tamaculture

Où je bats ma coulpe

31 août 2007

Oyez, oyez, braves Gens !

Voici deux livres appréciés des lecteurs que je n'ai pas lus jusqu'au bout ! Oui, honte à moiBlush, mais j'ai peut-être une chance d'échapper :

1/ à la vindicte populaire en m'excusant platement de mon mauvais goût et

2/ au courroux des familles des auteurs, parce que je présume qu'elles sont italienne pour la première et afghaméricaine pour la seconde, et que par conséquent elles ne lisent pas le français !

La Compagnie des Célestins (Stefano Benni)

J'ai vu chez Camille que cet auteur italien était incontournable, et j'ai trouvé à la médiathèque plusieurs de ses romans. Hésitante, j'ai fini par choisir celui-ci, j'aime beaucoup la couverture Actes Sud.

Quatrième de couverture : Une sombre prophétie pèse sur la Gladonie, pays riche et corrompu, gouverné très médiatiquement par l'Egoarque Mussolardi. Trois gamins courageux - la compagnie des Célestins - parviennent à s'enfuir de l'orphelinat des cruels Zopilotes. Leur but : participer au Championnat mondial de foot de rue, sport ultrasecret et ultrarebelle, le plus noble et le plus indomptable du monde, antithèse du foot mercantile, qui doit justement se dérouler, cette année-là, en Gladonie. D'autres équipes, venues du monde entier par les moyens les plus loufoques, les rejoindront, alors que le pouvoir et les médias, incarnés par deux journalistes sans scrupules, les pourchassent. Mais il faut compter avec le Grand Bâtard, " l'étranger qui hante le seuil entre le jour et la nuit, […] protecteur de tous les orphelins du monde, Bouddha des errants, comète des ruelles "… Féroce satire de mœurs, utopie poétique, La Compagnie des Célestins, qui a inspiré le dessin animé Foot 2 Rue, est une œuvre éblouissante, servie par une langue inventive qui fait feu de tout bois et nous emporte dans une véritable Babel de l'imagination.

Hélas, après 9 (courts) chapitres, je dois admettre que l'histoire, entre religion et football, ne m'intéresse pas ! En revanche, je trouve que c'est vraiment bien écrit, plein d'images et d'odeurs…(de chou !). Stefano Benni crée une ambiance particulière, simplement je ne me reconnais pas dans cet univers. Je vous conseille cependant de découvrir cet auteur !

Les cerfs-volants de Kaboul (Khaled Hosseini)

Alors là, c'est le pompon ! Un livre encensé par tous, bloggeurs comme critiques, avec 100 % d'étoiles favorables sur zozone, et devenu un livre culte aux USA ! C'est d'ailleurs en raison de cette unanimité que je n'ai pas refusé le très aimable prêt d'une amie, mais en sachant que je ne l'avais moi-même jamais mis dans ma LAL…

Mot de l'éditeur : De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan. Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible. Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

J'ai tout de même lu 169 pages (sur 383), qui racontent l'enfance d'Amir et Hassan en Afghanistan. Mais je trouve que l'histoire ne démarre pas vraiment, c'est une tranche de vie qui est décrite trop longuement à mon goût. Je n'arrive pas à suivre les particularités de chaque groupe religieux, qui n'aime pas qui et pourquoi, cela me passe au-desssus de la tête, malgré mes efforts pour démêler cet écheveau. Et plus encore, je déteste la façon dont se comporte le héros (Amir) avec son "domestique-ami" (Hassan)… Je sais qu'il va tenter de se racheter dans sa vie d'adulte mais c'est trop tard, je n'arrive plus à avancer après l'arrivée aux Etats-Unis… Que mon humble avis reste une goutte d'eau dans cet océan de critiques positives ! Ce livre mérite sans aucun doute les nombreux prix qu'il a reçus, l'écriture de Khaled Hosseini est très belle et poétique à souhait. Il n'est simplement pas pour moi*, et tant pis si je passe à côté d'un grand livre ! Je tenterai peut-être ses prochains romans !

Les avis d'Hervé ; d'Anne et Florinette (entre autres !)

