Le Couturier de la Mort, Brigitte Aubert
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Ayant entendu ici et là le plus grand bien des romans policiers de Brigitte Aubert, j'ai choisi, un peu au hasard parmi ceux que me proposait la bibliothèque, Le Couturier de la Mort.
J'ai découvert, après coup, que ce roman inaugurait le premier d'une série créée par l'auteur : Mortelle Riviera.
L'intrigue se déroule donc sur la Côte d'Azur, et plus précisément à Nice.
Marcel est gardien de la paix. Malgré son nom, il est plutôt beau garçon (pardon à tous les Marcel !
). Hélas, il est marié à Madeleine, épouse ronchonne et plaintive, de laquelle il s'apprête heureusement à divorcer.
En plein été, ce n'est pas vraiment rigolo de faire la circulation… Mais quand un cadavre très étrange est retrouvé dans une poubelle, Marcel et le commissariat de police dirigé par le capitaine Jeanneaux, dit Jeanjean, regrettent déjà la routine… Quel individu tordu pourrait bien tuer une jeune caissière, un vieillard et un homme pour en découper les morceaux et reconstituer un seul cadavre-puzzle ? Eh bien, le Couturier de la Mort, naturellement…
C'est donc après ce meurtrier fou que vont s'escrimer le commissaire et ses inspecteurs. Hélas, la bataille est rude car le Couturier est prêt à tout, y compris à aller plus loin dans l'horreur et l'indicible pour épater la galerie…
J'avoue avoir été un peu déçue au début, ou plus précisément déstabilisée, parce que l'on ne s'attache pas à un détective en particulier, mais on suit l'histoire à travers plusieurs personnages (Marcel le gardien de la paix, le commissaire, deux ou trois inspecteurs, et aussi, de l'autre côté, le tueur). Le lecteur dispose donc de tous les éléments et voudrait bien les souffler aux policiers qui tournent bêtement en rond alors que le tueur est là, rôdant à proximité !!!
En effet, ce polar ne manque pas de clichés, et la police n'est pas montrée sous son meilleur jour… A part Marcel, qui fait preuve de bon sens et d'expérience du terrain, les autres flics sont plutôt ringards et peu motivés ! Autrement dit, le meurtrier est décidément bien chanceux de ne pas se faire attraper dès les premiers chapitres !
Mais finalement, l'idée de cette intrigue policière est originale, et particulièrement atroce. On se laisse par conséquent aisément embarquer dans l'histoire, d'autant que le rythme est assez soutenu pour que l'histoire n'ait pas le temps de s'essouffler.
Et puis une lichette d'amour vient compenser en partie la folie meurtrière et, même si elle n'est guère crédible, la fin "à l'américaine" (happy end) est tout de même la bienvenue après tant d'atrocités !
NB : oui, je décroche la palme des "couvertures moches" ces temps-ci !!!

Un coucou du soir ! Bises !:grin:
1 octobre 2007 | #
Meuh non, c’est très zolie comme couverture
donc tu fais bien de préciser que tu tombes la dessus par hasard sinon on se poserait des questions sur tes gouts…
1 octobre 2007 | #
Je suis une inconditionnelle, cet auteur me fait rire et c’est vrai que la salade niçoise prend bien malgré tout !
1 octobre 2007 | #
@Bellesahi : coucou aussi ! N’oublie pas que pour que tes sourires ou grimaces apparaissent, il faut mettre un espace entre le ! et le
@Jonx : comment ça, kes ki zon mes goûts ?!
@Moustafette : je retenterai sûrement un autre de ses polars, peut-être pas dans cette série sanglante !
2 octobre 2007 | #
J’avais été emballée par « La mort des bois », du même auteur, avec son héroïne surprenante (une tétraplégique)… et écoeurée par « La mort des neiges », suite virant au trash grand-guignolesque et à mon sens dénuée de talent. Et je ne pense pas que ce soit parce que je suis une âme trop sensible
!
2 octobre 2007 | #
@Brize : j’ai en effet lu le résumé de « La mort des bois », celui-là me tente bien, il a l’air original. En revanche, merci pour ton bon conseil, je vais fuir « La mort des neiges », je n’aime pas quand cela devient trop gore !
2 octobre 2007 | #
En tout cas la critique m’a fait rire!
2 octobre 2007 | #
@ariane : merci, voilà un effet collatéral dont je me félicite !
Mais qui va se lancer dans cette lecture ? Pour l’instant, personne ne se précipite sur sa LAL… J’ai dû mettre trop de « atroce » et de « sanglant » dans mon billet !
2 octobre 2007 | #
Ah ! ah ! te voilà aussi contaminée ! Rien que les titres sont d’enfer !
2 octobre 2007 | #
« particulièrement atroce », ça promet
3 octobre 2007 | #
@Valdebaz : oui, c’est vrai que les titres sont attirants !
@Cathulu : en effet… mais maintenant que j’y pense, dans certains polars de Lawrence Block (je l’adore) ou de Jean-Christophe Grangé, on retrouve d’aussi trash horreurs !
3 octobre 2007 | #
J’aime beaucoup Brigitte Aubert, parce que c’est tellement atroce ce qui arrive aux personnages que ça en devient irréel, voire drôle.
J’avais adoré Funérarium pour cette raison.
10 octobre 2007 | #
[...] Brigitte Aubert Le Couturier de la Mort [...]
9 janvier 2008 | #