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La Dame pâle, Alexandre Dumas

14 août 2007

Cette fois, c'est un Folio qui me permet de poursuivre ma découverte de l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Vous noterez que je ne commence pas par les gros pavés ! La Dame Pâle est une nouvelle fantastique extraite de Mille et un Fantômes.

Hedwige est la fille d'un seigneur polonais qui tombe à la guerre contre la Russie, dans les années 1820. Hedwige, orpheline, est envoyée dans un monastère des monts Carpathes, où sa mère avait séjourné jadis.

Après un long périple, durant lequel les guerriers qui accompagnent Hedwige doivent combattre bandits et soldats ennemis, le cortège approche de son but. Mais voilà qu'ils se font attaquer une fois de trop. Un jeune châtelain, Kostaki, dirige la troupe qui est venue à bout de la protection d'Hedwige. Il est sur le point de l'emmener lorsque surgit un seigneur, qui se présente sous le nom Grégoriska. Il est le frère aîné de Kostaki et tombe immédiatement amoureux d'Hedwige, qu'il accueille en son château.

Je ne peux dévoiler la suite, mais il s'agit bien d'une histoire de vampire ! Les deux frères bataillent pour obtenir le coeur de la belle, qui se sent bien seule dans ce vaste et sinistre château des Carpates, d'autant qu'elle ne comprend pas le moldave…

Une fois encore, j'ai apprécié ce récit de Dumas, même si le contexte de l'histoire ne m'attire guère : je n'aimerais pas être à la place d'Hedwige : le château est sombre et glacial, les personnages inquiétants et bizarrement vêtus… brrr, de quoi vous donner des frissons !

Mais partout, le pouvoir narratif de l'auteur m'emmènera ! Le talent de conteur de Dumas n'est pas une légende (au cas où quelqu'un en douterait ;-) ), il brosse paysages et portraits à merveille. Et puis, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une telle phrase : "[…] Il était tout simple que je m'interessasse à une femme, dans la position où vous vous trouviez...". M'interressasse !!! N'est-ce pas réjouissant ?! Cela m'amuse beaucoup, hélas, je n'ai guère l'occasion de "m'interessasser" souvent, l'imparfait du subjonctif étant hélas fort peu couru de nos jours !

L'avis moins enthousiaste de Lou

Herminie, Alexandre Dumas

13 août 2007

Je le regrette, mais certains grands auteurs classiques ont échappé à mon cursus scolaire… En plus de l'aveu de ma non-lecture d'Autant en emporte le vent (qui souleva des exclamations incrédules et indignées de la part de pique-niqueurs de la blogoboule !), je dois reconnaître que je n'avais jamais lu Alexandre Dumas jusqu'à ce jour.

Mais comme je suis pleine de bonne volonté et consciente de mes lacunes impardonnables (oui, je m'envoie des fleurs, sinon qui le fera ? ;-) ), j'ai sauté sur l'occasion en découvrant ce tout petit livre : Herminie, paru chez Mercure de France.

Présentation de l'éditeur :

Edouard, jeune parisien oisif, mène une vie de plaisirs et de légèreté entre sa maîtresse et ses cours de droit. Jusqu'à sa rencontre avec une mystérieuse femme, qui lui avoue tout à la fois sa passion et sa furieuse singularité : son amour est absolu et peut se changer en haine mortelle si Edouard révèle leur liaison. Troublé, le jeune homme se laisse entraîner dans une relation aussi sensuelle que dangereuse… Pourra-t-il en modifier les règles du jeu ?

Quel délice ! Se plonger dans un univers de causeries bourgeoises, où l'on joue au lansquenet tout en partageant des potins à la mode, où le loyer des appartements est de 600 francs… par an, et où les domestiques font votre ménage, voilà qui est fort plaisant ! Le personnage principal de cette nouvelle est plutôt sympathique, bien que paresseux, mais un bal masqué à l'Opéra va changer radicalement sa vie amoureuse et plus encore…

J'aime beaucoup la façon dont est narrée cette histoire, les personnages sont bien croqués, on s'y croirait ! Entre humour et drame, cette nouvelle m'a conquise et je vais m'empresser de découvrir d'autres récits du Sieur Dumas…

Index des auteurs lus en 2007

10 août 2007

A mon tour de constater que le Challenge ABC que je m'étais fixé est loin d'être accompli.

