tamaculture

Une poignée de seigle, Agatha Christie

31 juillet 2007

Qui peut se passer d'un polar durant l'été ?

Pas moi, c'est un incontournable de PAL de voyage, qui plus est !

J'ai donc pioché, pour mon premier livre de vacances, dans un bon vieux Agatha Christie dont je ne me souvenais pas (comme beaucoup de gens, je les ai tous lus étant ado).

Dans Une poignée de seigle, on trouve les principaux ingrédients de la recette christienne :

- une famille divisée, habitant un vieux manoir dans un bled paumé ;

- un secret de famille ;

- des personnages attirants et d'autres repoussants ;

- des secrétaires qui font du thé ;

- une petite bonne (qui a la mauvaise idée de se faire assassiner) ;

- un détective de campagne, pas toujours bien "fût-fût" ;

- un détective privé super doué qui fait travailler ses méninges et assemble petit à petit le puzzle devant les yeux ébahis du lecteur qui n'avait pas du tout pensé à CE coupable là.

Je n'en dirais pas plus, ne voulant pas vous offenser en présentant la Reine du Crime que vous connaissez aussi bien (voire plus) que moi… et aussi parce qu'en réalité, j'ai dû faire de la place dans mes bagages pour ramener quelques (hum) babioles, et ce livre est resté à Reno, Idaho Falls, King City ou Las Vegas ou George W. sait où…

Bref, je ne me souviens ni des noms ni des détails, tout ce que je suis en mesure de vous dire, c'est que Miss Marple met un peu de temps à arriver (d'accord, elle ne prenait pas l'avion à l'époque, mais fichtre, on l'a connue plus rapide). Le dénouement est ingénieux mais je ne crois pas que le lecteur aurait pu trouver la solution lui-même, c'est un peu tiré par les cheveux… Cela reste évidemment un bon roman policier qui offre quelques moments de détente agréable à un vacancier qui n'a pas envie de se plonger dans Proust ou Angélique, Marquise des Anges (j'me comprends, pauvre de moi Glurps!).

Les vacances… la fin !

30 juillet 2007

Toutes les bonnes choses ont une fin, y compris les vacances Cool… mais j'en ai savouré chaque seconde ! (photo ci-contre : coucher de soleil californien).

Le temps de me recaler dans le fuseau horaire, de lessiver 3 sacs à dos et leurs contenus respectifsGuns, de lire les mails professionnels et personnels, et je reviendrai vous raconter mes… euh… 2 lectures et demie de vacances !!! Il faut dire que "j'étais sur la route toute la sainte journée"… et que le soir j'étais bien fatiguée… Blushdonc j'ai très peu lu, essentiellement durant les 36h d'avion et d'escales à vrai dire ! Un polar christien, un livre anglais sur les escargots et un best-seller canadien, voilà le programme des prochains jours !

A bientôt !Bye

P.S : mais non, les smileys ne m'ont pas DU TOUT manqué, voyons ! ;-)

 

Les vacances… enfin !

9 juillet 2007

Eh oui, c'est à mon tour de partir en vacances… Je m'envole dans quelques heures vers…

… un joli pont !


 

 

… un grand parc national où je vais camper :-/ (j'ai fini par adhérer au souhait de M. Tamara qui m'a soudoyée à coup de chocolat ! N'est-ce pas honteux d'utiliser des moyens aussi radicaux pour rallier les gens à une cause ?!! ;-)   )

J'espère que les grizzlys ne seront pas de la partie !!!

 

 

 

  

... un paysage désertique !

J'espère que ça tient bien !!!

 

 

 

… la ville des dollars !

Je vais essayer de ne pas en perdre !!!

 

 

 

Bon mois de juillet à tous, je vous retrouverai avec plaisir dans 3 semaines… Vous allez me manquer, foi de Tamara !

 

 

Monster, Naoki Urasawa (11 à 18)

8 juillet 2007

Ca y est ! J'ai fini la série des mangas MONSTER dont je vous avais déjà parlé ici. C'est toujours un peu triste de finir une série aussi passionnante… On s'attache aux personnages et on plonge dans un univers loin du nôtre… Il faut ensuite un temps d'adaptation pour revenir à la réalité.

La deuxième moitié de la série confirme ce que j'avais dit : c'est un excellent manga ! Les rebondissements sont multiples, on ne sait jamais dans quelle direction cela va partir, impossible de lâcher en cours de route… Beaucoup de personnages se font tuer (c'est tout de même un thriller !), ce qui renforce notre envie de voir le héros (Dr Tenma) parvenir à ses fins et à arrêter le Monstre qui se cache derrière tous ces crimes…

La fin est apocalyptique et un peu mystérieuse, aussi… Je n'en dis pas plus !

