tamaculture

NO KID, Corinne Maier

29 juin 2007

Je lis très rarement ce genre littéraire, par manque d'intérêt, mais une fois n'est pas coutume, je vous présente ici un essai. Vous connaissez sans doute Corinne Maier, au moins de nom, car elle a publié Bonjour Paresse et cela avait fait du bruit (notamment chez son employeur qui l'avait en travers de la gorge : une collaboratrice qui clame haut et fort être (grassement) payée à ne rien faire !).

Ici, l'auteur-qui-n'a-pas-la-langue-dans-sa-poche s'attaque aux enfants. Enfin, plus exactement au non-désir d'enfant. Vous me suivez ? Dans No Kid, dont le sous-titre "40 raisons de ne pas avoir d'enfant" est particulièrement explicite, Corinne Maier dissèque un tabou qui a survécu à la Libération de la Femme, à la Parité et à l'Egalité des sexes…

J'ai donc lu pour vous les 40 courts chapitres qui vous convaincront (ou pas) de ne pas commettre l'Erreur Fatale. Voici quelques-uns des titres qui vous feront sourire ou frémir, c'est selon : "L'accouchement, une torture"… "Evitez de devenir un biberon ambulant"…"Gardez vos amis"… "N'apprenez pas la langue idiote qui permet de s'adresser aux enfants"… "Il sonne le glas du couple"… "Un enfant c'est trop cher"… "Un allié objectif du capitalisme"… "Vous serez forcément déçu par votre enfant"… "Devenir une merdeuf quelle horreur"… "Materner ou réussir il faut choisir"… "Pourquoi se décarcasser pour un futur exclu" ?

Mon verdict ? Eh bien, je suis assez abasourdie car Corinne Maier a deux enfants, mais elle assume parfaitement ses propos. Si c'était à refaire, elle ne succomberait peut-être pas à l'appel de ses hormones qui l'ont trahi à l'époque où elle a procréé. Désormais, elle lance un appel aux femmes : assumez votre non-désir d'enfant ! Refusez de vous reproduire pour faire plaisir à la société !

Ces 40 raisons ne sont pas des révélations, la plupart sont connues et pourtant, la France bat des records européens de taux de fécondité (2,1 enfants par femme). J'avoue qu'à les lire d'affilée, cela ne donne effectivement pas envie de s'y mettre ! D'ailleurs, l'auteur cite des romans antérieurs qui abondent en son sens : Un heureux événement d'Eliette Abécassis, Michel Houellebecq qui dit dans La possibilité d'une île :"l'enfant est un nain vicieux, d'une cruauté innée", et Marie Darrieussecq (Le bébé), parmi tant d'autres…

Heureusement, j'ai dans ma PAL un livre qui devrait contrebalancer cet opus n°40… du moins, je l'espère !!! Et puis, il paraît qu'on supporte mieux ses enfants que ceux des autres (surtout durant les longs trajets en train… je me comprends).

Extrait du dos de couverture : "livre de salubrité publique, NO KID réjouira également ces millions de pères et mères qui craignent de reconnaître publiquement que "l'enfer, c'est les enfants!". Pour la première quelqu'un ose écrire ce que la plupart des parents pensent tout bas…quand leur progéniture est enfin couchée."

Editions Michalon

Les soldes !

27 juin 2007

Allez, je prends mon courage à deux mains et je fais le bilan de cette première journée de soldes !

 Chaussures : 2 (paires, bien sûr…)

Robe : 1

Tops : 2

Pull : 1

Casquette : 1

Sac à main : 0  (je sais, incroyable mais vrai !!! )

Bah, je ne m'en tire pas si mal, finalement… D'autant que mon bureau jouxte les Grands Magasins parisiens du boulevard Haussmann. J'avoue que j'ai risqué ma vie dans le célèbre hache & aime, des hordes de filles, femmes, mamies en furie se bousculaient, s'arrachaient les vêtements, se crêpaient le chignon… Bon, j'avoue, je marseillise un peu (j'ai bien le droit, en tant qu'aix-marseillaise !).

C'était simplement une épreuve de haute montagne de se frayer un chemin jusqu'aux bacs et portants, suivie d'une épreuve de patience pour parvenir jusqu'à la caissière…

Alors, qui d'entre vous a été encore plus sage ?!

