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Laurent Graff ? Il est des nôtres -euh !

6 octobre 2006
  • Licence IV 

Ne vous méprenez pas : ceci n’est pas une bouteille de vin mais bel et bien la couverture du livre de Laurent Graff, Il est des nôtres. Comme vous pouvez le constater, elle ne contient guère d’informations. Le dos est tout aussi chiche. Comment suis-je donc tombée sur cet ouvrage ? Eh bien votre œil (le droit ou le gauche, c’est selon) aura peut-être été interpellé ces dernières semaines par une couverture rouge intitulée Le Cri. C’est ce même Laurent Graff qui vient de le lancer. Or, ayant cherché ce livre à la médiathèque, il n’était bien sûr pas parmi les livres en rayon (toute production antérieure à 1988 est peu susceptible de s’y trouver… bon, j’exagère un peu… une trace de ma vie marseillaise !). En revanche, Il est des nôtres était des leurs. A défaut de grives, je me suis contentée du pinard.

En fait, l’idée me paraissait originale : on suit la vie de Jean, père de famille tendance “Bidochon” (employé de bureau, bedonnant, marié et 2 enfants) au travers des boissons diverses et variées qu’il ingurgite tout au long de la journée, de la semaine ou des occasions spéciales. Originale aussi, la façon que le narrateur a de se nommer “on“. Du petit caoua qu’on se jette le matin au comptoir du bistrot jusqu’au mousseux spécial “anniversaire” , rien n’est oublié, chaque petite goutte est analysée. J’ai mentionné que cette idée me paraissait originale parce qu’entre temps, j’ai appris que Philippe Delerm avait déjà développé ce thème dans La première gorgée de bière (si quelqu’un l’a lu, qu’il ait la gentillesse de confirmer ma source… Merci !). Du coup, ça fait un peu déjà bu..euh vu.

L’histoire, plutôt banale puisqu’elle retrace le quotidien d’un Français moyen, fait mouche (qui n’a jamais testé l’insipide apéritif “maison” du restaurant chinois voisin du samedi soir ?!)… Laurent Graff multiplie les jeux de mots et ils sont souvent bons. Inutile, pourtant, de s’attendre à un quelconque scénario ou à une intrigue particulière, ce n’est pas le cas.

Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce roman était en fait un recueil de nouvelles ! En effet, rien ne l’indiquait sur la couverture ni dans les premières pages et il n’y a pas de sommaire non plus… Bref, la première nouvelle étant très longue (77 p.) et chapitrée, je fus interloquée de découvrir “Trois extra, ou la tentation romanesque” : eh oui, trois (plus) courtes nouvelles achèvent ce livre. L’une parle d’Achille, l’autre d’Ambroise et la dernière d’Arsène. Fait étrange, elles sont toutes en rapport avec l’histoire de Jean, cela m’a un peu embrouillée. Pour être honnête, j’ai même survolée la dernière dans le métro. Et puis à la fin, un “Et glou et glou” boucle le tout. C’est franchement bizarre, je n’ai pas trop aimé cette dernière partie de nouvelles du livre (peut-être parce que je ne l’ai pas comprise ?!).

Cela dit, c’était un des premiers ouvrages de cet auteur, et je suis curieuse de voir comment il a évolué en six ans. Je tenterai probablement de lire Le Cri… Je vous tiens au jus !

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