tamaculture

Que faire En cas de bonheur ? David Foenkinos nous en parle…

26 septembre 2006
  • A la bonne heure !

  • C’est vrai, quoi, on n’y pense pas mais cela n’est pas facile de vivre le bonheur au quotidien. Les gens sont forcément jaloux. Et puis, boum, le jour où votre vie bascule dans le malheur, ouf, votre entourage est rassuré, voire presque content : vous êtes comme tout le monde, vous avez des problèmes. C’est ce que nous raconte David Foenkinos dans ce livre. Comme dans Le potentiel érotique de ma femme (que j’avais beaucoup aimé), le thème principal tourne autour du couple. Ici, on fait la connaissance de Jean-Jacques, un Parisien marié depuis 8 ans à Claire, avec qui il a une fillette de 5 ans. Ils semblent nager dans le bonheur, aux yeux de leurs proches, mais voilà, ce n’est qu’une apparence. Au fond, la routine a pris le dessus et Jean-Jacques rêve d’autres horizons moins plats, sauf qu’il n’ose pas franchir le pas… jusqu’au jour où…

    On suit donc une histoire “banale” d’adultère, ou plutôt de liaison, avec toutes les souffrances que cela comporte pour celui qui faute et pour l’autre, celui qui subit l’éloignement et l’abus de confiance de la part de son conjoint. Les personnages sont dans l’ensemble bien campés : le mari trompeur, l’ami divorcé coureur mais au fond malheureux, la femme trompée (avec un petit bémol, je ne trouve pas toujours sa façon de réagir très naturelle en tant que femme), la meilleure amie éternelle célibataire, tout ce petit monde imparfait est plutôt bien vu, ainsi que les sentiments propres à chacun, selon sa situation. L’écriture de D. Foenkinos est personnelle et coule facilement, l’humour est présent à différents degrés tout au long du livre.

    Mais l’appel à une agence de détectives privés semble incongrue à mes yeux : cela se pratique-t-il réellement dans la vraie vie ?! Quelques clichés du Potentiel Erotique (le déjeuner dominical chez les beaux-parents, notamment, sans parler de l’emploi de l’expression “potentiel érotique” qui fait une sorte de publicité malvenue à son précédent bouquin) réapparaissent dans ce roman. La fin est un peu à la Walt Disney, mais bon, par ces temps moroses, qui s’en plaindra ? Hélas, je crains que dans la réalité, les choses ne se passent pas du tout de la même manière… C’est là tout l’intérêt de la lecture : nous faire rêver et espérer quoiqu’il arrive ! Je reste sur ma préférence du Potentiel Erotique (peut-être parce que j’ai commencé par celui-là) que je trouve plus décalé et plus drôle, mais En cas de Bonheur est aussi un bon livre pour découvrir cet auteur. Bonne lecture !

Un commentaire »

  1. tamaculture : Des livres, des mots... délivrent des maux » Qui se souvient de David Foenkinos ? par lui-même says

    [...] définitivement ? Que ses livres (tels que Le Potentiel érotique de ma femme et En cas de bonheur) disparaissaient des rayons des librairies, au point que les gens ne se souviennent plus de lui [...]

    17 décembre 2007 | #

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