tamaculture

Out of office

28 avril 2007

Sur le pont

D'Avignon

On y danse, on y danse…

Et voilà, le premier pont de mai s'offre à nous.

Pour les chanceux qui, comme moi, en bénéficient, je vous souhaite un BON WEEK-END PROLONGE !

Pour les autres, un BON WEEK-END TOUT COURT ! ;-)

Rassurez-vous, il y en aura d'autres, ce sera peut-être à votre tour…

 Allez, je file, j'ai un avion à prendre… pour une destination commençant par une consonne et finissant par "ologne"…

Non, pas la Pologne !

 

Mais non, pas Cologne !

 

Allez, un indice supplémentaire :

A moi la dolce vita ! ;-)

Juke-box, Jean-Phillipe Blondel

27 avril 2007

Comme j'avais beaucoup aimé Accès direct à la plage, il n'était pas question que je laisse tomber Monsieur Blondel et ses oeuvres.

Et une fois encore, j'ai été séduite et embarquée dans un tourbillon de musique avec Juke-Box.

Nous sommes dans les années soixante-dix. Yohann est un petit garçon comme les autres. Son père est souvent absent de la maison, mais ce n'est pas plus mal… Son frère a beaucoup à faire avec sa vie d'adolescent, sa mère a souvent l'air triste. Du coup, il se réfugie dans la musique. Tous les dimanches, il écoute le classement des Hits à la radio, un rendez-vous qu'il ne manquerait pour rien au monde.

Yohann sort à peine du lycée quand un drame se produit, une blessure qu'il veut oublier le plus vite possible mais qui le rattrapera à l'aube de ses quarante ans…

Chaque chapitre de ce roman est associé au titre d'une chanson. Il était une fois, Téléphone, Etienne Daho, Niagara… Les années s'égrennent au fil des tubes et même si nous vieillissons avec le narrateur, nous rajeunissons en fredonnant ces tubes de notre jeunesse (voire enfance, c'est selon ! ;-) )

Des épreuves à traverser, une absence sourde compensée en partie par des amis, des amours, des émotions partagées… C'est le cheminement d'un homme à travers différents âges de la vie que l'auteur décrit ici avec beaucoup de sensibilité, de pudeur mais aussi d'humour et finalement, un peu de joie de vivre. C'est bien connu : la musique adoucit les…pleurs !

NB : je dois vous prévenir d'un risque afférent à la lecture de ce roman. En effet, il est fort probable qu'à un moment ou un autre, une des chansons évoquées vous trotte dans la tête et s'y incruste durablement. C'est ainsi que Le Sud de Nino Ferrer ("C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane… à l'Italie…") est sur mes lèvres depuis 6 jours maintenant (merci jp !). Remarquez, j'aurais pu tomber plus mal. Le seul problème est qu'il me manque la moitié des mots, alors j'invente les paroles mais ça ne rime pas toujours, quel gâchis ! Pour vous éviter ce problème, je vous ai mis le lien vers les paroles, si vous coincez sur le même tube que moi (sinon, débrouillez-vous, il n'y a pas écrit "bonne poire" non mais :-p )

P.S : comme Yohann, j'ai essayé de me souvernir de mon premier disque… En fait c'était une collection de chansons pour enfants (Les crocodiles, Sur le pont d'Avignon, Ne pleure pas Jeannette, La mère Michel…), des disques à la pochette en carton dur bleu clair, je m'en souviens parfaitement !

Et vous, vous souvenez-vous de votre premier disque ?

Cuné et Florinette vous parlent de tous les Blondel

Papillon a vibré sur Juke-Box (lisez aussi les commentaires…)

Horizon fantôme, Wojciech Kuczok

25 avril 2007

Une fois n'est pas coutume, voilà que je présente des nouvelles polonaises ! L'auteur a 35 ans, il est romancier, poète, critique de films, scénariste et spéléologue (cherchez l'intrus).

Chaque nouvelle portant un titre "normal" est suivie d'une autre intitulée "Interlude (F. Ch., op. 28, n°3 ou 15 ou 18…)" beaucoup plus courte…

On découvre ainsi un voyageur sans ticket dans le métro, une bonne soeur très (trop ?) jolie, un père qui renie son fils, une femme déboussolée par des absences, une vieille femme qui n'a plus que ses yeux pour pleurer et un psychothérapeute un peu spécial… Un point commun : l'amour (passionné, filial, passif, perdu, retrouvé…).

J'ai bien aimé "Les danses d'un candide", qui commence ainsi :

 "Un jour, ma mère, à la moitié de sa soupe, posa sa cuillère, s'essuya la bouche avec sa serviette, et dit à mon père :

- C'est la mort de notre couple. Je ne peux pas vivre avec un homme qui en quinze ans n'a pas appris à manger sa soupe correctement.

Elle dit cela en ma présence, ce qui signifiait qu'elle était prête à tout. Ce fut notre dernier repas en commun."

La dernière nouvelle a un petit goût de thriller assez croustillant

En revanche, le ton général erre entre "lyrisme et mélancolie" et "éloignent les êtres possédés de la réalité et de leur quotidien fragile" (note de l'éditeur) et j'avoue que je n'étais guère dans cette humeur, par le beau soleil printanier (et même estival !) qui règne en France depuis quelques temps. Du coup, je n'ai que moyennement apprécié l'ensemble de ce livre, mais j'étais contente d'avoir découvert un peu de littérature polonaise en passant…

Un petit conseil d'une lectrice agacée : ne pas lire la quatrième de couverture si vous ne voulez pas avoir les chutes des nouvelles avant de les avoir lues !!!

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