* vive la liberté d'expression des bloggeurs ! Cet article est avant tout ma participation au vent de révolte des bloggeurs blâmés pour avoir donné des avis mitigés ou négatifs sur un livre qu'ils n'ont pas aimé ! Où va-t-on si l'on ne peut même pas s'exprimer sur son propre espace de liberté (blog ou site), dans le respect du savoir-vivre et de la tolérance, naturellement ? NON MAIS ! Annoyed

C’est pas moi, je le jure, Bruno Hébert

30 août 2007

Enfin ! J'avais noté ce livre québécois dans ma LAL le 26 septembre 2006 chez Frisette ! Et je ne fus pas la seule, mais Laure a été plus rapide à transformer l'essai en PAL puis en Lu !

Léon a un grand frère, deux soeurs, un chat et des parents qui se disputent. D'ailleurs, après une bataille plus virulente que les précédentes, la maman de Léon part "pour le travail" en Grèce.

Nous sommes à la fin des années soixante, et il faut croire que les habitants étaient plus confiants à l'époque, rares étaient les maisons pourvues d'alarme. C'est ainsi que Léon profite des vacances d'été de ses voisins pour s'introduire chez eux et saccager les lieux : adieu, clavecin en merisier, jouets, manteaux de fourrure (qui peut résister à une envie pressante ?) et même le placard de la chambre des parents y passe.

Léon n'a pas d'amis, mais il y a quand même Clarence, la petite orpheline de père battue par son oncle avec qui il aime jouer… D'ailleurs, bien qu'étant une fille, Clarence est finalement assez intéressante ! Ils fondent un club gourmand et les voilà embarqués dans d'extraordinaires aventures pour a) récolter de l'argent ; b) acheter des friandises pour le Club. Le sentier de la Boule Gomme Baloune est semé d'embûches et d'incroyables rencontres

Ce roman plonge le lecteur dans l'univers d'un petit garçon malheureux dont l'entourage ne s'aperçoit pas de la détresse profonde. Lui-même ne s'apitoie pas sur son sort et s'occupe l'esprit à longueur de journée, et même de nuit…

La plume est agréable et non dépourvue d'humour, les pensées d'un petit garçon de dix ans (le narrateur) me paraissent fort plausibles. J'ai donc immergé complètement dans le cours de ces aventures enfantines poignantes, et j'ai naturellement été bluffée par la fin, je ne l'avais pas vu venir malgré quelques indices qui auraient pu me mettre la puce à l'oreille (il faut que je vois un ORL, j'ai peut-être les oreilles bouchées !).

Extrait :

"Un après-midi de canicule, seuls ceux qui ont vécu au Québec peuvent comprendre ce que cela veut dire. La chaleur et l'humidité sont si intenses que, si vous lancez un caillou en l'air, ce n'est pas sûr qu'il retombe par terre, il peut rester en suspension jusqu'à la rosée du soir. Ca s'est déjà vu."

J'ai donc davantage aimé ce livre que Laure, mais peut-être moins que Frisette. Depuis, Bruno Hébert, dont c'était le premier roman, a écrit Alice court avec René.

8ème livre du Challenge ABC, pour la lettre H.

Remarque : ce livre québécois étant paru en 1998 (édition Boréal), vous ne le trouverez pas sur les rayons de votre librairie préférée, mais on peut le commander sur les sites habituels (15 €).

Un jour, je serai latin lover, Marc Villard

28 août 2007

Ni une, ni deux ! Après avoir vu un article attirant chez Valdebaz - qui avait vu un article chez Flo ! - j'ai filé à la médiathèque et j'ai trouvé un titre différent des leurs : Un jour, je serai latin lover.

Pas moins de 21 nouvelles, assez courtes, composent ce recueil. J'étais un peu surprise, au début, parce qu'elles semblent s'éparpiller dans tous les sens… Un clin d'oeil à Van Gogh pour commencer, une scène de bureau, un voisin intolérant… ah et puis tien, des tickets restaurant, des scènes de quartier et puis à nouveau cet homme dans une seconde entrevue avec le Big Boss… tiens, mais il s'agit de Marc Villard himself qui se met en scène !

