tamaculture

La Souris Bleue de Kate Atkinson

18 octobre 2006
  • Rire jaune + Souris bleue = vert de peur

Grâce à la bibliographie de Kate Atkinson faite par Cuné dans les commentaires de son article sur “Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux”, j’avais compris qu’il ne serait pas inutile que je lise “La Souris Bleue” avant de m’attaquer au dernier roman de Kate Atkinson pré-cité. D’ailleurs, mon portefeuille me remercia vivement d’avoir acheté un Poche à 6 € et des poussières (de sous) au lieu d’un nouveau roman ruineux (bah, ce n’est qu’un sursis mais il ne le sait pas encore).

Je me suis immédiatement sentie à l’aise parmi les différentes familles de Cambridge protagonistes de ce roman (peut-être parce que j’en avais lu des critiques sur les blogs de certains d’entre vous ?…). D’abord, celle de la petite Olivia et de ses nombreuses sœurs durant ce terrible été 1970. Puis, celle de Théo, l’avocat obèse au caractère aimable mais inquiet, et n’avait-il pas raison de l’être, en cette année 1994 ? Enfin, la famille de Michelle, cette jeune mère qui en 1979, est au cœur d’un drame domestique. Tous ces personnages vont se retrouver, d’une façon ou d’une autre, au cœur des enquêtes de Jackson Brodie, détective privé au temps présent (2004). De fil en aiguille, Jackson va être amené à découvrir ce qui s’est réellement passé en 1970, 1979 et 1994… Et ce ne sera pas toujours facile, d’autant que quelqu’un semble sérieusement lui en vouloir, au point d’attenter à sa vie. Et puis, Jackson doit aussi s’occuper de sa petite fille de 8 ans, laquelle n’a pas la langue dans sa poche…

Entrecoupée d’”Antécédents”, cette enquête sur des faits divers de décennies passées pourrait paraître embrouillée. Eh bien, pas du tout. Kate Atkinson se débrouille admirablement pour qu’on la suive dans ce labyrinthe sans s’arracher les cheveux. Son écriture, habile, est mêlée d’humour et de tension, elle nous prend aux tripes tout en tissant progressivement un suspense autour des affaires non élucidées. En outre, des thèmes de société aussi contemporains que variés sont abordés tout au long de ce roman, de l’éducation des enfants à la malbouffe, en passant par la mode ou les mœurs sexuels, tout est analysé avec finesse et un humour frôlant parfois le cynisme.

Bref, je me suis régalée avec cette lecture. En fait, je trouve l’expression de la journaliste du Guardian (en dos de couverture) assez bien trouvée : il s’agit d’un roman policier littéraire. Et je ne peux que chaudement vous en recommander la lecture, puisqu’arrivée au milieu du roman, j’ai bien dû reconnaître que j’avais déjà lu ce livre (probablement en l’empruntant à la médiathèque il y a 2 ans)… Mais sans blog, comment se souvenir de toutes ses lectures ? Pour ma part, je me souviens la plupart du temps des histoires mais rarement des titres ou des auteurs… Depuis que j’ai entamé une thérapie de blog, cela va beaucoup mieux !

Un commentaire »

  1. praline says

    Une bonne découverte pour moi aussi :smile:

    9 septembre 2007 | #

Laissez un commentaire

:mrgreen: :neutral: :twisted: :shock: :smile: :???: :cool: :evil: :grin: :oops: :razz: :roll: :wink: :cry: :eek: :lol: :mad: :sad:

Pour éviter les spams, ce blog est modéré. Veuillez ne pas soumettre votre message plusieurs fois, il devrait apparaître dans un instant. Merci !

Flux RSS pour ces commentaires. | URI de Trackback

Sky sponsored by Aviva Web Directory