tamaculture

Rimbaud et le CAC 40, Jean-Pierre Cescosse

27 février 2007

ENFIN ! Depuis le temps qu'Hervé en parlait, j'ai mis les pieds samedi dans la librairie Le Dilettante (et maison d'édition du même nom, Paris 6e). L'endroit est assez inhabituel : le patron et son employée lisent tranquillement pendant que l'acheteur potentiel farfouille dans les bacs et grimpent aux échelles sans plus de cérémonie.

Heureusement, il était 14h et la faim me tiraillait donc je ne suis pas restée très longtemps, juste le temps d'emporter 4 livres d'occasion (ouf, dépense limitée à 20,50 € et encore, le gentil gérant des lieux m'a fait grâce des 50 centimes pour cette première rencontre, ça donne envie d'y retourner ! Dire que le primeur en bas de chez moi me fait payer 9,02 centimes malgré ma fidélité hebdomadaire…).

Voici l'un de ces livres (dont aucun n'était sur ma LAL !) : un recueil de nouvelles que j'ai sélectionné pour son auteur – j'avais lu et aimé Mécréants – et parce que le titre m'intriguait (je suis friande de titres bizarres).

Ces histoires courtes ne laissent pas un souvenir impérissable, et j'ai parfois quelques instants d'incompréhension : "Donc, ce matin là, je croise Julie dans le couloir, pur souffle de chair à la vanille. Elle porte le tailleur, devant quoi les démiurges de la callipygie se prosternent, le matin, au moment où elle se vêt de cette incitation au hurlement". Avouez que c'est un peu corsé, mais si l'on aime la difficulté (pas si terrible que ça), les histoires tordues (qui restent compréhensibles), il faut se jeter à l'eau !

Ainsi, ce que j'aime chez Cescosse, c'est sa plume à l'humour incisif et son parcours hors des sentiers battus. Là encore, j'ai été séduite. Pour le reste, on pourra plutôt découvrir ses oeuvres postérieures (Après dissipation des brumes matinales, Manoeuvres de diversion en attendant la nuit… sont sur ma LAL).

Bonus :

- mon exemplaire est dédicacé par l'auteur ! Bon, d'accord, je ne m'appelle pas Valérie Robert, mais sait-on jamais, si je décide de prendre un pseudonyme ?!

- vous remarquerez l'amusant petit jeu des points à relier en couverture… La solution se trouve au dos du livre !

La Môme

26 février 2007

Je ne vais pas résumer ce film, je pense que tout le monde sait qu'il s'agit du récit de la vie d'Edith Piaf, alias La Môme.

Ayant vu ce film durant le week-end, je voulais juste apporter un petit bémol aux critiques dithyrambiques… En effet, imprégnée des louanges entendues et lues ici et là, j'ai été un peu déçue par La Môme. Je pensais qu'il y aurait une intrigue plus creusée mais non, l'histoire est vraiment limitée au résumé de la vie de l'artiste, avec moulte allers et retours dans le passé (avec parfois l'impression d'un ordre aléatoire).

Cependant, j'ai appris plusieurs faits marquants de la carrière et de la vie personnelle mouvementée de cette artiste et je reconnais que Marion Cotillard joue son rôle à la perfection. Il y a également quelques apparitions savoureuses de comédiens célèbres…

 J'ai été émue à plusieurs reprises mais n'ai pas versé de larmes ! Il y a tout de même quelques longueurs sur les 2h20 de bobine… A mon avis, on peut très bien attendre la sortie en DVD !

Confidences trop intimes

24 février 2007

Il ne s'agit pas ici du film de Patrice Leconte sorti en 2004 mais de son adaptation au théâtre mise en scène par le réalisateur précité.