 

La dernière nuit, Marie-Ange Guillaume

26 juin 2007

Dans ce recueil, 6 nouvelles nous sont joliment contées par Marie-Ange Guillaume :

La dernière nuit : un guitariste marié cède à une aventure estivale avec "Marie". En tournée avec son groupe, entre cigales et apéro, tout semble facile… Mais de retour à Paris, la liaison est plus contraignante… Comme le raconte la jeune femme dans ce récit où elle s'adresse directement à son amant, malgré ses espoirs - et comme on pouvait s'y attendre – le musicien ne quittera pas sa femme à temps…

Tête de mule : Bernard est facteur. Régulièrement, il monte tant bien que mal des lettres recommandées à Louise, au 6ème étage sans ascenseur. Il faut dire qu'elle a 92 ans… et qu'elle accueille toujours le facteur à coups de patins et de suze. Depuis qu'elle n'a plus aucun proche, c'est même Bernard qui lui fait ses courses. Mais la retraite arrive, et Bernard doit annoncer à la vieille dame qu'il va partir dans les Pyrénées…

Lui : une conversation téléphonique où celui qui appelle une amie pour prendre des nouvelles finit par faire très égoïstement le tour de ses propres problèmes.

Canicule : les vacances d'été, Alain, sa femme Françoise et leur petite fille Jamie sont chez les parents de Françoise. Un été trop tranquille, où l'on a le temps de cogiter sur son couple… Ca passe ou ça casse !

Terminus : l'histoire d'un (trop) vieux couple… ou les mauvaises raisons de rester mariés.

Balthazar : présente des héros de quartier : Balthazar, le chien du café que tient Madame Marcelle, où se retrouvent les habitués, et puis Maurice, le SDF à la jambe coupée…

J'aime bien l'écriture de cet auteur que je découvre avec les présentes nouvelles. C'est simple, intelligent et ça fait du bien. A découvrir !

J’abandonne aux chiens l’exploit de nous juger, Paul M. Marchand

23 juin 2007

C'est toujours pareil : une fois que quelqu'un prend le pouvoir, il ne veut plus le rendre ! Les chiens sont donc encore à l'honneur pour une seconde chronique canine (non, n'insistez pas, je ne resors jamais une blague moisie).

Le titre de ce livre m'a attirée, et lorsque j'ai lu des critiques dithyrambiques en quatrième de couverture (Michel Field, Anne Sinclair, Olivia de Lamberterie…), juste en dessous du résumé : "Une histoire d'amour impossible, rare, déroutante", je me suis dit : "Bingo !" et je suis repartie avec ce poche sous le bras.

Ah ça, pour être déroutante, elle l'est ! Impossible de nier que je ne m'attendais pas du tout à cela. Sarah est une jeune fille de dix-sept ans. Elle est jolie, bien dans ses baskets et se dirige vers des études de droit. Sa mère, d'ailleurs est avocate. Elle n'a jamais connu son père, parti en laissant son amour de vacances sans savoir qu'elle était enceinte.

Ce livre raconte ses souvenirs, entre l'âge de dix-sept et vingt-et-un ans. Cette période est celle de sa relation avec Benoît. Un amour impossible… ou qui aurait dû l'être. Et pourtant, elle se donne à fond dans cette passion, elle veut la crier à la face du mal… Et comme le disent si bien les Rita Mitsouko (l'éventail de ma culture n'est-il pas époustoufflant ?!!!) : "Les histoires d'amour finissent mal, en général". Et celle-ci n'échappe pas à la règle.

Sarah parle au lecteur, explique, raconte… et à la fin, elle s'adresse directement à Benoît… Ce sont ses seules paroles qui alimentent le récit, de façon ni chronologique, ni directe, mais par petits bouts rapiécés au fil des pages. Le style est crû, l'écriture foisonnante – sans être touffue ni incompréhensible – et le sujet est dérangeant.

Un livre sans morale, plaidoyer contre le poids des jugements de la société, ou au contraire, censé révolter les esprits ? Pour ma part, j'avoue ne pas avoir aimé ce livre pour la seule raison que j'en abhorre le sujet. Je ne suis pas un chien, mais un être humain, donc je m'abstiendrai de tout jugement, mais au risque de paraître étroite d'esprit, j'ai vraiment du mal à concevoir l'existence d'une telle histoire.