Cependant, voilà déjà un récapitulatif de mes lectures de l'année, parmi lesquelles figurent de nombreux auteurs qui m'étaient inconnus jusqu'alors…

Je signale mes gros coups de coeur Smile  (ce n'est pas facile parce qu'en réalité, il y a beaucoup de livres que j'ai aimés !) et les livres qui font partie de mon Challenge ABC 2007 ! Finalement, même s'ils n'étaient pas sur ma liste, pas mal de lettres sont déjà remplies !

Cliquez sur les titres des livres pour retrouver l'article qui leur correspond.

A

Eliette Abecassis Un heureux évènement

Milena Agus Mal de pierres

Jeffrey Archer Cat O' Nine Tales

Isaac Asimov L'amour, vous connaissez ?

Jane Austen Lady Susan Smile

Paul Auster La trilogie New-Yorkaise (1/3) Smile

B

Muriel Barbery L'Elégance du hérisson Smile et Une Gourmandise

Yves Beauchemin Le matou Smile

Nicolas Beaujon Le patrimoine de l'humanité

Bertho & Boidin Chéri Bibi (tomes 1 et 2)

Philippe Besson En l'absence des hommes Smile

Enki Bilal Quatre ? 

Jean-Philippe Blondel Juke-Box

Christian Bobin La part manquante et Une petite robe de fête

Georges Bonnet Les yeux des chiens ont toujours soif 

C

Truman Capote Cercueils sur mesure Smile

Claire Castillon Insecte

Jean-Pierre Cescosse Rimbaud et le CAC 40

Agatha Christie Une poignée de seigle 

Stephen Clarke Talk to the snail

Philippe Claudel Le Café de l'Excelsior

Christopher Coake Un sentiment d'abandon

Jonathan Coe La maison du sommeil

Albert Cohen Le livre de ma mère Smile

Collectif Naissances

Pacal Commère La solitude des plantes

Joseph Connolly Vacances anglaises

Barbara Constantine Allumer le chat Smile

D

Marthe et Philippe Delerm Le miroir de ma mère 

Régis Descott Caïn & Adèle

E

Joël Egloff Edmond Ganglion & fils

Alaa El Aswany L'immeuble Yacoubian

F

Will Ferguson Bonheur, marque déposée

Alice Ferney L'élégance des veuves Smile

G

Charles Gancel Scalpels

Philippe Grimbert La petite robe de Paul 

Benoite Groult La touche étoile

Marie-Ange Guillaume La dernière nuit

H

I

Arnaldur Indridason La cité des jarres Smile et La femme en vert Smile

J

Henry James Le tour d'écrou Smile

K

Douglas Kennedy La femme du Vème

Wojciech Kuczok Horizon fantôme

Nathalie Kuperman J'ai renvoyé Marta

L

Blandine Le Callet Une pièce montée

Harper Lee Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Smile

M

Corinne Maier No Kid

Paul M. Marchand J'abonne aux chiens l'exploit de nous juger

Katarina Mazetti Le mec de la tombe d'à côté

Carson McCullers Le coeur est un chasseur solitaire

Mian Mian Les bonbons chinois

Mizuki NonNonBâ Smile

N

O

Michel Ocelot La vieille dame et le voleur

P

Arto Paasilinna Le lièvre de Vatanen Smile

Martin Page Comment je suis devenu stupide

Marcel Pagnol Jazz

Gilles Paris Autobiographie d'une Courgette

Q

R 

Rainer Maria Rilke Au fil de la vie

Ron l'Infirmier La chambre d'Albert Camus et autres nouvelles Smile

Tatiana de Rosnay Elle s'appelait Sarah Smile

S

George Sand Pauline 

Aki Shimazaki Le poids des secrets 1/5 Smile et Le poids des secrets 2/5 Smile

Martin Suter Le diable de Milan

Vikas Swarup Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire Smile

T

Léon Tolstoï Le réveillon du jeune tsar et autres contes

Ivan Tourgueniev Premier Amour

Trondheim La mouche

Jonathan Tropper Le livre de Joe Smile

U

Naoki Urasawa Monster 1-10 Smile et Monster 11-18 Smile

V

W

Claire Wolniewicz Sainte Rita, patronne des causes désespérées

X

Y

Z

Stephan Zweig Le joueur d'échecs Smile

 