Jacques Gamblin reprend le rôle de Fabrice Lucchini : William Faber est conseiller fiscal et vit depuis 40 ans dans le même appartement jouxtant son bureau (précédemment celui de son père). Un soir, il voit débarquer Marion Doutey alias Anna (Sandrine Bonnaire à l'écran) : par mégarde, elle a confondu sa porte avec celle de son voisin, le Dr Monnier, psychanaliste. Elle commence naturellement à lui raconter sa vie et ses problèmes…
Au début, cela ne semble pas inhabituel à William, habitué à ce que ses clients s'étalent sur leur vie privée avant d'en venir à leurs tracas fiscaux. Mais quand il s'aperçoit de la méprise de la jeune femme, embarrassé et sous le charme de cette rencontre inattendue, il n'ose lui avouer son métier et lui accorde un autre rendez-vous d'analyse…

Cette pièce est sympathique et drôle, les acteurs servent l'histoire et l'on ne s'ennuie pas durant les 1h30 de spectacle.

En revanche, les bureaux respectifs de Faber et du Dr Monneir étant aux extrémités gauche et droite de la scène, les malheureux spectateurs (dont j'étais) des corbeilles situées sur les côtés ne voyaient pas correctement une bonne partie des scènes…

Le théâtre est agréable, mais les rangées si étroites que j'étais les jambes en biais tout le temps, bonjour le mal de dos !

Ces considérations pratiques mises à part, je vous conseille d'aller voir cette pièce si vous en avez l'occasion.

L'avis d'Hervé

Je crois que je l’aime

22 février 2007

Cette petite phrase revient à plusieurs reprises, comme un clin d'oeil, dans cette charmante comédie de Pierre Jolivet (Ma petite entreprise…) interprétée avec brio par Vincent Lindon, Sandrine Bonnaire et François Berléand. Et une Liane Foly (oui, la chanteuse !) en femme d'affaires effectivement très affairée en surprendra plus d'un…

Au départ, l'histoire semble simple : Lucas est chef d'entreprise, il est sur un gros contrat avec des chinois et doit absolument obtenir ce marché qui constitue un gros enjeu financier. Pour le reste, sa vie domestique est facilitée par son aide ménagère (sexy en diable) et son appartement plus gadgétisé que l'Inspecteur du même nom…

Tout se complique lorsque Lucas aperçoit l'artiste engagée par son architecte pour réaliser une fresque en céramique. Dès le premier regard, il tombe sous le charme pétillant d'Elsa. Mais hélas, il ne peut risquer une nouvelle déception amoureuse, la précédente l'ayant entraîné dans une dépression avec de fâcheuses conséquences pour ses actionnaires…

C'est donc une enquête ultra-confidentielle qu'il confit à son chef de la sécurité, Roland, qui devra marcher sur des oeufs pour découvrir si la belle Elsa n'aurait pas de vices cachés…

Cette comédie oscillant entre romantisme et espionnage m'a plu par sa situation décalée dans le monde de l'entreprise, son scénario bien ficelé qui ne laisse pas place à l'ennui, et l'humour qui frappe juste, même dans les moments difficiles… On rit souvent et pour couronner le tout, les acteurs sont vraiment brillants !

A voir sans hésiter pour un agréable moment sans souci mais beaucoup de sushis ;-)

Durée : 1h30.

L’élégance des veuves, Alice Ferney

21 février 2007

Après avoir découvert cet auteur avec son dernier roman, Les Autres, et lu les commentaires de plusieurs d'entre vous chez l'insatiable lectrice, j'avais bien envie de découvrir les précédents romans d'Alice Ferney.

Dans L'Elégance des veuves, ce sont trois générations de femme que l'on va découvrir. A Paris, au début du XXème siècle, Valentine est mariée à Jules. Heureuse en mariage, Valentine va découvrir un plein épanouissement avec la maternité. D'abord, les jumeaux viendront la combler, vite rejoints par six autres petits frères et soeurs. A chaque naissance, c'est un bonheur renouvelé pour cette femme dévouée à son mari et à ses enfants. Parmi eux, il y a Henri, qui l'âge venu, épouse Mathilde, une jeune cousine.

