Puisque rien ne dure, Laurence Tardieu
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Ouch ! Voilà un livre qu'on prend comme un direct dans l'estomac…
Vincent reçoit quelques mots griffonnés sur une lettre par Geneviève, celle qu'il a aimé durant dix ans. Mais voilà, elle se meurt et même si quinze années se sont écoulées depuis qu'ils se sont quittés, c'est lui qu'elle appelle à l'approche du crépuscule éternel.
Vincent a maintenant cinquante-six ans. Il hésite à retourner vers celle qui fera inexorablement ressurgir son passé, et avec lui, la douleur. Ce passé, il cherche à tout prix à l'oublier, en multipliant les rencontres, en remplissant sa tête de toute chose qui l'empêchera de penser.
Mais voilà, c'est Geneviève, elle a besoin de lui et il va l'accompagner dans ses dernières heures, là-bas, dans sa petite maison paisible au fond de la campagne. Ensemble, ils évoqueront Clara.
Ce livre est bouleversant, mais le ton feutré et la délicatesse de l'auteur évitent adroitement tout faux pas dans le mélodrame. J'ai beaucoup aimé ce roman, qui m'a permis de découvrir la belle plume de Laurence Tardieu sur un sujet pourtant difficile et effrayant pour tout parent (ce que je ne suis pas, mais croyez-moi, le récit vous prend aux tripes quand même !).
J'ai aimé découvrir avec Vincent et Geneviève que, face à un événement terrible, les hommes et les femmes ne réagissent pas du tout de la même façon. Les uns s'enferment, fuient la réalité pour tenter de l'oublier, les autres ont envie de partager leur chagrin, par la parole ou l'écriture, et font leur possible pour accepter la vérité. A mon avis, les rôles sont interchangeables selon la personnalité de chacun(e)…
Extrait :
« Comme tant d’autres la lettre de Geneviève écrite au crayon à papier d’une main tremblante aurait pu s’égarer et jamais je ne l’aurais reçue, jamais je n’aurais appris que Geneviève est en train de mourir, j’aurais continué à vivre comme chaque jour, de façon médiocre et satisfaisante, ne dérogeant jamais à mon précepte favori, sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille, parce que c’est la seule manière pour moi de tenir debout, je le sais, la seule manière. Mais je ne peux pas rebrousser chemin. Je ne peux plus tricher. Je vais au-devant de toi et c’est comme aller au-devant d’un abîme. »
Elles ont aimé aussi : Papillon ; Jules ; Laure ; Clarabel (1) et Anne
et un billet fraîchement pondu ce jour : celui d'In Cold Blog

C’est marrant In Cold Blog a publié son avis ce matin! Je vais faire ma fainéante (tu ne m’en voudras pas?) et recopier le com’ que je lui ai écrit : « J’avais été très sensible à ce roman moi aussi! Juste un petit bémol: j’aurais aimé savoir se qu’était devenue la soeur. Ce personnage est oublié dans la fin du livre, moi je l’aimais bien. »
19 septembre 2007 | #
Comme le dit Anne, c’est amusant cette coïncidence.
A vrai dire j’aurais dû publier mon billet bien avant, car il ya déjà un moment que j’ai lu ce roman, mais comme j’ai accumulé un vrai retard dans mes billets… Au moins, je suis heureux de constater que toi aussi tu a été emballée. Je vais de ce pas ajouter un lien vers chez toi
19 septembre 2007 | #
@Anne : vraiment ? je vais aller voir ça, merci pour l’info ! Tu fais bien de recopier, ça évite d’aggraver la tendinite aux poignets ! Et tu as raison, la soeur disparaît sans laisser de traces !
@ICB : je l’ai lu il y a quelques jours et j’ai pris un temps de recul avant d’écrire mon billet, c’est que ça m’émeut, ces choses là ! Je vais moi aussi de ce pas de linker !
19 septembre 2007 | #
Très émouvant, c’est vrai.
19 septembre 2007 | #
Ah encore un livre intéressant ! Je le note. Bises Tama !
19 septembre 2007 | #
@Cathulu : oups, j’ai dû (encore) oublier un lien ! Mais tout le monde l’a lu, ce livre !
