tamaculture

Deux fois n’est pas coutume, Janet Evanovich

30 septembre 2007

Si vous ne connaissez pas encore Stéphanie Plum, l'héroïne des romans policiers de Janet Evanovich, rendez-vous au premier tome : La Prime.

Pour les autres, sachez que le second tome est encore mieux que le premier ! D'une part, parce que l'on connaît désormais les personnages récurrents et que c'est un plaisir de les retrouver. D'autre part, parce que Stéphanie Plum est en pleine forme, elle est très drôle dans cette nouvelle aventure qui se déroule pourtant en grande partie dans un établissement funéraire… (Après Joyeuses Funérailles, voilà donc un deuxième exemple réussi prouvant que ce funeste sujet peut très bien être traité avec humour !).

On s'attache vraiment à cette chasseuse de prime dotée d'une famille originale (sa grand-mère a un rôle d'importance dans Deux fois n'est pas coutume : imaginez une mamie en Doc Martens aux trousses d'un tueur !), et qui plus est, mange des pizzas en pensant à sa cellulite, et prend comme adjointe une ex-prostituée !

Je n'en dirais pas plus, à vous de trouver le temps de savourer cette série policière originale et fort distrayante, dans laquelle les femmes ont le beau rôle… (enfin, disons qu'elles tentent de l'avoir !).

Saga de l’été 2007 : Angélique, le chemin de Versailles (Anne et Serge Golon)

28 septembre 2007

Après Angélique, Marquise des Anges vient Angélique, le chemin de Versailles, publié pour la première fois en 1958.

Ce qui m'a interpellée d'abord, c'est cette phrase en quatrième de couverture concernant la série des "Angélique" : "traduite dans le monde entier, lue par plus de 100 millions d'hommes et de femmes".

Je me demande bien si des hommes ont réellement lu Angélique ! Si c'est le cas, merci de vous manifester sur ce blog, je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé.

Pour en revenir à notre marquise, sachez que nous l'avions laissée à la fin du premier tome dans la plus sombre misère.

Dans la première partie de ce tome (qui en comporte deux, alors que le premier tome en comportait quatre), on suit les mésaventures d'Angélique au moment où elle touche le fond, ou plutôt les bas-fonds de Paris. Lors d'une bataille nocturne de gueux dans les charniers des Saints-Innoncents, Angélique tombe au pouvoir de Calembredaine, un vilain homme chef d'un clan de pauvres hères, voleurs et assassins. Il la ramène à la Tour de Nesle, son repaire, et enlève son "déguisement" : Angélique reconnaît alors Nicolas, son ami-domestique d'enfance… Angélique entame alors une vie de gueuserie, et elle est pourchassée par son ancien avocat, Desgrez, devenu policier. Au milieu de cette épreuve, Angélique apprend que sa soeur, à qui elle avait confié ses enfants, a mis ces derniers en nourrice, sans toutefois payer pour leur garde. Angélique se précipite dans les faubourgs pour récupérer ses petits, mais Florimond a été vendu à Jean Pourri, marchand d'enfants, et le bébé Cantor est emporté par des bohémiens. Après un passage en prison, où elle est condamnée au fouet mais y échappe en accordant une nuit au chef de la prison du Grand-Châtelet… Avec son aide, elle finit par récupérer ses enfants, méconnaissables : ils sont amaigris et surtout traumatisés.

A force de volonté, de courage, de débrouillardise et d'intelligence, Angélique s'associe avec un rôtisseur, Me Bourjus, et redore le blason de la boutique qu'elle transforme en taverne du Masque Rouge. C'est le début du succès, et la fin de la misère d'Angélique.

Dans la seconde partie du roman, Angélique décide de se lancer dans le chocolat, boisson qu'a amené à la Cour la Reine Marie-Thérèse (infante d'Espagne) et qui commence à être à la mode. Elle doit ruser pour obtenir la patente (autorisation et exclusivité de fabriquer ce produit). Parallèlement, elle reçoit une demande en mariage (d'un maître d'hôtel) et devient la maîtresse du Poète Crotté, seul parolier et chansonnier qui ose dire la vérité sur la société et la royauté (il est naturellement recherché par la police). Ce dernier dénonce d'ailleurs un drame qui s'est produit à la Taverne du Masque Rouge : des nobles s'y sont rendus, masqués, pour une orgie qui s'est terminée par le meurtre d'un petit marchand d'oublies… Angélique se fera fort de le venger. Et puis un jour, un charcutier de la place de Genève, où a été pendu Joffrey de Peyrac (le mari d'Angélique), fait d'étranges confidences sur les circonstances de cette pendaison… Mais Angélique étouffe l'espoir qu'il fait naître. Le Prince de Condé lui demande d'être sa maîtresse : elle risque sa fortune et sa vertu dans une partie de hoca… Et sur les conseils de son frère Raymond, elle décide de séduire son cousin, le superbe Philippe du Plessis, afin de retrouver un titre de noblesse qui lui ouvrira les portes de Versailles. Au contraire, toutes les femmes de son entourage lui déconseille d'épouser Philippe, qui a la réputation d'être aussi dur que beau et de maltraiter ses maîtresses, moralement comme physiquement. N'en faisant qu'à sa tête, Angélique retourne en Poitou et épouse Philippe du Plessis, dans le château où, enfant, elle avait surpris le complot contre le Louis XIII. Dès leur premier jour ensemble, Philippe se montre brutal avec les enfants d'Angélique et la nuit de noces est affreuse. Angélique laisse ses enfants à ses parents, et prend le chemin de Versailles.

