Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux chez Kate Atkinson
- Fin du suspense…
Pffff ! Pas trop tôt ! Comme certains s’en sont aperçus, j’étais bloquée sur cette lecture depuis 1 semaine et demie… Il faut dire que ce pavé pèse son poids (ou plutôt sa masse, si j’ai bien retenu mes cours de physique) et ne rentre pas dans un sac à mains de taille moyenne ! Bref, je suis enfin venue à bout du suspense qui me tenait en haleine depuis tout ce temps.
D’abord, j’adore le titre “Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux“. Intrigant, ironique, inhabituel par sa longueur… Et hop, un point pour lui avant même de l’avoir ouvert.
Ensuite, j’ai redécouvert l’auteur le mois dernier en relisant La Souris Bleue, que j’avais vraiment beaucoup apprécié. J’aime lire des choses bien écrites + j’aime les romans policiers = j’adore Kate Atkinson !
Encore une fois, “Les choses s’arrangent…” peut être qualifié de roman littéraire. Nous sommes en Ecosse, plus précisément dans la petite ville d’Edimbourg, en plein festival théâtral. Tout commence par une altercation dans la rue, impliquant un chauffeur de Honda emporté, un timide écrivain de polars, plusieurs témoins dont l’ex-flic-ex-détective privé Jackson Brodie, déjà principal héros de “La Souris…”, toujours accompagné de sa belle Julia. Après cette mise en bouche, le lecteur va découvrir la vie de chacun des protagonistes séparément, jusqu’à ce qu’ils nous racontent leur propre vision de la scène.
Comme à l’habitude, on se demande ce que ces individus ont à voir les uns avec les autres, parfois ils surgissent d’on ne sait où… jusqu’au moment où ils viennent s’imbriquer dans l’histoire au moment le plus inattendu ! Le scénario est extrêment bien ficelé et surtout, il maintient le lecteur dans une avidité de savoir la suite. Ce qui est très énervant, c’est que l’on détient un ensemble d’indices dont chaque personnage ne possède qu’un faisceau, mais que ces derniers s’entêtent à ne pas se rencontrer ou se parler des bons sujets, ce qui fait qu’ils ne comprennent pas ce qui leur arrive… Alors que Nous, Lecteur, on détient certains liens et on a envie de leur souffler : “mais vas-y, idiot, dis à Truc que tu as vu Machin à tel endroit !”. Ggrrrr, c’est rageant mais de façon positive, on ne lâche pas le roman avant d’avoir assouvi sa faim !
Kate Atkinson, à travers son humour mordant si savoureux, aborde des sujets d’actualité et de société sous l’angle du polar : l’écriture de romans policiers, les relations de couple, le théâtre, les profits que font des sociétés immobilières peu scrupuleuses sur le dos des humbles gens, etc., sans parler de l’Ecosse !
De plus, elle nous fait passer par d’innombrables émotions : on se met sans peine dans la peau des personnages, on rit, on enrage, on a peur, on s’impatiente, on est parfois triste mais toujours, toujours, on se régale avec cette lecture.
L’avis de Cathulu
L’avis de Cuné
N.B : pour celles qui s’inquiétaient suite à mon précédent article, je précise que je suis allée dès ce matin à la médiathèque rendre ce roman “prêt d’une semaine” un peu confuse mais un grand sourire a fait passer les quelques jours de retard sans problème !

Ah le voilà celui qui te tenait en haleine, il faut
que j’aille voir à la biblio on ne sait jamais…mais bon elle n’ait pas
vraiment bien fournie.
15 novembre 2006 | #
Ton billet me donne très envie de découvrir ce roman.
J’aime beaucoup Edimbourgh, je suis sûre de passer un bonmoment encompagnie
d’Atkinson
15 novembre 2006 | #
Il va falloir fonder un fan club !
15 novembre 2006 | #
J’aime beaucoup cet auteur (j’avais en particulier
beaucoup aimé “dans les coulisses du musée”. Je note celui-çi (Noel
approche..)
16 novembre 2006 | #
Comme quoi sourire et politesse sont plus profitables
que l’incivilité!
16 novembre 2006 | #
@ Anne : You’re right, Ma’am
!
16 novembre 2006 | #