C'est alors une succession de drames qui frapperont cette famille, mais aussi des joies, cette fois au travers des nombreuses grossesses de Mathilde. L'auteur décrit avec émotion et justesse la difficulté d'être mère à l'époque, avec un suivi médical quasi-nul et des femmes courageuses, accomplissant naturellement les tâches domestiques jusqu'à l'accouchement. De religion catholique, ces femmes n'ont jamais songé à interrompre leur rôle de procréatrice, elles sont d'ailleurs parfois considérées comme des "ventres".

L'arbre généalogique s'achève avec Clothilde, qui épouse le fils de Mathilde prénommé Jules en hommage à son grand-père disparu.

J'ai retrouvé dans ce roman le style et l'écriture fluide et précise que j'avais appréciés dans Les Autres : on se sent proche des personnages, on est touché en plein coeur. Je compte bien poursuivre ma découverte de l'univers Ferney !

Extrait de la quatrième de couverture : "C'est avec l'élégance du renoncement que l'on transmet ici, de mère en fille, les secrets de chair et de sang, comme si la mort pouvait se dissoudre dans le recommencement".

A noter la jolie collection dont mon exemplaire à la couverture douce et mate fait partie : Babel, chez Actes Sud (roman paru en 1995, il est bien sûr disponible en poche).

Cinq révélations extraordinaires*

19 février 2007

A la demande générale… de Camille (merci pour cette patate déjà un peu tiède, ça peut servir quand la cantine me déprime ;-), voilà mon autoportrait en cinq coups de cuillère à pot (tiens, d'où vient cette expression ? Si vous êtes curieux(se) comme moi, cliquez !) :

1. Petite, j'adorais ; grande, j'adore et ratatinée, j'adorerai les chats. Les petits, les gros, les moches, les beaux… Seuls les sphinx me laissent perplexe… Un chat sans poils ne perd-il pas beaucoup de sa fonction de bouillote ? ;-)

2. Je me drogue depuis ma plus tendre enfance. Au chocolat. Addiction inébranlable malgré un an d'interruption (volonté de fer) puis rechute (carence en fer… mais non : c'est juste trop boonnnnnnnn !).

3. J'ai la larme facile et le rire à l'affût. On pourrait m'appeler Le Crocodile mais personne n'y a jamais songé (c'est d'ailleurs pourquoi mon casier judiciaire reste vierge à ce jour :mrgreen: ).

4. J'ai un humour assez bizarre, je crois (cf. 3), et par conséquent, je suis souvent la seule à rire de mes blagues :-(   Je me sers aussi de l'humour comme défense, par exemple quand je ne connais pas bien quelqu'un… Certains sont surpris que je leur envoie des "piques" à la première rencontre, ne se doutant pas qu'il s'agit de masquer ma timidité ! :oops:

5. Un Président de la République m'a fait la bise. Un Président de l'Assemblée Nationale aussi. Eh non, pourtant, je ne collectionne pas les bises présidentielles !

Je crains que la patate ne soit froide à présent… S'il y a des amateurs, qu'ils s'en saisissent !

* auto-dérision à détecter !

Jazz, une pièce de Marcel Pagnol

18 février 2007

Un jour, alors que je me baladais innocemment (!) sur un site de vente de livres d'occasion, je suis tombée par hasard sur un titre de Marcel Pagnol qui m'était inconnu : Jazz. Or, ayant grandi en Provence, cet auteur fait partie de mes premières "vraies" lectures (hors bibliothèque rose ou verte). Intriguée, j'ai vu mon doigt faire un clic et voilà, ce livre était dans mon panier (trop facile !).

Il s'agit là d'une pièce de théâtre mettant en scène un vieux professeur, Blaise, qui a passé toute sa vie à travailler sur un manuscrit ancien de Platon. Le texte d'origine étant effacé, Blaise a donc réécrit au fil des ans le millier de phrases grecques devant constituer au final l'un des plus beaux textes connu du philosophe.

Encouragé par les experts en la matière, décoré de la Légion d'Honneur, il est extrêmement ému lorsqu'arrive le moment où une chaire à la Sorbonne va lui être attribuée. Il a alors cinquante-six ans et ne s'est jamais marié ni occupé d'autres choses que de ses cours et de ses livres de grec ancien.