Finalement, ces histoires parlent de notre quotidien : de la rue, des relations en société, de la santé… Tous ces tableaux sont très bien dépeints, en quelques effleurements de pinceau. J'ai beaucoup aimé la narration et l'humour de l'auteur. Par exemple, l'histoire de ce psychiatre qui un jour craque sous le poids des malheurs de tous ses patients, et se fait la malle…

Le récit du défilé de mode est assez savoureux également : au lieu d'admirer les création de John Galliano, "deux ménopausées […] commencent à tenir salon.
- Tu as vu Jane-Aymone ?
- Elle est en face. Reliftée trois fois. Quand elle rit, j'entends craquer les sutures
."…

Cependant, j'espérais que cela soit encore plus drôle… Je tenterai bien d'autres nouvelles de cet auteur.

A vous de poursuivre la chaîne Flo-Valdebaz-Tamara avec un autre titre de Marc Villard !

PS : ah tiens, Cuné aussi avait aimé, je copie ici son avis sur zozone parce qu'elle en parle très bien :  

"Toujours de très courts textes, empreints de la plus parfaite mauvaise foi, bourrés de grossièretés, qui racontent tout et rien à propos de n'importe quoi, kaléidoscope de tout ce qui peut traverser l'esprit d'un cinquantenaire resté un gros bébé rigolard qui a surtout envie de s'amuser… Et ça marche ! Je me suis beaucoup divertie en lisant ça d'une traite, plein de petites phrases qui font mouche, en filigrane toute l'importance qu'a son épouse, tout l'appétit de vivre de Marc Villard.
J'en redemande !"

Un aller simple, Didier van Cauwelaert

26 août 2007

Intriguée par l'enthousiasme de Stéphanie pour Didier van Cauwelaert, j'ai bénéficié d'un prêt par sa "Miss Adoration" avec cet Aller simple.

4ème de couverture :

"Aziz est né en France, d'origine inconnue. Recueilli par les Tsiganes des quartiers nord de Marseille, il a grandi sous la nationalité marocaine, n'ayant pas les moyens de s'offrir un faux passeport français. Professionnellement, il s'est spécialisé dans les autoradios : il les vole et les revend. Sa vie bascule le jour où le gouvernement décide une grande opération médiatique de retour au pays. Le voilà confié à un jeune et idéaliste "attaché humanitaire", chargé d'aller le "réinsérer dans ses racines", et qui lui demande où se trouve son lieu de naissance. Le doigt d'Aziz montre au hasard, sur la carte du Maroc, une zone vierge du Haut-Atlas. Et l'aventure commence…"

Franchement, le résumé ci-dessus m'emballait moyennement. Les quartiers Nord de Marseille, cela me parle, j'ai passé 8 ans dans cette ville et je craignais une énième histoire de banlieue avec bien des malheurs, avec un personnage principal pris entre sa haine du système et sa volonté de s'en sortir…

Mais pas du tout ! Aziz, le jeune "faux Tsigane" dont il est question est un jeune homme touchant, rêvant d'une vie simple et heureuse avec la fille dont il est amoureux. Mais il est raflé par la police et renvoyé dans le pays indiqué sur son faux passeport, le Maroc, qu'il ne connaît absolument pas. Jean-Pierre Schneider, le délégué du Ministère, doit l'accompagner jusqu'à son village d'origine. C'est donc l'histoire d'un étrange voyage, où des deux participants, on ne sait lequel est le plus paumé. Mêlant humour et de poignants sentiments, ce récit nous mène dans des déserts de sable aussi bien qu'affectifs. Amours perdus, amour filial, amitié, ces thèmes sont abordés par un maître conteur, qui jongle avec le rêve et la délicatesse.

Coïncidence, le voyage passera aussi par la Lorraine, où j'ai également vécu (il n'y a pas photo, je conseille Marseille ! Cool ).

Voilà donc un court roman a su me séduire malgré un a priori négatif, et que je ne peux que conseiller à qui voudra découvrir cet auteur et à tous les lecteurs qui aiment les voyages et les chatouillements de leurs émotions

NB : ce livre a obtenu le prix Goncourt 1994.

Des vieux flims !

24 août 2007

Bon, après la musique, un peu de cinéma, parce que si je n'en parle jamais, je n'ai plus qu'à renommer mon site tamesbouquins.

Comme je suis en retard de quatre générations sur la Production Internationale Cinématographique (la PIC), je profite de ce magnifique été pluvieux pour me culturer à fond les ballons.

