The Shield, une série politiquement incorrecte !
Je débarque avec un retard certain dans cette série : je viens de la découvrir alors que la saison 6 est en cours de diffusion aux Etats-Unis !
Ma soeur m'a prêté le coffret de DVD de la saison 1 (cela reste donc dans le "cercle familial" légal !), j'ai accroché et me suis achetée dans la foulée les coffrets 2 et 3 (mais je n'ai pas craqué : je n'ai pas acheté de livres en même temps ! :-p ). L'avantage d'attraper le train en route, c'est qu'il est déjà plein (d'épisodes à voir dans la foulée sans attendre une semaine !).
Il faut dire que la fin de NYPDB en 2005 fut une bien triste nouvelle pour les fans (dont votre serviteuse / servante / serveuse !!!), mais qu'après 12 ans de bons et loyaux services, l'inspecteur Sipowicz avait bien le droit de prendre sa retraite du petit écran.
J'étais sceptique en débarquant dans ce nouveau commissariat du district de Farmington, à Los Angeles. Le capitaine est un Latino du nom de David Aceveda, qui dirige avec une main de fer dans un gant de fer cette brigade. Il faut dire qu'il brigue un poste de maire et qu'il est par conséquent sous le joug d'intérêts politiques divers.
Après quelques épisodes, j'étais épouvantée de voir qu'une partie de la brigade faisait bande à part pour traquer les bandes rivales (et souvent de couleurs de peau différentes, il faut bien le constater) de gangsters, trafiquants de drogue et autres. Cette division du commissariat est dirigée par Vic Mackey, le fameux Bouclier (NDT : the Shield !). Ce type est absolument incroyable : j'ai commencé par le détester, avec son physique de gros dur et son absence totale de scrupules et de moralité (pour faire court : c'est un ripoux qui passe des arrangements avec la vermine pour en retirer certains profits personnels).
Et au final, je suis tombée sous le charme. Mackey est un individu ambigu mais non dénué d'attraits. Marié et père de famille, il fait son possible pour laisser ses proches en dehors de son boulot de flic et de ses magouilles… pas reluisantes. Les trois inspecteurs qui bossent sous ses ordres lui sont extrêmement fidèles : c'est à qui sauvera la vie de l'autre… Et puis il a en permanence cette espèce de sourire aux lèvres… qui font de lui un amant très prisé de ces dames (chut, je ne vous ai rien dit, son épouse n'est pas au courant).
D'autres détectives de la brigade (qui travaillent directement sous les ordres d'Aceveda), sont attachants :
- Dutch, spécialisé dans les meurtriers en série, les crimes où le profil psychologique est déterminant
- Claudette : femme efficace qui ne s'en laisse pas conter lorsqu'elle mène des interrogatoires (l'actrice, CCH Pounder, joue aussi ce type de rôle dans FBI, portés disparus…).
Hier, j'ai enchaîné quatre - ok, six - épisodes d'affilée (un jour férié et pluvieux, ça tombait bien !). Bien souvent, je me retrouve complétement tétanisée devant l'écran, les yeux horrifiés, la bouche ouverte, les poings serrés devant les atrocités qui se déroulent devant moi. C'est épouvantable, mais c'est génial. Je suis scotchée à mon canapé et rien ne m'en fera décoller, tant que je ne saurais pas jusqu'où l'imagination des scénaristes pourra aller (hélas pas forcément plus loin que la réalité des crimes réels, je le crains).
