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La Compagnie des Célestins / Les cerfs-volants de Kaboul, S. Benni / K. Hosseini

31 août 2007

- Où je bats ma coulpe -

Oyez, oyez, braves Gens !

Voici deux livres appréciés des lecteurs que je n’ai pas lus jusqu’au bout ! Oui, honte à moiBlush, mais j’ai peut-être une chance d’échapper :

1/ à la vindicte populaire en m’excusant platement de mon mauvais goût et

2/ au courroux des familles des auteurs, parce que je présume qu’elles sont italienne pour la première et afghaméricaine pour la seconde, et que par conséquent elles ne lisent pas le français !

La Compagnie des Célestins (Stefano Benni)

J’ai vu chez Camille que cet auteur italien était incontournable, et j’ai trouvé à la médiathèque plusieurs de ses romans. Hésitante, j’ai fini par choisir celui-ci, j’aime beaucoup la couverture Actes Sud.

Quatrième de couverture : Une sombre prophétie pèse sur la Gladonie, pays riche et corrompu, gouverné très médiatiquement par l’Egoarque Mussolardi. Trois gamins courageux – la compagnie des Célestins – parviennent à s’enfuir de l’orphelinat des cruels Zopilotes. Leur but : participer au Championnat mondial de foot de rue, sport ultrasecret et ultrarebelle, le plus noble et le plus indomptable du monde, antithèse du foot mercantile, qui doit justement se dérouler, cette année-là, en Gladonie. D’autres équipes, venues du monde entier par les moyens les plus loufoques, les rejoindront, alors que le pouvoir et les médias, incarnés par deux journalistes sans scrupules, les pourchassent. Mais il faut compter avec le Grand Bâtard,  » l’étranger qui hante le seuil entre le jour et la nuit, [...] protecteur de tous les orphelins du monde, Bouddha des errants, comète des ruelles « … Féroce satire de mœurs, utopie poétique, La Compagnie des Célestins, qui a inspiré le dessin animé Foot 2 Rue, est une œuvre éblouissante, servie par une langue inventive qui fait feu de tout bois et nous emporte dans une véritable Babel de l’imagination.

Hélas, après 9 (courts) chapitres, je dois admettre que l’histoire, entre religion et football, ne m’intéresse pas ! En revanche, je trouve que c’est vraiment bien écrit, plein d’images et d’odeurs…(de chou !). Stefano Benni crée une ambiance particulière, simplement je ne me reconnais pas dans cet univers. Je vous conseille cependant de découvrir cet auteur !

Les cerfs-volants de Kaboul (Khaled Hosseini)

Alors là, c’est le pompon ! Un livre encensé par tous, bloggeurs comme critiques, avec 100 % d’étoiles favorables sur zozone, et devenu un livre culte aux USA ! C’est d’ailleurs en raison de cette unanimité que je n’ai pas refusé le très aimable prêt d’une amie, mais en sachant que je ne l’avais moi-même jamais mis dans ma LAL…

Mot de l’éditeur : De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d’amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d’un pays dévasté : l’Afghanistan. Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d’un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible. Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n’esquissera pas un geste pour sauver son ami. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

J’ai tout de même lu 169 pages (sur 383), qui racontent l’enfance d’Amir et Hassan en Afghanistan. Mais je trouve que l’histoire ne démarre pas vraiment, c’est une tranche de vie qui est décrite trop longuement à mon goût. Je n’arrive pas à suivre les particularités de chaque groupe religieux, qui n’aime pas qui et pourquoi, cela me passe au-desssus de la tête, malgré mes efforts pour démêler cet écheveau. Et plus encore, je déteste la façon dont se comporte le héros (Amir) avec son « domestique-ami » (Hassan)… Je sais qu’il va tenter de se racheter dans sa vie d’adulte mais c’est trop tard, je n’arrive plus à avancer après l’arrivée aux Etats-Unis… Que mon humble avis reste une goutte d’eau dans cet océan de critiques positives ! Ce livre mérite sans aucun doute les nombreux prix qu’il a reçus, l’écriture de Khaled Hosseini est très belle et poétique à souhait. Il n’est simplement pas pour moi*, et tant pis si je passe à côté d’un grand livre ! Je tenterai peut-être ses prochains romans !

Les avis d’Hervé ; d’Anne et Florinette (entre autres !)

* vive la liberté d’expression des bloggeurs ! Cet article est avant tout ma participation au vent de révolte des bloggeurs blâmés pour avoir donné des avis mitigés ou négatifs sur un livre qu’ils n’ont pas aimé ! Où va-t-on si l’on ne peut même pas s’exprimer sur son propre espace de liberté (blog ou site), dans le respect du savoir-vivre et de la tolérance, naturellement ? NON MAIS ! Annoyed

C’est pas moi, je le jure, Bruno Hébert

30 août 2007

Enfin ! J'avais noté ce livre québécois dans ma LAL le 26 septembre 2006 chez Frisette ! Et je ne fus pas la seule, mais Laure a été plus rapide à transformer l'essai en PAL puis en Lu !

