Rimbaud et le CAC 40, Jean-Pierre Cescosse
ENFIN ! Depuis le temps qu'Hervé en parlait, j'ai mis les pieds samedi dans la librairie Le Dilettante (et maison d'édition du même nom, Paris 6e). L'endroit est assez inhabituel : le patron et son employée lisent tranquillement pendant que l'acheteur potentiel farfouille dans les bacs et grimpent aux échelles sans plus de cérémonie.
Heureusement, il était 14h et la faim me tiraillait donc je ne suis pas restée très longtemps, juste le temps d'emporter 4 livres d'occasion (ouf, dépense limitée à 20,50 € et encore, le gentil gérant des lieux m'a fait grâce des 50 centimes pour cette première rencontre, ça donne envie d'y retourner ! Dire que le primeur en bas de chez moi me fait payer 9,02 centimes malgré ma fidélité hebdomadaire…).
Voici l'un de ces livres (dont aucun n'était sur ma LAL !) : un recueil de nouvelles que j'ai sélectionné pour son auteur - j'avais lu et aimé Mécréants - et parce que le titre m'intriguait (je suis friande de titres bizarres).
Ces histoires courtes ne laissent pas un souvenir impérissable, et j'ai parfois quelques instants d'incompréhension : "Donc, ce matin là, je croise Julie dans le couloir, pur souffle de chair à la vanille. Elle porte le tailleur, devant quoi les démiurges de la callipygie se prosternent, le matin, au moment où elle se vêt de cette incitation au hurlement". Avouez que c'est un peu corsé, mais si l'on aime la difficulté (pas si terrible que ça), les histoires tordues (qui restent compréhensibles), il faut se jeter à l'eau !
Ainsi, ce que j'aime chez Cescosse, c'est sa plume à l'humour incisif et son parcours hors des sentiers battus. Là encore, j'ai été séduite. Pour le reste, on pourra plutôt découvrir ses oeuvres postérieures (Après dissipation des brumes matinales, Manoeuvres de diversion en attendant la nuit… sont sur ma LAL).
Bonus :
- mon exemplaire est dédicacé par l'auteur ! Bon, d'accord, je ne m'appelle pas Valérie Robert, mais sait-on jamais, si je décide de prendre un pseudonyme ?!
- vous remarquerez l'amusant petit jeu des points à relier en couverture… La solution se trouve au dos du livre !

Quelle veinarde cette employée qui peut lire devant son patron!
27 février 2007 | #
Celui-ci je ne l’ai pas lu mais je ne l’oublie pas dans mes listes !!

Ton bonus N° 1 me fait mourir de rire
Tu veux une traduction pour ta citation ?
racaille : Elle est trop bandante, zyva
Poétique : Les tissus qui auréolaient ses courbes m’enivraient
Pratique : Ce qu’elle avait sur le dos, c’était un appel à être arraché
etc.
28 février 2007 | #
Une librairie pareille, j’en rêve !:razz:
28 février 2007 | #
Tu sais tout de même que le patron est de la librairie est aussi l’éditeur! C’est une ambiance en effet atypique. Il faut assister à une de ses ironies pour comprendre encore mieux l’esprit de cette librairie! Si tu as été séduite par le lieu, nous risquons de s’y croiser c’est un de mes passages quasi obligés le we!
28 février 2007 | #
@ Anne et Cathulu : tout à fait d’accord !
@ Cuné : merci beaucoup pour ces traductions variées où chacun peut piocher, j’oublie souvent d’employer le zyva mais je kiffe !
@Hervé : oui, je pensais bien qu’il s’agissait de l’éditeur… quelle dégaine, une caricature à lui tout seul ! Je serais ravie de te croiser là-bas, tu dois connaître les “bons petits coins” dans ce bazar ! Mais je ne vais pas y aller très souvent, c’est un peu trop ruineux d’y aller chaque samedi !
28 février 2007 | #
ça donne envie d’aller faire un tour dans cette lib’…
28 février 2007 | #