J'ai ainsi découvert (attention, interdiction de se moquer, ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?!) que les femmes aiment les hommes riches, tant pis pour l'âge et la calvicie et/ou bourrelets qui les accompagnent :

Breakfast at Tiffany's (1961) (DVD acheté 10 $ aux USA, soit 7 € à l'époque !)

Je n'ai pas lu le roman de Truman Capote, mais le film m'a beaucoup amusée.

 C'est la première fois que je voyais Audrey Hepburn (quand je vous dit que je suis une ci-gnare !), et franchement, sa beauté et son visage mutin sont mis en valeur dans ce rôle. J'ai également apprécié le rôle significatif donné au chat !

 Et la galerie de personnages loufoques et caricaturaux est savoureuse… De l'action et de l'émotion, voilà une bien jolie combinaison.

 

 L'Amour triomphera-t-il de l'Argent ?

C'est là toute la question, qui se pose également dans :

 

How to Marry a Millionaire (1953)

Là encore, trois jolies jeunes femmes (mannequins de leur état), rassemblent leurs maigres économies et loue un appartement chic à New-York. Leur but : fréquenter le beau monde et faire des rencontres intéressantes, c'est-à-dire de riches célibataires, afin de se faire épouser. Hélas, quand l'amour s'en mêle, rien ne va plus !

Marylin Monroe n'a pas ici le premier rôle (tenu par Lauren Bacall), mais son rôle de blonde bigleuse mais coquette est remarquable ! Et je n'ai qu'un mot à dire : vive les hamburgers !!!

***         ***          ***            ***           ***               ***

Ces rattrapages étant fait, il serait bon que les Lecteurs de Saga de l'Eté expriment leur avis : doit-on repousser la date de parution de nos articles, prévue pour le 1er septembre ? Parce que bon, voilà, je lis du Angélique à n'en plus pouvoir et pendant ce temps, je ne lis pas des choses dont je peux parler ici, et voilà la véritable raison pour laquelle je divague en musique et ciné !!!

Fashion victim, ô Grande Prêtresse de ce challenge caniculaire euh polaire, peux-tu nous donner ta Majestueuse Décision ?

Repenti, Renan Luce

22 août 2007

Ce n'est pas un livre mais les textes de cet album sont très bien écrits, ils racontent des histoires et la chute est parfois brutale… J'ai eu un coup de coeur pour cet album le mois dernier, et depuis, je l'écoute en boucle (et Monsieur fait la Annoyed ) !

Vous avez peut-être entendu La lettre ou vu le clip à la télévision…
Un extrait de La lettre
:

Comme j'ai aimé ce titre à sa première écoute, j'ai décidé de voir ce que l'album (le premier) de ce Renan Luce donnait… Je n'ai pas été déçue !

Mes chansons favorites sont Les Voisines (qui mettent une heure à choisir leurs vêtements pour finir en jeans !), à la mélodie pêchue et rigolote, et les plus mélancoliques Repenti (l'histoire d'un gangster devenu témoin caché par le FBI), Le Lacrymal Circus (où le lion maigrichon et le clown pas drôle font peine à imaginer), et surtout Monsieur Marcel, l'histoire impayable d'un fossoyeur narcoleptique, dont les couplets me reste dans la tête !!!
Un extrait de Monsieur Marcel :

Je vous en fais partager (je mettrais bien un extrait mais euh… héhé, comme F.V. qui se reconnaîtra, je suis une quiche technique ! Du moins tant qu'on ne m'a pas montré la manip' !Quelqu'un va sûrement m'aider sur ce coup-là ? euh, Jonx, tu dors ?!!).

Eh, vieille rombière
Pour ta mise en bière
Voudras-tu qu'on creuse
A la pelle…?

Eh, vieille rombière
Pour ta mise en bière
Voudras-tu qu'on creuse
A la pelleteuse ?!

Tout ceci avec un ton oscillant entre Brel (dramatique ou drôle) et Renaud (gouilleur et brigand mais touchant), une voix agréable et malicieuse. Même si les chansons traitent de sujets sérieux ou tristes, on ne peut s'empêcher de sourire !

Un défaut : j'ai été surprise car beaucoup de chansons sont très calmes (avec un accompagnement à la guitare un peu tristounet), alors que le "premier single" est plutôt joyeux et rapide. Les dernières chansons de l'album m'accrochent moins.

