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Stéphanie Janicot affirme que “Non, ma mère n’est pas un problème” !

11 octobre 2006
  • Ah, Bonne Mère !

Etes-vous satisfait de votre prénom ? Si oui, estimez-vous heureux… Sinon, je vois que vous avez pris un pseudo ! Aaron-Pierre, lui, fait partie de la seconde catégorie. Fils d’une mère juive et d’un père bourgeois et catholique, il a été coupé en deux par prénoms interposés. Le voilà donc, quarante ans plus tard, sur le divan d’un psychiatre pour parler de sa vie, de ses difficultés avec les femmes, mais surtout pas de sa mère : pourquoi en parlerait-il, d’ailleurs ? C’est à peine s’il se souvient d’elle. Non pas qu’elle soit décédée alors qu’il était jeune. Simplement, elle était trop accaparée par ses études et se sentait en difficulté dans son rôle de jeune maman au foyer.

Elle nous l’explique d’ailleurs elle-même puisque ce roman est construit par alternance du récit d’Aaron-Pierre à son psy dans le présent et du récit de sa mère, dans les années soixante, alors qu’Aaron était enfant. Cette confrontation de points de vue nous permet d’en savoir davantage sur la situation. Ainsi, on comprend qu’Aaron (je laisse tomber le Pierre) ne se souvient pas d’avoir été câliné par ses parents, son avocat de père rentrant très tard le soir, et sa jeune mère se sentant désemparée et seule face aux problèmes quotidiens. Pour sa décharge, cette dernière était réellement peu aidée, entre un mari absent et une famille très critique à son égard. Pourtant, elle a l’impression d’avoir fait le maximum pour que son fils soit heureux…

Ce sont donc les relations familiales qui sont décortiquées, mais aussi les conséquences qu’elles peuvent avoir sur les relations amoureuses des enfants devenus aldultes. Le dénouement inattendu apporte encore une touche particulière à la relation mère-fils dont il est question tout au long de ce roman.
Stéphanie Janicot a écrit ce livre avant “La constante de Hubble” dont j’ai lu de bonnes critiques chez les uns ou les autres. Même si “Non, ma mère n’est pas un problème” est agréable à lire, avec ton jouant sur les cordes humoristique, cynique et drôle, j’avoue que j’avais hâte de le finir, m’étant un peu lassée de ce fils hypocondriaque et de cette femme sans réaction face à une situation qui ne lui convenait absolument pas. A mon avis, il en serait tout autrement de nos jours !

Portrait chinois

9 octobre 2006
  • Je me livre à vous !

Comme plusieurs d’entre vous (Hervé, Allie, Cuné, Anne, Kalistina, …), je me suis livrée à l’exercice de l’auto-portrait à travers les livres… (merci à Allie, qui est l’auteur des phrases en noir !). Je lis de tout, ou presque. Non, j’avoue avoir des préférences (romans policiers/thrillers, littérature japonaise, nouvelles, romans d’aventures ou de société? et BD !).
Je lis n’importe où, ou presque. Non, je ne lis pas dans ma baignoire car j’ai seulement une douche. J’évite de lire en marchant depuis une rencontre fâcheuse avec un poteau. Je lis surtout chez moi, dans les transports en commun ou durant la pause-déjeuner.
Les gens qui lisent me sont toute suite sympathiques. Hum, cela dépend de ce qu’ils lisent ! Non, à vrai dire, le fait d’être lecteur n’ôte pas les défauts des gens (hélas ! - je parle pour moi aussi ;-).
J’adore parler littérature mais je trouve rarement des gens réceptifs. Bizarrement, côté culture, je parle plutôt ciné ou spectacles avec mes amis que de livres. En revanche, j’en échange régulièrement avec ma s?ur, et je suis toujours à l’écoute de (bons) conseils de lecture. Et puis, j’ai mon content d’échanges littéraires avec vous, amis bloggeurs !
Je peux passer des heures à soupeser, sentir, regarder, feuilleter, les livres. Pas vraiment? Je m’intéresse davantage au contenu qu’à l’objet. Cependant, j’apprécie les jolies couvertures, le papier agréable au toucher, les caractères plus gros que des pattes de mouche naine?