Le graphisme est d'une égale grande qualité tout au long des 18 chapitres, et un résumé est fait des épisodes précédents à chaque début de volume (pour ceux qui le lise sur plusieurs mois ou années, cela peut aider… évidemment, si on les lit d'affilée, ce n'est pas utile).

Cette série de mangas m'ayant énormément plu, il me reste à découvrir l'autre série culte de Naoki Urasawa : 20th Century Boy !

************************************************************************************************

 

P.S : je confirme ce que Fashion victim vous explique , le dessin animé japonais "La Traversée du Temps" est vraiment chouette, n'hésitez pas à aller le voir si vous aimez ce genre et que vous avez la chance qu'il passe près de chez vous (29 salles en France, cela ne fait pas lourd).

C'est l'histoire de Makoto, une lycéenne qui tombe par hasard sur un objet et se retrouve pourvue de la capacité à voyager dans le temps… Elle va s'en servir pour tenter d'améliorer sa journée de mer** sans se douter des conséquences parfois tragiques que cela va avoir sur son entourage…

 

Saga de l’été 2007

6 juillet 2007

Lors d'une discussion à bâtons rompus (cf. commentaires 18 et 19 de l'article Maow), j'ai spontanément et officiellement déclaré  à Fashion victim que je lirai Angélique, marquise des anges dont je ne connais absolument rien, ni les livres, ni le film, ni les feuilletons télévisés.

Une fois de plus, j'aurais mieux fait de tourner sept fois mes doigts autour du clavier avant de m'embarquer dans cette galère ! ;-) Car depuis, plusieurs événements se sont produits :

1. Clarabel m'a tout de suite suivie dans cette barque et va ramer avec moi. MERCiiiii, MMFF ! (Marilyn Monroe First Fan, of course !)

2. Fashion, nous prenant en pitié, a lancé un Challenge Saga de l'été 2007 à tous les bloggeurs dévoreurs de livres ! Toutes les infos et les idées de lecture .

3. J'ai erré durant 5 jours à travers la capitale pour trouver Angélique. Je ne me doutais pas un seul instant, en m'engageant, que ce livre était EPUISE ! Si votre grand-mère cache des exemplaires au fond de son grenier, vous pouvez me les envoyer, j'en ferais bon usage ! Je dis les exemplaires car il n'y a hélas pas un seul tome mais plus d'une dizaine, chacun pesant bien ses 500 pages. Heureusement, Fashion victim assure que cette lecture m'offrira :

"des passages pour regagner la faveur du roi, au Maroc, avec les pirates en Méditerranée, dans son château poitevin lors de sa révolte et la fin, les retrouvailles rocambolesques avec son mari"

4. Après avoir échoué dans 1 Fnoc, 1 Vir-gin tonic, et 5 librairies, j'ai enfin déniché une des rares bibliothèques muncipales parisiennes qui possède tous les tomes d'Angélique… Merci au 17ème arrondissement pour la qualité de son stock de livres ringa… euh incontournables ! Bien sûr, il s'agit d'une vieille édition grand format avec les caractères mal imprimés sur des pages jaunies (NB : ce n'est pas celle de la photo), mais les 500 pages poussiéreuses sont toutes là. Je n'ai pris que les tomes 1 et 2 qui ont déjà fait pendre mon sac à main au niveau de mes orteils.

5. Hier soir, victime d'un embouteillage sur le tome 16 de MONSTER (M. Tamara prétend "savourer" la série qu'il a commencée il y a deux ans, me reprochant de la dévorer en moins d'une semaine… il n'a pas tout à fait tort, mais on ne se refait pas !), j'ai attaqué Angélique, marquise des anges. Je n'en dirais pas plus parce que, dans le cadre du Challenge Saga de l'été, on ne doit présenter sa série qu'à la rentrée (bon, et aussi parce que je me suis endormie au 2ème chapitre, hum :oops: ).

J'espère que vous serez nombreux, chers amis lectovores, à participer à cette gal…galerie de sagas estivales !

Haïku

5 juillet 2007

En pleine lecture de mangas, je songe à un autre type d'art japonais : le haïku. Connaissez-vous ces petits poèmes japonais ? Il me semble que Caroline ou Papillon en avait déjà parlé.

