J’ai renvoyé Marta, Nathalie Kuperman 18


Que de Marta dans ce roman !

Marta, c'est la femme de ménage que vient d'engager Sandra Bertaud.

Mais c'était aussi le nom de la grand-mère de Sandra. Et comme elle aimait beaucoup sa grand-mère, elle a aussi appelé sa fille Marta… Jamais deux sans trois, dit-on, mais là, ça fait beaucoup (d'autant que je pensais à la pub pour le déodorant féminin au nom proche à chaque fois que je croisais ce prénom, soit environ 10 fois par page…).

Bien sûr, ce prénom fait l'objet de quiproquos et l'auteur s'amuse à provoquer la confusion chez le lecteur (tout en la corrigeant bien vite).

Voilà donc une nouveauté dans la vie de cette femme qui travaille, s'occupe de son mari, des deux fils de celui-ci une semaine sur deux, et de leur bébé commun (la fameuse M…. !).

D'ailleurs, cela lui fait "tout drôle" d'avoir une employée. Elle-même aime bien faire le ménage, surtout les miroirs qu'elle salit quasiment exprès en se lavant les dents afin d'avoir le plaisir de les nettoyer (???!!!). Mais à la longue, c'est fatigant, et puis elle déteste passer l'aspirateur (ah, quand même !).

Elle n'ose pas se comporter en employeur, elle ne parle pas à Marta de ce qu'elle souhaite la voir faire ou non, de la couleur des éponges qu'il faut employer pour chaque surface… Elle ressasse ses désirs et stresse devant les tâches qui ne sont pas accomplies à sa manière.

Puis elle en vient à tendre des "pièges" à Marta (dissimulation d'objets sous le canapé, mise en évidence de bijou pour tester son honnêteté…).

Enfin, mécontente du travail de sa femme de ménage, Sandra finira par faire le ménage avant son arrivée !!!

De la maniaquerie (extrême) à la folie, il n'y a qu'un pas, et c'est ce que montre Nathalie Kuperman dans ce roman. On comprend que Sandra a eu une enfance difficile et qu'elle en a manifestement gardé des séquelles. Ses introspections, ses doutes, sa manière systématique de passer à côté de petits bonheurs pour trouver des défauts à tout est agaçante. Vous l'aurez sans doute compris, je n'ai pas trop aimé ce livre, d'une part, parce que je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, et d'autre part, parce que l'écriture m'a paru bien pâle comparée au roman que je venais de finir (Le livre de Joe) et que j'ai adoré. Peut-être aurais-je davantage apprécié celui-ci dans d'autres circonstances ?

Cathulu a un avis plus favorable !


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18 commentaires sur “J’ai renvoyé Marta, Nathalie Kuperman

  • Bellesahi

    Mince ! Moi j’ai aimé ce livre. Parce que ses doutes, ses fàçons de trouver des défauts à tout comme tu dis sont très vrais je trouve. On sent comme une personne peut basculer pour un petit rien. Un élément déclencheur et tout part en vrille. Un petit livre qui n’a l’air de rien et qui pourtant dit tout. Et puis j’ai aimé la fin…

  • sylire

    Il y a des livres qui ont moins de chance que d’autres. Après avoir lu Moonfleet que j’ai adoré , trois livres de suite me sont tombés des mains ! Ils me semblaient fadasses.

  • Tamara

    @Bellesahi : ça n’a pas l’air facile, ce matin !! 😉 Je sais que certains ont bien aimé ce livre, je pense que je n’étais pas dans l’humeur pour l’apprécier… Tant pis, cela arrive !

    @Sylire : justement, je l’ai noté chez toi, Moonfleet, j’espère qu’il me plaira autant qu’à toi… En attendant, j’ai trouvé un bon petit livre qui devrait bien passer après Jonathan Tropper… Allez, un peu de suspense ! 😛

  • fashion victim

    Merci Tamara de militer pour le régime des LAL qui ont tendance à s’engraisser plus vite qu’il ne faut de temps pour dégainer le stylo…:wink:

  • Tamara

    @Gachucha : oui, le sujet est bien trouvé mais mal exploité (à mon humble avis !)

    @fashion victim : tu dégaines un stylo, toi ? ah, ces profs, réfractaires aux tableaux Excel ! 😉 (je plaisante, moi j’ai un petit carnet de sac à main + un fichier excel !) 😉

  • mobjazz

    j’ai failli avoir une femme de ménage qui s’appelait Martha mais elle n’est jamais venu. Ca m’a évité de la virer au moins.

  • Emeraude

    j’ai remarqué aussi que c’était plus dur d’apprécier un livre quand on vient de finir LA merveille qui nous a fait craquer, pleurer, qui nous a ému, qu’on a adoré… 😛

  • fashion victim

    Ma chère Tamara, le jour où je maîtriserai les subtilités d’Excel (et pour cela il faudrait déjà que ce programme soit installé sur mon ordi:grin:), je serai une autre femme et je songerai sérieusement à me lancer dans une autre carrière, beaucoup plus glamour!:wink:

  • Moustafette

    Vu le titre du livre, ça me fait rire de la voir passer de blog en blog… Cette pauvre Marta finira-t-elle par trouver un CDI !!!

  • sylire

    J’espère aussi. Parfois j’ai peur d’être trop enthousiaste et de créer de la déception. Mais bon, on ne se refait pas…

  • Tamara Auteur du billet

    @Cathulu : il va falloir être patiente… j’ai quand même eu un échec entre temps, je vais vous en parler le temps de finir l’actuel… un auteur trèèèès connu que je découvre enfin !

    @Emeraude : tout à fait, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisi un livre « léger », je n’en n’attendait pas trop non plus…

    @Fashion victim : je suis persuadée qu’avoir une prof rescapée de Titanic est en soi très glamour pour tes chers élèves ! ;-))

    @Moustafette : LOL ! 😆

    @Sylire : et parfois, on pioche un livre au hasard et on tombe sur une perle ! il faut se lancer sans crainte, voilà tout !