Un secret (bien gardé) par Phillipe Grimbert
- Ah, si j’avais un frère…
… j’aurais moins de misères,
Je serais protégée
Dans la cour de récré.
(merci de ne pas huer l’auteur, elle fait ce qu’elle peut !)
C’est vrai, quoi, ça doit être sympa d’avoir un frère. Un frère pour vous défendre contre le reste du monde. Un frère avec qui partager ses secrets.
D’ailleurs, le narrateur de cette histoire, adolescent mal dans sa peau, a décidé qu’il en avait un , de frère. C’est un frère plus grand que lui, plus beau, plus intelligent et surtout de constitution physique forte, qui ne fasse pas honte à ses parents.
Lorsque quelque chose ne va pas, il s’adresse à son frère imaginaire, et cela l’aide à se sentir mieux. En effet, ses parents, Maxime et Tania, sont tous deux de grands sportifs à au physique robuste et gracieux, qui fait l’admiration de leur fils tout en le rendant invisible à leurs yeux (selon lui).
Notre jeune héros se rend souvent chez la voisine masseuse, Louise, amie de ses parents de longue date. Le jour de ses quinze ans, Louise va lui révéler un terrible secret…
Et de là part toute l’histoire de la famille, lourde de secrets et de regards chargés de non-dits, ainsi que l’Histoire qui jailli au milieu de ces révélations : l’Holocauste, la disparition de plusieurs membres de cette famille juive (bien qu’elle ait transformé son nom), le cruel destin qui a fini par réunir Maxime et Tania.
Ce récit est atrocement fabuleux, il nous prend aux tripes et nous bouleverse par ses mots, simples, justes, effrayants par l’horreur de la situation et tout en pudeur.
C’est aussi une belle histoire d’amour, la rencontre de deux jeunes gens modestes dont les chemins étaient parallèles mais qui ont fini par se croiser (je sais, c’est mathématiquement impossible !).
Jusqu’à présent, aucune des personnes ayant lu ce livre n’a été déçue. Les 183 pages se dévorent d’une traite. Vous ne regretterez donc pas les quelques euros (en poche) que vous aurez dépensés pour découvrir Un Secret.
NB : ce roman a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens et le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle.

Voilà déjà un auteur qui n’a pas jugé bon de prendre un nom “bankable” (facile à retenir, de préférence en deux syllabes !). J’ai acheté ce livre sur un coup de tête, attirée par son titre politiquement incorrect et par le sujet de la recherche d’emploi.
Un jour, une stagiaire arrive dans le service Réception (des cargaisons) où travaille Martin. Jeune et très jolie, répondant au doux nom de Gabrielle, la stagiaire fait tourner la tête à tous ces messieurs, et Martin tombe raide dingue amoureux. Les journées de travail sont désormais un plaisir et le week-end lui paraît bien long. Gabrielle, en effet, semble l’avoir remarqué…
Le prénom et la couverture sont attirantes, non ? En tout cas pour les personnes aimant les voyages, la découverte de nouvelles cultures, tout ce qui a un petit goût d’exotisme et nous aide à sortir du quotidien, ce livre est conseillé !
C’est vrai : ce roman fleure bon les steppes du Kirghizstan (à ne pas confondre avec le Kazakhstan, je mets ci-contre une petite carte mémoire !). Le mode de vie des habitants d’un petit village durant la guerre est parfaitement retranscrit. C’est un bol de poésie, d’images de montagnes et de rivières, de chants et de rires.
En revanche, bien que co-traduit par Aragon (qui a sans doute garanti la touche poétique), la traduction a conservé trop de mots kirghiz à mon goût. Il faut sans cesse se référer aux notes de bas de pages pour la traduction ou l’explication, cela m’a gênée dans ma lecture (d’autres lecteurs seront sans doute plus indulgents).
Avez-vous le film de Peter Webber sorti en 2004 ? Pas moi ! Je n’étais donc pas influencée autrement que par un blog littéraire (c’était, hélas, avant que je note les noms des bloggeurs correspondant à mes achats !) pour lire le livre de Tracy Chevalier.
Si vous êtes fort en calcul, vous aurez compris que ce sont quarante années qui vont défiler sous nos yeux à travers ce livre. Mon classement en “Nouvelles” est discutable : en effet, ce sont à la fois des nouvelles, mais qui constituent ensemble un roman car elles sont liées directement ou indirectement.
Attirée par les dessins de Sempé, dont je suis fan, j’ai acheté ce livre sans trop me poser de question (je suis dans ma période “livres à 6 euros…Ajoutez 8 centimes pour celui-ci).

Sony a mis en vente aux Etats-Unis un nouvel appareil, le «Portable reader », qui a la même fonction que les appareils précités, transposée aux livres. Concrètement, cet appareil vous permet de télécharger vos bouquins préférés ou en cours (jusqu’à 80, semble-t-il… je vous fais rêver, là, non, les PALeurs à 3 chiffres ?) et de vous balader partout avec eux, pour un poids d’environ 250 g. La technologie utilisée pour l’écran imite le papier (ce sont eux qui le disent…) et l’on peut régler la luminosité de l’écran en fonction de la lumière du jour (naturelle, néon, ou nuit…). Bien sûr, les hypermétropes ou presbytes peuvent augmenter la taille des caractères à leur convenance. 