Léon a un grand frère, deux soeurs, un chat et des parents qui se disputent. D'ailleurs, après une bataille plus virulente que les précédentes, la maman de Léon part "pour le travail" en Grèce.

Nous sommes à la fin des années soixante, et il faut croire que les habitants étaient plus confiants à l'époque, rares étaient les maisons pourvues d'alarme. C'est ainsi que Léon profite des vacances d'été de ses voisins pour s'introduire chez eux et saccager les lieux : adieu, clavecin en merisier, jouets, manteaux de fourrure (qui peut résister à une envie pressante ?) et même le placard de la chambre des parents y passe.

Léon n'a pas d'amis, mais il y a quand même Clarence, la petite orpheline de père battue par son oncle avec qui il aime jouer… D'ailleurs, bien qu'étant une fille, Clarence est finalement assez intéressante ! Ils fondent un club gourmand et les voilà embarqués dans d'extraordinaires aventures pour a) récolter de l'argent ; b) acheter des friandises pour le Club. Le sentier de la Boule Gomme Baloune est semé d'embûches et d'incroyables rencontres

Ce roman plonge le lecteur dans l'univers d'un petit garçon malheureux dont l'entourage ne s'aperçoit pas de la détresse profonde. Lui-même ne s'apitoie pas sur son sort et s'occupe l'esprit à longueur de journée, et même de nuit…

La plume est agréable et non dépourvue d'humour, les pensées d'un petit garçon de dix ans (le narrateur) me paraissent fort plausibles. J'ai donc immergé complètement dans le cours de ces aventures enfantines poignantes, et j'ai naturellement été bluffée par la fin, je ne l'avais pas vu venir malgré quelques indices qui auraient pu me mettre la puce à l'oreille (il faut que je vois un ORL, j'ai peut-être les oreilles bouchées !).

Extrait :

"Un après-midi de canicule, seuls ceux qui ont vécu au Québec peuvent comprendre ce que cela veut dire. La chaleur et l'humidité sont si intenses que, si vous lancez un caillou en l'air, ce n'est pas sûr qu'il retombe par terre, il peut rester en suspension jusqu'à la rosée du soir. Ca s'est déjà vu."

J'ai donc davantage aimé ce livre que Laure, mais peut-être moins que Frisette. Depuis, Bruno Hébert, dont c'était le premier roman, a écrit Alice court avec René.

8ème livre du Challenge ABC, pour la lettre H.

Remarque : ce livre québécois étant paru en 1998 (édition Boréal), vous ne le trouverez pas sur les rayons de votre librairie préférée, mais on peut le commander sur les sites habituels (15 €).

Un jour, je serai latin lover, Marc Villard

28 août 2007

Ni une, ni deux ! Après avoir vu un article attirant chez Valdebaz – qui avait vu un article chez Flo ! – j'ai filé à la médiathèque et j'ai trouvé un titre différent des leurs : Un jour, je serai latin lover.

Pas moins de 21 nouvelles, assez courtes, composent ce recueil. J'étais un peu surprise, au début, parce qu'elles semblent s'éparpiller dans tous les sens… Un clin d'oeil à Van Gogh pour commencer, une scène de bureau, un voisin intolérant… ah et puis tien, des tickets restaurant, des scènes de quartier et puis à nouveau cet homme dans une seconde entrevue avec le Big Boss… tiens, mais il s'agit de Marc Villard himself qui se met en scène !

Finalement, ces histoires parlent de notre quotidien : de la rue, des relations en société, de la santé… Tous ces tableaux sont très bien dépeints, en quelques effleurements de pinceau. J'ai beaucoup aimé la narration et l'humour de l'auteur. Par exemple, l'histoire de ce psychiatre qui un jour craque sous le poids des malheurs de tous ses patients, et se fait la malle…

Le récit du défilé de mode est assez savoureux également : au lieu d'admirer les création de John Galliano, "deux ménopausées [...] commencent à tenir salon.
- Tu as vu Jane-Aymone ?
- Elle est en face. Reliftée trois fois. Quand elle rit, j'entends craquer les sutures
."…

Cependant, j'espérais que cela soit encore plus drôle… Je tenterai bien d'autres nouvelles de cet auteur.

A vous de poursuivre la chaîne Flo-Valdebaz-Tamara avec un autre titre de Marc Villard !

PS : ah tiens, Cuné aussi avait aimé, je copie ici son avis sur zozone parce qu'elle en parle très bien :  

"Toujours de très courts textes, empreints de la plus parfaite mauvaise foi, bourrés de grossièretés, qui racontent tout et rien à propos de n'importe quoi, kaléidoscope de tout ce qui peut traverser l'esprit d'un cinquantenaire resté un gros bébé rigolard qui a surtout envie de s'amuser… Et ça marche ! Je me suis beaucoup divertie en lisant ça d'une traite, plein de petites phrases qui font mouche, en filigrane toute l'importance qu'a son épouse, tout l'appétit de vivre de Marc Villard.
J'en redemande !"

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