Le joueur d’échecs, Stefan Zweig
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J'ai commandé ce livre de poche (pour la modique somme de 2,85 euros !) car il constitue le Z de mon Challenge ABC 2007… et le sixième (eh oui, seulement !) de ceux que j'ai lus. Je ne déclare pas encore forfait (la fin de l'année va être corsée) !
Entre temps, j'ai découvert que tous les amis chez lesquels j'allais avaient au moins un livre de cet auteur… Il était donc indispensable que je fasse la connaissance de ce monsieur. Sachez que notre premier rendez-vous s'est très bien passé.
Stefan (on s'est très vite appelés par nos petits noms) m'a parlé d'une croisière partant de New-York à destination de Buenos Aires. Sur ce grand bateau : quelques personnages-clés. D'abord, le narrateur, dont on ne sait pas grand-chose hormis qu'il voyage avec son épouse. Et puis, un grand et jeune champion d'échecs slave, Czentovic, qui remportent tous les tournois internationaux depuis quelques années. Pourtant, c'est un individu stupide dans tous les autres domaines, d'où son asocialité. Sa réussite et sa célébrité ne l'empêchent pas d'être arrogant et pingre.
Intrigué par cet individu hors du commun, le narrateur décide d'employer divers stratagèmes pour faire la connaissance du joueur d'échecs. En vain. Jusqu'au jour où il parvient à organiser une partie entre le Maître et un autre passager, MacConnor, joueur moyen mais doté d'un fort amour propre et surtout argenté, qui va payer pour disputer une partie contre Czentovic.
Cependant, c'est lorsqu'un spectateur de cette rencontre va se manifester que l'histoire va réellement s'emballer. Le narrateur va être le confident de ce Dr B… qui n'a pas joué aux échecs depuis plus de vingt ans mais dont le lourd passé est en rapport avec sa maîtrise de ce jeu…
Le combat final entre le Dr B… et Czentovic sera un mélange d'impatience, de stress, de réflexion, de stratégie, de folie…
J'ai félicité Stefan pour la construction originale de cette longue nouvelle (mais apparemment récurrente chez lui) puisqu'une parenthèse assez conséquente occupe le centre du roman, dans laquelle le Dr B… raconte le tragique épisode de son passé qui l'a conduit à sa curieuse connaissance des échecs. L'ensemble de l'oeuvre est cependant fluide et m'a immédiatement captivée. Il n'est pas nécessaire de savoir jouer aux échecs pour apprécier ce livre, et pour ma part, cette lecture m'a donné envie d'y rejouer !
Je poursuivrai sans nul doute ma découverte de l'auteur, dont cette nouvelle m'a fait un peu penser à Maupassant et Edgar Poe.
P.S : je lis dans la préface que ce livre a été publié à titre posthume puisque S. Zweig s'est donné la mort en février 1942… ARGHHH, c'est donc avec son fantôme que j'aurais bavardé ?!!??! Et que fait cette dame en blanc dans ma chambre ?! A l'aide !!

Ah Tamara, les fantômes n’existent pas voyons ! Dis-le à ton apparition !
14 mai 2007 | #
J’ai lu beaucoup de livres de S.Zweig, c’est un de mes auteurs préférées? Je l’avais découvert par « la pitié dangereuse ». Je te le conseille. Et puis aussi « 24 heures de la vie d’une femme » et puis….tous je te les conseille tous ! Zweig, c’est comme Claudel, j’adooooore !
14 mai 2007 | #
Lu aussi la semaine dernière, et c’était mon tout premier Zweig, c’était en quelque sorte une lecture commune, dis-donc
Sauf que je n’en ai pas rédigé un billet, mais voilà, tu le fais pour moi, c’est parfait.
Beaucoup aimé, moi aussi, et il me tarde maintenant de découvrir le Zweig biographe dont on me dit tellement de bien.
14 mai 2007 | #
Je suis comme Bellesahi, une grande fan de Zweig (je crois bien que j’ai lu toutes ses oeuvres romanesques…) et mes préférées : « La pitié dangereuse » et « Lettre d’une inconnue » qui est sans doute le roman le plus émouvant que j’aie jamais lu de ma vie tout entière. Cette histoire est bouleversante!
