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Le chat dans la gorge, Colette Pellissier

18 novembre 2007

Attention, un très chouette livre que voilà, si vous ne voulez pas prendre le risque de le noter sur votre LAL, passez vite ! ;-)

Ce livre n'est pas tout à fait un roman, ce sont plutôt des chroniques de la vie d'une famille lambda : les parents et leurs trois enfants : Lucien, Paco et Mouna.

Les titres des courts chapitres sont très simples : chocolat, la ceinture, le concert, le chat, le canapé, l'agenda…

Mais pour autant, la magie de l'écriture opère et les petits faits de la vie quotidienne deviennent miraculeusement passionnants, par exemple lorsqu'un des fils aspire par mégarde la boucle d'oreille de sa maman en nettoyant sa chambre, qu'il sèche les cours de judo, et que la fille Mouna surprend un secret de famille sans vraiment en comprendre le sens.

Ces tranches de vie ne sont ni douces ni amères, elles sont juste représentatives de la vie telle que nous la connaissons, avec des petits moments de joie, des difficultés à surmonter, des incompréhensions, des coups de gueule et la tendresse qui vient souder la famille.

Il n'est pas facile de parler de ce roman-chroniques, je n'ai guère envie de décortiquer méticuleusement ce qui en fait la magie, par crainte de la voir disparaître. Je ne peux que vous conseiller de vous laisser charmer par le style simple et enchanteur de Colette Pellissier !

Les avis de : Clarabel, Laure, Cathulu et de Flo que je remercie chaleureusement de m'avoir offert ce très joli livre !

L’ange ordinaire, Olivier Ka & Mélaka

17 novembre 2007

Voilà la BD que j'ai reçu dans le cadre du Lotobook.

L'ange est peut-être ordinaire, mais cette histoire ne l'est pas !

André Flaguel ressemble à n'importe quel cadre quadragénaire. A une différence près : il exerce le métier d'ange. Il n'est pas pour autant heureux dans son boulot, puisqu'il est un ange à qui l'on a confié des missions très banales, comme de sauver un piéton d'une chute sur une crotte de chien (ce n'est pas très glamour, reconnaissons-le).

Lorsqu'une occasion se présente, André Flaguel vole la mission d'un collègue, où il doit jouer le rôle bien plus important de sauveur de vies humaines. Oui mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu, et l'ex-ange ordinaire se retrouve dans des situations bien embarrassantes, jusqu'à se voir rappeler au Ciel pour une remise à niveau !

Cette histoire étrange est à découvrir : c'est drôle et inattendu, rempli de personnages loufoques, merci à Mélaka de me l'avoir envoyée !

Le libraire, Régis de Sa Moreira

16 novembre 2007

Le Libraire est un drôle de bonhomme. Il tient une librairie, ouverte nuit et jour - d'ailleurs, au départ, ce n'était pas une librairie.

Il a naturellement des livres plein ses étagères, et essaie de satisfaire les demandes parfois très spéciales de ses clients, comme celle de trouver un livre dans lequel on ne trouve aucun appareil ménager (surtout pas un frigo).

Après chaque visite d'un client, le libraire boit une tisane dont le goût dépend du client. Un client sombre et déprimé ? Voilà une tisane à la réglisse !

Le libraire aime bien ses dix frères et soeurs, mais ne leur écrit jamais. En revanche, lorsqu'il lit un passage d'un livre qui lui fait penser à l'un deux, il arrache la page et l'envoit au destinataire de la fratrie correspondant.

Le libraire a été mariée, trois fois en tout, mais désormais il vit seul avec ses livres en guise de compagnons. Il n'est pas triste, non, pas trop, et puis il a parfois de charmantes clientes dans sa librairie

Voilà un joli livre à lire la tête dans les nuages, quelques pages de poésie et d'absurde, de rêve au goût de tisane sucrée, poudoupoudoupoudou !

Merci, Emeraude, de me l'avoir prêté !

