Martin Suter nous présente “Un ami parfait”
- Pertes de mémoire

C’est après avoir lu la critique de “Lila, Lila“, un livre recommandé par l’insatiable lectrice, que j’ai eu envie de découvrir Martin Suter. Ce titre n’étant pas disponible, j’ai emprunté “Un ami parfait” à la bibliothèque, alléchée par le résumé en dos de couverture. Toute guillerette, je rentre chez moi et me lance dans ma lecture. Et là… déception !!! Rage, désespoir !!! Humpf, bon, euh, ça y est, je m’en souviens à présent : je l’ai déjà lu !!! Et comme souvent, ni le nom de l’auteur ni le titre ne me rappelaient quelque chose, seule l’histoire (après les premières pages) m’est revenue… et voilà une cartouche sur cinq de “grillée” ! Et voilà la première perte de mémoire.
La seconde défaillance est celle de Fabio Rossi, le héros de ce roman. Il se réveille à l’hôpital sans aucun souvenir des deux mois qui précèdent, bien que tout le reste soit clair dans sa tête cabossée. La situation est difficile puisqu’il doit :
- flirter avec une Marlène qui lui est inconnue (elle est sa petite amie depuis peu),
- comprendre pourquoi son ex Norina ne veut absolument plus lui parler,
- résoudre l’enquête journalistique qu’il menait apparemment lors de son accident,
- deviner pourquoi son meilleur ami Lucas, avec qui il a fait son école de journalisme, lui paraît bizarrement distant avec lui.
Ce livre est vraiment étonnant : non seulement il est construit comme un roman policier mais en plus, parallèlement, le lecteur mène - en même temps que Fabio - une enquête sur la propre personnalité du héros. Et bien sûr, on va de surprise en surprise ! A (re!)découvrir, donc ! Quant à moi, maintenant que ma mémoire est repassée au contrôle technique, je vais tâcher de lire les autres livres de Martin Suter !

Une fois n’est pas coutume, je vous présente un livre que je n’ai pas lu ! En fait, l’adaptation cinématographique du premier “James Bond 007″ écrit par Ian Fleming en 1953 étant sortie mercredi dernier (comme chaque personne ni mal-voyante ni malentendante le sait déjà…), je me suis laissée tentée et me suis rendue à mon cinéma de quartier.
Non, cette histoire ne se déroule pas sur l’A13 et encore moins sur l’A86. Mon titre fait seulement allusion au fait que j’ai failli abandonner la lecture de ce livre au bout des 30 première pages. Puis, je me suis souvenue de la fameuse règle du “couperet” et j’ai donné sa chance à ce livre jusqu’à la page 50. Mais en fait, j’ai dépassé sans m’en apercevoir la guillotine, et j’ai poursuivi mon cheminement par à-coups dans le territoire inconnu de Jean-Pierre Cescosse…
Oui, à tous ceux qui clament qu’un homme ne peut pas décrire aussi bien qu’une femme les sentiments et émotions de la gente féminine, je réponds : lisez donc Denis Lachaud ! (Petit aparté : hum, en espérant que ledit Denis ne soit pas le pseudonyme d’une Denise, je me suis déjà lamentablement fait avoir avec
J’ai lu ces derniers temps de bonnes critiques des oeuvres de l’auteur danois Jorn Riel, notamment chez
Pffff ! Pas trop tôt ! Comme certains s’en sont aperçus, j’étais bloquée sur cette lecture depuis 1 semaine et demie… Il faut dire que ce pavé pèse son poids (ou plutôt sa masse, si j’ai bien retenu mes cours de physique) et ne rentre pas dans un sac à mains de taille moyenne ! Bref, je suis enfin venue à bout du suspense qui me tenait en haleine depuis tout ce temps.
Cependant, je suis complètement au taquet : me voilà depuis 10 jours (!!!!!!!) sur un livre emprunté à la médiathèque… et il s’agit d’un prêt d’une semaine, puisque c’est une Nouveauté. Gloups, me voilà bonne pour une amende, comme si j’étais de mauvaise foi !
Il faut dire que j’ai vu ce film : Prête-moi ta main (Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg…)
Quelques incidents récents m’amènent à réfléchir sur l’éducation civique et ce qu’il en reste après que l’on ai quitté les bancs de l’école ou ses parents. En effet, je constate chaque jour combien les “Gens” sont malpolis - voire grossiers - les uns en vers les autres. Certains s’énervent parce qu’ils sont pressés (à croire que seuls quelques privilégiés ont le luxe de “prendre leur temps”…) mais sur la route des vacances, on retrouve les mêmes personnes tout aussi stressées au volant dans les embouteillages. Les “Gens” (toujours les mêmes !) se bousculent dans le métro, ne laissant pas les usagers descendrent pour s’engouffrer en écrasant orteils et autres obstacles sur leur chemin (à croire que leur vie dépend du fait qu’ils prendront CETTE rame et pas la suivante).
Comme c’était un samedi après-midi, j’ai rongé mon frein (pourtant, je suis loin d’être la Patience incarnée, hum) et j’ai patienté le temps qu’elle finisse sa conversation. Au moment où je sortais du magasin, la Pipelette bloquait l’accès à la sortie car elle farfouillait dans son sac pour y enfourner ses achats (un bon point pour ce type de magasins : pas de sachets en plastiques offerts à la caisse et autant de déchets en moins sur notre bonne vieille planète). Bref, je passe tant bien que mal et sort du magasin, je fais quelques pas et j’entends la Bavarde s’écrier d’une voix fort peu agréable “eh, les portes, ça se ferme” alors que je l’avais exprès laissée ouverte pour lui faciliter sa sortie… Non mais, je vous jure, pas même un “s’il vous plaît”. Le type même de personne elle-même sans-gêne et exigente envers autrui.


L’Amérique profonde, le Doves Diner, un restaurant / motel pour routiers, avec prostituées et travelos au menu. Voilà pour le décor. Glad, le maquereau qui gère la place, véritable “père” pour ses “gagneuses”. Sarah, la belle, en fait partie. Il y a aussi Mama Shapiro, qui tient le bar restaurant, et le cuisinier qui honore son titre en concoctant de bons petits plats. Voilà pour les personnages.