La Reine Claude, Claire Castillon
Bon, il faut bien le reconnaître, je suis déçue ! Après avoir aimé le recueil de nouvelles de Claire Castillon Insecte, j'étais très heureuse d'avoir reçu grâce au Lotobook ce roman.
J'ai profité de la séance du Club des Théières sur le thème de la cuisine pour lire La Reine Claude. Comme je m'en suis très rapidement aperçue, il n'y a en réalité aucun lien avec la cuisine, puisque la Reine Claude est la métaphore utilisée pour désigner la tumeur au cerveau d'un homme.
Le récit est raconté par une jeune femme de 26 ans. Elle est amoureuse d'un homme plus âgé et ils sont ensemble depuis un an et demi. Cet homme est célèbre, on ne sait pas bien dans quel domaine (affaires, politique, artiste…), mais il a des fans - surtout féminines - qui l'accostent dans la rue ou au restaurant. Son histoire avec la jeune femme n'est donc pas officielle, et cette dernière doit souvent se faire discrète quand les fans se manifestent.
Mais voilà, l'Homme découvre un jour qu'il a une tumeur au cerveau. Et la vie de la narratrice s'écroule. Comme elle ne peut dévoiler ce secret à personne, elle écrit ce livre, sorte de lettre d'amour où elle exprime son angoisse, son mal de vivre, sa haine contre la tumeur, cette boule, cette patate, cette Reine Claude, à qui il faut trouver un château, là-bas, à Florence ou ailleurs, afin qu'elle se laisse séduire par le décor et laisse tranquille le cerveau de l'Homme.
Ce qui m'a déplu dans ce roman, c'est le rythme trop haché, rapide, presque fatigant des mots, j'en ai été presque essoufflée. Tout tourne autour de cette tumeur, de la douleur, de la mort à venir, de l'absence de celui qui ne sera plus là. Il n'y a pas vraiment de récit, c'est - en exagérant un peu - une seule phrase tournée et retournée, répétée durant 189 pages : "je t'aime, tu vas mourir, je suis malheureuse"…
Je me suis donc forcée à finir ce roman pour n'avoir pas l'air d'un cancre au Club des Théières (mais finalement, ce rôle a été disputé par plusieurs autres membres qui n'ont pas fini leurs romans, et je ne nomme personne dans un accès de solidarité
).
Merci à l'expéditeur de ce roman, il m'a fait prendre conscience qu'avec Claire Castillon, je m'en tiendrais à ses nouvelles !
Une recette : tarte à la reine-claude chez Lisa

Attention ! Il y a les cancres qui ne finissent pas leur livre parce qu’elles s’y sont pris trop tard… et il y a les cancres qui n’ont pas fini le livre parce qu’elles n’ont pas aimé du tout !

Et bravo à toi d’avoir réussi à te forcer même si ça ne te plaisait pas… mais pour la défense de celles que tu ne nommes pas, ton livre était moins épais
PS : et Oslo va bien ?
12 novembre 2007 | #
Non il n’était pas bon du tout ce livre ! Je n’avais pas aimé non plus !
Il faut que tu lises “Je prends racine” ou “Pourquoi tu m’aimes pas ?” … deux romans mordants et bizarres bizarres …
12 novembre 2007 | #
@Emeraude : c’est vrai, il n’était pas trop épais… Le petit va bien, merci !
@Clarabel : HA ! Merci de ta confirmation, j’espèrais ne pas avoir été trop difficile mais non, hein, ce roman n’est pas une réussite… Je lirais tes avis sur les autres avant de me lancer !!
12 novembre 2007 | #
Je ne risque d’être deçue par ce roman parce que je n’ouvre pas les livres avec des tumeurs, des cancers ou autres maladies dedans.
J’avais, comme Clarabel, beaucoup aimé “Je prends racine”, mais par contre pas du tout “Pourquoi tu m’aimes pas”.