14 mai 2007 | #
Comme Bellesahi et Fashion victim j’aime beaucoup Zweig (mais je suis loin d’avoir tout lu !). Dis donc je ne pensais pas qu’il était possible de me faire rire avec Zweig et le joueur d’échec
)))
14 mai 2007 | #
J’avais adoré. C’est aussi avec le jeu d’échec que je suis entrée dans son oeuvre. Et l’avantage, c’est que son fantôme ne m’a jamais fait faux bond! Une sacrée valeur sûre de ma bibliothèque!
14 mai 2007 | #
Un très bon souvenir pour se livre que je garde en mémoire comme si je l’avais lu hier !
14 mai 2007 | #
J’ai lu aussi 24 heures dans la vie d’une femme et j’en garde un très bon souvenir.
14 mai 2007 | #
@cathulu : ouf, tu me rassures !
@ Bellesahi et fashion victim: je note vos conseils de lecture, merci beaucoup ! ce n’est pas toujours facile de choisir quand l’oeuvre est si prolifique… mais là, je vais vite recraquer !
@Cuné : ah, tu as aussi été visitée par l’Esprit en même temps que moi… il semblerait que nous ayons été connectées la semaine dernière, je me rappelle qu’on a fait un clin d’oeil à Cécile en même temps… Bizarre !!
@Gachucha, chiffonnette, florinette, sylire : BON ! je vois que tout le monde a lu ce livre !!! au moins, cela fera des économies générales (bon, 2,85 euros… !:lol:!!). Merci de vos petits mots.
15 mai 2007 | #
Lectrice admirative de Stefan Sweig, je suis très heureuse que ta rencontre avec son fantome t’ait plu !
Moi mon titre préféré est « La confusion des sentiments ». Te reste l’embarras du choix….
15 mai 2007 | #
Oui, quel livre extraordinaire ! Je l’offre beaucoup ( à des jeunes notamment…) et il plait toujours ! Mais j’adore aussi tous ses autres livres (sauf peut-être ses biographies historiques, ce n’est pas trop mon genre de lecture…)
15 mai 2007 | #
@ Anne : me voilà toute chose : quel prochain titre de cet auteur vais-je bien pouvoir lire ? Trop de choix tue le choix
@Cathe : bonne idée de cadeau, en effet ! (zut, mon colis SWAP est déjà parti, j’aurais pu l’y glisser…)
15 mai 2007 | #
C’est aussi celui qui est dans mon challenge à la lettre Z, bizarre! J’ai bien aimé ton commentaire
16 mai 2007 | #
@anjelica : il faut dire que c’était lui ou Zola… il n’y a pas tant de choix pour les lettres de fin d’alphabet. Je me suis bien creusée la tête pour trouver un auteur en X ! (je n’avais pas pensé aux auteurs chinois ou japonais…). J’espère que tu aimeras le joueur d’échecs
16 mai 2007 | #
J’ai du lire ce livre (eh oui!) en 1ère L, pour le lycée donc… Et avec « les fleurs bleues » de R. Queneau, c’est bien le premier livre que j’ai DU lire que j’ai AD-OR-RE ! Pour les bienfaits du lycée, évidemment, je l’ai lu plus d’une fois. C’est vrai qu’il se lit vite et facilement. Après avoir lu celui-là, je me suis donc jeté sur tous les autres. Et comme tu dis, cette façon d’inclure le récit dans le récit est récurrente chez lui. Et à force, c’est bien dommage. Surtout que ce n’est pas que la forme qui revient tout le temps mais le thème aussi : la folie humaine, sous toutes ses formes. Ceci dit, c’est très intéressant! Je conseille, si ce n’est déjà lu, Amok et 24h dans la vie d’une femme.
18 mai 2007 | #
@Emeraude : merci, je conserve précieusement ces bons conseils d’autres titres !
18 mai 2007 | #
Oui, cet auteur est une référence? Le Joueur d’échec est bouleversant, c’est avec lui que, comme toi, j’ai découvert Zweig. J’ai aussi lu 24heures d ela vie d’une femme que je te conseille. Quant aux autres, ils m’attendent sagement ^^
1 juin 2007 | #
@Morwenna : merci, il faut que je lise d’autres Zweig… mais quand ??!!!
4 juin 2007 | #
Merci d’avoir conseillé ce livre, je l’ai lu hier soir
et je me suis bien laissée prendre par l’histoire.
Sans nul doute je vais regarder s’il y a d’autres livres
de cet auteur à la bibliothèqye
12 juin 2008 | #
[...] Le joueur d’échecs [...]
22 février 2010 | #
[...] Le joueur d’échecs [...]
23 février 2010 | #