A l'origine, ils s'écrivent sous la forme d'une colonne de 17 mores*. Lorsque les Occidentaux en composent, ils utilisent 17 syllabes réparties sur 3 lignes (5-7-5).

* une more est une notion plus fine qu'une syllabe mais je ne suis pas spécialiste en linguistique, je ne me lancerai pas dans les détails.

En plus de leur concision, les haïkus ont pour caractérisque de parler de l'évanescence des choses : un instant de vie ou de nature.

L'écriture du haïku est très codifiée. Il fait toujours allusion à une saison : c'est la règle du kigo, "mot de saison". En général il est placé dans le premier vers.

L'humour et les figures de style sont permis mais doivent être utilisés avec parcimonie. L'auteur du haïku doit prendre du recul par rapport à une scène de l'instant T, il doit inciter à la réflexion.

Avec ces quelques éléments, saurez-vous composer un haïku ? Ce n'est pas si facile qu'il y paraît !

Allez, je me lance, mon haïku inspiré de la météo parisienne du jour :

Sandales dorées 
Affolantes gouttes d'eau
Le soleil surgit !

 

Voilà un haïku célèbre de Matsuo Bashô, premier grand maître vénéré qui s'est adonné à cet exercice :

Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Un ploc dans l'eau

Et un autre qui me plaît :

Sur mon chapeau
La neige me paraît légère
Car elle est mienne.

Kikaku

Monster, Naoki Urasawa (1 à 10)

4 juillet 2007

L'avantage (le seul, il faut bien le dire !) d'être malade, c'est qu'on reste au lit et qu'on a tout le temps de lire ! Bien sûr, un état fiévreux ou douloureux ne permet pas de s'attaquer à Proust ou Chateaubriand. C'est pourquoi je me suis lancée le week-end dernier dans la série de mangas intitulée MONSTER. Elle comporte 18 "chapitres" (soit 18 petits livres d'environ 200 pages), à lire dans le sens de lecture original, de la fin du livre page de droite vers la page de gauche.

Une BD en noir et blanc, à lire à l'envers ? Pourquoi me lancerai-je dans cette galère, pensez-vous en votre for intérieur ?

Parce que peu importe la forme, après tout, l'important est d'être emporté par un récit, sans pouvoir s'arrêter ! Heureusement que M. Tamara a les 14 premiers tomes dans sa bibliothèque, hé hé ! D'ailleurs, pour la peine, je suis allée acheter les 4 derniers aujourd'hui (est-ce pour lui faire plaisir ou parce qu'il ME FAUT ABSOLUMENT la suite ?!!!).

Le héros est le Dr Kenzo Tenma. Il est japonais mais excerce en Allemagne, dans les années 80. Il est plutôt beau garçon et sort avec la fille du directeur de l'hôpital (une peste qui ne pense qu'à asseoir son pouvoir et à dilapider l'argent de son père). En tant que génie de la neurochirurgie, le Dr Tenma est très sollicité. Un soir, il choisit d'opérer un enfant arrivé aux urgences avant le maire de la ville, victime d'un accident vasculaire. Hélas, alors qu'il sauve l'enfant, le maire décède dans un autre bloc opératoire. Cela va naturellement lui attirer les foudres du directeur de l'hôpital… qui est retrouvé à son domicile quelques heures plus tard assassiné ! Le Dr Tenma est le principal suspect, mais il est innocent !

Et ce n'est que le début ! L'enquête n'aboutit pas mais dix ans plus tard, des couples d'un certain âge, sans enfants et sans histoires, sont assassinés dans différentes villes allemandes. Le Dr Tenma se retrouve encore une fois mêlé à ces crimes. Des inspecteurs de police, des membres de l'ex-police secrète d'Allemagne de l'Est, un psychiatre, un journaliste… Au fil des chapitres, bon nombre de meurtres et d'investigateurs se succèdent et s'entremêlent. Une sombre affaire d'expériences menées sur des enfants de l'orphelinat 511 Kinderheim avant la chute du mur de Berlin semble être à l'origine de la création d'un MONSTRE meurtrier… Le Dr Tenma, aidé de quelques alliés, tente de retrouver le meurtrier… La seule jumelle du MONSTRE le cherche aussi pour le tuer, mais il est fort, très fort… et échappe à ses poursuivants.