@Bellesahi : oui, lis-le sans hésiter, mais pas quand tu es triste parce que tu risques d’être émue aux larmes ! Mais c’est un très beau roman, il ne faut pas passer à côté !
19 septembre 2007 | #
J’ai lu ce livre en début d’année et je n’ai jamais été fichue d’en écrire une critique. Voilà un des rares livres qui ait réussi à me faire pleurer aussi fort ! (pas que j’ai un coeur de pierre mais je suis habituée à ne pas lire des choses marrantes donc je me suis renforcée et ne chiale pas à la première scène difficile).
Je compte l’acheter en poche pour le relire et tenter, cette fois, d’en parler…
19 septembre 2007 | #
Oh tu crois que parfois je suis triste ???
:cry: Ben oui ça m’arrive ! Mais je retiens que je dois le lire quand je suis gaie !!!
19 septembre 2007 | #
Bonne soirée Tama
juste pour le plaisir de voir sa trmobine dans mon commentaire !!!!
Euh…….je mets
19 septembre 2007 | #
oh trombine !!!!
19 septembre 2007 | #
@Flo : comme toi, j’ai ressenti quelques conséquences physiques à la lecture de ce livre (plutôt la gorge qui se serre)… J’aimerais bien que tu en fasses un billet… Courage ! (PS : qui a dit que le Schtroumpf grognon avait un coeur de pierre ? C’est au contraire un grand sensible mais il cache son coeur tendre sous son air bougon et râleur !
)
@Bellesahi : je ne connais personne qui ne soit jamais triste ! Mais j’espère bien que tu es le plus souvent joyeuse, avec un si joli jardin (et maison, et Goran, et poulettes, et chats… !). Pas grave, pour la trombine !
19 septembre 2007 | #
De Laurence Tardieu, j’ai lu le jugement de Léa, très fort aussi et dérangeant mais j’avais aimé. Je te le conseille. J’ai celui-ci dans la LAL, tu me le remets en tête.
19 septembre 2007 | #
@Sylire : échange de bons procédés alors ! tu fais bien de me parler de Léa, j’aimerais bien lire d’autres romans de L. Tardieu (mais il n’y en a « que » 3 ou 4 je crois…).
19 septembre 2007 | #
et pommes !!!!!
Bonne nuit !
19 septembre 2007 | #
J’avais également beaucoup aimé. Comme tu le dis un sujet difficile traité avec délicatesse.
19 septembre 2007 | #
@anjelica : à ce jour, personne n’a pas aimé ce livre, c’est suffisamment rare pour le souligner ! Cela doit inciter ceux qui ne l’ont pas lu à se précipiter sur ce roman !
20 septembre 2007 | #
Lu il y quelques semaines : il m’a bouleversée. Je n’ai qu’une fille et je me demande toujours si je pourrai survivre s’il lui arrivait quelque chose.
C’est un livre lumineux, sur la souffrance d’une mère, d’un père, d’un couple qui se brise après la mort de l’enfant, mais qui restent à jamais liés par ce sentiment de vivre, au delà la séparation, intiment liés par le souvenir de leur enfant comme si un fil invisible, intangible, les reliait.
22 septembre 2007 | #
@Amanda : merci de ton avis… et si tu veux le mien, mieux vaut ne pas savoir si on survivrait à cette horrible épreuve…
22 septembre 2007 | #
En retard mais… Tu peux me rajouter au nombre de ceux qui ont aimé !!
Je n’ai pas retrouvé dans la première partie la force de ses deux premiers romans (excellents), mais ensuite la magie opère de nouveau…
(http://20six.fr/prixdeflore2006/art/1319586 – il y a longtemps déjà, sur mon premier blog
27 septembre 2007 | #
@second flore : mieux vaut tard que jamais, merci pour ton lien… Et tu me fais penser que j’ai effectivment ses premiers romans à découvrir !
27 septembre 2007 | #
[...] Laurence Tardieu Puisque rien ne dure [...]
7 mars 2008 | #
J’ai beaucoup aimé ce livre, très beau et très émouvant.
28 juin 2008 | #