NB : l'introduction explique pourtant que ce récit est inspiré d'un fait réel. Je n'avais pas bien compris en la lisant avant le roman, mais en la relisant après, tout prend un sens.

P.S : je répondrai aux commentaires avec un peu de retard, je me rends ce week-end pour la première fois à l'île de Ré, et je compte sur 3 jours de soleil, merci !

Les yeux des chiens ont toujours soif, Georges Bonnet

22 juin 2007

Après le jeu du Chat, il fallait bien que son "ennemi juré", le Chien, réponde de sa présence sur ce blog. Voici donc une chronique canine, la molaire suivra (pff, je sais, je n'aurais pas dû).

C'est l'histoire d'Emile.
Puis d'Emile et de Louise.
Puis d'Emile, de Louise et de Robert.

La rencontre de deux jeunes gens dont le fruit serait un bébé, pensez-vous ? Vous n'y êtes pas du tout ! Le prénom Robert aurait pourtant dû vous mettre la puce à l'oreille ;-)

Emile est un septagénaire encore vigoureux pour son âge, qui aime se balader dans son quartier. C'est un contemplatif, un timide qui observe tout, les gens, les oiseaux, les arbres, les miettes de pain sur une toile cirée. Un jour, dans le jardin public, il est contraint de s'asseoir sur un banc déjà occupé par une dame d'une soixantaine d'années, agréable à regarder, les yeux penchés sur son tricot.  C'est Louise. Et bientôt, les deux retraités s'échangent quelques propos, Emile parle du printemps, des chèvres, des jardins, Louise lui confie qu'elle se sent bien seule depuis le décès de sa mère quelques mois plus tôt. De fil en aiguille, Emile en vient à venir habiter chez Louise, pour la rassurer après un cambriolage dans son immeuble. Ils s'entendent bien, ces deux-là… Ils se sentent bien dans leurs silences. Jusqu'au jour où Robert fait son entrée.

Il ne se passe pas grand-chose, dans ce récit. Et pourtant… quel joli livre ! Georges Bonnet, poète publié depuis les années soixante, a écrit son premier roman à l'âge de 81 ans ! Celui-ci est son troisième, paru en 2006. A 86 ans, l'auteur sait mieux que personne exprimer les sentiments des personnes dites "du troisième âge", et même parfois du "quatrième" maintenant. Ce livre est un roman croisé avec un recueil de poésie : chaque phrase est empreinte de l'âme du poète. Aucune scène fracassante, pas de mots plus hauts que les autres… Tout est dans les petits gestes du quotidien, les regards, les non-dits.

Georges Bonnet réussi l'exploit d'intéresser le lecteur à un grincement d'armoire, à un bruit de pas dans l'escalier, à une fleur qui pousse tant bien que mal dans une fissure du béton de la cour.

"Un bus passe dans la rue, la pendule sonne, une pelote de laine a roulé sous le buffet. Le chat ne s'en soucie guère car il est vieux. Ses poils brillent sur le lainage de son panier. Louise me regarde et dit tout à coup :
- Nous aurions très bien pu ne jamais nous connaître.
Elle sort souvent de sa cuisine pour me demander un conseil ou un peu d'aide.
L'eau de la bouilloire chante sur le feu.
Elle a posé sa bague au bord de l'évier
."

Il ne se passe rien, et pourtant, tout est dit. La fin de la vie, la solitude, la nostalgie reflétée dans les objets accumulés au cours des ans…

On pourrait penser à Christian Bobin, mais ici, l'aspect poétique est beaucoup plus accessible. Il n'y a pas à réfléchir, seulement à se laisser emporter par les courtes phrases, comme dans une valse… Monsieur Bonnet, me feriez-vous l'honneur de m'accorder la prochaine danse ?

Edition (très agréable) : Le temps qu'il fait

L'avis de Sylire

Pauline, George Sand

20 juin 2007

Après mon premier Jane Austen, voilà mon premier George Sand ! D'ailleurs, Pauline m'a un peu fait penser à Lady Susan

Premier point commun, les femmes sont au coeur de ce roman. Deux mères, deux filles amies… Les personnages masculins sont décidément placés au second plan, même s'ils reviennent en force dans la deuxième moitié du récit.