J'en suis au tome 10, et le Dr Tenma est à Prague, sur la piste de la mère du MONSTRE… Des responsables de la police locale sont assassinés. La police secrète rôde… Grimmer, un sympathique journaliste indépendant, retrouve l'ancien directeur de l'orphelinat 511 Kinderheim et lui extorque des preuves de ses expériences…

Que dire ? C'est palpitant, on va de rebondissement en surprise (!) et les personnages sont tous intéressants, les plus horribles comme les plus attachants. L'éditeur confirme :

"Considéré au Japon comme le thriller des années '90, "Monster" de Naoki Urasawa scrute la noirceur de l'âme humaine. C'est un manga grave, au graphisme très fin. Une intrigue simple en apparence, un graphisme classique. Monster a propulsé Naoki Urasawa dans la cour des maîtres du manga. Complexe et riche, "Monster" mêle un des thèmes favoris du cinéma américain depuis "Le Silence des agneaux", celui du tueur en série, et le parcours d'un homme rongé par la culpabilité. Un chef-d'oeuvre, parfait cocktail de réalisme, de suspense et d'angoisse !"

Avec Nononbâ (dans un genre très différent), voilà un excellent manga pour commencer la découverte de ce genre littéraire, qui plaît aux deux sexes !

Le diable de Milan, Martin Suter

2 juillet 2007

Martin Suter est un écrivain allemand que j'aime bien. Je l'ai découvert en lisant Un ami parfait. Anne l'insatiable lectrice m'a conseillé Lila, Lila et Agnès La Face cachée de la Lune, mais le hasard fait que c'est Le Diable de Milan qui s'est glissé dans ma bibliothèque…

Sonia, jolie femme d'une trentaine d'années, fuit son ex-mari qui, ne supportant pas la séparation, lui a rendu une visite un soir dans son petit appartement et a tenté de la tuer… Tandis qu'il est interné en hôpital psychiatrique en attendant son jugement, Sonia se réfugie en Suisse romane, où elle a trouvé un poste de physiothérapeute dans un hôtel de luxe qui vient d'être aménagé.

Sonia fait la connaissance de ses collègues, de sa directrice Barbara Peters, une femme superbe mais froide, et des quelques clients de l'hôtel. Au village voisin, bon nombre de visages plutôt antipathiques rôdent… Le temps est particulièrement pourri, l'ambiance inquiétante, et des incidents étranges commencent à se produire dans le complexe hôtelier. Quelqu'un en veut-il à Barbara Peters, qui a évincé d'autres projets immobiliers ? Sonia entend les couleurs, voit les sons, ses sens sont sens-dessus dessous, deviendrait-elle folle ?

Ce livre est qualifié par l'éditeur de thriller psychologique. Je ne suis pas entièrement d'accord. Si l'aspect psychologique est indéniablement présent tout au long du roman, je cherche encore le thriller. Pour être franche, il ne se passe pas grand-chose durant les 200 premières pages… Tout est dans l'ambiance, bizarre et volontairement plombante, mais il faut vraiment que la plume de Martin Suter soit agréable, avec des pointes d'humour et l'amour du détail, que le décor suisse soit parfaitement dépeint pour qu'on accepte de poursuivre la lecture sans trop rechigner. Il y a évidemment des points positifs : les personnages sont très travaillés - Pavarotti est en bonne place parmi eux - l'intrigue qui se noue peu à peu est intéressante, le final assez réussi (tout de même pas hitchokien comme le pense l'éditeur) mais il est dommage que l'action ne débarque que dans le dernier chapitre !

Un roman d'ambiance, donc, à mettre de côté pour une journée pluvieuse !

Extrait : un petit bonheur…

"En entrant dans l'univers de vapeur, de parfums et d'eau qui était désormais son lieu de travail, Sonia se sentit presque heureuse, pour la première fois depuis bien des mois. Ce n'était pas le sentiment de bonheur qui s'installait parfois juste après qu'elle avait bu la bonne dose d'alcool et juste avant qu'un autre verre ne le chasse. Ni cette euphorie sauvage et à dissipation rapide qui s'emparait d'elle de temps en temps lorsqu'elle quitait les toilettes après avoir pris une ligne de coke et revenait sur la piste de danse. Pas plus que cette satisfaction ronflante qui l'emplissait quelquefois quand elle se réveillait dans les bras d'un homme qui lui plaisait un peu, y compris à la lumière du jour.
C'était le sentiment de bonheur tout à fait ordinaire qu'elle connaissait d'autrefois, lorsqu'elle n'avait pas encore de mal à attaquer ses journées et que son métier lui procurait du plaisir."

Sky sponsored by Aviva Web Directory