Lire aussi les avis de : Stéphanie ; Jules ; Lilly ; Le Biblioblog

Quelques ombres, Pierre Charras

15 novembre 2007

Voilà le livre de la rentrée littéraire que j'avais choisi d'acquérir en septembre. Je ne connaissais pas l'auteur, mais j'ai cru comprendre depuis qu'il avait une certaine renommée. J'ai choisi ce livre pour sa couverture, l'édition Le Dilettante était aussi un critère rassurant, et puis il s'agissait de nouvelles, un genre que j'affectionne. 

 

Dans ces huit nouvelles, l'auteur exerce sa plume drôlement acide et imaginative. 

Dans Petit Nid d'Amour, le narrateur déniche un petit appartement pour y vivre avec sa belle… Julie aimera-t-elle le résultat de son aménagement ?

 

Savez-vous que l'on peut faire d'étranges rencontres dans le métro ? Par exemple, un père qui entraîne sa fille sur des questions de culture générale, comme dans Les Musées sont gratuits

 

J'ai bien aimé Les Lauriers, une scène de jalousie d'un comédien lors d'une remise de prix, et encore davantage Rendez-vous, une tragique et très belle histoire d'amour. Pas d'école monte encore d'un cran dans l'indicible, c'est un récit qui vous prend aux tripes, le petit Bruno devra être bien courageux… La Toilette est l'histoire d'une fin de vie, agrémentée d'une touche d'humanité. 

 

Vous ne vous en doutiez pas, mais la photographie d'Une Passante peut changer le cours de votre vie… Et enfin, Le Vent Mauvais, sur une note de Gainsbourg, dénonce le fait que les guerres se suivent et se ressemblent, hélas.

Ce recueil m'a plu : l'écriture est précise et pleine d'images, et même si l'univers de Pierre Charras est plutôt noir ici (on devait s'y attendre, au vu du titre du livre), je suis partante pour lire d'autres romans de cet auteur ! 

 

Un extrait : (La Toilette)

 "Depuis quelques secondes, il entendait un peu d'eau clapoter dans la cuvette qu'il savait de plastique et qu'il imaginait orange, sans bien savoir pourquoi. Il lui sembla qu'un vrai sommeil allait peut-être s'emparer enfin de lui. Un de ces sommeils qui reposent. Le sommeil particulier des anciens soirs, au bord de la mer.Mais, la seconde suivante, le gant humide se posa sur la cheville et, remontant doucement jusqu'au genou, y tournoya un moment avant de redescendre vers le pied.

Comme c'était étonnant, cette présence !"

Chroniques birmanes (BD)

14 novembre 2007

Voilà un très chouette album qui nous fait découvrir la Birmanie sous l'oeil d'un dessinateur (Guy Delisle) qui a suivi sa femme dans ce lointain pays, où elle a été envoyée en mission humanitaire.

Ces chroniques sont donc des petites histoires de sa vie racontées en dessins, et comme j'ai eu la chance de visiter ce fabuleux pays, je peux vous dire que le ressenti sonne juste. On y croise les moines bouddhistes, qui mendient le matin leur nourriture, on y retrouve la générosité et la gentillesse des Birmans, la difficulté pour les ONG d'atteindre certaines parties très isolées du pays, et bien sûr Aung San Suu Kyi*, Prix Nobel de la paix en 1991 et assignée à résidence par la junte dans sa résidence presque en continu depuis 1990.

La question de la politique - c'est-à-dire de la dictature militaire qui opprime la population - est abordée, mais c'est toute la vie en Birmanie et les superbes paysages que l'on peut y découvrir (ses milliers de pagodes et de temples !) qui ont capté mon esprit et m'ont fait revivre des moments de vie inoubliables**.

Ces dessins sont drôles , pertinents et font réfléchir à la situation des habitants de ce pays.

Je vous conseille donc très fortement de découvrir ces Chroniques birmanes ! Et mieux encore, pour les voyageurs intrépides, d'aller visiter ce pays le sac au dos, vous ne le regretterez pas, foi de Tamara !

* en birman : (j'adore l'écriture birmane, on dirait des nouilles !) 