PS : je précise que je n'aime pas forcément les chanteurs de variété française… Bénabar, Vincent Delerm et autres ne me plaisent pas plus que cela. En revanche, j'aime bien Raphaël !

La prime, Janet Evanovich

20 août 2007

Nombreux(ses) sont déjà les converti(e)s à cette désopilante série policière de Janet Evanovich. D'ailleurs, alors que j'examinais le rayon lazaro-fnakien consacré à cet auteur (rayon fort dépourvu après le passage de Caro[line] !), une jeune femme s'est approchée de moi et m'a glissé : "si vous ne connaissez pas, allez-y, c'est génial!". Je l'ai remerciée en l'assurant fièrement que je connaissais, merci.

Ma connaissance est pour l'instant réduite au premier tome de la série, prêté gracieusement par le célèbre Professeur ès Janet, alias Fashion victim. Son cours étant d'ailleurs fort brillant, je ne puis que vous conseiller d'y assister .

Comme vous le savez peut-être déjà, l'intrigue policière n'est pas ce qui fait l'intérêt premier de cette série. Ce qui est captivant, c'est avant tout le personnage de Stéphanie Plum. Une brunette trentenaire au franc- parler, qui fait des petits boulots et se nourrit alternativement de bière au petit-déjeuner et de croquettes pour hamster à midi, voilà qui sort de l'ordinaire ! Evidemment, lorsqu'on est fauché, le frigo est vide, heureusement que la mère de Stéphanie l'invite presque chaque jour à dîner (18h00 précises, svp), et notre malheureuse héroïne est obligée de se taper les bons conseils de famille pour arrêter les gargouillements de son estomac…

Stéphanie est rusée et sans scrupules… Elle parvient à se faire embaucher par son cousin Vinnie comme chasseuse de primes. Pour commencer, bien qu'elle n'y connaisse rien à ce métier, elle s'attaque à un gros dossier (= grosse prime !) : celui de Joe Morelli, un flic en cavale, accusé de meurtre dans une affaire compliquée où les témoins disparaissent les uns après les autres. 

De gaffes en coups de chance, notre apprentie chasseuse parvient à retrouver Morelli mais sans jamais pouvoir l'arrêter… au contraire, elle se fait embobiner par ce beau flic ténébreux pour diverses raisons croustillantes (pour lui) et honteuses (pour elle). Et pire encore, Stéphanie se mêle un peu trop près des affaires d'une brute écervelée, boxeur professionnel, qui la prend pour cible et voudrait bien la manger à la sauce ring.

Mon conseil : que vous soyez "polar" ou pas trop, je vous assure que cette série policière vaut le détour ! C'est harlequinement-parlant palpitant, drôle, mouvementé et sans aucune longueur descriptive ou analytique. Un pur plaisir que cette première enquête de Stéphanie Plum, qui a déjà conquis des millions de lecteurs… alors pourquoi pas vous ?!

NB : 13 volumes de la série sont parus en anglais, la traduction française est un peu en retard puisque le n°9 vient de paraître.

PS : si vous vous interrogez sur le nombre de tomes que j'ai acquis, sachez que je n'ai pas trouvé les n°5 et 8 ! … Je tâcherai donc d'apitoyer des janetophiles mieux pourvus sur mon triste sort ! Glurps

Vacances USA : les photos !

18 août 2007

Mieux vaut tard que jamais : après quelques heures de tri (le choix fut parfois ardu) et de recadrage, voilà quelques photos de mes vacances dans l'Ouest américain (9-28 juillet). Le circuit :

San Francisco => Yellowstone Nat. Park => Salt Lake City => Bryce Canyon => Grand Canyon => Death Valley => Las Vegas => Yosemite Nat. Park => Sequoia Nat. Park => Monterey Bay => Santa Cruz => San Francisco.

(et encore, je vous épargne les patelins ! on a même croisé sur la route Paris, Geneva, Montpellier ! Quels piqueurs de noms, ces Américains ! Annoyed )

Pour celles et ceux qui souhaitent avoir plus de détails, je mets progressivement en ligne le circuit complet sur mon blog (fort délaissé ces derniers mois Blush ) Tam & Bagages (lien dans le menu sous la bannière).

 

La petite pièce hexagonale, Yôko Ogawa

17 août 2007

Ce livre m'attendait depuis un bon bout de temps… Entre deux pages de ma saga de l'été, ce fut une bouffée rafraîchissante et chlorée !