Ensuite, Pauline est jolie et charmante comme Lady Susan mais elle en a aussi les défauts : elle fait preuve de sentiments calculateurs, jaloux et elle est opportuniste.

Dans les deux romans, l'homme n'a pas le beau rôle, ici plus encore : Montgenays est un séducteur par intérêt et même s'il semble manifester quelque passion, ses objectifs restent terre à terre. En l'occurrence, séduire l'une pour susciter la jalousie de l'autre et la faire tomber dans ses bras, voilà bien qui démontre combien son coeur est vil et froid.

Enfin, Lady Susan et Pauline sont deux récits courts, même si le premier précède le second d'une quarantaine d'années, ils contribuent à mettre en valeur des idées modernes, notamment en ce qui concerne la place des femmes dans la société et les prémices de leur émancipation.

Quelques mots de l'histoire : Laurence, actrice parisienne (de théâtre, bien entendu, puisque nous sommes dans les années 1830), revient par hasard à Saint-Front, "petite ville fort laide" où elle a vécu une douzaine d'années plus tôt. Elle reprend contact avec son élève et amie de l'époque : Pauline, avec laquelle elle n'avait plus de contact et qui demeure au chevet de sa mère malade et aveugle. A sa grande surprise, Pauline ne dénigre pas son amie, malgré son métier, très mal vu à l'époque, surtout en province.

Les deux jeunes femmes comparent leurs vies, Laurence appréciant le calme et la régularité de la vie de son amie, Pauline enviant la vie passionnante et mouvementée de Laurence. Quelques temps plus tard, Pauline se retrouve orpheline et Laurence décide de la faire venir dans son hôtel particulier et de la prendre à sa charge. Leur vieille amitié survivra-t-elle aux mondanités et rivalités de la vie artistique parisienne ? Rien n'est moins sûr, surtout quand des intrigues amoureuses vont se nouer…

Des portraits très bien dépeints, des relations complexes, des individus changeants, une écriture fine, délicate et sucrée comme un thé au jasmin, parfois un peu amère aussi (sans l'humour féroce de Jane Austen, toutefois). A déguster sans se priver !

Pour mémoire : Aurore Dupin (1804-1876), connue en littérature sous le pseudonyme de George Sand, est une figure centrale de la littérature du XIXe siècle. Elle a activement travaillé à la diffusion d'idées ou le progrès, la liberté, l'égalité et la justice le disputent à la place des femmes dans une société qu'elle souhaite entirèrement renouvelée.

Mise en garde : la présentation de Martine Reid qui précède le récit dans l'édition Folio est très intéressante mais décortique tout le roman et en dévoile la fin. Je vous conseille de la lire après Pauline !

Maow !

19 juin 2007

Clarabel m'a taggée ce week-end alors que je me baladais innocemment sur le Web. Qu'est-ce à dire ? C'est très simple : elle était le Chat, elle a joué le jeu des "7 choses que vous n'avez jamais voulu savoir sur moi mais que je vais quand même vous révéler !" et elle a prévenu 7 souris bloggeuses qu'elles devenaient Chats à leur tour… Voici donc ma composition féline (comme chacun le sait, les chats sont très malins, j'ai donc rusé) :

1. Comme Gachucha, je chante comme une casserole, et encore, pas une Tefal mais une de celles qui attachent au fond, irrécupérable ! Hélas, cela ne m'empêche absolument pas de chanter ! (en comité restreint à une personne : moi)

 

2. Comme Morwenna, je suis végétarienne… enfin, pas exactement : je ne mange pas de Mammifères ! Et ce, depuis une douzaine d'années (mea culpa : au début, j'enlevais les lardons des salades et des quiches, mais désormais, je fais mine de ne plus les voir !)

 

3. Comme Clarabel, j'ai voué une grande passion aux dessins animés japonais des années 80 et suivantes, aujourd'hui communément appelés mangas. De Creamy à Jeanne et Serge, en passant par Albator, Cobra, Jayce et les Conquérants de la lumière, Ken le Survivant, Cat's Eyes, Tchaou et Grodo, des centaines de personnages m'ont fait vivre des aventures extraordinaires. Aux parents inquiets: notez bien que cela ne m'empêchait pas de lire beaucoup, déjà à l'époque !