** Un extrait de mon voyage (que vous pouvez retrouver sur Tam&Bagages) :

Myanmar_5myitchyina0020Myit-son est un lieu-dit perché en haut des montagnes. C'est là que se situe le confluent des deux rivières qui vont former l'Ayarwardi : the Lovely River et the Angry River. Le paysage est ravissant, une plage de doux sable noir scintillant invite à s'y reposer quelques instants.

 

Là, des chercheurs d'or tentent leur chance avec des méthodes variées mais plutôt artisanales : des feuilles de bananier ou un chapeau-tamis servent à filtrer le sable noir… Il contient vraiment des paillettes d'or mais il ne faut pas compter s'enrichir en une journée, loin s'en faut !

Millénium 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson

13 novembre 2007

Enfin ! J'ai pris le temps de découvrir le premier roman de la trilogie Millénium écrite par l'auteur-journaliste suédois Stieg Larsson avant sa disparition brutale en 2004. Vous en avez sûrement déjà entendu du bien sur plusieurs blogs, ou vu les affiches dans le métro, voilà quelques éléments pour vous rafraîchir la mémoire si besoin est :

Quatrième de couverture :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

J'ai crains, au tout début du roman, que l'intrigue politico-financière allait rapidement me "saoûler" et que je ne serais pas intéressée par ce roman journalistique. Cette crainte ne fut que de courte durée : il y a effectivement quelques pages économiques qui ne passionneront pas tout le monde, mais en fait elles sont là pour expliquer la situation du pays, mettre en place certaines pièces du puzzle et expliquer les jeux de pouvoir qui vont s'exercer au cours de l'année passée en Suède avec les protagonistes de cette sombre et passionnate histoire

En fait, j'ai très vite été happée par cet incroyable roman qui oscille entre polar classique et l'enquête journalistique de Mikael Blomkvist dans le monde des affaires de son pays. D'ailleurs, le roman est divisée en quatre grosses parties, qui correspondent aussi à des périodes précises de l'évolution de l'enquête : Incitation (20 déc. au 3 janv.), Analyse des conséquences (3 janv. au 17 mars), Fusions (16 mai au 14 juil.) et Hostile Takeover (11 juill. au 30 déc.).

Les personnages sont troublants, on s'attache à certains, on en déteste d'autres, et puis, partout, le soupçon les enrobe et on ne sait à qui faire confiance… Ils s'aiment, se détestent, on découvre certains faits avec horreur… Les femmes ont une place importante dans ce roman, femmes blessées ou femmes de tête… On lit avec intérêt la vie du magazine Millénium, mise en danger lorsque son rédacteur en chef est condamné à la prison… On s'étonne devant les conflits au sein d'une même famille qui dirige une entreprise d'importance… La plongée en apnée plus de quarante ans en arrière pour éclaircir le mystère d'une disparition de fillette nous laisse haletants… Le suspense fait dévorer les 575 pages de ce roman étonnamment vite pour un livre de cette taille.

Bref, vous l'avez compris, ce premier volume est une parfaite réussite, l'écriture (et la traduction) sont plaisantes, et je n'espère qu'une chose : que les deux suivants soient aussi bons !

PS : un fait m'a étonné : en Suède, tout le monde semble se tutoyer très rapidement, quelles que soient les origines sociales ou la différence d'âge !

Un extrait : (le vieux Henrik Vanger s'apprête à raconter au journaliste Mikael Blomkvist ce qu'il attend de lui)

"- […] Ca fait plusieurs jours que je prépare ce que je vais te dire, mais maintenant que tu es enfin là devant moi, je ne sais pas vraiment par quel bout commencer. J'imagine que tu t'es renseigné sur moi avant de venir. Alors tu sais qu'il fut un temps où j'avais une grande influence sur l'industrie suédoise et sur le marché du travail. Aujourd'hui, je suis un vieux schnock qui ne devrait pas tarder à mourir, et la mort est peut-être un point de départ tout à fait convenable pour cet entretien."