Naissances (nouvelles, collectif)

8 août 2007

Mot de l'éditeur :

Drôles, impudiques, vraies. Huit romancières en liberté évoquent le mystère de la naissance : émerveillement, sérénité, partage, mais aussi violence, incompréhension, désarroi. De la conception originelle à la troublante délivrance, loin des clichés, des tranches de vie pleines d'émotion, de douleur et de tendresse.

Comme en ce moment, il "pleut" des bébés dans mon entourage (je suis de la génération qui atteint ses 30 ans cette année), j'essaie de m'instruire un peu sur la question, histoire de briller en société de futures ou déjà mamans ! ;-)

Ce recueil est bien fait : l'éditeur a recueilli les témoignages de 8 mamans-auteurs, sous la forme de récits ou de nouvelles. Chacune apporte sa vision de la grossesse, de l'accouchement, de l'étrange mystère de la naissance. Chaque histoire est précédée d'une courte biographie de l'auteur, ce qui est particulièrement appréciable lorsque l'on a aimé une nouvelle et que l'on souhaite découvrir d'autres oeuvres de son auteur.

Marie Darrieussecq : Encore là

Une nouvelle toute en digressions qui cachent une réelle souffrance, pas à cause du bébé, non… mais ce sont les kilos en trop qui rongent cette nouvelle maman…

Hélèna Villovitch : Mon lapin

En voilà une approche originale, où la maman accouche d'un lapin violet ! J'ai particulièrement apprécié l'humour de ce récit romancé.

Agnès Desarthe : Les mois, les heures et les minutes

Une mise en abîme avec l'usage du pronom "tu" de la narratrice pour parler d'elle-même… Un récit tout en longueur : le temps s'étire et s'étiole… Mais cela en valait la peine !

Marie Desplechin : Maya

Encore une approche différente, avec une intéressante réflexion sur le choix d'être mère ou auteur… Mais faut-il nécessairement choisir ?

Camille Laurens : Abandonnés

C'est peut-être le témoignage le plus réel, le moins romancé, où l'auteur nous fait partager ses sensations, ses interrogations, ses propres réponses autour de l'acte de naître et de donner la vie. Une belle histoire, avec des mots qui sonnent justes et qui vous touchent au plus profond.

Geneviève Brisac : Délivrance

Sous la forme d'une petite pièce de théâtre en cinq actes, qui s'étalent sur 20 ans, de la naissance de son fils à son départ de la maison. Le ton mélange tristesse et humour, et surtout, beaucoup d'amour…

Catherine Cusset : "Vous ne pourrez jamais avoir de bébé, vous !"

Ici aussi, il s'agit davantage d'un témoignage, avec la particularité que la future maman est aux Etats-Unis… Où il peut être utile de savoir dire "péridurale" en anglais !

Michèle Fitoussi : Le Cordon

Une nouvelle très touchante qui parle du douloureux moment où les petits quittent le nid… Mais que voulez-vous, il faut bien les laisser voler de leurs propres ailes !

Enfin, René Frydman, auteur de la postface, père du premier bébé-éprouvette français.

Le témoignage d'un papa médecin, pour couronner ce joli livre. Où l'on comprend que chaque naissance est unique, pour chaque femme, à chaque fois…

Clarabel, judicieusement conseillée par Laure a déjà fort bien défendu ce livre ici ! Et elle connaissait les auteurs, contrairement à moi… mais j'ai bien envie de mieux connaître G. Brisac et H. Villovitch, vous avez peut-être des titres à me conseiller ?

PS : au fait, j'ai appris un mot, récurrent dans chacun des récits : ça veut dire future mère et ça commence par un "p" mais j'ai déjà oublié le mot… je ne suis pas encore au point ! :-(

Bonheur, marque déposée - Will Ferguson

6 août 2007

Un livre qui se déroule dans le monde de l'édition ? Drôle, farfelu et intelligent à la fois ? Où l'on ne s'ennuie pas car les rebondissements et mésaventures s'enchaînent ? JE PRENDS !