 

Je ne sors pas de la maison sans un livre. En effet, j’ai un livre en permanence dans mon sac à main, sauf lorsque je sais que je vais le transporter inutilement (soirée, ciné ou autre sortie sans long trajet de métro?).
J’ai toujours un livre en cours, parfois plusieurs. En règle générale, je n’ai qu’un livre en cours car j’aime “me consacrer” à une seule histoire à la fois. Je ne compte pas les BD que je lis entre deux chapitres ni les livres en cours dont j’ai interrompu la lecture et que je vais finir? ou pas !
J’ai toujours mes livres d’enfant, ils ont une petite bibliothèque à eux seuls. Eh non, trop de déménagements (une douzaine soit un tous les 2,4 ans en moyenne) ont eu raison de mes livres d’enfants.
Je lis avec un signet aimanté que je change selon les saisons. J’ai plusieurs “marque-ta-page” mais mon préféré est celui du Petit Prince avec un petit cordon doré au bout.
Quand le livre est bon, je peux lire dans à peu près n’importe quel environnement. OUI ! Mais tout de même, le bruit des conversations trop fortes juste à côté de moi me dérangent car le cerveau enregistre malgré tout les informations entendues…
Si j’entre chez vous, mine de rien je chercherai la bibliothèque et j’aurai envie d’aller feuilleter tout ce qui s’y trouve. Disons que si j’en ai l’occasion, je jette volontiers un ?il sur les livres en rayon ou qui traînent sur les tables chez les gens? Sans toutefois aller jusqu’à les feuilleter, si je ne connaîs pas les propriétaires !
Je peux passer des heures à la bibliothèque à farfouiller entre les rayons, idem pour la librairie. Peut-être pas des heures (on est limité par le nombre à la médiathèque et par le portefeuille en librairie !) mais j’aime consacrer du temps à choisir des livres susceptibles de me plaire.
Je préfère posséder les livres que je lis, mais budget oblige, je fréquente assidûment la bibliothèque. J’achète par la suite ceux qui m’ont plu et je les relis quelques années plus tard. Depuis toute petite, j’emprunte des livres à la médiathèque, c’est donc une habitude parfaitement ancrée en moi. En parallèle, et surtout depuis que j’ai commencé ce blog, le pourcentage de livres achetés a fait un bond fulgurant (étrange phonomène, non ?).
J’ai un faible pour les livres qui parlent de la nature et… des livres!Non, pas spécialement. Mais j’aime quand il y a un chat dans l’histoire (sauf s’il se fait écraser).

Je peux faire des kilomètres pour me procurer un livre dont j’ai vraiment envie. Euh, l’occasion ne s’est jamais présentée, il y a toujours les sites internet pour commander en cas de défaillance des librairies proches !
J’aimerais que tout le monde lise. Je trouve toujours triste que ce ne soit pas le cas. Plus exactement, j’ai du mal à comprendre les gens qui ne lisent pas du tout. Comment font-ils pour résister à ce plaisir ?!!
J’essaie de faire aimer les livres aux autres. Bah, j’ai essayé mais les réfractaires à la lecture sont des durs à cuire ! Je plaisante, bien sûr. Il y a forcément un livre quelque part qui attend que VOUS le lisiez.
Les bibliothèques devraient être ouvertes 24h sur 24 (tout comme les librairies). On ne sait jamais quand le manque peut frapper. J’ai souvent quelques livres en réserve pour pallier à ce genre de drame.
J’achète beaucoup de livres d’occasion. Non, j’achète du neuf, en général.
J’écris toujours mon nom ainsi que la date d’achat à l’intérieur de mes livres. Non.
J’en ai quelques uns de dédicacés par leurs auteurs, mais en général, les écrivains m’intimident, m’impressionnent. J’ai effectivement quelques livres dédicacés? mais finalement, à quoi cela sert-il ? Je pourrais aussi bien demander à mon cousin Germain de parapher mes livres, je n’aurais même pas besoin de lui indiquer mon prénom !
Je prête rarement mes livres. Je les prête parfois. Ils s’appellent tous “Reviens !” mais ce n’est pas toujours le cas, et comme je ne note pas à qui je prête quoi…
Un livre prêté qui ne m’est pas rendu me tourmente des jours durant. Oui, jusqu’à ce que j’oublie le livre en question !
Je corne les pages de mes livres pour lire et relire certains passages. Euh?non ! Je suis contre le cornage de pages, cela blesse le livre ! Et je ne relis pas de passages non plus (j’ai horreur du repassage).
J’ai horreur des livres surligné avec un stabilo. Of course !
Il m’arrive de noter au crayon de plomb dans les marges d’un essai. Je n’écris pas non plus dans les livres (décidément, je suis très sage ! Bon, j’avoue qu’il m’arrive de laisser malgré moi quelques traces de chocolat au lait ou de miettes de biscuits entre les pages, et ce n’est pas mieux !!!).