Les avis de : Gachucha ; Bellesahi ; Cathulu ; Cuné ; Fashion victim ; Amanda

La Reine Claude, Claire Castillon

12 novembre 2007

Bon, il faut bien le reconnaître, je suis déçue ! Après avoir aimé le recueil de nouvelles de Claire Castillon Insecte, j'étais très heureuse d'avoir reçu grâce au Lotobook ce roman.

J'ai profité de la séance du Club des Théières sur le thème de la cuisine pour lire La Reine Claude. Comme je m'en suis très rapidement aperçue, il n'y a en réalité aucun lien avec la cuisine, puisque la Reine Claude est la métaphore utilisée pour désigner la tumeur au cerveau d'un homme.

Le récit est raconté par une jeune femme de 26 ans. Elle est amoureuse d'un homme plus âgé et ils sont ensemble depuis un an et demi. Cet homme est célèbre, on ne sait pas bien dans quel domaine (affaires, politique, artiste…), mais il a des fans - surtout féminines - qui l'accostent dans la rue ou au restaurant. Son histoire avec la jeune femme n'est donc pas officielle, et cette dernière doit souvent se faire discrète quand les fans se manifestent.

Mais voilà, l'Homme découvre un jour qu'il a une tumeur au cerveau. Et la vie de la narratrice s'écroule. Comme elle ne peut dévoiler ce secret à personne, elle écrit ce livre, sorte de lettre d'amour où elle exprime son angoisse, son mal de vivre, sa haine contre la tumeur, cette boule, cette patate, cette Reine Claude, à qui il faut trouver un château, là-bas, à Florence ou ailleurs, afin qu'elle se laisse séduire par le décor et laisse tranquille le cerveau de l'Homme.

Ce qui m'a déplu dans ce roman, c'est le rythme trop haché, rapide, presque fatigant des mots, j'en ai été presque essoufflée. Tout tourne autour de cette tumeur, de la douleur, de la mort à venir, de l'absence de celui qui ne sera plus là. Il n'y a pas vraiment de récit, c'est - en exagérant un peu - une seule phrase tournée et retournée, répétée durant 189 pages : "je t'aime, tu vas mourir, je suis malheureuse"…

Je me suis donc forcée à finir ce roman pour n'avoir pas l'air d'un cancre au Club des Théières (mais finalement, ce rôle a été disputé par plusieurs autres membres qui n'ont pas fini leurs romans, et je ne nomme personne dans un accès de solidarité Laughing ).

Merci à l'expéditeur de ce roman, il m'a fait prendre conscience qu'avec Claire Castillon, je m'en tiendrais à ses nouvelles !

Une recette : tarte à la reine-claude chez Lisa

Lotobook : ce n’est pas fini !

10 novembre 2007

Voilà les livres qui me sont parvenus hier : (NB : mon chat étant puni pour cause de pipi sur le parquet, j'ai dû avoir recours à un modèle concurrent) :

Dans ma boîte aux lettres, un paquet débordant de choses : dhanyabaad (bengali) à la généreuse expéditrice !

Et remis en mains propres par l'organisatrice du Lotobook Stéphanie de la part de participants franciliens : Дзякую (biélorusse) à eux !

Pour celles qui s’inquiétaient…

9 novembre 2007

Il est là !!! Mais il fait sa star, il n'aime pas les paparazzis !!! Cool

 

NB : ce billet est parfaitement inutile, je m'en rends bien compte, rassurez-vous ! ;-)

 

Lotobook : sauvé par La Poste !

8 novembre 2007

Voilà deux nouveaux livres qui me sont parvenus : Harlan Coben a été sauvé par La Poste, attendu que le papier de magazine l'enveloppant s'était déchiré ! J'ai eu droit à un sachet : "Tout faire pour que votre courrier vous arrive, quoi qu'il arrive !"… Bon, il faut signaler qu'un paquet s'est quand même perdu, et bizarrement, il contenait des gâteaux en plus du livre… Les postiers seraient-ils aussi gourmands que les lecteurs ? ;-)

Alors aujourd'hui, je remercie les 2 expéditeurs et notre transporteur de courrier national  !

Danke (allemand) !

Vinaka (fidjien) !

 

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