12 novembre 2007 | #
Et bien je ne note pas ! merci !:wink:
12 novembre 2007 | #
@Anne : je comprends, moi aussi je suis très réticente sur ces sujets-là, et là je ne savais pas du tout que cela parlerait de cancer…
@Bellesahi : tu vois, tu as bien fait de venir aujourd’hui, c’était sans risque !
12 novembre 2007 | #
Quelle déception, moi qui suis fan de Claire Castillon… Notamment son dernier recueil de nouvelles “On n’empêche pas un petit coeur d’aimer”. Bon, je le lirai quand même pour me faire une opinion, mais à t’en croire, ça a pas l’air top !
12 novembre 2007 | #
J’ai mal commencé avec Claire Castillon, puisque le premier livre que j’ai choisi “On n’empêche pas un petit coeur d’aimer” regroupant 23 nouvelles a été trop cynique à mon goût, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout !
12 novembre 2007 | #
Allez je ne fais que rapporter ce que j’ai entendu, et lu dans les magazine people, et si le personnage principal était journaliste connu (mais il va très bien merci)…
12 novembre 2007 | #
Il y a aussi les cancres qui choisissent dès le départ un petit livre en taille pour être sure de le finir
13 novembre 2007 | #
Si tout tourne autour de la tumeur en question, l’hypocondriaque que je suis va s’abstenir, je crois. Des plans pour que je m’imagine mourir d’une tumeur pendant un ou deux mois!!! Question stupide, j’imagine: c’est quoi une “reine claude”? Ca se mange? Parce qu’en voyant le titre, je pensais que c’était une reine (genre, l’épouse d’un roi) qui s’appelait Claude!!!!
13 novembre 2007 | #
@Fée rose : non, pas top celui-là…
@Florinette : je croyais l’avoir lu, le Petit coeur, mais en fait non, il faudra que je le tente !
@C. Sauvage : rhôooo, que serions-nous sans vous, enfin une brève people sur ce blog !!
Je n’avais pas pensé à un journaliste, en effet, cela explique bien le côté star et le fait d’avoir un bureau dans un building…
@Stéphanie : voilà, tout est question de stragégie !!! Y a aussi celles qui mangent des haricots verts à midi pour pouvoir dévorer plein de gâteaux après, et celles qui font un brunch avant et doivent faire l’impasse… trop dur !!
@Karine : alors abstiens-toi, en effet ! Il y a bien eu une Reine prénommée Claude, c’est d’ailleurs elle qui a donné son nom à cette prune vert-jaune sucrée qu’elle affectionnait… Et donc, la tumeur est une boule de la taille d’une prune, et la narratrice se demande si elle est dorée comme une reine claude…
13 novembre 2007 | #
Je n’ai lu d’elle qu’un recueil de nouvelles (On n’empêche pas un petit coeur d’aimer) et bof, cela ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable !
13 novembre 2007 | #
@Joelle : dans ce cas, fais l’impasse sur celui-ci, il ne vaut pas le détour…
14 novembre 2007 | #
Ahhh, mais moi je vais le lâcher, le nom du journaliste super connu - c’est PPDA ! (en même temps, son nom vient directement à l’esprit quand on y pense, non ? Non ?) Pour continuer dans le people (je n’y résiste pas :oops:), ils ont réellement été ensemble… Et en plus, le bonhomme a ensuite poussé le vice à écrire “La mort de Dom Juan”, où le personnage principal lui ressemble un peu, et souffre aussi d’une tumeur au cerveau… Charmant :-/
Tout ça pour dire que ce roman de Castillon, je l’avais bien aimé. Pas un chef-d’oeuvre, mais il m’avait agréablement surprise. Par contre, “Le grenier” est infâme, écoeurant. A ne surtout pas lire !!
16 novembre 2007 | #
@erzébeth : merci de ces précisions “people” !!!
Si tu le déconseilles, je ne lirai pas le Grenier…
16 novembre 2007 | #