4. D'ailleurs, comme Caroline, j'ai suivi des cours de japonais (ou plus précisément d'initiation à la culture japonaise). Et désormais, je déchiffre tous les kanjis directement en VO ! Mais non, voyons, votre naïveté vous perdra  ! En revanche, j'aimerais beaucoup visiter un jour le pays du soleil levant (en japonais, Japon se prononce "Ni-Hon" : "Soleil" et "Origine", Caroline, détrompe-moi si ma mémoire me fait défaut !).

5. Comme Fashion victim, je conduis et je bois du champagne séparément, mais je m'applique à mener à bien régulièrement (l'une plus modérément que l'autre !) ces deux activités fort agréables .

 

 

6. Comme tout le monde dans la bloggosphère (ou pas ?), je regarde régulièrement les statistiques de mon blog bien qu'elles ne me servent strictement à rien et qu'elles varient du simple au double selon le "statisticker" !

 

 7. Je boxe* comme personne ! Mon style très personnalisé en déroute plus d'un ! C'est d'ailleurs pourquoi je choisis toujours Monsieur Tamara comme partenaire à nos cours d'initiation à la boxe française : on peut régler nos querelles ménagères avec toutes les protections nécessaires !! :-)

* à mon prof : je parle de "boxe" pour que les gens comprennent, mais je reconnais que ma chorégraphie oscille entre la danse du paon et les manifestations de joie d'un singe des forêts tropicales… *soupir*

Tel Barbe Bleue, je dois faire abstraction de toute pitié et sacrifier 7 victimes pour prendre la suite.

Je désigne donc : Prof, Simplet, Grincheux, Atchoum, Joyeux, Timide et Dormeur, qui, je l'espère, ne m'en voudront pas trop.

Crédit photos : mobjazz, avec la gracieuse participation de M.Chamara.

La maison du sommeil, Jonathan Coe

17 juin 2007

Ce livre est difficile à classer. Ce n'est pas un roman policier, bien que l'intrigue et le style pourraient le laisser croire, ainsi que la quatrième de couverture (plutôt alléchante).

J'avais déjà lu Coe (peut-être Testament à l'anglaise ? Comment faisait-on avant les blogs pour se rappeler de toutes nos lectures ??) et je sais que c'est comme David Lodge, une valeur sûre à 90 % (personne n'est parfait).

Ce roman couvre deux périodes : la première dans les années 80, lorsque l'on fait la connaissance de Sarah, le personnage principal, et Gregory, son infect petit ami, ainsi que du troublant Robert, de Terry le cinéphile et de Véronica dite Ronnie. Tous sont alors étudiants et résident à Ashdown, une grande maison surplombant une falaise sur la côte anglaise. Déjà, l'ambiance est un peu étrange, les relations amicales ou tendues, selon les affinités. Des indices laissent à penser que le pire se prépare…

Puis, on retrouve ces personnages, douze ans plus tard, et bien que leurs chemins se soient séparés depuis longtemps, certains d'entre eux vont bizarrement se retrouver à Ashdown, qui a été transformée depuis en clinique spécialisée dans les troubles du sommeil. C'est d'abord Terry le cinéphile qui s'y rend car il souffre d'insomnie continue : il ne dort jamais, pas même quelques minutes, et doit ingurgiter des litres de café pour stimuler son organisme. Il est suivi par le chef de la clinique, le Dr Dudden, un affreux personnage avide de gloire et d'argent. Heurement, l'intelligente et parfois impertinente Dr Madison est là pour lui tenir tête.

Contrairement à ce que je m'imaginais, l'histoire se déroule très peu dans la Maison du Sommeil. Dès le début, le lecteur est intrigué et la construction du roman façon policier, alternants chapitres du présent et du passé, lui permet d'obtenir des informations sur les personnages (la personnalité de chacun est vraiment détaillée et le lecteur peut facilement entrer dans leur tête) et leur parcours tout en injectant petit à petit un suspense dans différentes directions…

Outre les affections liées au sommeil, les thèmes psychologiques autour de la personnalité et de la sexualité sont au coeur du livre et on est amené à se poser des questions sur les limites de la Recherche (bioéthique) et sur celles de l'Amour.

Pour finir, j'ajoute que la plume de Jonathan Coe est très agréable, drôle et que même si la fin n'est pas aussi développée (à mon goût) que le reste de ce roman, j'en ai fortement apprécié la lecture.