D'ailleurs, je n'ai pas le choix, j'ai mis ce roman dans mon Challenge ABC 2007 à la lettre F. (7/26… "y a pas l'feu au lac"… mais je sens bien que cette histoire va finir en queue de poisson !).

Edwin de Valu est un type ordinaire, responsable de la collection « Développement personnel » des éditions Panderic, une maison d'édition aux résultats honorables bien qu'elle ne figure pas parmi les premières du marché.

Un jour, alors qu'il n'y a plus de stagiaire pour s'occuper des manuscrits reçus, il se charge en personne de renvoyer les colis à leurs propriétaires, accompagnés d'une lettre de refus-type, et jette par énervement un manuscrit de mille pages, décoré de petites pâquerettes. C'est alors qu'une réunion avec le Big Boss, l'horripilant M. Mead, et ses directeurs de collection vient l'interrompre dans son train-train. Et la réunion tourne au vinaigre : le catalogue d'automne est désespérément creux, il faut ABSOLUMENT trouver un best-seller potentiel pour la rentrée ! Et notamment un remplaçant pour le Dr Ethicus, l'auteur fétiche des bouquins de développement personnel, lequel vient d'être rattrapé par la justice.

C'est alors qu'Edwin repense à ce manuscrit fleuri, le "vend" à son chef et lui promet de le réécrire pour qu'il entre dans le format requis par Panderic (n'oublions pas qu'en ce moment, les livres qui se vendent bien comportent 409 pages, pas une de plus, pas une de moins !). Hélas, lorsqu'Edwin revient à son bureau, sa corbeille est vide et le voilà dans une mouise pas possible, vu que pour M. Mead, ceci est une affaire réglée, il n'y a pas à revenir dessus…

Et ce n'est que le début d'une longue épopée mouvementée, où l'on croise May, une appétissante collègue et chef d'Ed, Jenni, la jolie femme potiche et peste du même Ed, un mystérieux gourou, auteur du manuscrit qui va effectivement être publié, connaître un succès aussi effarant qu'inattendu et répandre la bonne parole parmi toute la population… et tout cela nous mène à découvrir les Etats-Unis, un pays où tout le monde est HEUREUX ! Plus de guerre, bien sûr, mais plus d'injures dans les embouteillages, - d'ailleurs plus d'embouteillages - plus de fiche de paye puisque tout le monde souhaite faire du bénévolat, plus de scènes de ménage, plus de fumeurs, plus de drogués, plus d'alcooliques, plus de régimes, plus de larmes… Cela vous fait-il rêver ? Eh bien, lisez Bonheur, marque déposée et vous déchanterez vite !

J'ai franchement bien aimé ce livre, bourré de bonnes idées et d'action. L'univers impitoyable de l'édition tel qu'il est décrit m'a estomaquée, j'espère que la réalité a été exagérée !!! Ne lit-on vraiment que la lettre d'accompagnement pour juger l'Auteur qui a envoyé son manuscrit ??! En tout cas, le tableau avec le renvoi des manuscrits et le relevé des "perles d'auteurs" est particulièrement drôle (chapitre 2). Par ailleurs, le style de l'auteur est plaisant, ne laissant pas place à l'agacement ni à l'ennui, au contraire, je me suis bien amusée !

Will Ferguson fait découvrir au lecteur un monde plutôt stressant et déprimant au début de ce roman, l'entraîne ensuite dans un monde en plein bouleversement, dans lequel les individus ont perdu leurs repères, et le fait atterrir dans un monde nouveau, où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"… Et c'est un simple livre qui est à l'origine de cette révolution douce ? Une réflexion sur notre société qui ne peut vous laisser de glace, amis bloggeurs amoureux des livres !

PS : je vous laisse deviner le nombre de pages de ce roman ! ;-)

Le Matou, Yves Beauchemin

4 août 2007

STOP ! Vous qui êtes pressé, arrêtez-vous un instant, il y a là un livre incontournable de la littérature contemporaine québécoise à découvrir !