En résumé : ce tome m'a plu parce qu'on y découvre la vie des miséreux de Paris, la ville telle qu'elle était à l'époque (un véritable coupe-gorge, d'une saleté innommable !), et qu'Angélique connaît une période très difficile mais déploie tout son courage pour sortir de cette condition. Et ma foi, elle ne se débrouille pas mal du tout ! Mais alors, quelle idée d'épouser un horrible personnage !! Je pense lire encore un tome sans toutefois être certaine de l'avoir fini pour la "dead line" de la saga de l'été (le 1er Octobre), parce que je lis d'autres choses en parallèle (le bouquin est trop gros pour mon sac à main !).

Bonus : l'incroyable vie de Serge Golon (j'étais loin de me douter qu'Angélique avait été co-écrit par un docteur en sciences chercheur d'or ! Source : Wikipedia) :

Vsevolod Sergeïvitch Goloubinoff en 1903 à Bukhara, fils de diplomate du Tsar. Jeunesse mouvementée en Perse et en Russie dans la Révolution russe. Réfugié en France avec sa famille dans la région de Nancy, devient plus jeune docteur ès Sciences -chimio-minéralogie- de France. Vit ensuite en Afrique, en Indochine une vie aventureuse de prospecteur et découvreur de mines. Pendant la guerre, rallie le Général de Gaulle à Brazaville, est condamné par contumace par Vichy. En 1947 écrit en collaboration avec un auteur pour la jeunesse un souvenir d'adolecence "Le Cadeau de Riza Khan", sous le pseudo de Serge Golon. Marié à Pointe-Noire avec Simone Changeux, reporter et écrivain (pseudo Joëlle Danterne), future Anne Golon.

Ecrit avec elle certains souvenirs Les Géants du Lac, le Cœur des Bêtes Sauvages. Assiste sa femme dans ses premières recherches de documentation pour "Angélique". Le pseudo de Serge Golon est imposé par l'agence O.P. comme co-auteur dans l'édition française en 1957.

Devient peintre en 1961, inventeur de vernis et couleurs. Première exposition à Montana-Crans en 1968. Meurt à Québec en juillet 1972 où il était venu préparer une exposition et signer un contrat sur ses découvertes de couleurs pour peintres, accompagnant Anne Golon venue se documenter pour le futur livre d'Angélique se passant dans la ville de Québec.

Je pense à toi tous les jours, Hélèna Villovitch

27 septembre 2007

J'ai trouvé ce livre en bibliothèque (parce qu'il a paru en 1998 !), et si je le cherchais, c'est parce qu'il est sur mon Challenge ABC 2007 (je ne saurais dire comment il y est arrivé).

Mot de l'éditeur :

"Ils sont cadres, employés, chômeurs, poètes, cinéastes ou graphistes. Ils organisent des expositions, des happenings. Ils parlent… Parmi ces parleurs-travailleurs-artistes, quelqu'un observe, écoute, copie les mots et les maux, décompose les attitudes. Il en résulte une série de saynètes comiques et impitoyables, comme autant de miroirs. Un petit bijou de concision et d'acuité, photos à l'appui !"

J'avoue avoir été déstabilisée par Je pense à toi tous les jours. Je m'attendais à des nouvelles, or, il ne s'agit pas vraiment de cela (j'aurais dû lire la 4ème de couverture !). Ce sont des textes courts qui se succèdent, faisant intervenir ou non les mêmes personnages, avec parfois des photos (de l'auteur, avec ses maris ou sushis !) illustrant le propos. Ce n'est pas l'écriture qui m'a gênée, mais plutôt l'absence de chute des nouvelles (qui n'en sont pas, donc cela s'explique !) et l'aspect décousu de l'ensemble. "Saynètes comiques et impitoyables" dit l'éditeur… Bof, pas aussi cruellement comiques que les nouvelles de Charles Gancel et pas aussi impitoyables que celles de Claire Castillon… Mais ce n'est pas mal… pour un premier roman ! Mon avis reste donc mitigé, mais sachez que je ne suis pas adepte du cinéma expérimental non plus (l'auteur est aussi artiste et fait notamment des films de ce genre), je n'étais donc peut-être pas la lectrice idéale pour ce livre…

Clarabel a beaucoup aimé ce livre !

Pour celles et ceux qui voudraient tenter l'expérience, il existe en poche depuis juin 2007.

Challenge ABC 2007 : 10/26

NB : je classe ce livre "expérimental" dans les Nouvelles, c'est la rubrique qui s'en rapproche le plus.

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