Gabrielle Ciam et Celui d’en face
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Un autre regard
Le train de 5h50 m’ayant embarqué dans un beau voyage au pays de Gabrielle Ciam, je me suis précipitée (enfin, avec toute la PALitude dont je suis capable) sur son nouveau roman, paru en août : Celui d’en face. Le personnage principal (et on ne peut pas dire qu’il y en ait beaucoup d’autres !) est ici encore une femme. Il faut dire que la plume de G.Ciam leur va bien.
Cette femme vit seule au 3ème étage de son appartement parisien. Durant plusieurs années, elle a passé toutes ses nuits avec un homme, très souvent de passage et plus rarement, avec le même compagnon pour quelques temps. Mais elle s’est lassée de ce défilé masculin et aujourd’hui, c’est sûr, elle “arrête le sexe”. Fini les aventures sans lendemain, stop aux complications amoureuses, la voilà débarrassée de tout cela. Désormais, elle va vivre en solitaire ses nuits comme ses jours et son choix, puisque c’en est un, sera assumé et satisfaisant… A moins que… un regard l’accroche, par là-haut, dans l’immeuble d’en face, alors qu’elle se balade nue (et innocemment) dans son salon (canicule oblige !)… Troublée, va-t-elle renoncer à son désir de solitude ou bien, au contraire, laisser ses sens reprendre le dessus et se laisser aller sans dessous ? A vous de voir en entrant dans l’intimité de Celui d’en face.
Le personnage féminin est parfaitement maîtrisé par l’auteur, la description de ses sentiments et de ses frémissements charnels ont le parfum de l’authenticité… mais je crois que j’ai tout de même préféré Le Train de 5h50… Peut-être qu’il manque un peu de rebondissements dans ce livre qui se lit très vite ? Ou bien j’ai le syndrome du “premier lu, préféré” ? Car je viens d’avoir la même impression pour le second livre lu de D. Foenkinos alors que la découverte du premier m’avait enchantée ! L’attrait de la nouveauté y est certainement pour quelque chose, mais est-ce une règle absolue ? J’espère que ce n’est pas le cas, sinon je suis condamnée à ne lire qu’un ouvrage de chaque auteur !