Et maintenant que l'été s'installe, il n'y a plus d'hésitation à s'envoler vers le rude hiver canadien. C'est à Montréal que vivent Florent Boissonneault et sa jeune épouse Elise. Un jour, un incident dans la rue va amener Florent à faire une étrange rencontre : Egon Ratablasvasky, l'homme aux pieds qui dégagent une odeur pestilentielle, l'invite chez lui. Malgré son grand âge et son menton "en cul", Monsieur Ratablasvasky a l'esprit agile et des idées derrière la tête. Il offre tout de go à Florent de l'aider à réaliser son rêve : ouvrir un restaurant.

C'est ainsi qu'après quelques péripéties, Florent reprend La Binerie, un restaurant modeste en taille mais au succès incontestable auprès des clients, friands de cuisine traditionnelle québécoise. Bientôt, Monsieur Emile, un gosse paumé au franc parler qui apprécie un peu trop la bière, devient un habitué du restaurant, où il a su amadouer Elise, qui rêve d'avoir un enfant, et surtout, Aurélien Picquot, le faussement irracible cuisinier français.

Mais cet état de grâce état de grâce ne pouvait durer : bientôt, le même Ratablasvasky montre sa véritable facette : homme puissant, il met en oeuvre divers stratagèmes pour nuire à Florent et sa famille, les conduisant jusqu'à la ruine.

Comme il est difficile de résumer un livre aussi extraordinaire que riche en événements ! J'aimerais tant vous en dire plus, mais je ne voudrais pas gâcher votre découverte… Attendez à rencontrer des personnages aussi attachants que loufoques (un curé qui ne vit que pour lire ! un journaliste de petite vertu ! un "Ange" aux 1000 petits boulots ! un gros chat nommé Déjeuner ! une riche tante qui n'a pas la langue dans sa poche !…).

Sachez que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer au cours des 665 pages de ce roman (édition Fides), des cascades d'aventures vous tombent dessus, zou ! un voyage en Floride, hop, un blizzard glacial à Montréal, des méchancetés, des petites ou grandes joies, des enchevêtrements dans tous les sens, des tourments, une fin inattendue, tous les ingrédients sont là pour faire de cette histoire un fantastique récit qui garde un peu de mystère et dont on ne sait pas comment sortir sans regrets.

Un livre qui parle de la vie et de la mort, de la chance et de la poisse, d'amour et d'amitié (et comment conserver les deux), de l'enfance en détresse, de cuisine et de littérature, et de bien d'autres choses encore. L'écriture n'est pas en reste, je découvre avec bonheur Yves Beauchemin, professeur de lettres travaillant aussi dans l'édition, auteur de nombreuses nouvelles, qui a connu le succès en 1981 avec le Matou et l'a "revisité" pour en sortir cette "édition définitive" en 2001. Il a écrit depuis une dizaine de romans, mais celui-ci reste son plus grand succès avec plus d'un million d'exemplaires vendus à travers le monde.

PS : les expressions québécoises m'ont donné de grandes joies ! Laughing J'aurais dû les relever, j'éclatais de rire en lisant… évidemment, là, je ne tombe pas dessus…

Talk to the Snail, Stephen Clarke

2 août 2007

Fin du "suspense", le livre anglais sur les escargots dont je vous parlais à mon retour de vacances est en réalité un livre de conseils, destiné aux touristes anglais qui oseraient franchir la Manche.

Le sous-titre est très explicite "Ten Commandments for understanding the French" (NoteDeTamara : 10 commandements pour comprendre les Français).

Oui, vous avez bien compris : les escargots, c'est nous. Petits mollusques bougons, baveux, lents et apparemment incompréhensibles.

Ne le prenons pas mal ! Ce livre rassemble bon nombre de clichés, qui ne font que dissimuler d'honnêtes fonds de vérité ! D'ailleurs, Fashion victim avait adoré ce "book" et ses louanges m'ont donné l'idée de l'emmener dans mon périple aux US.

Donc faisons fi de notre suceptibilité et rions avec Stephen Clarke (oui, c'est déjà lui qui avait commis A year in the merde , God save la France et autres déclinaisons - je n'en ai lu aucune).