J’ai du mal à me départir de mes livres. Si seulement c’était la seule chose dont j’ai du mal à me départir ! Je suis une accumulatrice indécrottable, je ne sais pas jeter !
J’ai consacré une pièce entière à la maison pour les livres. Pour le moment, une bibliothèque suffit !
J’achète plus de livres que je ne peux en lire dans une année. Non, pour cela, je reste raisonnable, j’achète environ 5 livres d’avance mais pas plus, histoire de ne pas me laisser déborder.
J’aime relire certains livres que j’ai beaucoup aimé. Oui, mais je relisais davantage étant enfant et adolescente, désormais, je me consacre à la Découverte.
J’aime avoir pleins de livres non lus et la possibilité de les retrouver. C’est rarement le cas mais il est vrai que cela fait l’effet d’un billet de banque qu’on retrouve dans une poche oubliée !
Les livres c’est réconfortants. Ah ça, pour sûr ! Un livre apporte du rêve, du voyage, de la connaissance, des moments de joie, de rire, d’évasion, de réflexion, de suspense et tant d’autres choses !

Lire, ce n’est que du bonheur! Un bonheur si on lit par plaisir et non par obligation. Un bonheur si le livre est bon. Un bonheur si on n’a pas trop mal aux yeux, après 8h passées devant un écran d’ordinateur ! Pour conclure, je peux affirmer haut et fort que je ne conçois pas ma vie sans livres !

Laurent Graff ? Il est des nôtres -euh !

6 octobre 2006
  • Licence IV 

Ne vous méprenez pas : ceci n’est pas une bouteille de vin mais bel et bien la couverture du livre de Laurent Graff, Il est des nôtres. Comme vous pouvez le constater, elle ne contient guère d’informations. Le dos est tout aussi chiche. Comment suis-je donc tombée sur cet ouvrage ? Eh bien votre œil (le droit ou le gauche, c’est selon) aura peut-être été interpellé ces dernières semaines par une couverture rouge intitulée Le Cri. C’est ce même Laurent Graff qui vient de le lancer. Or, ayant cherché ce livre à la médiathèque, il n’était bien sûr pas parmi les livres en rayon (toute production antérieure à 1988 est peu susceptible de s’y trouver… bon, j’exagère un peu… une trace de ma vie marseillaise !). En revanche, Il est des nôtres était des leurs. A défaut de grives, je me suis contentée du pinard.

En fait, l’idée me paraissait originale : on suit la vie de Jean, père de famille tendance “Bidochon” (employé de bureau, bedonnant, marié et 2 enfants) au travers des boissons diverses et variées qu’il ingurgite tout au long de la journée, de la semaine ou des occasions spéciales. Originale aussi, la façon que le narrateur a de se nommer “on“. Du petit caoua qu’on se jette le matin au comptoir du bistrot jusqu’au mousseux spécial “anniversaire” , rien n’est oublié, chaque petite goutte est analysée. J’ai mentionné que cette idée me paraissait originale parce qu’entre temps, j’ai appris que Philippe Delerm avait déjà développé ce thème dans La première gorgée de bière (si quelqu’un l’a lu, qu’il ait la gentillesse de confirmer ma source… Merci !). Du coup, ça fait un peu déjà bu..euh vu.

L’histoire, plutôt banale puisqu’elle retrace le quotidien d’un Français moyen, fait mouche (qui n’a jamais testé l’insipide apéritif “maison” du restaurant chinois voisin du samedi soir ?!)… Laurent Graff multiplie les jeux de mots et ils sont souvent bons. Inutile, pourtant, de s’attendre à un quelconque scénario ou à une intrigue particulière, ce n’est pas le cas.

Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce roman était en fait un recueil de nouvelles ! En effet, rien ne l’indiquait sur la couverture ni dans les premières pages et il n’y a pas de sommaire non plus… Bref, la première nouvelle étant très longue (77 p.) et chapitrée, je fus interloquée de découvrir “Trois extra, ou la tentation romanesque” : eh oui, trois (plus) courtes nouvelles achèvent ce livre. L’une parle d’Achille, l’autre d’Ambroise et la dernière d’Arsène. Fait étrange, elles sont toutes en rapport avec l’histoire de Jean, cela m’a un peu embrouillée. Pour être honnête, j’ai même survolée la dernière dans le métro. Et puis à la fin, un “Et glou et glou” boucle le tout. C’est franchement bizarre, je n’ai pas trop aimé cette dernière partie de nouvelles du livre (peut-être parce que je ne l’ai pas comprise ?!).

Cela dit, c’était un des premiers ouvrages de cet auteur, et je suis curieuse de voir comment il a évolué en six ans. Je tenterai probablement de lire Le Cri… Je vous tiens au jus !

