Juke-box, Jean-Phillipe Blondel 15


Comme j'avais beaucoup aimé Accès direct à la plage, il n'était pas question que je laisse tomber Monsieur Blondel et ses oeuvres.

Et une fois encore, j'ai été séduite et embarquée dans un tourbillon de musique avec Juke-Box.

Nous sommes dans les années soixante-dix. Yohann est un petit garçon comme les autres. Son père est souvent absent de la maison, mais ce n'est pas plus mal… Son frère a beaucoup à faire avec sa vie d'adolescent, sa mère a souvent l'air triste. Du coup, il se réfugie dans la musique. Tous les dimanches, il écoute le classement des Hits à la radio, un rendez-vous qu'il ne manquerait pour rien au monde.

Yohann sort à peine du lycée quand un drame se produit, une blessure qu'il veut oublier le plus vite possible mais qui le rattrapera à l'aube de ses quarante ans…

Chaque chapitre de ce roman est associé au titre d'une chanson. Il était une fois, Téléphone, Etienne Daho, Niagara… Les années s'égrennent au fil des tubes et même si nous vieillissons avec le narrateur, nous rajeunissons en fredonnant ces tubes de notre jeunesse (voire enfance, c'est selon ! 😉 )

Des épreuves à traverser, une absence sourde compensée en partie par des amis, des amours, des émotions partagées… C'est le cheminement d'un homme à travers différents âges de la vie que l'auteur décrit ici avec beaucoup de sensibilité, de pudeur mais aussi d'humour et finalement, un peu de joie de vivre. C'est bien connu : la musique adoucit les…pleurs !

NB : je dois vous prévenir d'un risque afférent à la lecture de ce roman. En effet, il est fort probable qu'à un moment ou un autre, une des chansons évoquées vous trotte dans la tête et s'y incruste durablement. C'est ainsi que Le Sud de Nino Ferrer ("C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane… à l'Italie…") est sur mes lèvres depuis 6 jours maintenant (merci jp !). Remarquez, j'aurais pu tomber plus mal. Le seul problème est qu'il me manque la moitié des mots, alors j'invente les paroles mais ça ne rime pas toujours, quel gâchis ! Pour vous éviter ce problème, je vous ai mis le lien vers les paroles, si vous coincez sur le même tube que moi (sinon, débrouillez-vous, il n'y a pas écrit "bonne poire" non mais :-p )

P.S : comme Yohann, j'ai essayé de me souvernir de mon premier disque… En fait c'était une collection de chansons pour enfants (Les crocodiles, Sur le pont d'Avignon, Ne pleure pas Jeannette, La mère Michel…), des disques à la pochette en carton dur bleu clair, je m'en souviens parfaitement !

Et vous, vous souvenez-vous de votre premier disque ?

Cuné et Florinette vous parlent de tous les Blondel

Papillon a vibré sur Juke-Box (lisez aussi les commentaires…)


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15 commentaires sur “Juke-box, Jean-Phillipe Blondel

  • InColdBlog

    Imanquablement, ce livre nous rammène vers notre vécu. :lol:Pour cette raison, les plus jeunes lecteurs y seront certainement moins sensibles.

  • Clarabel

    Mon premier disque ??? Bah, c’étaient tous les Chantal Goya, Dorothée, Douchka, Willy (qui chantait « Pacman »), et euh … j’ai ensuite eu beaucoup aimé un film qui était une comédie musicale, « La mélodie du bonheur ». Je n’avais pas dix ans, c’était boing pour moi !!!
    Et là dernièrement j’ai trouvé dans un vide-grenier LE 33-tours de ce film avec toutes les musiques et les émotions etc …
    Re-boing !
    😎

  • Clarabel

    Pour « Juke-Box », j’ai cru comprendre le JPB préparait une version exprès « english » pour le marché international … ça en jette ! 🙂

  • Tamara

    @ InColdBlog : tu as raison, les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre…enfin, disons qu’ils ne vibreront pas autant que nous 😉

    @ Clarabel : à part ta comédie musicale boing (!), tous les autres disques que tu as mentionnés étaient aussi dans ma discothèque… on ne serait pas de la même génération, par le plus grand des hasards ? 😉

  • fashion victim

    Mon premier disque était un disque de berceuses du monde (dont une très belle en russe) et je le mettais moi-même dans un mange-disque en plastique orange, ce qui me rendait très fière (j’avais 3 ou 4 ans)…

  • Tamara Auteur du billet

    @fashion victim : ahhhh, le mange-disque en plastique… je crois bien que le mien était orange aussi…ou alors marron (années 70′, quoi !)

    @ Lou : à ton service ! et tu as mis un smiley de peur/horreur qui en effet ne collait pas trop 😉

  • Anne

    Ce livre est dans ma PAL au côté de 1979…J’aime l’idée que ces 2 romans m’attendent.
    « Passage du Gué » est très très bien aussi.
    Bien fait pour toi pour « le sud » 😆 Moi depuis le début de la semaine je me trimballe avec « Si j’étais un homme » de Diane Tell dans la tête à cause de Clarabel et toi! Ras le bol!

  • sylire

    Moi aussi j’ai bien aimé ce livres, que de souvenirs ! Je ne me rappelle plus de mon premier disque mais je me souviens d’une anecdote avec un 45 tours de Michel Sardou « faire l’amour à 15 ans » ou un titre du genre. Je l’écoutais en boucle chez une copine. Le bureau de son père se trouvait à côté de la chambre et un jour, excédé, il est entré dans la chambre comme une furie , s’est emparé du disque et l’a cassé en deux en hurlant : « l’amour à 15 ans, mais c’est n’importe quoi ! » 😯

  • Tamara Auteur du billet

    @Anne : ça y est, la chanson m’est sortie de la tête, ouf! j’espère que D.Tell va te laisser tranquille pour le week-end ! :roll:

    @ Sylire : ha ha, merci pour l’anecdote (bah, il n’avait pas vraiment tors, le papa 😉 )

  • jp

    ah mais ce n’est pas Le Sud mais The South….
    merci encore pour cette critique – j’espère de tout coeur être encore là dans quarante ans pour un Juke-Box 2 ( ça va donner….)
    bon week-end
    jp

  • anjelica

    Mon 1er disque, c’était les Rubettes ‘Sugar baby love’. Par contre, je n’ai pas accroché avec Blondel, ni avec Accès direct à la plage, ni Juke Box !

  • Tamara Auteur du billet

    @ jp : hé hé, j’espère bien être là aussi pour lire votre Juke Box 2 ! 😉

    @ anjelica : les Rubettes ? Je ne connais pas du tout !