C'est alors qu'un scandale éclate autour de l'oeuvre de Blaise, remettant en cause le travail d'une vie.

Tout s'écroule autour du vieux professeur, qui réalise alors que sa jeunesse est bien loin et que l'amour lui a échappé. Il lui reste un espoir : Cécile, une de ses élèves à l'université, l'attire beaucoup… Parviendra-t-il à séduire la jeune fille malgré la différence d'âge qui les sépare ?

J'avoue avoir poursuivi ma lecture davantage par affection pour l'auteur et son écriture poétique et malicieuse que par intérêt pour l'intrigue. On y trouve une réflexion sur le sens que l'on donne à sa vie, les regrets, les conséquences irrémédiables des choix que l'on a fait… C'est une petite oeuvre divertissante mais, à mon avis, vraiment faite pour être vue sur scène, avec des acteurs à l'accent provençal et des gestes grandiloquents… Au moinsss (comme on dit dans le Sud), ma curiosité a été satisfaite !

Ron l’infirmier : La Chambre d’Albert Camus et autres nouvelles

14 février 2007

Après avoir bien ri lors de ma précédente lecture, me voilà plongée dans des émotions contraires en lisant les nouvelles de Ron, l'infirmier.

Ron n'est pas son vrai prénom, en revanche, il est bien infirmier et rassemble dans ce recueil des histoires vécues.

Ses courtes nouvelles (mais elles sont nombreuses !) ne peuvent pas laisser de glace : sous une écriture sans fioritures et au ton léger se dissimulent de tragiques destins : des dents d'un SDF aux fesses d'une ancienne actrice renommée, rien ne nous est épargné !

Parfois, on ne peut s'empêcher de rire, notre infirmier ayant un réel talent pour narrer des scènes de vie, mais j'avoue avoir eu plus souvent le coeur serré ou la mine horrifiée à la découverte de ce qui se passe dans certains hôpitaux, maisons de retraite ou établissements spécialisés.

Je vous déconseille fortement de déguster un thé et des petits gâteaux en lisant ces nouvelles, vous risqueriez de ne pas les apprécier (dans le meilleur des cas) ou de vous étrangler.

C'est à la fois choquant et intéressant (à quoi bon se voiler la face ?), heureusement que Ron est là pour faire passer la pilule avec un courage, une délicatesse et un humour à toute épreuve…

!!! Cadeaux spécial St Valentin !!!

- la photo de l'auteur (il a 34 33 ans mais ne précise pas sur son site s'il est célibataire ;-)

- une info : prochain recueil prévu à l'automne 2007

- le dos de couverture, qui m'a beaucoup plu !

"Vous êtes en train de lire une quatrième de couverture. Ça s'appelle comme ça. Mes éditeurs, qui s'y connaissent un peu en marketing du livre m'ont dit que, dans l'idéal, ça devait être un texte accrocheur un pu putassier, genre aguicheur mais pas vulgaire, un texte qui vous donne envie de lire le livre. Alors je m'y suis collé. Zéro idée. Je pourrais vous dire : " Salut, je suis Ron, je suis infirmier, je parle de mes patients, voilà. Oh, le truc qui s'annonce soporifique ! " Jamais vous n'achèteriez ça, non ? Je pourrais vous dire : " Bonjour, je suis Ron, je suis infirmier et j'écris pour survivre car, mon métier, c'est la souffrance et la plume de mon angoisse, elle frémit sur la page de mon livre cathartique. " Quelle rigolade ! Jamais vous ne liriez ça, non ? Remarque, le mec qui se la joue " auteur maudit "… Il a toujours un public pour ça. C'est un créneau. A creuser. J'aurais aussi pu vous dire : " Bonjour, je suis Ron, j'ai des histoires incroyables à vous raconter. Du sexe, du vrai sexe, avec des vrais gens. Des morts, de l'adrénaline, des rapports humains, une incroyable aventure. " Oui, je pourrais dire ça. Mais bon, ça a déjà été fait mille fois, non ? Et puis, là, vous voulez un bon livre, pas un roman de gare… Vous allez voir, on a plein de choses à se dire, vous et moi. Plein."

