Paul Auster : la trilogie new-yorkaise (1)
Voilà une lecture que je dédicace à Florinette qui a su éveiller ma curiosité à l'égard de Paul Auster (si vous ne connaissez pas son austerblog, je ne peux que vous conseiller d'aller y faire un tour).
J'ai commencé par La Cité de verre, qui est le premier roman de sa Trilogie New-Yorkaise.
D'emblée, on plonge dans l'univers particulier de l'auteur : le personnage principal, Quinn, est un auteur qui a publié, entre autres, une série de romans policiers. Mais en réalité, depuis la mort de son épouse et de leur jeune fils il y a quelques années, il n'écrit plus guère…
Un soir, le téléphone sonne assez tard chez lui et une voix chuchotante demande à parler à M. Paul Auster. Quinn détrompe la personne et raccroche. Mais le même scénario se reproduit plusieurs fois de suite et la voix se fait pressante, elle a besoin d'aide de façon très urgente. Cédant à sa curiosité, Quinn finit par dire qu'il s'appelle bien Paul Auster, détective privé (puisque tel est le titre annoncé par son interlocuteur).
Un rendez-vous et pris et Quinn rencontre l'attirante Virginia et le bizarre Peter Stillman : un homme à la peau translucide qui a subi un très grave traumatisme dans son enfance…
Quinn va devoir mener une enquête policière et assurer une protection rapprochée de personne qui le conduira à parcourir des kilomètres à pied au coeur même de New York.
Petit à petit, comme le dit très justement l'éditeur (j'adore cette collection Babel, chez Actes Sud) : "le thriller prend une allure de quête métaphysique et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession."
Que Florinette se rassure : je ne la gronderai pas de m'avoir pousser à acheter un roman de cet auteur ! J'ai beaucoup apprécié son style : c'est tout sauf austère ! (sorry…). L'écriture est fluide, énivrante, elle nous happe dans le tourbillon de l'histoire, nous fait douter, nous interroger sur le sens de notre vie, voyager jusqu'aux portes de la folie…
Chouette : il me reste encore 2 romans de la trilogie à découvrir dans ce livre : Revenants et La Chambre dérobée.

Cela reste un de mes Auster préférés. N’hésite pas à déposer ton avis sur l’Austerblog pour complèter nos critiques. Je me souviens que lors de ma relecture il y a deux ans, j’étais curieuse de retrouver ce qui avait pu charmer l’ado de 15 ans à peine dans ce livre (c’était mon premier Auster) dont je gardais une image à la fois forte et un peu “dark”. Mais à peine le livre recommencé, j’ai de suite compris car il a un charme indéfinissable et il entretient un mystère qui nous condamne à suivre Quinn et Stillman pour tenter de comprendre…
Les deux autres tomes sont plus “spaces” mais l’ensemble est très fort, excellent !
23 mars 2007 | #
@ Flo : je ne connais pas encore suffisamment l’auteur pour témoigner sur l’austerblog mais je garde ton invitation en tête quand j’aurais lu plusieurs “P.Auster”… Tu m’intrigues en disant que les 2 autres sont + space ! Je ne vais pas les lire tout de suite, j’espace un peu pour éviter de me lasser !
24 mars 2007 | #
À moi de dire choueeeette, car je vois que tu as aimé et en plus en commençant par la trilogie !!! ce qui me fait rire c’est que les grands esprits se rencontre, car j’ai publié, également hier, un article sur PA ! ;-D
24 mars 2007 | #
Il faut que je lise un autre Paul Auster. Cette trilogie a l’air pas mal.
25 mars 2007 | #
@ Florinette : faut que j’aille voir ton article !
@ Lilly : en effet, cela me semble être une bonne idée
25 mars 2007 | #
Je termine “Dans le scriptorium”. Je l’ai dévoré.
25 mars 2007 | #
@Bellesahi : je ne sais pas du tout quel est le sujet du Scriptorium… cela me laisse encore pas mal de titres à découvrir !
26 mars 2007 | #