Paru en 1998 (Prix Médicis Etranger), en poche en 2000.

Autobiographie d’une Courgette, Gilles Paris

15 juin 2007

Voilà un charmant petit livre qui parle de sujets graves sur un ton léger puisque le narrateur est un enfant de neuf ans. Il s'appelle Icare mais chut !, tout le monde l'appelle Courgette (bah, moi c'était Girafe, chacun son lot).

Comme Courgette n'a plus de papa et qu'il a malencontreusement tué sa mère alcoolique d'un coup de revolver (ah ben non, ce n'était pas un jouet, finalement…), il se retrouve dans un orphelinat, politiquement correctement appelé une maison d'accueil.

Là, il fait la connaissance de petits camarades dont chacun a une histoire différente mais à peu près aussi sordide ou triste. Au contraire, le ton du roman n'est ni misérabiliste ni plombant : il passe du rire aux larmes, comme le font naturellement les enfants, et même après un passage où notre gorge se serre, on trouve de quoi éclater de rire à la page suivante.

J'ai trouvé que le langage d'enfant de Courgette sonnait juste, comme le Petit Nicolas de Sempé, et il est impossible de ne pas s'attacher à ces gosses, qui se disputent, s'aiment (rhâa, Camille !), s'amusent et font des bêtises ensemble. Leur regard sur les adultes est particulièrement intéressant et drôle !

Bien sûr, ce roman n'échappe pas à quelques clichés (le gendarme à grosse voix et bidoche assortie, je veux bien le croire, mais une tante sadique comme la marâtre de Cendrillon, cela existe vraiment ? Oui ? Quelle horreur), mais franchement, je conseille aux lecteurs qui ont envie d'être émus par cette chouette "autobiographie" de se laisser tenter (paru en 2002, puis en 2005 en poche). Je pense que cela peut se lire à partir de 12 ans.

Un court extrait : "Les adultes, des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le coeur. Ils feraient mieux d'écouter le silence."

Le mot de l'auteur : "J'avais envie d'écrire un roman profondément optimiste, une belle histoire qui se finirait bien et prendrait le chemin d'un conte de fée pour grandes personnes qui ont gardé leur âme d'enfant et pour les moins grands. Comme tous les contes de fée, le chemin de l'espoir, du bonheur, passe par l'épreuve, et de ce combat surgit parfois l'issue heureuse. Je ne souhaitais pas raconter ma propre enfance, plutôt m'en rapprocher par la souffrance d'autres enfances. J'ai pu écrire ce livre, grâce entre autres aux conseils d'un juge des enfants, d'une directrice d'une maison d'accueil, des éducateurs, et de la psychologue de ce lieu dont je m'inspire. "

Here’s the Be(a)st !

13 juin 2007

 Nom : Doré

Prénom : Julien

Particularités : toutes

BRAVO, Julien, quel parcours incroyable dans cette Nouvelle Star 2007 !

J'ai particulièrement apprécié les réinterprétations de Lolita d'Alizée et lors de la finale, la version jazzy de Nirvana (Smells like teen spirit), il fallait avoir le cran de le faire, et il l'a fait !

Bon, j'attends l'album avec impatience, en priant pour qu'il ne soit pas trop "formaté" par les nécessités commerciales visant à toucher le plus laaaaaaaaaarge public possible. Pourvu que l'âme pure de ce jeune chanteur-rocker-crooner-aspirateur-charmeur (cherchez l'intrus) garde sa fraîcheur et que son talent ne soit pas noyé comme ce fut le cas de bien d'autres nouvelles-pop-star-ac'…

 Good luck, Ju, the show must go on WITH you.

Dernière minute !

Grâce à la Glamour Girl qu'est Alinéa, je découvre ce Love-Calculator qui vous indique si les prénoms de 2 personnes sont peu, beaucoup, très ou pas compatibles ! J'obtiens un score très honorable de 76 % avec Julien, beaucoup moins qu'avec mon amoureux (51 %), ce qui m'aurait inquiétée si je n'avais pas pensé à mettre nos surnoms courants (= abrégés de nos prénoms) qui nous fait grimper à 92 %. Conclusion : c'est bien ce que je pensais, on peut MANIPULER le Love-Calculator aussi bien que les statistiques ou les sondages ! :-)

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