C'est Cuné qui m'avait donné envie de découvrir Ron.

Le patrimoine de l’humanité, Nicolas Beaujon

12 février 2007

Un premier roman surprenant et hilarant !

Non, ce roman n'a rien à voir avec le film La nuit au musée actuellement sur les écrans de cinéma. Un point commun, en revanche : le côté déjanté de l'histoire…

Le narrateur et personnage principal est un futur Jimi Hendrix. En attendant que la planète daigne se rendre compte de son talent, il passe un concours pour devenir "agent de contact" (entendez par là : gardien de musée).

Il réussit son concours, à sa grande surprise, et commence donc sa formation intensive ("pas de flash, s'il vous plaît, cela abîme les peintures" ; "les toilettes ? premier couloir sur votre droite puis deuxième à gauche"…).

Mais c'est surtout un portrait très drôle du métier (dans lequel le temps est le pire ennemi à tuer), de ses collègues (il n'y en a pas un de normal !) et de sa situation personnelle qui péréclite (toujours au 7ème étage sans ascenseur et célibataire…).

Dès la première page, j'éclatai de rire, et ce n'était que le début. Méfiez-vous si vous êtes dans les transports en commun, les autres passagers vont essayer de voir ce que vous lisez pour être de si bonne humeur !

Mon seul bémol : la fin du scénario part franchement en vrille, mais le manque de crédibilité n'empêche pas de savourer ce roman jusqu'au bout !

Merci à Hervé de m'avoir fait partager sa découverte parue aux éditions Le Dilettante. J'attend avec impatience le prochain roman de Nicolas Beaujon, en espérant qu'il sera aussi drôle et un peu plus long pour faire travailler encore davantage mes zygomatiques :-)

Le miroir de ma mère : une écriture à 2 mains de Marthe et Philippe Delerm

10 février 2007

 

Il n'est pas rare que deux auteurs mettent leurs plumes en synergie pour écrire un roman, même si l'exercice n'est pas aisé et le résultat pas toujours réussi.

Or, ce court roman, ou plutôt ce ping-pong entre les souvenirs d'enfance de Marthe Delerm et les commentaires de son fils Philippe à l'âge adulte est une savoureuse madeleine proustienne, jonglant des noms aussi chantants que Brétounel, Gandalou ou Castelsarrasin.

Marthe, ou plutôt Marthou, comme on l'appelait à l'époque dans son village natal du Tarn-et-Garonne, écrit au stylo-plume et forme ses lettres à l'ancienne, avec des "pattes" comme on apprend au cours élémentaire. Comment le sais-je ? Parce que ses textes ne sont pas typographiés mais reproduits tels qu'elle les as écrits. Cela donne un côté vieillot absolument charmant et une touche d'authenticité à ses souvenirs.

Philippe écrit à la suite de chaque tranche de vie de sa mère, s'étonnant, se rappelant, souriant aux anecdotes ou descriptions de la vie d'antan.

Rien n'échappe à l'oeil attentif et à la mémoire vive de Marthe. Il faut dire qu'elle a eu le temps d'exercer ces organes, après 40 années passées à enseigner à l'école primaire !

Par petites touches, entre jeux dans la cour, vols de cerises dans les champs entourant le village, tâches ménagères de l'internat, obligations de boire 3 centimètres de café brûlant le matin ou un raisin trempé dans le vin chez le grand-père, on plonge dans un univers que l'on n'a pas connu mais qui nous paraît pourtant familier…

Beaucoup de chaleur, d'intimité et de tendresse se dégagent de ce livre, qui m'a un peu rappelé les souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol et qui fait référence à plusieurs reprises à Colette et à Albert Cohen.

Page suivante »

Sky sponsored by Aviva Web Directory