D'abord, cette collection Babel (Actes Sud) est très agréable, cela me change du pavé des années 90 mal imprimé et poussiéreux…

Ensuite, j'aime la littérature japonaise en général : on est rarement déçu, c'est bien écrit et poétique. Ce court roman ne fait pas exception à la règle. 

Enfin, la quatrième de couverture est intrigante :

"Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l'inconnue qui marche dans la rue accompagnée d'une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu'à une loge de gardien au milieu d'un parc. A l'intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale […]".

Je "sucre" la fin du résumé, il y a quelques mots de trop !

J'avoue avoir échaffaudé plusieurs hypothèses abracadabrantes au cours de ma lecture : la narratrice va-t-elle tomber amoureuse de la femme de la piscine malgré sa ressemblance avec un sac à patates ? La pièce hexagonale sert-elle d'abri à une secte où de sanglants sacrifices ont lieu ?

Que nenni, et peut-être attendais-je trop de cette mystérieuse petite pièce… J'ai donc été un peu déçue par l'histoire, tournée davantage vers "l'introspection, […] la confession et […] la psychanalyse". (mot de l'éditeur).

Pour ma défense, rappelez-vous que je suis parallèlement enfermée depuis quelques semaines dans le monde d'Angélique, Marquise des Anges, un roman d'aventures rocambolesques s'il en est ! Mon imagination n'a plus de limites !

En tous cas, je suis certaine que ce récit pourra plaire à beaucoup de lecteurs, qui seront séduits par son rythme mesuré et sa saveur mystérieuse. Il se lit vite parce qu'on a très envie de découvrir le secret de la pièce hexagonale !!!

(Qui l'a lu, que je rajoute des liens ?! comment ça, j'exagère de ne pas chercher ?!)

Le vampire de Ropraz, Jacques Chessex

16 août 2007

Après la Dame pâle, j'ai continué dans la série "vampires" avec ce roman de Jacques Chessex. L'auteur s'est inspiré d'un fait réel pour raconter une histoire où l'on perçoit sa "fascination meurtrière".

C'est dans un petit village de Suisse, Ropraz, au début du siècle dernier, que Rosa, la fille du juge de paix est emportée soudainement par une maladie foudroyante. Les gens du pays viennent massivement à son enterrement, car la jolie jeune fille était fort appréciée dans ces coins reculés où la saleté et la grossièreté paysanne sont de mise.

Trois jours après les obsèques, sa tombe est retrouvée profanée et le corps mutilé, déchiqueté, violé et dévoré. Cet horrible événement ne tarde pas à faire la une des journaux, et la population, choquée et terrifiée, cherche qui peut bien être le Vampire

J'avoue n'avoir pas follement été emballée par ce livre, relativement court (108 p.). Ce n'est pas l'écriture qui pêche, non, c'est très bien écrit et documenté. C'est plutôt que je pensais avoir affaire à un roman alors qu'il s'agit plutôt d'une narration qui porte un regard journalistique sur un fait divers. A une exception près, aucun personnage n'est réellement détaillé, on ne s'y attache pas mais on lit le récit comme on survolerait un journal… Les us et coutumes des campagnes de l'époque n'étaient pas jolis jolis… L'obscurantisme est édifiant et admirablement présenté ici.

Les descriptions de crimes m'ont dérangée, c'est particulièrement épouvantable (mais quelle idée ai-je de lire cela pendant ma pause-déjeuner ?!). Pourtant, j'adore les polars et je suis habituée aux scènes de crimes, mais là, non vraiment, cela n'est pas passé !

Et puis, pour être honnête, je n'ai jamais eu d'atomes crochus avec les vampires, ils me donnent froid dans le dos ! Surprised

L'auteur a eu le prix Goncourt en 1973 avec L'Ogre.

Un extrait :

"En attendant il court, il court, le vampire de Ropraz, cousin lointain et si ressemblant de Drakul, maître lunaire des abrupts de la Valachie et de la Transylvanie désolée de crimes. Il a pour lui l'effrayante parenté des Carpates et des contreforts vaudois aux noires forêts où il se cache, surveille, affûte sa soif et sa faim, le mangeur de la pure Rosa."

Un autre avis mitigé chez Lou

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