David Lodge nous propose un petit Changement de décor…

5 octobre 2006
  • Philip Morris, un tabac !

Grâce à Cécile et Frisette, je me suis intéressée aux livres de David Lodge, et plus particulièrement à Changement de décor (pour la simple et bonne raison qu’il constitue le premier volume d’une trilogie !). C’est avec une curiosité empreinte de délice anticipé que je me suis plongée dans le ciel de 1969. En effet, l’histoire commence avec un échange universitaire outre-atlantique de Professeurs de littérature anglaise.

Le premier, Morris, vit en Californie et a un poste prestigieux à l’université d’Euphoria. Grand spécialiste de Jane Austen, il est aussi père de jumeaux mais sa femme, Désirée, pense fortement au divorce. Il faut dire que Morris est coureur de jupons et que l’époque est plutôt à la liberté sexuelle qu’à la ceinture de chasteté.

Philip, le second professeur, est anglais et vit dans la petite ville industrielle de Rummidge. L’université britannique où il exerce tant bien que mal sa non-spécialité (disons qu’il est spécialiste en rédaction de questions d’examens !) est figée dans la tradition et les relations avec les étudiants sont bien plus formalisées qu’à Euphoria. Sur le plan personnel, Philip est bien loti - sa femme Hilary est bonne cuisinière et ses enfants ne lui posent pas de difficulté particulière - mais mal logé (sa vieille maison anglaise est pleine de courants d’air).

Pour des raisons qui leurs sont propres, chacun de ces deux professeurs va se lancer dans une aventure en terre étrangère pour une durée de six mois. Une cascade de coïncidences et des geysers de rebondissements vont les amener à s’imiscer davantage que prévu dans la vie de l’autre

Ce livre nous permet d’appréhender le milieu universitaire de la fin des années soixante, avec tout ce qu’il comporte de révoltes étudiantes, de frivolité et d’espoirs de changement en profondeur. La comparaison Californie / Midlands est aussi intéressante qu’étonnante, même si l’on est novice dans cet univers professoral de littérature anglaise et que l’on a pas lu l’intégralité des œuvres de Jane Austen. Le changement de points de vue narratif permet de s’attacher à chacun des personnages, ces anti-héros bourrés de défauts et à la fragilité touchante.

Le ton davidlodgien est un pur régal, jouant d’un salmigondis de styles (narration, articles de presse, correspondances, pièce de théâtre). L’humour anglais est présent à chaque page, on se délecte des piques vachardes, des jugements de société à l’emporte-pièce, des situations grotesques si finement déployées par l’auteur (notez, par exemple, les prénoms des profs)… Je suis enchantée d’avoir découvert cet auteur et je vous invite - si ce n’est déjà fait - à dévorer ce Changement de décor.

Allez, dans mon immense bonté, je vous en offre un échantillon gratuit (ne peut être vendu) :

De plus, c’est son premier vol au-dessus de l’eau (eh oui, Morris Zapp n’a encore jamais quitté la masse rassurante du continent nord-américain, exploit unique parmi tous les collègues de son université) et il ne sais pas nager. Tout ce rituel étrange au début du vol pour montrer aux passagers le mode d’emploi des gilets de sauvetage gonflables le perturba quelque peu. Ce truc en toile et en caoutchouc était une invention de fétichiste, mais, en cas d’urgence, il n’avait pas plus de chance de pouvoir l’enfiler que de rentrer dans la gaine de l’hôtesse qui faisait la démonstration. De plus, il avait cherché à tâtons le gilet de sauvetage sous son siège, là où il devait être, mais n’avait pu le trouver. Et s’il n’avait pas craint de se trouver dans une posture ridicule devant cette blonde avec ces énormes lunettes assise à côté de lui, il se serait mis à quatre pattes pour effectuer une vérification en règle. Il se contenta de laisser pendre ses longs bras de gorille par-dessus le rebord de son siège, passant discrètement les doigts en dessous comme quelqu’un qui cherche à se débarrasser de son chewing-gum ou de ses crottes de nez.

NB : l’édition est agréable à la lecture (Rivage poche, Bibliothèque étrangère) : par la taille des caractères, qui ne sont pas ultra-rikiki pour un format poche (évitant par là-même de s’en faire sous les yeux), la souplesse et le punch de la couverture…

Agatha Christie en bande dessinée

4 octobre 2006
  • Laisse béton !

