Quatre ? d’Enki Bilal
Les fans (dont InColdBlog) l'attendaient depuis longtemps… moi seulement depuis 1 an, époque à laquelle on m'a offert le tome 3 de cette Tétralogie du Monstre qui s'intitule RV à Paris. Je me rends compte en relisant mon article combien j'avais été enthousiasmée par cette série.
Hélas, j'ai été un petit peu déçue par ce dernier tome.
Mais peut-être aurais-je dû relire les précédents avant d'attaquer la fin, histoire de me remettre dans le bain ?
Sur la forme, je ne trouve rien à redire : les dessins sont toujours aussi frappants de réalisme et les personnages de charisme, dans une collection de rouges, de gris-bleus et de noirs, d'éclairs blancs… Et la quantité est là : 60 pages pour une BD de qualité, un vrai plaisir !
C'est, à mon humble avis, le scénario qui pêche. Je m'attendais à (mieux ?) autre chose, peut-être de plus dramatique… En 2027, on retrouve bien l'affreux Optus Wharole qui a une nouvelle fois changé d'apparence et de nom. Après avoir oeuvré pour le Mal puis pour l'Art, le voilà reconverti à faire le Bien… ou du moins, à réparer le mal qu'il a fait à Nike, Amir, Leyla et Sacha, nos quatre héros qui vont devoir prendre en main leur destin.
Contrairement au tome 3, je ne pense pas qu'on puisse lire Quatre ? sans avoir lu au moins RV à Paris (mais tant qu'à faire, lisez la Tétralogie dans l'ordre : T.1 : Le Sommeil du Monstre ; T.2 : Trente-Deux Décembre).
En fait, je pense que je vais laisser passer quelques semaines et que je relirai l'ensemble, et je reviendrai éventuellement corrigée ma première impression de Quatre ? ici mais en tout cas, cette série est sans nul doute à découvrir.
Le mot de l'éditeur : "La tétralogie du Monstre […] est avant tout un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des images écrites de l'éclatement de la Yougoslavie, "lieu" de naissance d'Erik Bilal, et des images peintes d'une entêtante conjugaison passé-présent-futur. Mémoire prospective aussi, potentielle, élargie des Balkans au reste du Monde. Ce monde, seul endroit, il faut bien le dire, qu'il nous reste."
