Je n’ai jamais lu aucun manga et je ne sais pas si ça m’attire… Ceci dit, le dernier présenté par Clarabel ‘Emma’ avait l’air bien sympathique… Et s’il s’agit de lire des mangas pour garçon, il suffit que j’aille faire un tour chez mon frère ! (vive les familles nombreuses aux goûts divers et variés !
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6 décembre 2007 | #
Moi, rien à faire, personne m’a réussi à m’initier aux mangas
6 décembre 2007 | #
@Emeraude : tu devrais tenter, ne serait-ce que pour pouvoir parler de ce genre à tes clients !
@Anne : hmm, je n’ai pas dit mon dernier mot ! Tâchons de trouver la cause de ce symptôme anti-manga… Est-ce que tu aimes les BD, déjà ? Qu’est-ce qui te rebute dans le manga ? La lecture à l’envers, le Noir & Blanc ?
6 décembre 2007 | #
Je lis des mangas mais plutôt ceux dit pour adultes comme ceux de chez Casterman écritures. Je me sens un peu perdu devant la quantité existante, je trouve que c’est très dur de choisir. Heureusement, nos libraires sont là pour nous conseiller!!!
6 décembre 2007 | #
Oui, bon… qui puis-je si tu préfères les trucs de garçons ! ? ! …
Là j’abdique …
6 décembre 2007 | #
@goelen : oui, il y a trop de choix ! moi je n’achète que sur conseils des bloggeurs !
@Clarabel : en fait j’aime les mangas où il y a de l’action, une enquête ou alors une histoire à suspense ou pleine d’exotisme… Celui-ci ne m’a pas plus car il n’y avait rien de cela, mais je vais continuer à surveiller les conseils de mangas susceptibles de m’intéresser !
6 décembre 2007 | #
Le sens de lecture me perturbe trop !:oops:
6 décembre 2007 | #
Déjà non je n’aime pas les BD. J’ai lu les Astérix ado et c’est tout. les autres m’ennuyaient. Ce que j’aime dans une lecture c’est les images qui font s’imposer dans mon esprit. Les dessins entravent mon imagination et je m’ennuie.
Et « esthétiquement » je n’aime pas le style des dessins Manga.
6 décembre 2007 | #
@Cathulu : et si je te dis qu’on s’y habitue ?!
@Anne : hmm, je vois… Je confirme : tu n’es pas un cas facile !!
6 décembre 2007 | #
C’est Shojo d’abord na!! Et je n’ai pas lu le manga dont tu parles, mais ça me tente bien, même si tu n’as pas aimé! Par contre j’ai lu, vu Monster et arghhhhhhhhhhhhhhh magnifique, moins que je fus traumatisée un temps en entandant le prénom Johan!!
6 décembre 2007 | #
@Ori : tu as bien fait de me corriger, j’ai modifié dans mon billet, on écrit même shôjo avec un chapeau ! Si tu aimes le genre, n’hésites pas à tenter celui-ci, Clarabel l’a beaucoup aimé, il ne faut pas s’arrêter à un seul avis !
6 décembre 2007 | #
je vais essayer, un jour peut être… mais en parler à mes clients, pas trop… le rayon manga est loin de mon rayon à moi, avec les dvds d’animation japonaise !
7 décembre 2007 | #
oh dommage, les mangas pour filles sont plus rares…
7 décembre 2007 | #
@Philippe : oui, mais tant pis, je m’en remettrai !
7 décembre 2007 | #
merci je vais lire Monster et je suis tombé amoureuse de » EMMA » connais-tu ?
7 décembre 2007 | #
@beat : oui, je l’ai vu chez Clarabel mais je crains que ça ne soit pas trop ma tasse de thé…
7 décembre 2007 | #
Dommage! C’est pourtant bien loin de l’univers shojo tout ça! Nananan est un auteur que j’apprécie énormément, qui parle des femmes et de l’amour sans miévrerie! Mais elle est un peu spéciale et assez difficile d’accès! Les débuts ont été difficile pour moi! Ceci dit, je préfère aussi le shonen!
7 décembre 2007 | #
Moi aussi je préfère les mangas pour garçon, mais évidemment ça surprend moins.
Quoique j’ai toujours trouvé les héroïnes de shojo plus mimi que les héroïnes de shonen…va comprendre…
7 décembre 2007 | #
Essayez Pink de Kyôko Okazaki ou Des courges par milliers de Yuzuki Kazu, j’en cause sur mon blog et vous risquez de ne pas être déçu(e)s…
Kyôko Okazaki est une femme et ses ouvrages sont superbes et plein d’humour, même si les sujets sont graves. Kiriko Nananan s’en réclame et a été fortement influencée par Kyoko Okazaki, ne restez pas sur une déception et tentez Blue où le style épuré de Nananan éclate vraiment dans une histoire d’amour saphique à la sensibilité à fleur de peau.
La littérature n’a pas vocation à montrer des personnages représentatifs d’une culture mais bien des êtres originaux et porteur de sens. Les jeunes filles de Strawberry Shortcakes sont tristes et parfois désespérantes sans pour autant être creuses. Par contre le style de l’auteur est, je le concède, très déroutant tant dans le scénario (parfois inconsistant) que dans le dessin (une épure extrême) ou dans la construction (on ne sait parfois plus qui est qui et ou on en est…).
Bonne chance pour les prochaines découvertes…
8 décembre 2007 | #
hééé, moi ça me branche, j’aime les mangas de fifille à fond (c’est peut-être mon seul côté midinette d’ailleurs) et justement le côté « épuré » me parle bien… tiens tiens… je vais faire un tour en librairie moi!
10 décembre 2007 | #
Aaaaah NoNonbâ quel superbe manga, mais j’ai quand même bien envie de tenter celui-ci !!
Bonne soirée Tamara !
10 décembre 2007 | #
je tenterai tout de même ma chance avec celui-ci… je connais très peu les mangas (et pas du tout les mangas pour filles) et ton article me rend curieuse
16 décembre 2007 | #