Rassurez-vous, je ne vais pas vous présenter la célèbre Agatha Christie et ses non moins célèbres romans policiers… Mais plutôt leur adaptation en bande dessinée. Depuis 2002, en effet, un collectif de dessinateurs s’est lancé dans la mise en bulles des aventures d’Hercule Poirot, Miss Marple et autres détectives amateurs de la romancière anglaise. L’intention est sans doute louable, la résultat final l’est certainement moins. Ayant dévoré et redévoré les “Agatha Christie” durant mon adolescence, et comme je suis tombée par hasard sur une BD de cette collection à la médiathèque samedi dernier (j’en profite pour vous faire part de ma vie passionnante et pleine de rebondissements), j’ai décidé de voir ce que donnait la formule.

Eh bien je ne ferais pas durer le suspense plus longtemps : j’ai été franchement déçue ! Le tome que j’ai lu fait partie des nouvelles d’A.C. qui ne font pas intervenir ses héros récurrents. C’est l’histoire d’une arnaque et du “champ du gitan” (désolée, le titre m’échappe…). En bref, les dessins n’ont rien d’extraordinaire - ni de désagréable, j’en conviens - mais surtout, l’histoire est tellement abrégée qu’elle en devient insipide, voire confuse. Peut-être ces bandes dessinées sont elles destinées à un jeune public (mais alors, pourquoi les trouve-t-on dans la section Adultes de la médiathèque ?), en tout cas, je recommande vivement à chacun de se précipiter sur les romans et d’oublier les BD qui en ôtent toute la saveur et le plaisir de l’enquête minutieusement menée.

Je sais, pourtant, que d’autres polars s’en sortent mieux en format BD, et peut-être est-ce mon ancienne fan-attitude qui s’indigne, mais bon, là, pour ma part, je déconseille cette collection qui n’apporte rien au génie de la Grande Dame…

Concert de Placebo

3 octobre 2006
  • Dans la fosse !

Bon, pas de nouveau livre en vue aujourd’hui mais j’ai un mot d’excuse ! J’étais au premier concert parisien de Placebo hier soir, donc forcément, je n’ai pas pu lire (ni dans la file d’attente devant Bercy : il pleuvait).

Cela dit, ce fut un bon concert de rock, avec non seulement des chansons du dernier album, Meds, mais aussi pas mal de morceaux de leurs précédents albums adaptés au goût du jour, un régal ! De leur album de reprises, nous avons eu droit au magnifique “Running up that hill” de Kate Bush. Et, entre deux larsens de Brian Molko, “I know” de leur premier album éponyme, chantée pour la première fois en live à Lille il y a quelques jours… De bons jeux de sons et lumières, un Brian agité bien remis de son hospitalisation de la semaine passée… On a eu chaud ! Seul regret de fan : l’ambiance dans la salle était étrangement “calme” pour un tel concert de rock ! Les gradins assis, shame on them ! La fosse était pleine mais ça ne “pogotait” guère (bon, je ne fais pas ma fière, j’ai fait un petit malaise durant la première partie - Emilie Simon - en raison de la chaleur écrasante, et je pèse mes mots !)… Ah, là, là, ce n’est plus la génération Rolling Stones !

Crédit photo : mjazz

80 jours de Vadot & Gueret

2 octobre 2006
  • Horloge biologique à l’envers

Voilà une idée pour le moins originale : que se passerait-il si, arrivé à la fin de notre vie, le processus biologique s’inversait ? C’est ce qui arrive à Edmond, alors qu’il atteint l’âge de 80 ans et qu’il est alité depuis longtemps, pour divers maux liés à la vieillesse. Son seul rayon de soleil est Juliette, son infirmière à domicile. Elle lui apporte parfois des fleurs et toujours du réconfort, par sa seule présence. Et puis un beau jour, l’horloge biologique d’Edmond opère - pour une raison inexplicable - un virage à 180°… et voilà notre héros qui rajeunit d’une année par jour ! De vieil homme impotent, au fil des semaines, Edmond redevient un homme d’âge mûr, puis un jeune homme. Il peut à nouveau faire du jogging, le monde lui réapparaît sous un nouveau jour… Le simple gazouilli des oiseaux le matin avait disparu, la surdité s’étant installée, et voilà qu’il peut à nouveau les entendre ! De nouveaux espoirs sont permis : osera-t-il parler à Juliette de ses sentiments à son égard ? Cette BD part d’une idée intéressante et on voit avec sympathie renaître les plaisirs simples de la vie d’Edmond. Cependant, deux critiques me viennent à l’esprit : d’une part, aucune explication n’est suggérée pour l’apparition de ce mystérieux phénomène. D’autre part, la fin est un peu confuse : qui est réellement Juliette par rapport à Edmond ? Ces deux points mis à part, cette bande dessinée est plaisante à lire, les dessins sont agréables et le suspense demeure jusqu’au bout…

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