La maison du sommeil, Jonathan Coe
Ce livre est difficile à classer. Ce n'est pas un roman policier, bien que l'intrigue et le style pourraient le laisser croire, ainsi que la quatrième de couverture (plutôt alléchante).
J'avais déjà lu Coe (peut-être Testament à l'anglaise ? Comment faisait-on avant les blogs pour se rappeler de toutes nos lectures ??) et je sais que c'est comme David Lodge, une valeur sûre à 90 % (personne n'est parfait).
Ce roman couvre deux périodes : la première dans les années 80, lorsque l'on fait la connaissance de Sarah, le personnage principal, et Gregory, son infect petit ami, ainsi que du troublant Robert, de Terry le cinéphile et de Véronica dite Ronnie. Tous sont alors étudiants et résident à Ashdown, une grande maison surplombant une falaise sur la côte anglaise. Déjà, l'ambiance est un peu étrange, les relations amicales ou tendues, selon les affinités. Des indices laissent à penser que le pire se prépare…
Puis, on retrouve ces personnages, douze ans plus tard, et bien que leurs chemins se soient séparés depuis longtemps, certains d'entre eux vont bizarrement se retrouver à Ashdown, qui a été transformée depuis en clinique spécialisée dans les troubles du sommeil. C'est d'abord Terry le cinéphile qui s'y rend car il souffre d'insomnie continue : il ne dort jamais, pas même quelques minutes, et doit ingurgiter des litres de café pour stimuler son organisme. Il est suivi par le chef de la clinique, le Dr Dudden, un affreux personnage avide de gloire et d'argent. Heurement, l'intelligente et parfois impertinente Dr Madison est là pour lui tenir tête.
Contrairement à ce que je m'imaginais, l'histoire se déroule très peu dans la Maison du Sommeil. Dès le début, le lecteur est intrigué et la construction du roman façon policier, alternants chapitres du présent et du passé, lui permet d'obtenir des informations sur les personnages (la personnalité de chacun est vraiment détaillée et le lecteur peut facilement entrer dans leur tête) et leur parcours tout en injectant petit à petit un suspense dans différentes directions…
Outre les affections liées au sommeil, les thèmes psychologiques autour de la personnalité et de la sexualité sont au coeur du livre et on est amené à se poser des questions sur les limites de la Recherche (bioéthique) et sur celles de l'Amour.
Pour finir, j'ajoute que la plume de Jonathan Coe est très agréable, drôle et que même si la fin n'est pas aussi développée (à mon goût) que le reste de ce roman, j'en ai fortement apprécié la lecture.
Paru en 1998 (Prix Médicis Etranger), en poche en 2000.

Lu et aimé ! Bises et bonne soirée !
17 juin 2007 | #
J’ai beaucoup aimé ce roman. L’histoire est originale, les personnages attachants. Mais j’ai quand même préféré “Testament à l’anglaise”.
17 juin 2007 | #
J’en garde aussi un très bon souvenir
17 juin 2007 | #
Contrairement à Caroline, c’est mon préféré de Coe !
18 juin 2007 | #
J’avais bien aimé, mais moi aussi j’avais été un peu déçue par la fin.
18 juin 2007 | #
Il est dans ma PAL depuis une éternité… Ta critique me donne envie de l’en sortir!
18 juin 2007 | #
J’avais bien aimé aussi!:grin:
18 juin 2007 | #
Il est dans ma PAL depuis des années mais je ne sais pas pourquoi, je ne me décide toujours pas à le lire et pourtant il a l’air d’être très bien. Va comprendre !!
18 juin 2007 | #
@Bellesahi : bravo, tu as tenu ta “promesse” de ne pas utiliser de smiley ce coup-ci !
@Fashion victim et Musky : allez, un petit effort, vous voyez bien que tout le monde a aimé !
@toutes les autres GV (Gentilles Visiteuses) : merci de vos confirmations positives… Et voilà un article qui ne vous fait rien noter dans vos LAL !!
18 juin 2007 | #
Je l’ai lu aussi et je me souviens l’avoir apprécié mais bizarrement il ne m’en reste rien…:???:
Et j’avais nettement préféré Testament à l’anglaise:wink:
18 juin 2007 | #
@Papillon : tiens, Testament à l’anglaise repasse en tête de la Coe-urse !
Ce type de roman est plaisant à lire mais pas inoubliable…
18 juin 2007 | #
Oui tu as vu ! C’est dur mais je ne vais toujours pas en mettre.
18 juin 2007 | #
Allez, juste pour donner un peu d’avance à “Testament à l’anglaise” dans la coe-urse !
(après ce livre, tous les Coe m’ont déçu… hormis la Maison du sommeil - qu’on peut sortir de sa PAL les yeux fermés !)
18 juin 2007 | #
@secondflore : vraiment, aucun autre ne t’a séduit ? J’ai eu de la chance en choisissant précisément ces deux-là alors… Je ne sais pas si d’autres suivront !
18 juin 2007 | #
Toujours rien lu de cet auteur. Celui-ci me semble bien pour commencer !
18 juin 2007 | #
Je l’ai lu aussi, il y a deux ans environ. J’avais aimé mais comme Papillon il ne m’en reste pas grand chose. Je relirai certainement COE avec testament à l’anglaise car il semble faire l’unanimité.
18 juin 2007 | #
@Florinette : oui !
@Sylire : je crois que tu ne te tromperas pas en choisissant le Testament…
19 juin 2007 | #
[…] Jonathan Coe La maison du sommeil […]
9 janvier 2008 | #