Où je bats ma coulpe
Oyez, oyez, braves Gens !
Voici deux livres appréciés des lecteurs que je n'ai pas lus jusqu'au bout ! Oui, honte à moi
, mais j'ai peut-être une chance d'échapper :
1/ à la vindicte populaire en m'excusant platement de mon mauvais goût et
2/ au courroux des familles des auteurs, parce que je présume qu'elles sont italienne pour la première et afghaméricaine pour la seconde, et que par conséquent elles ne lisent pas le français !
La Compagnie des Célestins (Stefano Benni)
J'ai vu chez Camille que cet auteur italien était incontournable, et j'ai trouvé à la médiathèque plusieurs de ses romans. Hésitante, j'ai fini par choisir celui-ci, j'aime beaucoup la couverture Actes Sud.
Quatrième de couverture : Une sombre prophétie pèse sur la Gladonie, pays riche et corrompu, gouverné très médiatiquement par l'Egoarque Mussolardi. Trois gamins courageux - la compagnie des Célestins - parviennent à s'enfuir de l'orphelinat des cruels Zopilotes. Leur but : participer au Championnat mondial de foot de rue, sport ultrasecret et ultrarebelle, le plus noble et le plus indomptable du monde, antithèse du foot mercantile, qui doit justement se dérouler, cette année-là, en Gladonie. D'autres équipes, venues du monde entier par les moyens les plus loufoques, les rejoindront, alors que le pouvoir et les médias, incarnés par deux journalistes sans scrupules, les pourchassent. Mais il faut compter avec le Grand Bâtard, " l'étranger qui hante le seuil entre le jour et la nuit, […] protecteur de tous les orphelins du monde, Bouddha des errants, comète des ruelles "… Féroce satire de mœurs, utopie poétique, La Compagnie des Célestins, qui a inspiré le dessin animé Foot 2 Rue, est une œuvre éblouissante, servie par une langue inventive qui fait feu de tout bois et nous emporte dans une véritable Babel de l'imagination.
Hélas, après 9 (courts) chapitres, je dois admettre que l'histoire, entre religion et football, ne m'intéresse pas ! En revanche, je trouve que c'est vraiment bien écrit, plein d'images et d'odeurs…(de chou !). Stefano Benni crée une ambiance particulière, simplement je ne me reconnais pas dans cet univers. Je vous conseille cependant de découvrir cet auteur !
Les cerfs-volants de Kaboul (Khaled Hosseini)
Alors là, c'est le pompon ! Un livre encensé par tous, bloggeurs comme critiques, avec 100 % d'étoiles favorables sur zozone, et devenu un livre culte aux USA ! C'est d'ailleurs en raison de cette unanimité que je n'ai pas refusé le très aimable prêt d'une amie, mais en sachant que je ne l'avais moi-même jamais mis dans ma LAL…
Mot de l'éditeur : De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan. Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible. Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans… et de son propre passé.
J'ai tout de même lu 169 pages (sur 383), qui racontent l'enfance d'Amir et Hassan en Afghanistan. Mais je trouve que l'histoire ne démarre pas vraiment, c'est une tranche de vie qui est décrite trop longuement à mon goût. Je n'arrive pas à suivre les particularités de chaque groupe religieux, qui n'aime pas qui et pourquoi, cela me passe au-desssus de la tête, malgré mes efforts pour démêler cet écheveau. Et plus encore, je déteste la façon dont se comporte le héros (Amir) avec son "domestique-ami" (Hassan)… Je sais qu'il va tenter de se racheter dans sa vie d'adulte mais c'est trop tard, je n'arrive plus à avancer après l'arrivée aux Etats-Unis… Que mon humble avis reste une goutte d'eau dans cet océan de critiques positives ! Ce livre mérite sans aucun doute les nombreux prix qu'il a reçus, l'écriture de Khaled Hosseini est très belle et poétique à souhait. Il n'est simplement pas pour moi*, et tant pis si je passe à côté d'un grand livre ! Je tenterai peut-être ses prochains romans !
Les avis d'Hervé ; d'Anne et Florinette (entre autres !)
* vive la liberté d'expression des bloggeurs ! Cet article est avant tout ma participation au vent de révolte des bloggeurs blâmés pour avoir donné des avis mitigés ou négatifs sur un livre qu'ils n'ont pas aimé ! Où va-t-on si l'on ne peut même pas s'exprimer sur son propre espace de liberté (blog ou site), dans le respect du savoir-vivre et de la tolérance, naturellement ? NON MAIS ! ![]()
