tamaculture

Quatre ?, Enki Bilal

31 mars 2007

Les fans (dont InColdBlog) l'attendaient depuis longtemps… moi seulement depuis 1 an, époque à laquelle on m'a offert le tome 3 de cette Tétralogie du Monstre qui s'intitule RV à Paris. Je me rends compte en relisant mon article combien j'avais été enthousiasmée par cette série.

Hélas, j'ai été un petit peu déçue par ce dernier tome.

Mais peut-être aurais-je dû relire les précédents avant d'attaquer la fin, histoire de me remettre dans le bain ?

Sur la forme, je ne trouve rien à redire : les dessins sont toujours aussi frappants de réalisme et les personnages de charisme, dans une collection de rouges, de gris-bleus et de noirs, d'éclairs blancs… Et la quantité est là : 60 pages pour une BD de qualité, un vrai plaisir !

C'est, à mon humble avis, le scénario qui pêche. Je m'attendais à (mieux ?) autre chose, peut-être de plus dramatique… En 2027, on retrouve bien l'affreux Optus Wharole qui a une nouvelle fois changé d'apparence et de nom. Après avoir oeuvré pour le Mal puis pour l'Art, le voilà reconverti à faire le Bien… ou du moins, à réparer le mal qu'il a fait à Nike, Amir, Leyla et Sacha, nos quatre héros qui vont devoir prendre en main leur destin.

Contrairement au tome 3, je ne pense pas qu'on puisse lire Quatre ? sans avoir lu au moins RV à Paris (mais tant qu'à faire, lisez la Tétralogie dans l'ordre : T.1 : Le Sommeil du Monstre ; T.2 : Trente-Deux Décembre).

En fait, je pense que je vais laisser passer quelques semaines et que je relirai l'ensemble, et je reviendrai éventuellement corrigée ma première impression de Quatre ? ici mais en tout cas, cette série est sans nul doute à découvrir.

Le mot de l'éditeur : "La tétralogie du Monstre [...] est avant tout un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des images écrites de l'éclatement de la Yougoslavie, "lieu" de naissance d'Erik Bilal, et des images peintes d'une entêtante conjugaison passé-présent-futur. Mémoire prospective aussi, potentielle, élargie des Balkans au reste du Monde. Ce monde, seul endroit, il faut bien le dire, qu'il nous reste."

Avis aux bloggeurs

30 mars 2007

Hier, Papillon a judicieusement écrit quelques explications destinées aux nouilles de l'informatique comme moi, qui se demandaient jusqu'alors ce que les petits bidules RSS et ATOM venaient faire dans nos blogs.

Puisque grâce à eux, je peux voir directement sur une page web lesquels d'entre vous ont écrit un nouvel article depuis ma dernière visite à leur blog, je ne vais pas me gêner pour m'épargner des clics inutiles (que les pares débordés ne se sentent pas visés, on a toujours des choses plus intéressantes à faire qu'à se coller devant un écran ;-)

Or, je remarque que certains d'entre vous :

- n'ont pas ce petit joujou sur leur blog (pour ne nommer personne : C., C., I. L., S., L., Y.………..) ou alors, je ne l'ai pas trouvé (help me, please !)

- ont un lien RSS qui ne fonctionne pas ou alors je n'ai pas réussi à le faire fonctionner (euh… H. ? et étonnamment : P. ?! hihi)

Je vais progressivement ajouter vos blogs dans ma page d'alerte, jusqu'à ce qu'elle sature (mais je crois que j'ai de la marge !).

Merci à ceux d'entre vous qui s'intéresseront (brièvement) à ce détail technique…

Au plaisir de vous lire chez vous !

La femme en vert, Arnaldur Indridason

29 mars 2007

Je n'ai pas résisté très longtemps depuis ma découverte de cet auteur de polar islandais. En effet, la Cité des Jarres m'avait enchantée et comme la suite figure dans mon Challenge ABC 2007, je me devais (la bonne excuse !) de lire La Femme en vert.

Je suis surprise que tant de lecteurs le préfèrent au premier roman de la série… pour ma part, je les aime tous les deux autant ! C'est avec grand plaisir que l'on retrouve l'inspecteur Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli.

Encore une fois, c'est une enquête qui va les ramener plusieurs décennies en arrière, jusqu'au début des années 40. Un petit garçon a trouvé un os sur la colline en jouant. Quand il montre l'endroit aux policiers, ceux-ci ne tardent pas à faire appel à des archéologues qui prendront le temps de dégager minutieusement le squelette qui s'y trouve…

Toujours en plein coeur de l'histoire islandaise, ce roman policier aborde des sujets douloureux comme celui de la violence conjugale ou du handicap… Encore une fois, Erlendur s'efforce d'entrer le plus délicatement possible dans l'intimité des témoins (ou de leurs descendants, en l'occurrence) afin qu'ils lui dévoilent des secrets de famille jusque là bien gardés.

Côté personnel, cela ne va pas mieux : quand Erlendur rend visite à sa fille dans le coma, Sigurdur Oli, lui, rencontre quelques problèmes de couple qu'il devra résoudre en plus de ses fouilles dans la cave plus qu'encombrée de Benjamin…

C'est donc un roman plutôt noir mais tellement prenant qu'il vous pousse jusqu'à la dernière page avant que vous n'ayez eu le temps de vous en apercevoir. Le style est toujours aussi bien défendu, on ne s'ennuie pas du tout dans ce paysage islandais… Au contraire, il pousse à la réflexion.

Bon, un livre en moins dans mon Challenge (plus que…21/26, je progresse ! je suis sûrement de la famille des tortues… je gagnerai dans la dernière ligne droite !).

Et un livre de plus sur ma LAL : La Voix, le tout dernier polar d'Arnaldur (décidément, son prénom me plaît pour son exotisme nordique !).

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