Il est vrai, par exemple, que certains boulangers servent les baguettes avec un gant et rendent la monnaie avec ledit gant… lequel est donc là essentiellement pour rassurer le client pas encore bien réveillé. [C'est un peu comme la baguette à 0,95 € qui a le mérite de ne pas atteindre le prix psychologique de 1 € (qui voudrait payer sa baguette 6,55957 francs ??!!) mais qui vous alourdit le porte-monnaie de moultes piécettes cuivrées.]

Ces conseils à ses compatriotes sont assez sympathiques à lire, plutôt drôles mais parfois un peu agaçants lorsqu'ils sont exagérés, compréhensibles dans leur version originale même si l'on n'est pas "fluent in English"… Cependant, je pense qu'il est bon de les lire à petite dose. C'est pourquoi je chronique ce livre sans être arrivée au bout, je n'en suis qu'au 5ème commandement mais je sature un peu, je poursuivrai cette lecture par intermittence.

Je sais déjà que :

1/ le Français a TOUJOURS raison

2/ le Français ne travaille pas (ou si peu…)

3/ le Français mange (à table, et ce 3 fois par jour)

4/ le Français est malade (il serait idiot de ne pas l'être, avec un tel système de sécurité sociale)

5/ le Français parle français, point barre.

On devine dès le début que l'auteur est moqueur mais qu'il apprécie beaucoup notre pays, puisqu'il est journaliste installé en France depuis plusieurs années ! D'ailleurs, il reconnaît plusieurs de nos qualités indéniables (les Françaises sont sexys même habillées ! Les Français sont productifs !).

Au final, il semble qu'il souhaite que les Britanniques qui viennent s'installer en France n'aient pas de mauvaises surprises et il leur donne les clés pour nous "gérer" sans peine. Un livre amusant qui nécessite un minimum d'auto-dérision…

Deux films incontournables !

1 août 2007

Si vous aimez le dessin animé - qui jaunit les écrans de télé américains depuis 1989, chapeau pour la longévité du succès ! - allez sans hésiter voir les Simpsons, Le Film.

Franchement, c'est une bonne tranche de rigolade, je n'ai pas été déçue (et j'ai compris les blagues en le voyant en VO sans sous-titres, vu qu'aux Etats-Unis, ils s'en fichent pas mal de mettre des sous-titres français pour les éventuels touristes dans la salle ;-) ). A propos, c'est drôle comme le public américain réagit davantage au film dans la salle que ne le font les Français : applaudissements, sifflements, rires francs… ça met de l'ambiance ! Et pas de chuchotements intempestifs (je suis peut-être bien tombée). Mais alors, ils sont presque tous en train de manger, même des petits plateaux-repas (et pourtant, j'étais à la séance de 15h00) !!!

J'espère que la VF est aussi bonne, mais déjà les "doubleurs" du dessin animé font aussi le doublage donc les voix sont les mêmes, ouf !

Le début est particulièrement réussi, n'arrivez pas en retard à la séance !

J'avoue que 1h30 est largement suffisante, la fin est bienvenue (ça reste un dessin animé en 2 dimensions) mais le scénario est sympathique est Homer a beaucoup à faire pour se sortir d'un mauvais pas. Mon personnage préféré est quand même Bart, le petit diable farceur (qu'on a toujours rêvé être sans jamais oser) au charme irrésistible qui sait toujours se faire pardonner !

 

ET PROCHAINEMENT : Le Mystère du Pique-Nique de la Blogoboule

Synopsis : une rencontre au sommet de bloggeurs, dans un parc parisien. Se reconnaîtront-ils ? Sauront-ils vaincre leur timidité ? Quels seront leurs sujets de conversation ? Des livres circuleront-ils sous le manteau ? Qui démasquera l'Auteur parmi les pique-niqueurs ?

Pour le savoir, c'est facile puisqu'il s'agit là du PREMIER FILM INTERACTIF dont VOUS êtes le HEROS !

Alors, si vous voulez mettre fin à ce suspense insoutenable et vivre une aventure incroyable, allez vite vous inscrire chez Caro[line] qui explique tout !

Sortie prévue le samedi 11 août (lunch time). Tout public. (amenez quand même de quoi manger, on ne fournit pas le pop corn !).

 

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